Newsletter n°3334
Stuart teste dans le 15ème une formule d’entrepôt mobile
En lien avec la Ville de Paris et la Mairie du 15ème, le spécialiste de la livraison du dernier km Stuart a lancé pour 6 mois l’expérimentation d’une formule d’entrepôt mobile dans la capitale.
Son principe : un véhicule de 12 à 20 m³ (selon les volumes à traiter) préachemine les colis en provenance du site ouvert courant 2020 par Stuart près de la gare de Bercy (12ème), stationne sur un emplacement de stationnement dédié convenu avec la mairie (en l’occurrence Place de Brazzaville dans le quartier de Beaugrenelle), et alimente ses livreurs à vélos dotés de remorques à assistance électrique K-Ryole qui rayonnent dans le 15ème et le 16ème voisin.
Ce modèle innovant permet d’assurer avec efficacité la livraison de petits colis dans une logique éco-responsable (ni émissions, ni nuisances sonores) et adaptée à la congestion du trafic intramuros. « La crise de la Covid-19 nous a permis de tester de nouvelles approches et de sophistiquer notre modèle de logistique urbaine en travaillant de manière très étroite et réactive avec nos clients partenaires et les pouvoirs publics », indique Damien Bon, CEO de Stuart.
La formule permet de proposer des solutions de livraison vertueuses à des acteurs comme Zara, Decathlon, Sézanne ou bientôt Uniqlo (entre autres), dont les entrepôts ou ceux de leurs prestataires alimentent l’entrepôt urbain de Stuart à Paris-Bercy, son premier en propre dans la capitale, implanté sur un site de 1 200 m² en accord avec la Ville et la branche fret de la SNCF.
Depuis l’an dernier, Stuart s’emploie ainsi à développer son propre réseau de sites urbains, en priorité sur Paris et Londres, tout en jouant aussi de la complémentarité avec d’autres capacités du Groupe La Poste, sa maison-mère à 100% depuis 2017. « L’ambition à terme est de créer un maillage d’entrepôts urbains et d’entrepôts mobiles le plus adéquat, tant pour les usagers urbains que pour les opérateurs de livraison de colis, afin de répondre au mieux aux besoins des consommateurs et s’adapter aux pics d’activité », précise Damien Bon. MR
Un début 2021 timide, voire poussif, selon CBRE
Dans un contexte encore chahuté par la crise sanitaire, les 635 000 m² d’entrepôts placés sur le premier trimestre représentent un volume inférieur de -12% à celui du début 2020, relève CBRE dans son dernier point marché.
Avec 41 transactions de plus de 5 000 m2 répertoriées, dont seulement deux dépassant les 50 000 m², c’est un début d’année qualifié de « timide » par Pierre-Louis Dumont, directeur exécutif de son agence Industriel & Logistique. « Il accuse le coup d’une année 2020 heurtée par la crise de la Covid-19, mais fait également suite aux très bonnes performances d’un dernier trimestre 2020 qui avait enregistré près d’1,5 million de m² commercialisés, soit le plus important trimestre jamais enregistré en logistique », relève-t-il.
Une « légère respiration du marché » qui témoigne du besoin pour les entreprises de dessiner les contours de leur stratégie immobilière pour l’année à venir, positive CBRE.
Alors que la dorsale avait concentré 60% de la demande placée sur l’ensemble de 2020, ses 255 000 m² du premier trimestre ne représentent que 40% du total hexagonal, avec des dynamiques très disparates : le recul est sensible dans les Hauts-de-France (34 %), et très marqué en Auvergne-Rhône-Alpes ou PACA (-74 et -75%), tandis que le marché locatif francilien affiche une hausse de 76% avec 116 400 m² (mais sur la base d’un très faible T1 2020). À l’échelle nationale, le stock de m² logistiques disponibles est de son côté plutôt stable (2,85 M de m², soit un taux de vacance de 5,8 %), notamment en lien avec quelque 713 500 m² lancés en blanc (+35%).
Ils se concentrent cependant sur des zones où l’appétit de m² s’est justement émoussé : 320 000 m² côté Hauts-de-France, et 126 300 m² en Auvergne-Rhône-Alpes.
Compte tenu de ces lancements, ou de la difficulté à monter de nouveaux développements sur certains territoires, l’offre prête à démarrer est d’ailleurs en baisse de 4% en un an. « Dans les semestres qui viennent, les volumes transactés risquent de pâtir d’un manque de solutions d’implantations plutôt que d’un manque d’appétit des utilisateurs », note Pierre-Louis Dumont. MR
Acsep rajoute Mapping-Suite aux solutions qu’il intègre
L’intégration de solutions est l’un des 5 métiers d’Acsep, avec le conseil, l’édition, la formation, et le MCO (hébergement, supervision et support).
Dans ce cadre, la société aixoise vient d’annoncer un partenariat de distribution et d’intégration des solutions de production documentaire de l’éditeur français Mapping-Suite. « Cela fait déjà plusieurs années que nous travaillons sur les solutions de Mapping-Suite pour nos clients prestataires logistiques, mais aussi pour des clients de Mapping-Suite évoluant dans d’autres univers comme le textile ou l’industrie » a déclaré Didier Santurette, directeur du développement d’Acsep.
En entrepôt, ces solutions d’éditique peuvent éviter de lancer des développements coûteux lorsque les clients veulent personnaliser des documents (étiquettes, bons de livraison, factures, etc.) et que les fonctionnalités standards des WMS en la matière ne suffisent plus.
Plus généralement, elles peuvent être également utilisées pour harmoniser et personnaliser à l’échelle mondiale la production de l’ensemble des documents d’une entreprise. JLR
Jungheinrich mise sur l’électricité verte
A l’occasion du Le Jour de la Terre, Jungheinrich a annoncé hier que toutes ses succursales et usines dans le monde exploiteraient à terme une électricité verte, c’est-à-dire produite à partir de sources d’énergies renouvelables (énergie solaire, éolienne, hydraulique…). « Pour nous, la responsabilité concernant les produits ne commence pas seulement à l’usine, mais lors des nombreuses étapes précédentes, explique Lars Brzoska, président du directoire de Jungheinrich. Dans le cadre de notre stratégie 2025+, nous intensifions ainsi nos activités pour rendre notre chaîne d’approvisionnement plus écologique, et cela inclut l’achat d’énergie.
Cela nous permet de créer une valeur durable pour nos clients, nos collaborateurs, nos actionnaires, nos partenaires et la société dans son ensemble. » Outre-Rhin, tous les sites du spécialiste des équipements et solutions intralogistiques, y compris ses six usines de production, sont déjà alimentées avec une électricité verte.
Grâce à ses achats d’énergies propres, il a ainsi réduit ses émissions annuelles de gaz à effet de serre d’environ 15 500 tonnes de CO2.
Depuis la mi-février, Jungheinrich exploite en outre des panneaux photovoltaïques dans son usine bavaroise de Moosburg.
Ce type de solution concernera aussi son siège social de Hambourg et des installations similaires sont en cours de planification sur d’autres de ses sites.
Les émissions mondiales de CO2 de Jungheinrich issues de la consommation d’électricité provenaient jusqu’ici de l’Allemagne à hauteur de 69 %. AD
Réflexions logistiques en temps de pandémie
A ceux qui penseraient encore que l’Université est un lieu souvent déconnecté des préoccupations du quotidien, et à tous les autres aussi, nous vous conseillons la lecture du dernier ouvrage de Gilles Paché, intitulé « La société malade de la Covid-19, Regards logistiques croisés ».
Ce professeur agrégé de Sciences de Gestion à Aix-Marseille Université et membre du Centre de Recherche sur le Transport et la Logistique (CRET-LOG) y rassemble neuf de ses chroniques (en partie réécrites), publiées dans plusieurs supports français et étrangers (trois sont en anglais) sur différents aspects et enjeux liés à la logistique dans une société malade de la Covid-19.
Le livre est ainsi divisé en trois grandes parties : « Au cœur de la crise » (avec notamment l’analyse des démarches de nature logistique pour porter secours à un système hospitalier confronté depuis plusieurs décennies au « managérialisme »), « Les effets collatéraux » (avec par exemple l’analyse des changements sociaux et comportementaux et leurs conséquences sur l’économie collaborative) et enfin « Lignes de fuite », où l’auteur cherche à entrevoir ce que pourrait être un « monde d’après » dans lequel nous sommes déjà entrés, avec ses effets coup de fouet de la sortie de crise et ses challenges logistiques liés à la vaccination. JLR
JP Sá Couto se dote du WMS de Generix Group
Assembleur et fabricant informatique membre du conglomérat portugais Jp.group, JP Sá Couto déploie le WMS de Generix Group dans son entrepôt de Perafita, au nord de Porto.
L’entreprise souhaitait optimiser ses process et améliorer les performances de sa chaîne d’approvisionnement dans ce site d’environ 5 000 m².
Le WMS est déployé en mode Saas et sera pleinement opérationnel à la fin 2021.
La solution de Generix Group comprendra également son logiciel d’intégration de données B-to-B inter et intra-entreprises (TradeXpress) et fournira un certain nombre d’indicateurs de perfomance (KPI). « Après le démarrage, l’objectif à court terme est une amélioration significative de la productivité globale, les opérateurs se concentrant davantage sur le contrôle et moins sur l’exécution, souligne Ivone Queiroz, directrice des opérations de Jp.di, business unit distribution de JP Sá Couto. A moyen et long terme, nous espérons tirer encore davantage de bénéfices de l’amélioration constante des processus logistiques existants. » AD
GSE prend de la hauteur pour un projet XXL novateur de PRD
Avec ses 130 00 m² répartis entre deux bâtiments sur trois niveaux, chacun desservis par des cours camions, le chantier que lance GSE à Shanghai sort des standards de l’immobilier logistique encore en vigueur en Europe, même si le projet a été monté par la branche chinoise du promoteur-investisseur français PRD, et que le futur occupant sera un groupe de luxe à l’ancrage hexagonal.
Implanté sur un foncier de 9 hectares au cœur du district de Minhang, cet ensemble culminant à 36 mètres disposera de quelque 106 000 m² de surfaces de stockage (accès camions déduits) pour accueillir des activités e-commerce s’appuyant sur l’automatisation (sans compter 3 830 m² de bureaux).
Ces capacités permettront de répondre à la forte croissance de l’occupant en Asie, et particulièrement en Chine, son marché-clé.
Près de 3 000 personnes pourront d’ailleurs être mobilisées sur place en période de pic, comme lors des soldes locales hors normes du 11 novembre.
En tant que contractant global, et fort de son implantation en Chine dès 1996, GSE a été missionné par PRD pour gérer le projet de la conception technique à la construction, pour une livraison prévue en septembre 2022, au terme de 17 mois de travaux.
Le programme bénéficie en outre d’une architecture et de finitions très soignées, de parkings d’attente pour les camions mais aussi d’espaces verts, et vise les plus hautes certifications environnementales (notamment avec sa centrale photovoltaïque de 16 000 m²).
De son côté, PRD China n’en est plus à son coup d’essai en matière d’entrepôt à étage en Chine, après un premier projet lancé fin 2019 (voir NL 3045). MR