Newsletter n°3362
Dix recrues chez JLL sur le versant SC
Avec des missions et transactions pour Mobivia, L’Oréal, Alliance Healthcare ou Ynsect (entre autres), le département Supply Chain & Logistics Solutions de JLL France a vu son activité augmenter de +19% en 2020, malgré le recul de -7% du marché hexagonal de l’immobilier logistique.
Cette équipe SCLS se renforce avec l’arrivée de 10 nouveaux collaborateurs, en perspective d’une nouvelle année de croissance à deux chiffres.
Surtout que JLL anticipe plus largement une envolée de +40% de ce marché sur trois ans, nombre d’entreprises repensant leur stratégie d’implantation pour faire face aux enjeux de l’omnicanal, de logistique urbaine, de robotisation ou de relocalisation industrielle.
Il y a 7 ans, JLL avait été le premier acteur du conseil immobilier à ajouter au volet transactionnel celui du conseil supply chain, en ouvrant un département dédié suite à son acquisition de GCL, étoffé ensuite en 2019 avec celle de Vincia (voir NL 2920).
L’un des enjeux est aujourd’hui d’aller plus loin dans la diversification des services proposés aux clients, notamment sur le volet d’assistance à maitrise d’ouvrage (AMO).
Les nouvelles recrues viennent notamment renforcer l’équipe Business Développement dirigée par Benoit Lamour de Caslou, celle de Supply Chain Consulting pilotée par Pascal Querro, ou celle relevant d’Olivier Durif, directeur Régions Département Industriel et Logistique.
On notera enfin que Benoît Vannini, entré chez JLL il y a 10 ans et officiant depuis 2015 comme directeur adjoint Conseil et AMO Régions, intègre également le département SCLS en rattachement direct à son directeur, Patrick Remords, afin de contribuer à l’élaboration d’une offre 360°.
Ces recrutements et mouvements portent à 55 collaborateurs l’effectif de ce département dédié aux secteurs de la logistique, de la Supply Chain et de l’industriel. MR
UniCarriers cède la place à Mitsubishi Forklift Trucks
Dans le cadre du processus d’intégration des sociétés européennes de Mitsubishi Caterpillar Forklift et d’UniCarriers au sein du groupe Mitsubishi Logisnext Europe, une nouvelle étape va être franchie.
Une stratégie monomarque va en effet être mise en œuvre chez Logisnext France, filiale de Mitsubishi Logisnext Europe.
La marque UniCarriers va progressivement disparaître sur le territoire au profit de Mitsubishi Forklift Trucks, les différents modèles de chariots frontaux et de magasinage des deux marques étant appelés à ‘fusionner’ dans un seul catalogue produits afin de donner accès au meilleur des deux mondes. « C’est bénéfique pour toutes les personnes impliquées, tant pour nous, fabricant/distributeur, que pour les concessionnaires et les clients utilisateurs, estime Marc Haezenberghe, ex-directeur général d’UniCarriers France et désormais directeur général de Logisnext France. La nouvelle organisation s’est notamment matérialisée par la création d’une structure de management et d’approvisionnement intégrée chez Mitsubishi Logisnext Europe (voir NL n°3073). AD
LDLC amorce la réalisation d’un parc Segro proche de Lyon
Segro a lancé la construction d’une première plateforme de 28 000 m² destinée à LDLC au sein de son parc tourné vers la distribution urbaine en cours de développement au sein du Parc de Chesnes, à Saint-Quentin-Fallavier (avec près de 90 000 m² au programme).
Le e-commerçant spécialisé informatique et high-tech a signé en octobre dernier un bail en l’état futur d’achèvement (Befa) pour occuper ce bâtiment A doté de 45 portes à quai et 2 accès de plain-pied, et disposant de près de 1 000 m²de bureaux (le preneur ayant été conseillé par Valoris Real Estate, et Segro par Cushman & Wakefield).
Sur ce site, le groupe LDLC entend stocker des pièces et matériels informatiques vendus via ses différents sites internet pour des expéditions non seulement en France (Dom-Tom compris), mais aussi à l’international (Suisse, Belgique, Luxembourg et Espagne).
Un atelier lui permettra aussi d’assurer sur place le SAV.
La construction a été confiée à APRC, pour une livraison en novembre 2021.
Deux autres plateformes sont ensuite au programme sur ce Segro Logistics Park Saint-Quentin-Fallavier situé à 35 km de Lyon et 15 km de l’aéroport lyonnais (l’une dépassant 40 000 m², l’autre de l’ordre de 10 000 m²).
Dans cette zone logistique très prisée où le foncier disponible se faire rare, Segro avait racheté les 20 hectares de l’ancien site de la Socara (centrale régionale du Mouvement E.Leclerc) et a mené un lourd travail de déconstruction pour lui donner une seconde vie (voir NL 2901).
On notera que le bâtiment destiné à LDLC vise une certification Breeam «Excellent», avec installation photovoltaïque à la clé, ainsi qu’une labellisation BiodiverCity Life. « Le développement de ce nouveau site constitue un nouvel exemple du savoir-faire de Segro en matière de requalification de sites industriels, et de notre capacité à proposer à nos clients utilisateurs des solutions adaptées et en phase avec les attentes locales en matière de redynamisation du territoire », commente Julien Meynadier, directeur du développement Grande Logistique chez Segro France. MR
Stokomani affine sa politique de stocks magasins avec Azap4.0
Basée sur une architecture évolutive et cloud native, la nouvelle génération Azap4.0 du logiciel de planification et d’optimisation Supply Chain de l’éditeur Azap a été développée avec l’objectif de pouvoir traiter et gérer de gros volumes de données dans des délais rapides.
C’est entre autres ce qui a motivé Stokomani à opter pour le module Azap4.0 Store Replenishment.
Le spécialiste français du déstockage physique (10 à 15 ouvertures de magasins par an) est un client de longue date puisqu’il s’appuie depuis 2015 sur la précédente génération d’APS (Advanced Planning & Scheduling System) d’Azap.
Pour la petite histoire, il avait d’ailleurs établi sa présélection d’éditeurs en commençant par consulter la rubrique « Pour vos appels d’offres » de Supply Chain Magazine (voir NL 2462) ! Grâce à Azap et à la mise en place d’une cellule prévision des ventes, Stokomani a pu gérer l’impact sur ses approvisionnements magasins du fort développement de son réseau (notamment le pic à 24 ouvertures magasins entre 2018 et 2019). « Nous avons également pu intégrer tout ce qui est correction des promotions de nos catalogues, retraiter les historiques de ventes, les remplacements produits effectués par les acheteurs, et gagner une demi-journée par semaine sur la descente des commandes », explique Benoit Cruypelinck, le directeur des approvisionnements.
En 2019, il étend l’utilisation de la solution Azap au calcul de ses commandes fournisseurs pour les produits dits permanents, sur la base des prévisions de ventes magasins et en tenant compte des contraintes d’achats et de logistique.
Cette année, la nouvelle étape de ce partenariat évolutif consiste à utiliser le module d’Azap4.0 pour travailler spécifiquement sur l’optimisation des stocks aléas, ces stocks de sécurité calculés pour chaque famille de produits en fonction d’un taux de service cible. « C’est un process vraiment massif et très facile à mener grâce à Azap, qui calcule le stock de sécurité correspondant en fonction des données saisies et de la fiabilité des ventes » indique Olivia Mortier, cheffe de projet et responsable des prévisions chez Stokomani.
Ainsi réindustrialisé, ce process permet de retravailler l’intégralité du référentiel au niveau produits toutes les deux semaines, et non plus 6 fois par an au niveau rayon.
Avec de surcroît un gain de temps non négligeable : 45 minutes hebdomadaires, contre deux heures auparavant. JLR
Bouygues ‘bétonne’ son suivi de flux avec Winddle
Bouygues Construction a décidé de s’appuyer sur Winddle pour optimiser le suivi de ses flux logistiques internationaux.
En disposant d’informations temps réel sur ses opérations de transport via la plateforme collaborative de pilotage de la supply chain développée par la start-up, le géant français du BTP entend assurer un haut niveau de services sur ses différents chantiers, impliquant une grande variété de fournisseurs. « Nous recherchions une solution capable d’harmoniser la grande variété de processus opérationnels tout en s’adaptant aux spécificités de notre filière, explique Eric Bouret, directeur des achats de Bouygues Construction. Un des critères de choix de la plateforme a d’ailleurs été sa capacité à couvrir la diversité de nos flux d’approvisionnement qui vont du simple équipement de la personne à des produits complexes fabriqués sur mesure pour un projet donné. » Au-delà d’un suivi opérationnel quotidien, la plateforme permet également de disposer de données exploitables pour piloter la performance globale (coûts logistiques, leads times, volumes affrétés par projet…).
Bouygues Construction prévoit de démarrer le déploiement de la solution pour la logistique France et internationale à la fin du 1er semestre. AD
Le CEA et Log’S se penchent sur les jumeaux numériques en supply chain
Initié en 2018, le partenariat entre le prestataire logistique Log’S et la direction de la recherche technologique du Commissariat à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives (CEA Tech) commence à porter ses premiers fruits.
En 2019, le projet Digilogs a amorcé un travail en commun sur la définition d’un concept de jumeau numérique (digital twin) adapté aux problématiques logistique & transport en matière de simulation, modélisation et aide à la décision.
La collaboration s’est poursuivie depuis début 2020 avec le CEA-List, le laboratoire du CEA expert dans le domaine des systèmes numériques intelligents, dans le cadre du projet Sonaris (porté par 6 partenaires industriels, dont Log’S).
Ce programme, qui dispose d’un budget de 2 M€, vise à développer d’ici 2022 une brique logicielle et des interfaces innovantes pour concrétiser ce jumeau numérique sur des trois cas génériques : l’activité portuaire, l’entreposage et la massification des flux. JLR
Flytrex développe ses livraisons en drone pour Walmart
La société israélienne Flytrex intensifie ses tests de livraisons de produits d’épicerie par drone pour les hypermarchés Walmart en Caroline du Nord, à Fayetteville.
Flytrex, associé à Causey Aviation Unmanned, a en effet obtenu le feu vert de l’agence de régulation FAA pour survoler des zones habitées.
Jusqu’à présent le projet pilote lancé en septembre 2020 ne comprenait qu’un seul trajet de livraison, d’un centre de distribution à une aire de jeu.
Et cette route évitait les zones habitées. Flytrex va dorénavant pouvoir livrer des produits ménagers et de l’épicerie dans un rayon de 1,6 km.
Ses drones survoleront Fayetteville à 20 mètres d’altitude et desserviront les cours et jardins de 2 000 clients potentiels.
L’entreprise espère ainsi réaliser plusieurs centaines de courses par semaine.
Walmart n’est pas le seul groupe intéressé par la livraison en drone pour le dernier km.
Kroger et Amazon ont eux aussi leurs propres tests.
Kroger conduit ses essais dans l’Ohio, Amazon en Angleterre, Autriche, France et Israël. CCT