Newsletter n°3328
Wakeo cherche à sortir de la théorie dans le calcul d’émission de GES
Le module d’Analytics de la solution SaaS de visibilité en temps réel sur les flux multimodaux Wakeo s’enrichit d’un calculateur d’émissions de gaz à effet de serre (GES) ou polluants sur l’ensemble des flux de transport, qu’ils soient maritimes, aériens, routiers, ferroviaires ou multimodaux.
Ce n’est évidemment pas la start-up, dont le cœur et métier est le track & trace en temps réel et l’analyse de données, qui a développé son propre moteur de calcul.
Selon les typologies de transport, l’outil s’appuierait pour cela sur un « croisement d’informations » issues d’un « réseau best of breed de partenaires » dans différents pays, et dont la méthodologie a été certifiée par le Global Logistics Emissions Council (GLEC) Framework.
La valeur ajoutée Wakeo de cette solution plug & play est de calculer les émissions CO2 sur la base d’itinéraires effectivement parcourus, en prenant en compte la réalité des transbordements sur la base des données de tracking de l’outil. « La multiplicité des informations que nous prenons en compte permet de fournir un calcul extrêmement fiable et précis basé sur le transport effectivement réalisé et pas uniquement sur un plan de transport théorique.
Il inclut aussi la consommation d’énergie depuis la production du combustible jusqu’au transport, ce qu’on appelle le Well-to-Wheel » précise Loïc Marzin, co-fondateur et CTO de Wakeo. JLR
Un phénomène conjoncturel qui s’installe sur la durée
Le secteur de l’automobile fait face actuellement à de très fortes tensions sur les semi-conducteurs et les plastiques, en agroalimentaire, le même phénomène concerne les emballages (plastique, verre, carton, papier), avec des délais de livraison multipliés par deux et les prix des métaux flambent, avec des hausses de 50 à 80%, voire plus.
Ajoutons à cela les difficultés du fret maritime (pénurie de conteneurs et blocage temporaire du Canal de Suez) pour acheminer rapidement les produits et les pièces détachées nécessaires à la production.
Concernant les métaux, l’explication avancée par Agnès Pannier-Runacher est que ces tensions résultent d’un désajustement entre l’offre et la demande, avec des importations très fortes de la Chine et une relance industrielle dans de nombreux pays. « Cette reprise a surpris les fournisseurs en amont, pour lesquels le redémarrage des usines de production prend un minimum de temps : un haut fourneau prend plusieurs mois à redémarrer, le temps de cycle d’une usine de semi-conducteurs c’est 4 mois » a précisé la ministre.
Plus spécifiquement, dans le secteur des semi-conducteurs, les besoins s’envolent aussi du côté de l’électronique de puissance embarquée dans les véhicules électriques et hybrides rechargeables. « Cette crise se manifeste de manière hétérogène mais grosso modo, sur le premier semestre, les difficultés vont aller croissant et le déblocage ou le pic sera différent suivant les matières premières : soit à l’été soit jusqu’à la fin du second semestre en ce qui concerne les semi-conducteurs, selon les experts » a ajouté Agnès Pannier-Runacher. JLR
Relais Colis se dote de consignes automatiques Quadient
Relais Colis a scellé un partenariat avec Quadient qui prévoit le déploiement sur trois ans de 500 consignes automatiques dans son réseau de magasins partenaires en France.
Dans le cadre de cet accord matérialisé sous la forme d’un contrat de location, Quadient installera dans des grandes et moyenne surfaces du réseau Relais Colis son dernier modèle de consigne Parcel Pending Lite (voir NL n°3177).
Modulaire et se pilotant via un simple smartphone ou un terminal mobile, cette consigne permet aux points relais de libérer de l’espace de stockage, de mieux gérer leurs flux et d’améliorer leur expérience clients dans un contexte marquée par une forte augmentation des ventes e-commerce.
Avec la fermeture de certains commerces durant le confinement, elle permet en outre de déporter des livraisons sur ceux qui restent ouverts. « Depuis notre création, nous avons toujours à cœur de proposer des modes de livraison variés laissant plus de choix et de liberté au consommateur, souligne Jean-Sébastien Leridon, directeur général de Relais Colis. Avec cette nouvelle génération de consigne ultra modulaire, nous avons une solution plus flexible qui nous permet non seulement de proposer un service en parfaite complémentarité avec le point relais colis traditionnel, mais surtout d’accroître la capacité d’accueil de nos commerçants partenaires, et de leur générer du trafic incrémental tout en préservant leur activité principale. » AD
Un goût de neuf sur ce début 2021, selon Arthur Loyd
Sur le début de l’exercice 2020, la demande placée en immobilier logistique avait pâti du début de la crise sanitaire et la mise sous cloche du premier confinement.
Un an plus tard, pas moins de 644 000 m² ont été commercialisés sur ce premier trimestre, soit +42% d’une année sur l’autre, selon le dernier point marché d’Arthur Loyd Logistique.
Le chiffre frappe les esprits, « mais il reste inférieur de 16 % à la moyenne des volumes placés entre 2015 et 2019 », nuance son DG Didier Terrier.
L’écosystème a en tout cas continué à jouer son rôle en 2020 pour développer le parc disponible et répondre à l’appétit des utilisateurs puisque les commercialisations de surfaces neuves représentent 68% de cette demande placée, soit une proportion équivalente au début d’exercice 2020.
Et la proportion atteint même 78% sur les « secteurs secondaires », hors de la dorsale, qui affichent un total de 283 000 m² acquis ou pris à bail, soit leur 2ème meilleur premier trimestre de la décennie, derrière le record de 2019.
Une performance tirée par l’Orléanais, note Didier Terrier : « avec 4 transactions, il représente à lui seul 40 % des volumes commercialisés dans ces secteurs ».
Reste que la dorsale continue de concentrer 56% de la demande placée, le marché francilien représentant à lui seul plus de 30% de l’activité nationale (soit près de 200 000 m² placés).
Les Hauts-de-France approchent les 15% avec 6 transactions pour un total de 93 000 m² (+14%), tandis que les régions lyonnaise et marseillaise plafonnent chacune autour de 6% des surfaces commercialisées dans l’Hexagone.
Côté profil des opérations, Arthur Loyd note le rôle pivot de celles portant sur des sites de taille intermédiaire (20 000-40 000 m²), avec 9 opérations pour un total de 264 000 m², tandis que seulement 3 transactions de plus grandes taille sont répertoriées, dont celle d’Alloga avec Mountpark dans le Loiret (voir NL 3316), ou une de Lidl dans les Côtes d’Armor.
La grande distribution représente d’ailleurs 27% de la demande placée, en hausse par rapport à 2020, même si les plus entreprenants sont in fine les prestataires logistiques avec une vingtaine de transactions pour 309 000 m² (signées FM Logistic, Simastock ou SPI Logistic, entre autres). MR
Prévoté redynamise sa gouvernance
Pour pallier le départ en retraite de Jean François Prévoté (deuxième génération), l’entreprise familiale Prévoté s’est dotée d’un comité de direction constitué de Jean Frédéric Prévoté, Jean Stéphane Prévoté et de cadres de l’entreprise.
Ce nouveau mode de gouvernance transversal, avec un responsable pour chaque métier du groupe régional (logistique, messagerie, transport, location) a notamment pour vocation de dynamiser la partie commerciale et d’accélérer son développement sur la logistique, la location et l’affrètement.
C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la stratégie Prévoté 2023.
La société réalise un CA d’environ 70 M€, dont 32% en messagerie, 25% en location, 20% en transport, 17% en distribution et 6% en logistique (20 000 m² d’entrepôts et 15 000 palettes en stock dans les Hauts de France et en région parisienne).
Parmi ses clients historiques, Prévoté compte des grands noms tels que Faurecia, Leclerc ou encore Cercle Vert. JLR
Soutien gouvernemental face aux tensions sur les intrants industriels
« Notre industrie connaît actuellement des épisodes de tensions d’approvisionnement : sur les semi-conducteurs depuis janvier et depuis de manière croissante sur d’autres composants, les intrants chimiques, les plastiques, l’acier, la pâte à papier, les autres métaux, le coton ou le bois » a indiqué hier Agnès Pannier-Runacher à la presse, à l’issue d’une réunion avec le président de France Industrie et les représentants six filières particulièrement impactées (automobile, agroalimentaire et bâtiment côté clients, électronique, métallurgie et chimie côté fournisseurs).
Il s’agissait pour la ministre déléguée chargée de l’Industrie de faire un point d’étape sur les actions mises en place (depuis trois mois pour la filière semi-conducteurs et depuis un mois pour les autres).
Sur le court terme, celles-ci sont de trois ordres : douanières (faciliter au maximum l’acheminement des matières premières), diplomatiques (interventions via les services économiques des ambassades pour tenter de re-prioriser des commandes chez un fournisseur étranger) et solidaires (déblocage de situation critiques en utilisant des stocks disponibles constitués par prudence chez d’autres industriels).
Il est également prévu des mesures complémentaires : les acheteurs publics devront prendront en compte les difficultés d’appros de leurs fournisseurs et la grande distribution est appelée au bon sens et à la bienveillance pour ne pas appliquer à la lettre de pénalités logistiques.
A plus long terme, le credo gouvernemental est de relocaliser les productions d’intrants critiques, en ce qui concerne notamment sur l’électronique, la chimie, les plastiques, l’acier et les métaux.
Depuis septembre, 273 projets ont déjà été financés, représentant 462 M€ de soutiens publics.
D’autres pistes sont à l’étude, comme l’accélération du recours aux matières recyclées quand c’est possible, en profitant du dispositif sur le plastique recyclé du plan de relance, qui permet de couvrir l’écart de prix. JLR
Leonardo Helicopter pilote sa planification et ses appros avec Blue Yonder
La division Hélicoptères du groupe italien Leonardo (ex-Finmeccanica) a choisi de s’appuyer sur la solution SaaS Luminate Planning de l’éditeur américain Blue Yonder (ex-JDA Software) pour l’accompagner dans la transformation digitale de sa supply chain.
Pour soutenir sa croissance, la société cherchait à remplacer son système actuel par un outil avancé de prévision des besoins en pièces de rechange avec planification de la demande et de l’approvisionnement et optimisation des stocks et de leur répartition sur le réseau de distribution.
Avec notamment la possibilité d’évaluer des scénarios et de s’appuyer sur des recommandations prescriptives dans l’aide à la décision. « Notre principal objectif est d’augmenter, partout dans le monde, nos niveaux de service au sein de notre réseau logistique.
L’expérience de Blue Yonder dans notre secteur ainsi que l’expertise de leurs équipes font de cette organisation le partenaire idéal pour ce projet d’amélioration de la supply chain » a déclaré Giovanni Cecchelli, VP Customer Support & Services chez Leonardo Helicopters. JLR
Hardis Group s’implante à Varsovie
Après l’Espagne en 2017 et les Pays-Bas en 2018, Hardis Group vient d’ouvrir une nouvelle filiale européenne, en Pologne.
Basée à Varsovie, Hardis Group Polska a pour vocation d’affirmer la présence de l’éditeur français de la suite logicielle Reflex en Europe centrale, où Reflex WMS est déjà utilisé dans une cinquantaine d’entrepôts, notamment chez des grands prestataires logistiques tels que FM Logistic.
A noter que d’ici à 2025, Hardis Group compte désormais ouvrir en moyenne une nouvelle filiale chaque année. JLR