Newsletter n°3350
Décarbonade à toutes les sauces en plat du jour
J’avoue que ce titre au fumet flamand m’a été inspiré par la récente et tant attendue réouverture des terrasses ! Vous avez sans doute remarqué comme moi l’emballement autour du mot décarbonation, au travers de moult webinaires, études, et objectifs annoncés en matière de zéro-émission via le recours à l’électrique, à l’hydrogène et autres carburants alternatifs.
Un signe que les entreprises comme les politiques ont compris que l’heure n’était plus aux bonnes intentions face à l’immense défi que constitue la transition écologique.
Un exemple emblématique est le projet de loi « Climat et résilience », adopté en première lecture début mai par l’Assemblée nationale et bientôt examiné par le Sénat.
Il fixe notamment à 2040 la fin de la vente de poids lourds utilisant majoritairement des énergies fossiles, et prévoit une augmentation de la taxation des professionnels pour financer l’accélération de la transition verte de la filière.
Ce sera évidemment un gros challenge pour le TRM.
Les rapporteurs de la mission d’information « relative au transport de marchandises face aux impératifs environnementaux », Rémy Pointereau et Nicole Bonnefoy, en sont bien conscients.
Ils ont formulés la semaine dernière devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat une série de recommandations visant à « surmonter les divergences et les incertitudes relatives à la décarbonation du transport routier de marchandises, étant entendu que, même en cas de doublement des parts modales des modes massifiés, le mode routier est la pierre angulaire de toute politique de décarbonation du transport de marchandises ».
En effet, la priorité sera aussi d’éviter que pour les transporteurs routiers, cette décarbonade n’ait pas des arrière-goûts de soupe à la grimace. Jean-Luc Rognon
Delphine Piquard à la tête des chantiers SC du groupe Lorillard
En tant que nouvelle directrice Supply Chain du groupe Lorillard, Delphine Piquard a déjà mis en oeuvre depuis juillet plusieurs projets au sein du spécialiste français de la menuiserie industrielle sur-mesure (1 100 collaborateurs, 180 M€ de CA en 2019).
A commencer par l’uniformisation de l’offre produit sur les différents sites du groupe, avec l’objectif de placer le client au centre de la réflexion stratégique.
Une approche régionale a été adoptée, avec des contraintes d’équilibrage des charges de travail entre les différentes usines et un nouveau circuit de distribution basé sur des navettes intersites et sur les sites en régions jouant le rôle de plateforme de proximité pour les clients.
Cette diplômée de l’Ecole des Mines de Nancy, qui a débuté sa carrière en 2003 chez Arcelor Mittal, d’abord comme ingénieure logistique, puis comme responsable de la planification sur les différentes usines de la division automobile du groupe, connaît parfaitement la supply chain industrielle.
Elle a aussi piloté la mise en place du département Prévision et Planification de la division européenne du groupe Tarkett et a été directrice Supply Chain des laboratoires Sophartex (fabrication de comprimés, gélules, dragées et sachets), entre 2017 et 2020.
Chez Lorillard, ses équipes ont mis en oeuvre en mars 2021 un QR code sur l’ensemble des produits de menuiserie, ce qui permet aux conducteurs de travaux de demander très simplement leur réapprovisionnement à partir de leur smartphone.
Delphine Piquard s’est également attaqué au chantier de transformation digitale de la SC de l’entreprise, qui a débuté par la définition et l’harmonisation des modes opératoires pour tous les clients du groupe (concessions, agences, artisans, etc.) et l’automatisation du processus informatique de gestion des retards (avec alerte de l’ADV).
La prochaine étape, d’ici 2022, concernera la visibilité sur le suivi de la commande et la livraison, dans le cadre d’un travail en commun avec les transporteurs.
Autre chantier à horizon 2022 : la mise en place d’une plateforme de logistique urbaine dans le quart Nord-Est de la région parisienne, dotée d’une flotte de véhicules électriques ou au gaz naturel. JLR
Shiptify et DynamicScreen s’affichent avec Samsung
Samsung Electronics France, DynamicScreen et Shiptify ont décidé de faciliter la mise en œuvre de solutions d’affichage métiers auprès des acteurs de la supply chain.
Le fabricant sud-coréen de produits électroniques s’est en effet associé à ces deux startups françaises pour rendre disponible leurs offres sur tous ses écrans professionnels (écrans d’affichage intérieur et extérieur, tactiles, collaboratifs…).
DynamicSreen édite une solution qui permet de piloter à distance tous types d’écran et Shiptify est une plateforme collaborative de pilotage transport.
La facilité de déploiement de l’offre commune entre les trois partenaires est rendue possible via un connecteur embarqué.
Celui-ci autorise une installation en mode plug & play, évitant d’ajouter un PC derrière chaque écran.
Déjà mise en œuvre dans de nombreux cas d’usage (bornes interactives d’accueil sur sites logistiques, affichage en temps réel des données opérationnelles en entrepôts…), l’offre du géant de l’électronique et des deux startups a notamment été adoptée par les sociétés Somfy (domotique) et Botanic (enseigne de jardinerie).
Cette dernière l’a déployée pour mettre en place le partage en temps réel du planning de réception de ses camions et gérer la mise à jour de l’affichage légal au sein de ses différents sites logistiques et industriels ainsi que des bornes d’accueil chauffeur. « L’intégration a été d’une simplicité exemplaire, témoigne Fabien Bessette, directeur logistique de Botanic. Dès que les écrans ont été installés et connectés à internet, nous avons pu y afficher tous nos indicateurs opérationnels, sans même faire appel à notre IT. » AD
Coca-Cola HBC déploie Shippeo sur un large périmètre en Europe
Partenaire clé du géant américain des sodas, la société d’embouteillage Coca-Cola HBC produit et distribue ses marques sur un vaste périmètre de 28 pays couvrant l’Europe centrale et orientale jusqu’aux confins de la Russie, une partie de l’Europe du sud (Italie et Grèce notamment), ainsi que l’Irlande et le Nigeria ( !).
L’entreprise a opté pour la plateforme Shippeo afin de gagner en visibilité sur ses flux opérés par un vaste réseau de partenaires transport.
Chaque année, ce sont plus de 400 000 camions complets qui sont affrétés pour servir ses clients. « L’échelle et la complexité de nos opérations exigent des efforts administratifs colossaux afin de coordonner les transporteurs.
Le traitement des cas particuliers représente donc une importante charge de travail supplémentaire.
L’intégration des données de suivi multimodal de Shippeo et son calcul précis d’ETA via le machine learning permettront l’optimisation de nos opérations logistiques et la réduction des retards de livraisons à nos clients », souligne Valentin Radu, logistics technology & automation manager de Coca-Cola HBC.
Et la formule contribuera à réduire le volume des tâches de suivi à moindre valeur ajoutée pour ses équipes administratives, pour se concentrer sir la gestion des cas particuliers.
Couplée à son ERP SAP, la plateforme Shippeo intègre déjà 60 de ses partenaires transporteurs en Autriche, Roumanie, Pologne, Grèce, Hongrie et Italie.
Suivront en cours d’année ceux couvrant six autres pays d’Europe, de l’Ukraine à l’Irlande en passant par la Suisse. AD
Un nouveau transpalette électrique chez Fenwick-Linde
Fenwick-Linde vient de lancer le transpalette accompagnant à batterie lithium-ion MT15.
Compact et d’un poids de seulement 180 kg, celui-ci peut transporter des charges allant jusqu’à 1,5 tonne.
Il est doté d’un timon long à accroche basse, qui garantit une distance de sécurité entre l’opérateur et le châssis.
Il peut se déplacer à une vitesse de 5 km/h en charge (5,5 km/h sans).
Disponible avec des batteries lithium-on 48V de 20Ah ou de 30Ah, il donne en outre accès à une fonction vitesse lente et comprend un écran multifonction permettant de connaître son état de fonctionnement.
Equipé d’un chargeur intégré, il se recharge aussi sur n’importe quelle prise de courant standard.
Son autonomie de trois heures (ce qui le réserve plutôt à un usage non intensif en entrepôt), pour un temps de recharge de deux heures et demi. AD
Un entrepôt de 72 000 m² à automatiser pour SSI Schäfer
SSI Schäfer a été choisi pour automatiser le futur entrepôt central du groupe suédois Dahl, grossiste en matériels de plomberie et autres outillages pour professionnels du BTP.
Située à Bålsta, au nord de Stockholm, la nouvelle infrastructure de 72 000 m² sera opérationnelle en 2023 et remplacera l’entrepôt actuel de l’entreprise situé dans la même région, à Kalhäll (45 000 m²).
Le site, qui devrait être certifiée Breeam Very Good, permettra au grossiste à la fois de livrer directement les chantiers et d’approvisionner ses magasins (70).
Il comprendra notamment un entrepôt pour le stockage de palettes et une tour de stockage de 24 mètres de haut avec système à navettes SSI Flexi.
Dédiée aux produits les moins volumineux, cette dernière solution permettra de stocker des bacs pour alimenter la zone de préparation de commandes, où les opérations seront finalisées à l’aide de robots de palettisation avant expédition.
Le projet a été conçu par le développeur/investisseur en immobilier logistique suédois Logicenters. AD