Newsletter n°3323
Bolloré Logistics agrandit sa cellule pharmaceutique à Roissy CDG
Sur son hub de 30 000 m² de Roissy CDG, Bolloré Logistics ouvre cette semaine une extension de 800 m² en température +15/+25° C (capacité de 550 palettes rackées) de sa cellule pharmaceutique, qui passe désormais à plus de 2 200 m² répartis en 3 zones sous température dirigée, +2/+8°C, +15/+25°C et -20°C. « Cet investissement témoigne de notre volonté d’accompagner le secteur de la Santé dans son challenge logistique.
Nos installations et nos solutions sont spécialement conçues pour répondre aux exigences réglementaires, d’excellence opérationnelle et adaptées à chaque catégorie de produits transportés, et nos installations existantes arrivaient déjà à saturation» déclare Pascal Le Guevel, le directeur du Hub de Roissy CDG de Bolloré Logistics.
Selon le prestataire, il s’agit désormais de la plus grande plate-forme dédiée pharma au niveau des transitaires sur la zone fret de Roissy CDG.
Dotée de trois portes à quai, elle traite annuellement environ 5 000 t de médicaments, vaccins et équipements médicaux en transit à l’export et 1 500 t à l’import.
Cette cellule, qui répond à toutes les exigences des Bonnes Pratiques de Distribution européennes des produits pharmaceutiques, se concentre sur des flux de transit (opérations de cross-docking), avec une durée de stockage des produits inférieur à 10 jours conformément aux règles sanitaires, notamment celles de l’ANSM. JLR (voir suite)
Un sommet de la planification et de la performance avec Anaplan
Du lundi 12 au jeudi 15 avril, l’éditeur Anaplan organise son « Management Summit » autour de la planification et du pilotage de la performance.
Pas moins de 18 sessions en digital sont programmées durant ces quatre jours, avec de nombreux retours d’expérience de sociétés dans différents secteurs (retail, industrie, pharma) et des interventions de cabinets de conseil partenaires d’Anaplan.
Plusieurs d’entre elles concernent directement la supply chain, comme celle intitulée « La Planification : une des clés pour une Supply Chain plus agile et résiliante ? » mercredi 14 avril à 9 h (avec Axoma), le témoignage de Gifi (avec Wavestone) sur le S&OP et l’optimisation des moyens logistiques (le 14 à 10 h), celui d’Intersport (avec Mews Partners) sur un processus de prévision agile et résilient (le 15 à 11 h), ou encore le retour d’expérience du laboratoire Roche (avec Beyond Plans) sur l’optimisation du processus collaboratif de prévision des ventes.
Sans oublier les sessions sur la supply chain du futur (avec France Supply Chain) le 15 avril à 10 h et la session finale, le 15 avril à 15 h sur la planification connectée pour le Retail, avec trois consultants Anaplan.
Pour consulter le programme et s’inscrire, cliquez ici
P3 acquiert un 36 000 m² quasi-neuf à Fos-sur-Mer
À la fois développeur d’immobilier logistique et investisseur à long terme, c’est plutôt avec cette seconde casquette que P3 Logistic Parks vient d’acquérir une plateforme de 36 718 m² à Fos-sur-Mer.
Achevé début 2020 et occupé depuis lors par Adeo et son prestataire Geodis, ce bâtiment de classe A est le deuxième des trois constituant le parc « Euro Méditerranée », aménagé et développé sur une friche industrielle de la zone portuaire par un tandem associant un autre spécialiste de l’immobilier logistique, Faubourg Promotion (branche du Groupe Idec), et la holding familiale Group Life.
Et si Adeo est dans les murs, c’est que ce 36 000 m² a été conçu par les deux partenaires comme la première tranche d’un vaste programme pour le compte de la maison-mère des enseignes Leroy Merlin, Weldom ou Bricoman, la seconde portant sur un entrepôt de 90 000 m² en cours de construction à proximité par le contractant général Idec (voir NL 2932).
Montée avec le concours d’EOL et d’Entrepôt XXL France, cette vente d’un volet du programme à P3 s’inscrit-elle dans un changement du plan initial ? Faute de précisions à ce stade, on relèvera surtout que cette opération illustre le fort attrait que suscite cette zone proche des installations portuaires qui la relient aux routes maritimes du grand import et aux autres pays du pourtour méditerranéen.
Et du côté de l’acquéreur, P3 Logistic Parks, elle donne corps aux fortes ambitions désormais affichées par sa branche hexagonale, qu’avait détaillées en fin d’année dernière Christophe Chauvard, le DG France de cet acteur paneuropéen (voir NL 3247). « Et d’autres projets d’acquisition, de développement ou de clé en mains sont en discussion très avancée, ajoute-t-il aujourd’hui. Nous sommes aussi à l’écoute de portefeuilles d’actifs en cession afin accélérer notre croissance autour de nos métiers historiques ». MR
Surdiscount plus productif avec Easy WMS
La papeterie bretonne multicanal Surdiscount exploite depuis un an la solution Easy WMS de Mecalux dans son nouvel entrepôt de Saint-Évarzec, près de Quimper (2 700 m²).
Équipé de rayonnages à palettes également fournis par Mecalux, le site est dédié à l’activité e-commerce du distributeur et assure aujourd’hui le stockage des 9 000 références accessibles sur son site Internet (26 000 dans ses magasins de Quimper, Trégunc et Caudan).
Le WMS lui a permis de franchir un palier au niveau de sa préparation de commandes, réalisée jusqu’alors en points de vente : avec les mêmes ressources humaines, la volumétrie moyenne de ces opérations, réalisées à la fois par vague et par groupe, est passée de 50 à 400 par jour.
Tous les mois, de 6 000 à 10 000 commandes sont ainsi expédiées par Surdiscount. « Désormais, les erreurs de picking sont rares », assure Anthony Le Fur, son directeur.
Les mises en stocks et les préparations de commandes sont gérées par le WMS, interfacé à l’ERP XL Soft.
Le distributeur utilise également le module dédié à la préparation et à la gestion des expéditions multi-transporteurs, avec un gain de temps à la clé. « Auparavant, nous devions nous connecter manuellement aux sites des transporteurs pour récupérer les étiquettes, poursuit Anthony Le Fur.
Désormais, lors du scan de chaque commande, l’étiquette du transporteur et le bon de livraison sont automatiquement imprimés.
Cela limite encore le nombre d’erreurs car toutes les commandes à expédier sont identifiées ». Fort de ces résultats, Surdiscount ambitionne de porter à 20 000 le nombre de références stockées sur son site de Saint-Évarzec. AD
Stef va monter en puissance avec Paki
Le groupe Stef étend son partenariat avec le spécialiste de la gestion/relocalisation de palettes Paki.
Établie il y a une dizaine d’années, leur collaboration concerne à ce jour une quarantaine de sites du logisticien du froid en France, en Espagne et en Italie.
La formule va s’étendre cette année à cinq sites supplémentaires, Paki devant dans le même temps prendre en charge une partie de la gestion de palettes de Stef en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne.
Sur la décennie écoulée, ce partenariat a assuré la relocalisation de plus de 10 millions de palettes. « Cette collaboration nous a permis de travailler sur une gestion experte des palettes afin d’éviter des coûts de relocalisation, de gestion administrative et de réparation, tout en garantissant une haute qualité de service à nos clients, souligne Damien Chapotot, directeur général délégué de Stef Transport. Elle nous a permis de structurer un cadre autour de la palette et de faire en sorte que la relocalisation soit simplifiée grâce au large réseau de notre partenaire et à son bon de palette digital e-Voucher ». AD
Les grandes ambitions de Bolloré Logistics dans la santé
Présent lors de la visite organisée hier pour la presse spécialisée de la cellule pharmaceutique du hub de Roissy, Henri Le Gouis, le DG de Bolloré Logistics, a affirmé la volonté de son groupe de faire monter en puissance sa « ligne de produit » Pharma. « Ce sont des produits sensibles, onéreux, avec une notion d’urgence, de délais courts, pour lesquels le fret aérien est particulièrement adapté » a-t-il fait remarquer en rappelant que Bolloré Logistics était le leader des échanges aériens en France. « Nous pensons que la pharma va continuer à se développer.
Nous n’allons pas revenir à la vie d’avant mais à un environnement où il y aura besoin d’investir beaucoup plus sur les outils de santé les médicaments, les vaccins, etc » a-t-il poursuivi.
D’où ce nouvel investissement à Roissy CDG, mais aussi dans les hubs de Heathrow et de Bruxelles.
Mais la stratégie du prestataire sur le secteur de la santé ne s’arrête pas là : sa filiale Bolloré Solutions Logistiques s’apprête à annoncer dans les prochains jours un investissement « majeur » dans une plate-forme logistique dédiée à un client pharma, sur l’aéroport de Strasbourg, en Alsace.
Selon Henri Le Gouis, ce premier développement devrait en préfigurer d’autres en Europe.
Bolloré Solutions Logistiques s’apprêterait-il alors à devenir dépositaire pharmaceutique ? « Nous irons jusqu’au bout de notre démarche, on ne peut pas faire les choses à moitié en pharma » se contente pour le moment de répondre le DG de Bolloré Logistics. JLR
ID Logistics étoffe son portefeuille clients en PGC
Ces dernières semaines, ID Logistics Portugal a annoncé la signature de nouveaux avec les entreprises Dan Cake et International Vinhos, toutes deux relevant du secteur des produits de grande consommation (PGC).
Pour la première, qui fabrique des biscuits au beurre, le prestataire va assurer des opérations de stockage, de préparation de commandes, de distribution et de logistique inversée.
Avec la seconde, productrice de vins, la prestation englobera en plus des opérations de collecte auprès des viticulteurs.
ID Logistics réalisera ces deux prestations sur sa plateforme logistique d’Azambuja, au nord de Lisbonne (20 000 m²). AD
15 M de vaccins compromis chez Johnson & Johnson
Johnson et Johnson a dû jeter 15 M de vaccins anti-COVID19 du fait d’une erreur de fabrication chez un sous-traitant qu’il a en commun avec le groupe Astra Zeneca, l’entreprise Emergent BioSolutions installée à Baltimore.
Les 2 laboratoires utilisent la même technique : un virus désactivé, appelé vecteur, que l’on transmet à une cellule pour fabriquer une protéine.
Celle-ci est sensée stimuler le système immunitaire qui produira alors des anticorps.
Seul problème dans la chaine de fabrication : les vecteurs ne sont pas interchangeables dans les deux vaccins.
Or il semble qu’au moins une personne ait confondu les deux.
Comme l’erreur est passée inaperçue pendant plusieurs jours, 15 millions de vaccins Johnson et Johnson ont été « contaminés ».
Le groupe pharmaceutique va donc avoir du mal à tenir la promesse de livrer 75 M de doses d’ici la fin mai.
Mais la Maison Blanche ne s’affole pas.
Les autres laboratoires ont pris de l’avance, tout particulièrement Pfizer. CCT