Newsletter n°3275
Mews Partners recrute une pointure de l’intralogistique automatisée
La practice Opérations de Mews Partners s’appuie depuis ce mois-ci sur un nouveau Partner du cabinet, qui sera spécifiquement en charge des métiers de l’intralogistique et de l’accompagnement des clients dans la préparation et la mise en œuvre de leurs outils de distribution de nouvelle génération.
La recrue n’est autre que Mourad Amarouche (35 ans), jusqu’à présent senior Manager chez Wavestone (ex Metis Consulting), qui apporte notamment son expertise sur les missions d’automatisation des entrepôts.
Il a notamment contribué, aux côté du regretté Frédéric Mancion, à développer une méthodologie particulière sur ce type de projet, depuis les projections d’activité et la définition des schémas logistiques très en amont jusqu’à leur mise en œuvre.
Diplômé de l’Ecole Polytechnique d’Alger (2009) et de l’Université Paris-Dauphine (Management de la performance, en 2010), Mourad Amarouche a débuté sa carrière chez Schneider Electric (en tant que chef de projet « Optimisation des processus magasin et intégration à la chaîne logistique» entre 2008 et 2009) puis en 2010 chez PSA (AMO SI pour un projet de déploiement et de labellisation du métier ordonnancement en usines mécaniques »).
Il est entré chez Metis Consulting en 2011, avec à son actif plusieurs missions à l’international sur de nombreux projets de schémas directeurs logistiques, conception et mise en œuvre d’entrepôts automatisés. « L’arrivée de Mourad va nous permettre de proposer à nos clients d’aller jusqu’à la conception détaillée des outils logistiques et de les accompagner dans leur mise en œuvre, tant du point de vue des équipements que des outils de pilotage IT » a déclaré Flavien Lamarque, le président de Mews Partners. JLR
Haropa fait de la résilience grâce au trafic fluvial
« La crise à laquelle nous avons assisté a été d’une ampleur jamais atteinte, mais nous avons su faire face. » C’est ainsi que l’activité 2020 des ports du Havre, de Rouen et de Paris vient d’être résumée par Stéphane Raison, le directeur général préfigurateur d’Haropa, établissement public dans lequel vont fusionner en juin les trois ports de l’axe Seine.
En dépit de la crise sanitaire, l’ensemble portuaire Haropa a enregistré l’an dernier un repli d’activité de « seulement » 6 % (108 M de tonnes de marchandises traitées).
Les évolutions ont toutefois été très contrastées selon les types de trafic : l’activité du trafic maritime a chuté de 16,7 % (75 Mt) quand celle du trafic fluvial ne s’est contractée que de 3,8 % (33 Mt). « Le trafic maritime a été fortement impacté par l’effet cumulé de la crise sanitaire mondiale et l’arrêt de la raffinerie Total de Gonfreville L’Orcher », explique Haropa.
Le vrac liquide a ainsi comptabilisé un repli de 21 % (36,3 Mt) alors que le vrac solide, porté par l’exportation de céréales et l’importation de granulats, a progressé de 5 % (14,5 Mt).
Le flux de conteneurs, touché par la baisse des échanges avec la Chine dès le début 2020, a de son côté reculé de 14 %, avec 2,4 millions de conteneurs EVP (- 18 % en tonnage, avec 22,7 Mt).
Conséquence logique, le trafic conteneurs au niveau du trafic fluvial a lui aussi chuté (- 16,6 %, avec 383 000 EVP), les grands chantiers parisiens de travaux publics liés au Grand Paris Express et aux JO 2024 expliquant la résistance de l’activité fluviale d’Haropa. « En plus d’avoir été résilient, nous avons continué d’investir », relève Stéphane Raison.
Les trois ports ont dépensé 162 M€ l’an dernier dans leurs infrastructures, armements, logisticiens et chargeurs s’étant engagés de leur côté sur une enveloppe de 300 M€ (construction du siège social de Sénalia au sein de l’Eco-quartier Flaubert de Rouen, construction de l’usine d’éoliennes de Siemens Gamesa au Havre…).
Des investissements qui vont se poursuivre.
Lors du dernier Comité interministériel de la mer (CIMer), le Premier ministre a rappelé que le plan de relance intégrait une enveloppe de 175 M€ dédiée au verdissement des ports.
Haropa s’est vu attribuer dans ce cadre une somme de 71 M€, celle-ci devant être consacrée à divers projets dédiés à transition énergétique, au développement de la multimodalité ou encore à la réindustrialisation de friches industrielles.
Le port de Paris prévoit ainsi de créer une plateforme logistique d’évacuation de déchets au port de Gennevilliers (92) et d’aménager un terminal ferroviaire au port de Bruyères-sur-Oise (95).
Le port de Rouen travaille de son côté sur une plateforme trimodale de distribution urbaine et celui du Havre sur une aide au lancement de nouveaux services de fret ferroviaire. « Nous envisageons aussi de soutenir le développement du transport combiné via une contribution financière à l’aide à la pince, révèle Stéphane Raison. Nous pourrions ainsi développer l’hinterland et prendre des parts de marché aux autres ports européens. » AD
Le groupe EM2C enchaine les livraisons de projets en froid
Que ce soit pour Stef en direct ou sa co-entreprise Norfrigo, le groupe immobilier EM2C a livré plusieurs projets en froid sur la fin 2020, pour plus de 30 000 m² au total.
Le plus important a consisté à doubler la surface au sol de l’entrepôt du spécialiste de la logistique en température contrôlée à Poupry, près d’Orléans, avec une extension de trois cellules en froid positif.
Soit 18 000 m² auxquels s’ajoutent 6 000 m² en mezzanine pour les opérations de conditionnement et de préparation des opérations promotionnelles.
Réalisé en 11 mois, ce projet a été livré en décembre, sachant que le mois précédent, EM2C avait déjà livré à Stef deux plus petites extensions à Rennes (1 200 m²) et Vannes (500 m²), sans interrompre l’activité des sites.
Le tout s’inscrit dans l’étroite collaboration tissée depuis plus de 10 ans entre le logisticien du froid et le promoteur / ensemblier urbain d’origine lyonnaise.
L’autre projet significatif signé EM2C sur la période a été réalisé à Dunkerque pour le compte de Norfrigo, la branche de logistique surgelé développée par le groupe familial boulonnais Le Garrec, en soutien de son activité de pêche (dans laquelle Stef est monté au capital en 2015).
L’unité d’entreposage en grand froid construite sur l’emprise du Port de Dunkerque approche les 6 000 m² au sol, son volume de 48 000 m³ permettant de stocker jusqu’à 10 400 palettes.
Cela représente un investissement de l’ordre de 10 M€ pour Norfrigo, qui étend ses capacités vu sa croissance annuelle de 2 à 3 % sur son marché des produits de la mer, sachant qu’une diversification pourra aussi s’envisager, le site bénéficiant de capacités d’extension.
Livré quelques semaines avant le Brexit effectif, ce site vise justement à renforcer les flux d’import-export en surgelé pour la filière de la pêche, en lien avec le Royaume-Uni mais aussi avec l’est de la Mer du Nord et les pays bordant la Mer Baltique.
Réalisé en 11 mois en bord de mer, avec une forte exposition à la salinité et à des vents violents, le bâtiment a nécessité de renforcer son enveloppe, avec une densification des fixations pour la couverture et le bardage, et d’emploi de matériaux galvanisés, précise le communiqué d’EM2C. MR
DHL eCommerce Solutions s’associe à Colis Privé
DHL eCommerce Solutions, division e-commerce du groupe Deutsche Post DHL, a intégré le réseau de livraison de Colis Privé à sa plateforme de partenariats pour e-commerçants Parcel Connect.
Les clients DHL peuvent ainsi bénéficier de la livraison de colis à domicile partout sur le territoire via Colis Privé, spécialiste des livraisons de colis à particuliers qui s’appuie aujourd’hui sur 3 800 livreurs, 4 plateformes nationales et 100 agences régionales en France.
Venant compléter l’offre de livraison en points relais de DHL proposée par celui-ci en partenariat avec le réseau Relais Colis (voir NL n° 2993), cette nouvelle solution intégrée dédiée au marché du e-commerce français a déjà bénéficier à des clients sur le pic d’activité de la fin 2020. « Avec l’intégration de Colis Privé à notre réseau Connect, nous sommes en mesure d’offrir un service simplifié et flexible à nos clients e-commerçants via une plateforme unique », souligne Alexander Schmitz-Hübsch, vice-président chez DHL eCommerce Solutions. La plateforme DHL Parcel Connect totalise à ce jour 29 partenaires, dont des opérateurs postaux publics, des opérateurs de livraison et les sociétés de livraison de DHL.
Un réseau qui regroupe plus de 70 000 points de service répartis dans 28 pays d’Europe. « Ce partenariat marque une étape importante dans notre stratégie d’expansion, conclut Jean-Philippe Bergougnoux, directeur général de Colis Privé. Aujourd’hui, en tant que membre du réseau européen Connect et partenaire de DHL, nous pouvons continuer d’étendre notre présence à l’international auprès de nouveaux clients. » AD
La satisfaction Client se structure chez Shiptify
L’équipe du spécialiste de la digitalisation transport Shiptify s’est renforcée avec le recrutement au 2ème semestre 2020 d’une professionnelle aguerrie, Sandrine Aublanc, comme responsable de la satisfaction Client.
À ce titre, elle pilote la prise en charge des clients de la plateforme collaborative maison depuis leur formation aux différents modules souscrits jusqu’à leur suivi opérationnel.
Elle chapeaute aussi l’équipe en charge du déploiement chez les clients grands comptes à l’international, sachant que les 7 000 utilisateurs de Shiptify se répartissent de fait sur les 5 continents, dans une trentaine de pays.
À l’automne dernier, la signature d’un premier client américain avait ainsi été annoncée, pour la gestion de quais sur trois sites aux portes de New York, même si la priorité est surtout d’accentuer le développement commercial sur le Vieux Continent, particulièrement en Europe du sud et au Benelux.
La récente recrue, Sandrine Aublanc dispose d’une expérience significative des opérations à l’échelon européen ou international, développée aussi bien côté chargeurs que transitaires.
Entamé au milieu des années 90, son parcours avait débuté en Colombie au sein du groupe L’Oréal, avant de se poursuivre au développement export du laboratoire Arkopharma.
En 2008, elle avait rejoint le Groupe Bolloré, en exerçant au sein de différentes filiales comme SDV ou Saga. MR
Walmart ouvre des mini-entrepôts dans ses hypermarchés
Le géant Walmart a décidé d’étendre son usage des hypermarchés en tant qu’entrepôts.
Deux ans plus tôt, le grand distributeur avait déjà testé cette formule à Salem dans l’Etat du New Hampshire, en créant un fulfillment center à l’intérieur du magasin, dans lequel des robots Alphabot conçus par la startup Alert Innovation préparent les commandes des clients en ligne.
Le système fonctionne de concert avec un employé, qui se charge des articles fragiles (poissons, viandes…) ou très encombrants (télévisions, gros appareil électroménagers).
Intérêt de cette formule : la commande est prête dans l’heure et peut être livrée au coin de la rue à son destinataire.
La direction de Walmart, désireuse de marquer sa différence face à Amazon et les autres enseignes d’hypermarchés (Kroger, Ahold Delhaize, etc.) va donc ouvrir plusieurs douzaines de ces mini-centres de préparation de commandes aux Etats Unis.
Et les équipera de robots fabriqués par Alert Innovation, Dematic ou encore Fabric.
Walmart possède l’infrastructure nécessaire (4 700 magasins) pour installer rapidement ces nouveaux centres. CCT