Newsletter n°3296
Un carré d’As sur un brelan de Rois
L’année dernière à peu près à la même époque, nous avions prévu de lancer une nouvelle rubrique dans Supply Chain Magazine, intitulée Carré d’As.
L’idée était de faire témoigner quatre directeurs Supply Chain de secteurs différents sur leur vision stratégique et leur approche opérationnelle face à une problématique donnée.
Le premier thème choisi était l’omnicanalité et nous avions trouvé et interviewé quatre As en la matière.
Et puis patatras, le premier confinement s’est invité dans la partie.
Sidération.
Avec la fermeture des commerces non essentiels, nos prestigieux interlocuteurs ne tenaient pas à se mettre particulièrement en avant dans une période où leur stratégie omnicanale allait sans aucun doute nécessiter quelques ajustements conjoncturels.
Dont acte, nous avions donc reporté l’exercice à plus tard, c’est-à-dire maintenant.
Avec l’augmentation des commandes e-commerce, l’omnicanalité est plus que jamais le sujet brûlant, dans sa dimension stratégique comme opérationnelle.
Sur la lancée de l’exercice réussi des Rois de la Supply Chain en digital, nous avons donc transformé cette rubrique Carré d’As en un rendez-vous vidéo « 4As », dont vous pourrez découvrir la première édition sur notre site dans quelques jours, et lire le verbatim dans le magazine n°36 du mois de mars.
Vive l’omnicanalité !
Jean-Luc Rognon
Sedapta renforce son ossature européenne
Créé il y a 6 ans à Gênes par l’homme d’affaires Giorgio Cuttica, le groupe Sedapta structure son organisation internationale et la standardisation de sa marque.
L’éditeur spécialisé dans les logiciels de Supply Chain Management, Ordonnancement et MES (Manufacturing Execution System), qui s’appuie sur 12 bureaux en Europe et 2 au Brésil, a notamment décidé de fusionner ses deux filiales allemandes, Sedapta Advenco GmbH et Sedapta Concept GmbH pour donner naissance à sedApta GmbH.
Au-delà du rapprochement des expertises dans le domaine des produits S&OP innovants et des solutions Industrie 4.0 et du renforcement de sa présence en Europe centrale, cette fusion s’inscrit dans la stratégie de pôles transversaux, réunissant les compétences des consultants dans différents pays, que le groupe est en train d’organiser pour répondre aux besoins de ses clients grands comptes en fashion, agroalimentaire, pharma et fabrication discrète.
En France, l’éditeur est connu sous le nom de Sedapta-Osys, depuis le rachat en 2017 de l’éditeur lavallois Osys spécialisé dans les logiciels de MES.
Son siège est toujours à Laval, mais l’agence lyonnaise, très orientée Supply Chain, se renforce en emménageant dans de nouveaux locaux, à Dardilly. « L’effectif de ce bureau devrait passer de 6 personnes aujourd’hui à une dizaine d’ici à la fin de l’année, nous sommes actuellement en phase de recrutement de consultants Supply Chain » nous indique Fabrice Chausserais, le directeur général de Sedapta-Osys. « Cela redémarre très fort, il y a beaucoup plus de consultations sur des projets Supply Chain que l’an dernier à la même époque » ajoute-t-il.
La dernière nouveauté au niveau international concerne l’ouverture d’une agence au Royaume-Uni, à Londres. « Aujourd’hui, un large éventail de nouvelles technologies entraîne une vague d’innovation qui nous mène vers la quatrième révolution industrielle, une priorité dans la phase post-Brexit.
Alors que les technologies de l’Industrie 4.0 peuvent en effet offrir d’énormes opportunités pour la fabrication, les entreprises ne pourront peut-être pas en profiter sans un soutien externe » a déclaré son nouveau directeur, Anton Pershin. JLR
Espace des Marques change de dimension avec Mecalux
Il y aura un avant et un après Mecalux chez Espace des Marques.
Lors de l’ouverture en 2019 de ses deux nouveaux centres de distribution de 2 700 m² à La Boissière des Landes (85), le déstockeur de vêtements et chaussures de sport en a profité pour franchir un palier technologique en les dotant de diverses solutions fournies par le spécialiste des équipements de rayonnages, systèmes d’automatisation d’entrepôts et WMS.
Son ancien site, dans lequel toutes les opérations étaient réalisées manuellement et à l’aide du duo papier / crayon, depuis la distribution des marchandises jusqu’à la préparation des commandes, était arrivé à saturation.
L’entreprise vendéenne, qui stocke et gère à ce jour 70 000 références, compte aujourd’hui 8 magasins et réalise de la vente en ligne aussi bien sur son propre site marchand que via différentes marketplaces.
Espace des Marques s’est ainsi tournée vers Mecalux qui a équipé ses nouveaux entrepôts de rayonnages pour picking avec passerelles, de convoyeurs pour bacs et de la solution Easy WMS, complétée d’un module de gestion/préparation des expéditions multi-transporteurs.
Le WMS a été installé en mode on premise et intégré à l’ERP XL Soft ainsi qu’à la plateforme e-commerce PrestaShop du déstockeur, afin d’assurer un échange de données optimal nécessaire à la coordination des différentes opérations effectuées sur les deux sites (l’un est dédié au textile et l’autre aux chaussures).
Dotée de ces nouvelles solutions, Espace des Marques a doublé la productivité de ses réceptions et triplé celle de ses expéditions. « Nous sommes deux fois plus rapides qu’avant en réception, se réjouit Vincent Beaufreton, responsable du développement chez Espace des Marques. Tous les jours, chaque opérateur identifie et contrôle en moyenne 1 000 articles, contre 500 au maximum avant Easy WMS. » Environ 8 000 commandes peuvent être expédiées chaque semaine par le déstockeur, qu’elles concernent ses magasins, son site marchand ou des marketplaces. « Avec nos nouveaux process, la mécanisation et le WMS, nous pouvons expédier trois fois plus de commandes avec le même nombre d’opérateurs », souligne Vincent Beaufreton.
Une montée en puissance logistique d’autant plus importante que le déstockeur ambitionne d’ouvrir une vingtaine de magasins d’ici 2024 en France et de se développer à l’international, notamment via des expéditions vers des pays comme l’Allemagne. AD
Un nouveau type de conteneur testé sur la Seine
Un prototype de conteneur dédié au transport fluvial d’éléments bois préfabriqués conçu par l’armateur Sogestran vient d’être testé sur l’axe Seine.
Au service du transport multimodal, cette solution dénommée FlexiMalle a été expérimentée par la société normande spécialiste de la construction bois Cuiller Frère entre la Normandie et l’Ile-de-France.
D’une capacité de transport de 7 tonnes et doté d’une structure flexible (parois rabattables et amovibles), le conteneur est parti du port de Rouen puis a été acheminé jusqu’au port francilien de Bonneuil-sur-Marne (94), au-delà de Paris, via Gennevilliers (92).
Les panneaux de bois transportés ont ensuite été livrés par camion sur un chantier à Noisy-le-Grand (93).
Pour la traversée de la capitale, le conteneur a été transbordé sur une barge-catamaran baptisée Zulu (voir NL n°2845), les derniers kilomètres réalisés par la route ayant été effectués pour leur part avec un camion alimenté en GNL (Gaz naturel liquéfié).
Cette expérimentation a permis aux différentes parties (Sogestran, Cuiller Frères, Haropa et Voies navigables de France) de tester une formule de logistique et de manutention sur une ligne régulière de transport fluvial de conteneurs entre Rouen et Gennevilliers. « La flexibilité offerte par cette unité de transport innovante et sa compatibilité avec les spécificités du transport multimodal confirme son intérêt économique pour le développement de la logistique fluviale, notamment en zone urbaine, assurent les partenaires dans leur communiqué. Cette logistique innovante peut permettre de répondre aux besoins des chantiers franciliens, en particulier la construction en bois du village des athlètes et des médias pour les JO 2024 ». Suite à ce test, Sogestran a décidé de fabriquer une dizaine d’unité de sa nouvelle solution pour répondre aux besoins d’autres industriels. AD
Kim Povlsen prend la présidence d’Universal Robots
L’américain Teradyne a annoncé le recrutement de Kim Povlsen au poste de président de sa filiale de cobotique Universal Robots.
Succédant à Jürgen von Hollen, qui a quitté la société, Kim Povlsen prend ses fonctions en ce mois de mars avec pour mission de piloter la prochaine phase de développement de l’entreprise danoise, basée à Odense.
Titulaire d’un master en informatique et ingénierie embarquée de l’université du Danemark du Sud (Syddansk Universitet), il a fait l’essentiel de sa carrière au sein du groupe Schneider Electric, notamment à des postes d’ingénieur senior et de directeur de programmes de plateformes IoT.
Il était dernièrement vice-président de la stratégie technologique globale. « Avec Kim à la manœuvre, Universal Robots est en position de renforcer son leadership sur le marché mondial de la robotique collaborative, souligne Greg Smith, président du groupe Teradyne. Sous sa direction, nous allons pouvoir accélérer la croissance des nouvelles applications, ainsi que l’élargissement du marché de la cobotique ». AD
L’Amérique veut relancer ses productions essentielles
Joe Biden a signé la semaine dernière un décret présidentiel censé étudier la production et la distribution de produits essentiels dans 6 secteurs : les semi-conducteurs, les batteries haute performance, les médicaments, leurs ingrédients, les minéraux de terres rares et les matières dites stratégiques.
Le gouvernement américain veut procéder en deux temps.
La première enquête de 100 jours a pour objectif d’étudier la possibilité d’une production intérieure et de renforcer les liens avec les pays alliés.
La deuxième étude, sur un an, se veut encore plus stratégique.
La pandémie a mis en évidence les faiblesses de la supply chain, notamment lorsque la Chine a privilégié la livraison de masques dans ses propres hôpitaux, aux dépens de ses exportations.
Les Américains ont aussi compris que la livraison de médicaments était liée au bon vouloir de l’Inde et de la Chine.
Enfin, les constructeurs auto souffrent en ce moment d’un manque de semi-conducteurs. CCT
XPO Logistics renforce son partenariat avec Avon
Afin d’aider son client à s’adapter à la nouvelle réglementation russe de sérialisation, dite Chestny ZNAK, XPO Logistics a développé une solution d’étiquetage pour le groupe Avon dans son centre de distribution européen de Garwolin (sud de Varsovie).
Dans ce cadre, le prestataire a mis en place un logiciel dédié aux échanges de données pour respecter la nouvelle norme, et adapté son WMS pour permettre un suivi spécfique des produits cosmétiques et textiles.
Sur le site en question, 40 salariés étiquètent quelque 8 millions de produits par an. « Nous disposons ainsi d’une solution d’étiquetage entièrement conforme pour la sérialisation », se réjouit Andy Wills, responsable de la logistique chez Avon en Pologne.
XPO Logistics assure depuis plus de dix ans des prestations d’entreposage et de co-packing pour le groupe Avon en Europe. AD