Newsletter n°3357
Goodman à l’avant-garde avec son projet Green Dock à Gennevilliers
XXL bien que situé en petite couronne, multi-étages avec ses accès véhicules sur quatre niveaux, multimodal avec son ponton de transbordement fluvial, et très ambitieux sur le volet environnemental : le projet Green Dock dévoilé hier par Goodman sur le port de Gennevilliers fait bouger les lignes de la logistique francilienne à plus d’un titre.
Lauréat d’un appel à projets lancé il y a un an par Haropa pour redévelopper un foncier de 6,3 hectares bordant la Seine sur le port de Gennevilliers, le projet porté par Goodman a mobilisé une quinzaine d’entreprises pour définir un programme avant-gardiste proposant 90 000 m² de surfaces d’exploitation tournées vers la distribution urbaine, avec l’objectif de tirer parti du fleuve pour livrer au cœur de l’agglomération. « Green Dock est un projet urbain très différent de ce que l’on fait habituellement, sans équivalent en France, en Europe, et même au-delà vu l’ensemble de ses caractéristiques », a relevé Philippe Arfi, le DG de Goodman pour la France (voir ci-dessous pour plus de détails).
Avec ses casquettes de promoteur, de propriétaire et de gestionnaire d’un parc de 650 000 m² dans l’Hexagone, le groupe d’origine australienne évoque une enveloppe de 150 M€ pour développer lui-même ce projet d’envergure, où il prendra aussi en charge le ponton de transbordement fluvial (un engagement à mettre en regard de la valorisation à 800 M€ de son parc français).
On notera qu’à la présentation du projet étaient représentés trois exploitants ayant très tôt marqué leur intérêt, qui ont été associés à la réflexion sur le volet fonctionnel : en l’occurrence Stef, DB Schenker et Ceva Logistics, qui pourraient occuper les trois quart des surfaces.
Il leur reste du temps pour imaginer comment tirer le meilleur parti de cet outil de pointe : le calendrier annoncé par Goodman vise à boucler et déposer les dossiers techniques et administratifs au tournant 2021-2022, avant 12 à 18 mois d’instruction avant délivrance de l’ensemble des autorisations, pour un démarrage des travaux mi-2023 et une livraison sur la fin 2024 ou le début 2025. MR
Un bâtiment multi-étages tourné vers la logistique urbaine et multimodale
Parmi les lignes que fait bouger le projet Green Dock de Goodman, la « ligne de crête » est la plus évidente.
La limite de hauteur à 30 m du PLU ne l’empêche pas de tabler sur quatre niveaux d’exploitation logistique, avec des rampes et des cours camions permettant la desserte par tout type de véhicules des 16 cellules annoncées, avec un volet tertiaire pour chacun des potentiels exploitants.
Deux étages plafonneront à 4,7 m de hauteur libre, assez classique pour des opérations crossdock, et les deux autres à 6,2 m, ouvrant la possibilité d’un stockage dense et racké.
Vu la taille et la forme assez incongrue du foncier (80-100 de large sur environ 600 m de long), la formule permet de multiplier par 4 ou 5 la densité de stockage par rapport à un projet de plain-pied.
On notera aussi un niveau de parking en sous-sol pour les véhicules des collaborateurs et ceux des exploitants, et un toit aménagé pour le photovoltaïque et une exploitation agricole par le spécialiste Cultivate, qui disposera de 10 000 m² à ciel ouvert et 7 000 m² sous serre pour produire légumes, herbes aromatiques et autres.
Cette « ligne verte » est tout aussi fondamentale, le projet visant une triple certification.
Le niveau Breeam Outstanding, sans référence actuelle dans le monde en immobilier logistique, le label Biodivercity pour son impact positif sur l’écosystème, et une certification Bas Carbone.
La centrale photovoltaïque de 11 000 m² conjuguée à une installation de géothermie et une autre d’échange calorifique avec le fleuve rendront le bâtiment autonome en énergie, y compris pour la recharge des véhicules.
La « ligne architecturale » de l’ensemble, signée du cabinet A26, est aussi à souligner, avec un rendu très qualitatif pour cet ensemble en première ligne sur le fleuve (un site actuellement occupés par une enfilade d’entrepôts des années 50 déjà largement inoccupés).
On ajoutera la « ligne de flottaison », avec le ponton de transbordement pour embarquer des véhicules de livraison vers l’amont et les points d’accès au cœur de l’agglomération à Issy, Ivry, et entre les deux au long des quais parisiens.
En fonction des exploitants et des marchandises concernées, l’enjeu est aussi de tirer parti du potentiel multimodal du port de Gennevilliers, ouvert en amont sur les flux maritimes du Havre, avec son terminal à conteneurs, mais aussi embranché fer. MR
Nissan Europe s’appuie sur la startup Stockoss
Accompagné dans sa démarche par son partenaire Hopscotch Event, le constructeur automobile Nissan Europe était à la recherche depuis quelques temps d’une solution digitale pour gagner en agilité dans la gestion et le stockage de ses actifs utilisés lors de ses évènements clients (mobilier, éléments de branding, signalétique, goodies…). « Nos évènements impliquent souvent de l’achat de matériel vidéo, mobilier, textile….
Il nous était difficile de réutiliser ce matériel d’un évènement à l’autre car il n’était pas suffisamment tracé et stocké dans plusieurs endroits.
Étant toujours soucieux d’optimiser au mieux nos actions, le stockage était donc une problématique majeure dans notre métier et nous souhaitions une solution agile, efficace et innovante pour y répondre » a déclaré Thomas Rodier, le directeur événementiel Europe chez Nissan.
Le choix s’est finalement porté sur la startup française Stockoss, qui propose une offre clé-en-main comprenant une plateforme web connectée en temps réel avec des entrepôts de stockage partenaires (5 entrepôts dans un rayon de 15 km autour de Paris, pour une surface totale disponible de plus de 10 000 m²), ainsi qu’un système de recensement photo des objets basés sur l’utilisation de QR Code avec scannage des éléments à chaque entrée et sortie.
Cela permet à Nissan, à partir d’une seule et unique application dédiée accessible sur mobile, de connaître à tout moment l’état de ses stocks et d’organiser les livraisons ou la collecte de matériel partout en France et en Europe grâce aux partenaires logistiques de Stockoss.
La start-up, qui s’est lancée sur le marché il y a deux ans, revendique plus de 130 entreprises dans son portefeuille client. JLR
Un livre blanc Hardis pour acquérir les bons réflexes en logistique e-commerce
Dans son dernier livre blanc, Hardis Group explique de manière très didactique comment le e-commerce modifie en profondeur le paysage de la logistique, au niveau des contraintes métier et des exigences de qualité, et décrit par le menu le WMS (Warehouse Management System) idéal pour piloter l’entrepôt.
Voici quelques prérequis : l’outil doit désormais faire face aux changements majeurs dans la typologie des commandes via de nouveaux processus de préparation, être doté d’une fonctionnalité avancée d’Order Flow Balancing, (pour intégrer en temps réel les commandes urgentes dans les vagues de picking en cours), doit savoir gérer la création de services à valeur ajoutée comme la personnalisation des produits et des emballages, doit communiquer de façon fluide avec les WCS des systèmes mécanisés, et doit permettre la réintégration immédiate des retours produits dans le circuit de vente.
Vous pourrez découvrir en détail les quelques autres points clés d’un WMS armé pour la logistique e-commerce dans ce document synthétique de 29 pages qui pourra vous aider à ne rien oublier dans le cahier des charges lors de votre prochain appel d’offres.
Pour télécharger le livre blanc « « LOGISTIQUE E-Commerce, 10 Défis et 10 Solutions pour les relever avec un WMS », cliquez ici
Fludis constitue un réseau d’agences en Ile-de-France
En plus de son bateau-entrepôt, l’offre de livraison urbaine Fludis pourra aussi s’appuyer prochainement sur deux sites « en dur » en Ile-de-France.
Une première agence doit ouvrir cet été à Paris et une seconde suivra l’an prochain à Saint-Denis (93).
La première, prise en location auprès de la Cité de la mode et du design, sera située au 36 quai d’Austerlitz, sur une surface de 1 200 m².
Accessible par des camions porteurs de 19 tonnes, elle servira de base de tri et de préparation de tournées qui seront exclusivement opérées par les vélos cargo Cyclofret conçus par la société-mère de Fludis (Amme SAS).
Il en sera de même avec la seconde agence, à la différence près que celle-ci officiera comme agence de livraison de colis et sera construite pour l’opérateur. « Elle permettra de traiter de 4 000 à 5 000 colis par jour, sur une surface qui devrait aussi être de l’ordre de 1 200 m², souligne Gilles Manuelle, fondateur et président de Fludis. Nous avons déjà trouvé un client pour ce site. » Le portefeuille clients de l’opérateur, qui inclut déjà des groupes comme Lyreco et Ikea, s’est en outre enrichi dernièrement de l’enseigne Bricorama (Groupement Les Mousquetaires).
Pour deux magasins parisiens de ce réseau spécialisé, Fludis assure des livraisons à domicile dans les 5ème, 13ème et 14ème arrondissements. « D’autres pourraient suivre car il s’agit d’un réseau de franchise », relève Gilles Manuelle.
Le responsable n’exclut pas non plus dans un avenir proche d’ouvrir ou de construire de nouvelles agences, en région parisienne ou ailleurs en France. AD
Nouvelle levée de fonds pour Sennder
Cinq mois seulement après avoir bouclé un tour de table de 160 M$ (voir NL n°3264), Sennder vient de lever à nouveau 80 M$.
Menée par le fonds d’investissement Baillie Gifford, cette opération vise à la fois à favoriser le développement de son offre produits et à accélérer sa croissance en Europe.
Pour réaliser ce dernier objectif, le freight forwarder digital mise sur des partenariats mais aussi des opérations de croissance externe.
La start-up d’origine allemande a déjà pris le contrôle des sociétés Everoad, Uber Freight Europe et Cars&Cargo ces douze derniers mois (voir NL n°3348). « Nous visons d’autres acquisitions d’entreprises locales de fret routier afin d’améliorer l’approvisionnement en camions et d’accroître la densité du réseau sur notre plateforme sennOS », souligne Sennder.
Avec ses nouveaux fonds, l’entreprise entend aussi continuer à étoffer les effectifs de ses différents bureaux européens (Allemagne, France, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne et Lettonie).
Sennder emploie aujourd’hui près de 850 personnes, et s’appuie sur 12 500 partenaires transporteurs.
Elle table sur plus d’un million de chargements en 2021. AD
Migros emballé par ses tests sur le vrac
Le bilan que le distributeur suisse Migros tire de l’implantation, depuis l’automne 2020, d’un rayon vrac dans 6 de ses supermarchés est clairement positif. « Plus de 10 000 clients ont acheté plus de 12 tonnes d’aliments bio dans ces points de remplissage qui proposent au total plus de 70 produits bio.
Les assortiments de noix et le riz ou les pâtes sont particulièrement appréciés.
La quantité de flocons d’avoine vendus en vrac est aussi très élevée » rapporte l’enseigne.
Au moins 15 autres magasins vont se mettre au vrac d’ici à fin 2021. « L’avantage écologique des points de remplissage en vrac est très encourageant.
Migros a en effet pu éviter d’utiliser 42 662 emballages jetables, qui auraient dû servir pour ces produits.
Cela favorise aussi la lutte contre le gaspillage alimentaire, car cela permet d’acheter uniquement les quantités dont on a besoin » explique Matthias Wunderlin, directeur marketing de Migros. VL