Newsletter n°3290
Franprix et FM Logistic expérimentent le vrac en magasin
Les clients de quatre Franprix franciliens ont vu s’inviter en rayon de larges distributeurs de produits en vrac.
La formule n’aura pas déconcerté les familiers des magasins bio, sauf que les produits d’épicerie sucrée et salée sont ceux de grandes marques, ou sous celle du distributeur.
Selon la taille des magasins, cet assortiment placé sous la bannière « Les marques toutes nues » concerne 24 à 36 références, où voisinent les noms d’Ancel, Bénénuts, Carambar, Carte Noire, Ebly, Kellogg’s, Lutti, Panzani, Taureau Ailé, Uncle Ben’s ou Vichy.
Cette formule innovante repose sur une étroite collaboration entre Franprix, le prestataire FM Logistic, le concepteur des meubles et contenants ad hoc Bulk&Co et le réseau Ilec d’acteurs des PGC. « Le principal défi a été d’imaginer un concept commercial de vente en vrac attractif, en revoyant complètement les process de conditionnement, de logistique ou de communication sur les produits », note François Alarcon, directeur Stratégie et Innovation de Franprix, en soulignant le caractère collaboratif et structurant de ce projet sur le long terme.
Il s’agit en l’occurrence d’une expérimentation menée sur ce premier semestre afin de valider l’intérêt des consommateurs pour ce concept de vente en vrac, et d’en affiner le modèle économique et logistique en vue d’un déploiement à plus grande échelle.
Côté logistique, justement, FM Logistic mobilise son expertise des flux alimentaires et du conditionnement : sa plateforme de Mormant (77) réceptionne les produits reçus des fabricants dans des contenants plus importants qu’à l’habitude (d’où la réduction du volume d’emballages primaires), et les reconditionne en « salle grise » dans les trémies fournies par Bulk&Co, des bacs en carton ad hoc ensuite expédiés vers les magasins pour approvisionner les distributeurs en rayon.
La formule entend encourager un mode de consommation plus responsable, avec moins d’emballages et la possibilité d’acheter la juste quantité.
On notera que les marques se sont engagées à ce que leurs produits soient vendus au même prix, voire 5% moins cher, que leur équivalent emballé. MR
Une forte croissance pousse Alltricks vers un second entrepôt à Châteaudun
Le site e-commerce de produits pour le cyclisme Alltricks a signé avec Virtuo pour agrandir de 24 000 m² son entrepôt de 17 000 m² de Châteaudun (Eure-et-Loir), qui arrive à saturation.
La question de l’automatisation de ce nouvel outil, qui doit sortir de terre en 2022, n’a pas encore été tranchée : Alltricks étudie l’opportunité d’une robotisation de type AGV et/ou trieur automatique.
Ce qui est déjà sûr, c’est que le bâtiment actuel se chargera des gros volumes et des vélos complets, tandis que le nouveau (11 m de hauteur libre, 20 quais et 250 000 emplacements) traitera des petits et moyens volumes.
La forte croissance de l’entreprise, qui a expédié en 2020 2,6 M d’articles (+30%) et réalisé 132 M€ de volume d’affaires (+63%), explique cette extension.
En 2016, le déménagement de l’entrepôt de Maurepas, dans Yvelines (où le stockage était limité à 8 000 m²) vers Châteaudun, s’était accompagné de l’installation de la suite WMS-TMS Spidy de l’éditeur Negsys.
Le convoyeur et le système de tri Prodex avaient suivi le transfert, ce dernier avait d’ailleurs été étendu (250 m de long).
L’investissement se montait alors à 1,2 M€.
Depuis, Alltricks a lancé une place de marché à côté de sa boutique en ligne, augmenté ses ventes à l’export (20% du total), lancé des magasins en dur… et a été racheté, en 2019, par le numéro 1 du marché des articles de sport en France, Decathlon. VL
Nicolas Jaffeux prend les rênes d’Actemium Lyon Logistics
Depuis le mois dernier, Actemium Lyon Logistics a un nouveau chef d’entreprise.
Nicolas Jaffeux (37 ans) succède à Bruno Maisonneuve, qui prend la direction de l’entreprise lyonnaise Comari, autre entité appartenant Vinci Energies depuis 2019 et spécialisée dans les solutions de convoyage pour l’agroalimentaire et le secteur pharmaceutique (voir NL 2964).
Ingénieur Génie électrique de formation, Nicolas Jaffeux travaille chez Actemium Lyon Logistics depuis 2007, d’abord en tant qu’automaticien, puis chef de projets Automatisme, Chef de projets généraliste, responsable d’Affaires et dernièrement responsable de l’Activité Messagerie et postal (un des deux segments majeurs de l’entreprise). « Aujourd’hui, Bruno Maisonneuve reste pour moi un mentor, et si les effectifs de l’entreprise ont été presque décuplés, je veux conserver cet esprit si particulier que je qualifierais de « startup-famille » » a-t-il déclaré.
Depuis son rachat par Vinci Energies en 2006, l’entreprise spécialisée sur des projets de systèmes automatisés de préparation de commandes, de ligne d’emballage et d’expédition, de convoyage et tri haute cadence a connu une croissance de près de 20% par an (CA 2020 de 28 M€) et son effectif est passé de 13 à 113 collaborateurs, sous la houlette de Bruno Maisonneuve. JLR
Leroy Merlin signe avec Geodis pour ses produits volumineux en e-commerce
Le partenariat existant sur la région parisienne entre Leroy Merlin et Geodis en matière de logistique e-commerce a récemment été étendu à toute la France.
Monté pour 3 ans minimum, l’accord confie au logisticien des prestations de préparation de commandes, de distribution et de logistique retour pour les références les plus volumineuses de l’enseigne, en s’appuyant sur deux plateformes logistiques en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France (une troisième est prévue dans les prochains mois pour couvrir le sud de l’Hexagone).
Une partie des produits de Leroy Merlin continueront toutefois d’être expédiés depuis ses propres entrepôts de proximité. « Nous sommes l’un des seuls opérateurs français à proposer des activités de logistique et de distribution express dernier kilomètre en e-commerce, souligne Frédéric Pasqual, directeur général France de la branche Contract Logistics de Geodis. Nous allons ainsi pouvoir tenir la promesse client de Leroy Merlin, à savoir de livrer 99 % de ses commandes en ligne en J+1 ». Les clients de l’enseigne disposeront en outre d’une application mobile développée par le logisticien qui leur permettra de géolocaliser leur colis et de préciser leur préférence de livraison (domicile, voisin, point relais).
Geodis s’attend à traiter plusieurs millions de commandes par an pour Leroy Merlin, le logisticien devant assurer 45 % de cette activité en plein expansion, les autres 55% relevant d’autres partenaires transport. « L’enseigne considérant qu’un tiers de sa croissance va passer par le digital, cette volumétrie devrait même doubler sur 2022 », conclut Frédéric Pasqual. AD
Chep comme facilitateur de l’au-cas-où du juste-à-temps
En tant que fournisseur et loueur d’emballages réutilisables, Chep Automotive se positionne plus que jamais comme une solution à guichet unique qui externalise les risques et offre de la flexibilité à tous les niveaux de la chaîne logistique de l’industrie automobile, soumise actuellement à de fortes incertitudes.
Sur ce thème, les sujets ne manquent pas, des effets à court et long terme de la pandémie, au Brexit, en passant par l’abandon programmé du moteur thermique et les évolutions de la législation environnementale.
L’entité du groupe Brambles met en avant ses 330 M de palettes et conteneurs en circulation, à la disponibilité est garantie et avec un modèle à la demande, en précisant qu’avec une « dynamique aussi changeante et complexe, les chaînes logistiques doivent ajouter une composante « au cas où » à leur modèle « juste à temps » ». « La gestion des emballages est l’un des domaines clés où vous pouvez instaurer une robustesse opérationnelle rentable pour vous prémunir de toute perturbation » rappelle Murray Gilbert, Vice-Président de Chep Automotive. JLR
Ahold Delhaize automatise son entrepôt de Philadelphie
Peapod Digital Labs, filiale américaine du géant Ahold Delhaize, lance un projet pilote d’automatisation de son entrepôt de Philadelphie, avec l’aide de l’entreprise helvète Swisslog.
Lorsque le centre de distribution de plus de 11 000 m² ouvrira en novembre prochain, il disposera d’un système goods-to-man Autostore piloté par le logiciel SynQ et de postes de préparation des commandes.
Objectif : livrer plus rapidement 15 000 commandes en ligne par semaine. «Les comportements d’achat des consommateurs ont changé, acheter ses articles d’épicerie en ligne est devenu la norme » explique Angel Cordero, le manager du centre.
Ahold Delhaize teste une autre formule d’automatisation dans son mini entrepôt d’Hartford (Connecticut) pour mieux répondre à la demande. A noter que la direction d’Ahold Delhaize USA a décidé d’augmenter de 100% ses capacités de livraison de commandes en ligne en 2020-2021, et que le groupe dispose de 18 centres de distribution classique et de 28 centres consacrés à l’e-commerce. CCT