Newsletter n°3015
Liebherr-Mining Equipment prolonge son expérimentation fluviale
L’expérimentation d’un report modal massif de la route vers la voie fluviale menée depuis juin par la société Liebherr-Mining Equipment Colmar (voir NL 2984) va se poursuivre jusqu’en 31 décembre 2020.
A l’origine, elle devait durer jusqu’au 31 mai 2020 mais les résultats ont été jugés très positifs par les différentes parties prenantes du projet. « Il n’y a aucune raison pour que l’on fasse marche arrière après » anticipe déjà Marc Lagarde, External Logistics Manager chez ce spécialiste de la conception et la fabrication de grosses pelles hydrauliques destinées à l’industrie de l’extraction minière (jusqu’à 12 m de long, 5 m de large, 5 m de haut et une centaine de tonnes).
Rappelons que depuis le 1er juin, l’intégralité des machines fabriquées à Colmar et à destination d’un port d’embarquement (60% des flux à Anvers et 40% à Zeebrugge) sont expédiées via la voie fluviale depuis le port de Colmar-Neuf-Brisach, à raison d’une barge hebdomadaire.
D’ores et déjà, un certain nombre de procédures sont en cours d’élaboration (en cas de basses eaux notamment) et la possibilité de transporter en même temps d’autres types de marchandises que ces machines (colis, conteneurs) est à l’étude.
L’idée est aussi d’associer un plus grand nombre de chargeurs locaux à cette initiative pour la rendre encore plus avantageuse économiquement. « Il faut des barges pleines pour donner du sens au projet », souligne Marc Lagarde.
Cette nouvelle organisation ne coûte pas plus cher que le schéma initial 100% routier.
A ce jour, 18 barges transportant 51 machines ont réalisé le trajet soit une économie de 149 000 km par la route, 305 t de CO2 (équivalent de 283 camions et 9 400 t).
Un vent d’optimisme souffle sur le transport multimodal ! JF
18 barges transportant 51 machines construites par Liebherr-Mining Equipment Colmar ont déjà effectué depuis juin le trajet en barge fluviale depuis le port de Colmar-Neuf-Brisach vers Avers et Zeebrugge.
Boa Concept mécanise Vingeanne sur trois niveaux
Le transporteur et logisticien Vingeanne s’est appuyé sur Boa Concept pour mécaniser les opérations logistiques assurées pour une grande maison d’édition sur son site de Longeau-Percey, en Haute-Marne.
Pour optimiser l’espace mobilisé dans l’entrepôt, ces opérations se répartissent sur trois niveaux, dont deux en mezzanine ou se fait le picking des articles.
Et l’installation conçue et déployée par le spécialiste de l’intralogistique a également répondu à deux autres priorités exprimées par le Groupe Vingeanne : qu’elle n’utilise qu’un seul format de carton (350x260mm), et qu’elle facilite le chargement en fin de ligne.
En pratique, le début du process commence en mezzanine, où les articles prélevés sont placés dans des bacs de préparation acheminés vers le rez-de-chaussée via des convoyeurs intelligents Plug-and-Carry de Boa Concept et un ascenseur.
Les commandes mono-référence sont directement déposées dans des barquettes formées automatiquement, puis dirigées vers une machine à réduction de hauteur B+Equipment, tandis que les articles liés à une commande multi-références sont consolidées dans des meubles put-to-light avant d’être réinjectées dans la ligne d’emballage.
Celle-ci permet d’abaisser la hauteur du colis jusqu’à 25 mm, et contribue ainsi à optimiser les volumes expédiés, donc à réduire l’empreinte écologique des opérations.
En bout de ligne, les colis sont pesés, fermés et étiquetés, avant d’être triés et déversés dans des rolls répondant à la problématique de chargement rapide soulevée par Vingeanne.
L’installation est entrée en opération en mai dernier dans une première configuration, en attendant l’arrivée des machines à réduction de hauteur mi-juillet. « Les équipes de Boa ont su nous accompagner dans ce premier projet de mécanisation, avec professionnalisme et dans le respect d’un planning de mise ?uvre extrêmement court.
Ce premier succès nous permet d’envisager ensemble un second projet de mécanisation de tri de livres d’occasion », indique Jérôme Plâ, directeur général du Groupe Vingeanne (par ailleurs élu Meilleur Transporteur de l’année 2019 par notre confrère L’Officiel des transporteurs). MR
L’installation Boa Concept déployée sur le site du Groupe Vingeanne se déploie sur trois niveaux.
Invenis met l’analyse de données à la portée des experts métiers
Créée en 2015, la start-up Invenis a dévoilé début octobre à Paris (sur le salon Solutions) sa nouvelle offre clé-en-main de « Self-Service-Analytics ».
De quoi s’agit-il ? D’une solution en mode Saas d’analyse de données conçue pour que les experts métier des PME et des ETI puissent de manière autonome tirer parti des nouveaux outils de datavisualisation, de machine learning et de big data. « Le constat que nous avons fait, c’est que les technologies Big Data et IA sont très complexes et nécessitent l’aide de prestataires spécialisés ou, pour les entreprises suffisamment importantes, d’équipes de data scientists.
Le problème, c’est qu’il y en a très peu et que leur expertise coûte chère.
Nous sommes les premiers à proposer une solution de business intelligence suffisamment simple pour que chacun soit capable de l’utiliser » explique Grégory Serrano, co-fondateur d’Invenis.
La start-up, qui emploie une quinzaine de personnes, se concentre notamment sur deux secteurs : le retail (avec des cas d’usage marketing et ventes) et l’industrie (maintenance prédictive, logistique, supply chain). « Nous avons effectué un POC il y a quelques mois pour un 3PL pour la prédiction des flux de colis au sein de son entrepôt et l’anticipation des besoins RH sur les différents postes » nous a par ailleurs confié Grégory Serrano.
Invenis cherche désormais aussi à étendre son réseau de partenaires, revendeurs, cabinets de conseils ou intégrateurs.
Elle est déjà référencée par Sigfox et par Terra Numerata, l’écosystème numérique du cabinet Roland Berger. JLR
La solution d’analyse de données en mode Saas d’Invenis est conçue pour démocratiser l’accès aux techniques de datavisualisation, de machine leartning et de big data, y compris pour des applications dans la supply chain.
Cdiscount teste l’emballage connecté et réutilisable de LivingPackets
L’e-commerçant Cdiscount a débuté récemment un POC (Proof of concept, ou test de faisabilité) impliquant 400 exemplaires de la solution d’emballage connectée et réutilisable The Box de la start-up LivingPackets (voir NL 2820 et NL 2992).
Réalisé en région bordelaise et portant sur des livraisons réalisées le jour-même via le prestataire Chronopost, ce POC doit permettre au cybermarchand de recueillir les impressions de ses clients et juger de l’intégration de la solution dans ses processus de préparation de commandes et de livraisons.
Dans le cadre de ce POC, les fonctionnalités de la solution The Box activées par Cdiscount incluent la géolocalisation des colis, les suivis de température et d’humidité des produits ainsi que la détection des ouvertures non autorisées, informations accessibles par les clients via l’application mobile de LivingPackets. « Une nouvelle phase de collaboration entre nos deux entreprises est d’ores et déjà prévue pour le premier semestre 2020 », souligne LivingPackets. AD
LivingPackets a mis 400 exemplaires de sa solution The Box à la disposition de Cdiscount.
Rhenus Logistics prend son envol à Marseille
Après Lyon en début d’année (voir NL 2863), le prestataire Rhenus Logistics a ouvert début octobre un bureau de fret aérien dans son agence de Marseille.
Jusqu’à présent, elle ne proposait que du transport maritime. « Cette extension d’activité s’inscrit dans le cadre la stratégie globale de couverture internationale de notre groupe dans le domaine de la commission de transport, explique Christophe Barreau, directeur Air & Ocean France chez Rhenus Logistics. Notre groupe construit petit à petit un réseau intégré sur tous les continents. » La France participe actuellement à ce réseau overseas avec 5 agences situées à Roissy-Charles de Gaulle, Rouen, Strasbourg, Lyon et Marseille, toutes certifiées IATA et Full OEA (Opérateur Economique Agréé). AD
Le groupe Provost prend le contrôle d’Ananta
Le groupe industriel français Provost, spécialiste de la fabrication et de la vente de solutions de stockage, de manutention et d’aménagement d’espaces professionnels, a pris une participation majoritaire (55%) dans le capital d’Ananta, basée à Ílhavo, au centre du Portugal.
Cette société spécialisée dans la mécano-soudure de pièces métalliques était déjà sous-traitante de Provost depuis plusieurs mois.
L’investissement va permettre de mettre en oeuvre un plan de développement en plusieurs étapes, comprenant notamment le financement de nouvelles machines et la fabrication pour le groupe Provost d’une gamme spécifique de produits (chariots, diables, palettes à ridelles, conteneurs métalliques) destinée au marché portugais et commercialisée par des distributeurs.
En plus de cette filiale portugaise, le groupe Provost compte 3 sites de productions en France, 2 en Allemagne, et 1 en Pologne. JLR