Newsletter n°3324

Digitalisation transport

Blondel mise sur Shippeo pour gagner en visibilité et qualité de service

Afin d’approfondir la digitalisation de ses opérations transport, le Groupe Blondel engage avec Shippeo un projet jugé stratégique.
L’enjeu est de moderniser ses outils et processus pour cet acteur indépendant très ancré dans les Hauts-de-France qui a changé de dimension en quelques années avec les rachats successifs de Citra (2016), des Transports Grimonprez (2018), puis de Régis Martelet (fin 2019, voir NL 3018).
Avec sa flotte multipliée par 4 (300 à 1 200 moteurs) et ses plus de 300 000 m² d’entrepôts (répartis en 15 sites), le Groupe Blondel entend désormais se positionner comme prestataire supply chain à l’échelle européenne, avec un accent sur la qualité du service assuré aussi bien à des clients régionaux qu’à des acteurs de la GMS ou des industriels à l’empreinte internationale.
Déjà familier de la plateforme Shippeo pour le compte de certains clients, le transporteur-logisticien mise sur un accompagnement plus poussé du spécialiste de la visibilité transport, avec des équipes dédiées à la systématisation de la formule et à l’accompagnement de ses chauffeurs, et de futurs chantiers digitaux en vue comme le déploiement de l’eCMR.
Quelque 800 chauffeurs vont voir leur smartphone doté de l’application mobile Shippeo afin de recevoir l’information sur leurs tournées mais aussi de rendre compte avec un maximum de réactivité des statuts de livraison, preuve dématérialisée à l’appui via les fonctions scan et signature électronique.
Et Via la plateforme de Shippeo les équipes opérationnelles de Blondel pourront suivre en temps réel expéditions et chargements, avec notamment l’enjeu de réduire les litiges, et ses services administratifs déclencher plus rapidement les facturations.
Avec l’atout que représente l’interfaçage de la plateforme en question avec le TMS Puissance-i utilisé par le groupe. « L’enjeu est à la fois de différencier nos services de ceux de la concurrence et d’améliorer la satisfaction de nos clients », note Jérôme Juteau, le DG du Groupe Blondel. MR

Traçabilité

L’Etat crée RappelConso pour les consommateurs

Les dysfonctionnements observés dans la gestion du rappel des laits contaminés à la salmonelle en 2018 avaient poussé le gouvernement à vouloir mieux informer les consommateurs sur le rappel des produits dangereux ou défectueux.
C’est le but de RappelConso, à la fois site web et application pour mobiles, opérationnel depuis le 1er avril 2021.
L’Etat demande aux entreprises de déclarer leurs avis de rappel sur RappelConso, tant pour des produits alimentaires que non-alimentaires, susceptibles d’être achetés par les consommateurs.
A l’exception des rappels de médicaments et dispositifs médicaux, qui ne sont pas concernés et continueront d’être publiés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Chaque rappel doit mentionner la photo du produit, sa marque, son numéro de lot le cas échéant, le distributeur et la zone géographique concernés, le risque encouru, et la démarche à suivre par l’acheteur s’il possède chez lui le produit rappelé.
Le 9 avril, le site mentionnait 191 rappels en cours, dont ceux liés à l’oxyde d’éthylène (sésame, psyllium, épices, etc.).
RappelConso s’ajoute à l’obligation pour les professionnels d’établir et de maintenir à jour un état chiffré des produits retirés ou rappelés, à l’obligation d’informer les autorités des résultats de tests défavorables et à SignalConso, créé il y a un an, qui permet aux consommateurs de signaler des anomalies. VL

Big data

Zebra se lance dans l’analyse prédictive et prescriptive

Au-delà de ses solutions bien connues d’identification automatique pour la logistique et le retail, Zebra Technologies a mis au point une offre logicielle Zebra Prescriptive Analytics (ZPA), en mode Saas, basée notamment sur sa plate-forme cloud Savanna Data Services (voir NL 2937) et sur le rachat ces dernières années des sociétés américaines Profitect et Reflexis Systems. « Notre mission est d’aider les distributeurs et les logisticiens non seulement dans l’analyse en temps réel de leurs données complexes concernant leurs ventes, leurs commandes, leurs entrepôts, leurs magasins, ainsi que dans l’identification des anomalies et de leurs causes grâce à l’IA, mais aussi et surtout dans la mise en place d’actions correctives envoyées à la bonne personne et au bon endroit de la supply chain » nous précise Dans le retail, la solution va ainsi permettre, en comparant les ventes sur l’ensemble des magasins du réseau, d’identifier une rupture en rayon sur un produit qui enregistre subitement une chute des ventes sur un magasin donné alors qu’il se vend bien partout ailleurs.
L’action serait par exemple d’alerter sur son terminal RF la personne en charge du rayon pour vérifier que le produit est bien disponible et lancer le cas échéant un réassort.
ZPA peut aussi s’appuyer sur les prévisions et l’évolution des données de caisses en temps réel pour en déduire les répercussions en entrepôt les jours suivants en termes de personnel ou d’espace de stockage.
La solution, dont la mise en place et la configuration ne demandent que quelques semaines, s’articule en plusieurs modules : Entrepôts , Supply Chain, Inventaires magasins, Encaissements, Marketing et Planification-Prévisions.
Concernant l’Hexagone, la structure francophone de consultants et d’ingénieurs avant-ventes est déjà en place. JLR

Logistique du froid

Sofrilog lance Supply Fresh

Le nouvel exercice sera celui de la diversification chez Sofrilog.
Face à l’essor pris par l’e-commerce l’an dernier, le logisticien du froid vient en effet de lancer une marque d’e-logistique en température dirigée baptisée Supply Fresh.
Proposant des prestations de stockage, préparation de commandes, packaging, service client et livraisons, elle a été créée en partenariat avec l’e-logisticien Supply Web et s’appuie sur un entrepôt situé près de Caen, en Normandie.
Le lieu exact du site n’a pas été précisé, mais il s’agit sans doute de l’entrepôt de 13 500 m² acquis par Supply Web fin 2020 à Démouville. « Supply Fresh représente une brique supplémentaire dans notre offre logistique en se positionnant sur les activités e-commerce de nos clients et prospects, explique Rui Pereira, le directeur général de Sofrilog. Nous pouvons désormais proposer une offre globale avec notre activité traditionnelle auprès des enseignes de la distribution, notre activité de logistique urbaine s’appuyant sur notre filiale spécialisée dans la livraison du dernier kilomètre Oofrais, et désormais le e-commerce avec Supply Fresh. » Sofrilog ne s’arrêtera pas là dans l’e-commerce, puisqu’il envisage également de développer des marketplaces pour connecter des commerçants travaillant en circuits courts. « Nous sommes un acteur de proximité et pour aller sur ces marchés, il faut à la fois de la logistique, du transport et de l’IT », poursuit le directeur général.
En attendant, le prestataire va s’attacher à agrandir certains de ses sites sur 2021.
L’exercice sera marqué par l’extension de ses entrepôts de Villeneuve-sur-Lot  (47), Bédée (35) et La Verrie (85), en plus du démarrage de deux nouvelles plateformes pour son client Aldi à Orly (94) et Cholet (49). « Aldi nous a confié de nouveaux secteurs géographiques d’intervention après le rachat de Leader Price », souligne Sébastien Bossard, directeur commercial de Sofrilog.
Last but not least, le prestataire démarrera cette année les travaux de construction de sa future plateforme tri-température à Casablanca, au Maroc (voir NL n°2846).
Autant d’évolutions qui devraient permettre au prestataire, qui compte à ce jour 40 entrepôts, de faire aussi bien cette année qu’en 2020.
L’an dernier, malgré la crise sanitaire, il a enregistré une croissance de son CA de 5 % (147 M€). AD

E-commerce

Exertis se mobilise à Marly pour le programme Vendor Flex d’Amazon

Distributeur en B2B et B2C de plus d’une centaine de marques de la high-tech grand public, Exertis France a rejoint cette semaine le programme Vendor Flex qu’Amazon déploie dans l’Hexagone, en lui allouant une partie de son entrepôt de Marly-la-Ville ouvert mi-2018 (voir NL 2737).
Exertis figurait déjà parmi les « Preferred Partner » du géant du e-commerce, mais cette nouvelle étape de leur collaboration lève le voile sur cette récente initiative logistique d’Amazon : ce programme Vendor Flex consiste à décentraliser dans les entrepôts de certains de ses fournisseurs-clés la préparation de commandes destinées aux clients finaux.
Exertis dédie ainsi non seulement des surfaces, mais a aussi formé ses équipes pour mettre en œuvre les process opérationnels et les solutions développés par l’e-commerçant sur ses propres sites sous la bannière d’« Amazon Fulfillment ».
La formule vise à accélérer toujours le traitement de ces commandes, à en réduire les coûts et à optimiser encore la gestion des expéditions, Amazon prenant le relais avec son réseau transport structuré ces dernières années pour assurer et rationaliser l’acheminement de la commande jusqu’au client.
Les produits en question ne passeront ainsi plus du tout par un site de stockage
 / préparation d’Amazon.
Exertis compte parmi les premiers acteurs à communiquer sur ce nouveau type de collaboration. « Exertis France franchit un nouveau cap et affirme sa position de distributeur à valeur ajoutée référent sur le marché.
Avec ce partenariat, nous démontrons de manière tangible notre orientation Customer Centric 
», se félicite Fabrice Pierga, le Pdg de la filiale France et Ibéria de cet acteur de classe mondiale de la distribution d’électronique grand public. MR

Infos internationales
Allemagne

Le site automatisé de Puma à Geiselwind entre en service

La crise sanitaire n’a pas retardé la livraison du centre de distribution européen de Puma à Geiselwind, en Bavière.
Après un an de travaux, ce site lancé par l’équipementier sportif avec le prestataire BLG Logistics vient de démarrer son activité.
Comprenant deux niveaux de 63 500 m², il a été automatisé par TGW.
L’infrastructure, au cœur de laquelle figure la solution de préparation de commandes du spécialiste autrichien de l’automatisation intralogistique (FlashPick), dispose d’un magasin automatique de 730 000 emplacements répartis sur 24 allées desservies par 500 navettes Stingray.
Les différentes zones du site sont reliées par un réseau de plus de 21 km de convoyeurs éco-énergétiques KingDrive.
Et le tout est piloté avec des solutions WMS, WCS ou encore YMS fournies par le groupe technologique allemand Körber, au départ sous sa marque Inconso avant que celle-ci ne soit rebaptisée Körber (voir NL n°2998).
Avec son nouveau centre de distribution dans lequel ont été investis 200 M€, Puma pourra traiter jusqu’à 74 millions d’articles par an. AD