Newsletter n°3305

E-commerce

Le patron d’Alibaba France face aux directeurs Supply Chain

Le club Agora du SCM, qui réunit régulièrement les décideurs Supply Chain des entreprises de plus de 500 salariés, a invité ce matin Sébastien Badault, le DG  France d’Alibaba à venir s’exprimer en distanciel sur le thème « Comment faire plus et mieux qu’Amazon ? ».
Face au journaliste de CNews de Eric de Riedmatten, il a d’abord rappelé que la place de marché AliExpress intégrait désormais 30% de marchands européens et français (les 70% restants sont chinois).
En termes de logistique en Europe, Sébastien Badault a reconnu qu’Alibaba n’en était encore « qu’aux balbutiements », avec de gros investissement dans la plate-forme de Liège, dont la construction a pris quelques mois de retard suite aux effets de la pandémie. « Nous allons travailler beaucoup pour muscler notre tissu logistique, avec des partenaires.
Nous sommes une entreprise extrêmement ouverte, c’est le mindset de la place de marché 
» a-t-il ajouté.
Et de concéder que les délais de livraison assez longs étaient encore « une des faiblesses d’AliExpress », en citant l’objectif à terme d’atteindre les 72 h de délais pour la plupart des produits.
Autre point intéressant abordé ce matin, celui de la data.
Sébastien Badault a donné l’exemple du travail réalisé par Alibaba et l’Oréal en Chine pour définir de manière prédictive les profils types des clients pour la gamme cosmétiques homme, ce qui a donné lieu au développement de nouveaux produits par l’industriel.
Des coopérations avec d’autres acteurs sont envisagées, notamment dans la grande distribution, où le géant chinois entend proposer en marque blanche aux grands retailers français sa technologie cloud et ses innovations en points de vente.
L’objectif est notamment de leur permettre facilement de donner accès à leur clients, via une appli, à l’utilisation étendue des QR Codes pour des services de paiements, de livraison à domicile, d’informations produits, etc. « Le Covid-19 a joué un rôle d’accélérateur du paiement par mobile et des QR Code qui sont déjà complètement utilisés en Chine » a-t-il déclaré en conclusion, en citant l’exemple de magasins physiques du groupe Alibaba, Freshippo / Hema. JLR

Contact Club Agora du SCM : lcourtois@agoramanagers.fr

Construction navale

Idea alimente les Chantiers de l’Atlantique en cabines

Les Chantiers de l’Atlantique ont confié au prestataire Idea l’acheminement en flux tendu des cabines pré-montées et stockées sur son site de Brais, dans la zone industrielle de Saint-Nazaire, vers ses installations à quai à quelques km de là.
Démarrée le 1er janvier, la prestation concerne tous les paquebots construits à Saint-Nazaire, chacun comptant environ 3 000 cabines. « La construction d’un paquebot nécessite une logistique synchrone des flux.
Les cabines doivent être embarquées dans l’ordre d’installation et au moment précis de leur utilisation.
Cela nécessite un grand respect des délais de chargement/livraison
 », note Benoit Coutanceau, directeur des opérations de la BU Mobilité d’Idea, en faisant valoir l’atout que confère pour ces livraisons en juste à temps la solution Myroad de traçabilité transport développée en interne. « Sur un chantier, il y a énormément de corps de métiers travaillant ensemble, et tout retard peut être perturbant.
Bien qu’il y ait quotidiennement des ajustements, la ponctualité dans la livraison est essentielle
 », renchérit Pascal Noblet, technicien logistique flux clients & SAV Supply Chain au sein des Chantiers de l’Atlantique.
En pratique, les rotations de 4 convois exceptionnels permettent de livrer chaque jour en bord à quai de 20 à 30 cabines (7 x 2,5 m en moyenne).
C’est à l’issue d’un appel d’offres qu’Idea a été retenu, même si une étroite  collaboration s’est tissée entre les deux groupes depuis plus de 20 ans.
Son savoir-faire du prestataire et ses facultés d’adaptation lui ont d’ailleurs valu d’être récemment reconduit sur deux autres périmètres : la logistique pour le département profilés et coques, et la gestion du magasin général. MR

RFID

HID rachète la branche Textile Services Business d’Invengo

Le texan HID Global (qui appartient au groupe suédois Assa Abloy) renforce son offre de solution d’identification par RFID en faisant l’acquisition de la branche Textile Services Business du singapourien Invengo Information Technology Co.
Ltd, dont la holding est basée en Chine.
Cette opération permet à HID Global de disposer d’un portefeuille complet de solutions RFID s de gestion des inventaires et des stocks pour les produits textiles industriels, notamment pour les blanchisseries, les hôtels et les hôpitaux.
Cette branche Textile Services Business qui fait l’objet du rachat est basée en France, à La Ciotat, car elle provient historiquement des activités de la société française Tagsys à Invengo en 2016.
Elle fait désormais partie de l’activité Technologies d’identification de HID.
Le marché mondial des produits de gestion des stocks de textiles commerciaux est en pleine croissance, notamment en raison de la tendance à l’externalisation de la gestion de la propreté et de la désinfection de tous les textiles, des draps de lits aux uniformes des praticiens, de la part des établissements de santé, accentuée par la pandémie du Covid. JLR

Economie circulaire

Ffly4u met l’IA au service de la collecte de déchets

L’optimisation de la performance et l’amélioration de la qualité de service auprès des usagers figurent dans le cahier des charges de Suez, qui depuis fin 2018 exploite 13 déchèteries dans la région de Toulouse pour le compte du syndicat mixte Decoset.
Dans cette optique d’amélioration continue, le groupe a fait appel en 2019 à la startup Ffly4u pour lancer une expérimentation sur une solution connectée visant à optimiser les flux de bennes et les moyens de collecte.
Le test a été concluant puisque depuis juillet 2020, les 200 bennes de collecte de déchets des 13 déchèteries gérées par Suez sont équipées de boitiers connectés signés Ffly4u, ainsi que les quais.
Cela permet non seulement de localiser les bennes dans la déchèterie, mais aussi d’identifier le type de déchets, le nombre de fois où la benne a été tassée, son taux de remplissage, son statut (à quai, mise hors quai, etc), avec une remontée d’alerte en cas d’immobilisation prolongée.
Cette traçabilité temps réel repose sur l’intégration dans les boîtiers à faible consommation (4 à 6 ans d’autonomie)  de technologies d’IA et de machine learning, qui contribuent in fine
à l’analyse des critères de performance logistique de l’évacuation des déchets. JLR

E-commerce

Le chinois Aosom.fr ouvre un 3ème site dans l’Hexagone

Quelques mois après s’être installé sur 12 000 m² aux portes de l’Ile-de-France (voir NL 3256), Aosom.fr – MH France  s’est à nouveau tourné vers EOL pour ajouter un 3ème site à son réseau logistique, et prendre à bail 21 500 m² à Mer, dans le Loir-et-Cher.
L’enjeu est d’accompagner la très forte croissance (+110% sur 2020) enregistrée par cette filiale hexagonale d’Aosom E-commerce, fer de lance pour la vente en ligne en Europe et en Amérique du Nord du groupe chinois Ningbo Two Birds.
Avec un catalogue diversifié très tourné vers l’équipement de la maison et du jardin, vendu via le site Aosom.fr ou les grandes marketplaces (Amazon, ManoMano, Veepee, Maisons Du Monde, La Redoute, etc.), la courbe des commandes annonce une année 2021 encore plus florissante.
Traiter plus de volumes exige de l’entreprise qu’elle étoffe sa profondeur de stock et ses capacités en France, d’autant plus que ses produits relèvent du grand import, en provenance de Chine avec des liaisons maritimes perturbées et moins abordables depuis des mois.
Ses 40 000 m² répartis entre le Centre-Val-de-Loire et  les Hauts-de-France lui permettent d’assurer plus de disponibilité des produits pour des délais de livraison resserrés, en limitant les ruptures pour ceux très prisés sur la toile au niveau mondial, comme les piscines ou les spas.
Pour cette 3ème implantation logistique dans l’Hexagone comme pour les deux précédentes, l’entreprise a étroitement collaboré avec EOL pour sa recherche et la signature du bail.
Les premiers containers étaient annoncés à Mer cette semaine. MR

Agroalimentaire

Le groupe Bel confie ses flux export à Seafrigo au Havre

(Rétro de l’été) Le spécialiste de la logistique alimentaire sous température dirigée/ambiante Seafrigo a pris en main depuis le début de l’été le pilotage de la quasi-totalité des stocks du groupe Bel à l’export, préparation de commandes et expédition comprises, ainsi que de certains flux France.
Depuis le port du Havre où il a récemment augmenté ses capacités, Seafrigo devient ainsi le seul site logistique en France du groupe Bel pour ses 72 destinations export (Asie, Afrique, Amériques notamment), avec des emplacements et une équipe dédiés, selon Mohamed Zariouhi, directeur Supply Chain Groupe chez Bel, et Eric Barbé, le Pdg de Seafrigo.
Le prestataire havrais, positionné dans l’alimentaire, les vins & spiritueux et l’hygiène/beauté, revendique un chiffre d’affaires de 480 M€ avec 1 200 collaborateurs, dont 700 au Havre.
En regroupant l’ensemble de ses flux logistiques sur un seul site, le groupe Bel, qui continue de travailler en transport avec Stef, compte réduire les distances parcourues par ses produits La Vache qui Rit, Kiri, Babybel, Boursin, Leerdammer, etc, et donc ses émissions de gaz à effet de serre, conformément à ses engagements.
Bel et Seafrigo travaillaient déjà ensemble par le passé sur la partie transitaire (réservation des conteneurs pour les exportations). VL

Infos internationales
Pays-Bas

Stichd s’automatise avec TGW

L’entreprise néerlandaise Stichd a confié à TGW la réalisation d’un centre de préparation de commandes automatisé pour son site logistique de Tilburg, au sud des Pays-Bas.
La filiale du groupe Puma spécialisée dans la fabrication/distribution d’articles textiles sous licence souhaitait se doter d’une solution omnicanale lui permettant d’optimiser ses process.
L’entreprise a finalement porté son dévolu sur un système déjà sélectionné par sa maison-mère pour l’un de ses sites en Allemagne (voir NL n°2898).
Au cœur de l’installation de Stichd figurera la solution de gestion des commandes de détail FlashPick de TGW, qui associe du stockage à navettes (5 allées et 20 niveaux) et une logique de préparation en goods-to-person (avec 6 stations PickCenter One et deux stations de préparation robotisées PickCenter Rovolution).
Le tout sera piloté avec le logiciel TGW Warehouse Software et complété avec 4 kilomètres de convoyeurs KingDrive.
L’installation doit être livrée d’ici à la fin novembre 2022, un doublement du magasin automatisé étant d’ores et déjà envisagé pour 2025. AD

Royaume-Uni

AR Racking reconfigure un site du 3PL Great Bear

AR Racking a été choisi par le 3PL Great Bear pour remettre à niveau son entrepôt de Nottingham (20 000 m²).
La filiale du prestataire Culina Group souhaitait se doter d’une nouvelle solution de rayonnage industriel accompagnée de quelques modifications dans sa conception afin de disposer d’une installation opérationnelle plus souple.
Après démontage des anciens équipements, AR Racking a ainsi déployé un système de racks à palettes d’une capacité de 17 400 emplacements.
La nouvelle installation inclut des panneaux grillagés et des séparateurs individuels dédiés aux emplacements de picking sur les niveaux inférieurs des rayonnages. AD