Newsletter n°3364

Engins de manutention

Toyota Material Handling revisite sa gamme BT Reflex

Le constructeur Toyota Material Handling Europe vient de lancer les nouvelles versions de ses séries R, E et O de chariots à mât rétractable BT Reflex.
Proposés avec trois packs d’énergie lithium-ion (standard, intensif, max), ces engins se distinguent notamment par leur poste de conduite revisité et la présence d’un nouvel écran tactile.
Parmi les améliorations apportées au poste de conduite figurent une nouvelle unité de direction, un support de paume facilitant la prise en main par le conducteur et une nouvelle console de commande.
Plus grand que son prédécesseur, le nouvel écran tactile interactif permet de visualiser toutes les informations essentielles de l’engin ainsi que de programmer différentes fonctions (contrôle de la vitesse, hauteur de levée, avertissements de surcharge…).
Cette gamme de BT Reflex offre des capacités de charge comprises entre 1,4 et 2,5 tonnes avec des hauteurs de levage pouvant aller jusqu’à 13 mètres.
Tous les modèles sont bien sûr compatibles avec sa solution de gestion de flottes I_Site, qu’il s’agisse des séries R (haute performance), E (avec cabine inclinable) ou O (utilisation en intérieur et en extérieur).
D’ici fin 2021, Toyota prévoit d’ajouter deux nouveaux modèles à cette gamme, l’un doté d’une cabine pour entrepôt frigorifique, l’autre d’un châssis étroit (série N). AD

Danemark

Ganni unifie virtuellement ses stocks avec la RFID

L’enseigne de prêt-à-porter danoise Ganni a déployé la plateforme logicielle RFID !D Cloud du groupe Nedap afin de disposer d’une visibilité complète sur ses stocks, où qu’ils se trouvent (unification virtuelle).
Elle s’appuie aujourd’hui sur 25 magasins en propre en Scandinavie et aux Etats-Unis, et quelque 600 distributeurs partenaires dans le monde.
Ses centres de distribution approvisionnent son réseau et préparent les commandes e-commerce pour 35 pays, dont l’Australie, le Canada et la Corée du Sud. « Nous  souhaitions parvenir à éliminer les excédents de stock et la surproduction, et nous avons opté pour la technologie RFID, explique Karolin Stjerna, directrice supply chain de Ganni. Pilier de la mise en place de services omnicanaux, tel que le ship-from-store, son déploiement nous permet d’obtenir une visibilité complète sur les stocks en magasin comme dans nos centres de distribution.
Nous pouvons ainsi prélever nos articles là où nous en avons besoin sans multiplier les stocks »
.
Et les résultats sont au rendez-vous : deux semaines après le début du déploiement de la solution RFID, un magasin a vu la précision de son inventaire passer de 93,4 % à 99,5 %.
Selon Nedap, l’étiquetage RFID des articles associé à la plateforme !D Cloud a aussi pour effet d’accélérer la réception des marchandises, de fluidifier les retours vers les centres de distribution et de favoriser les transferts entre magasins. AD

Ouverture de capital

Boa Concept lance son introduction en bourse sur Euronext Growth

Un communiqué matinal du spécialiste de l’intralogistique Boa Concept annonce l’ouverture de son capital via une introduction en bourse lancée ce jour sur le marché parisien Euronext Growth. « Par cette introduction en bourse, nous souhaitons poursuivre notre stratégie concentrée autour de trois axes clairs : l’accélération de la croissance organique, l’élargissement de l’offre par l’innovation, et le développement de la vente indirecte, tout en accélérant notre déploiement à l’international.
Notre agilité, notre rapidité et notre expertise doivent ainsi nous permettre de devenir l’acteur incontournable des solutions intelligentes des acteurs du e-commerce
», commente Jean-Lucien Rascle, le PDG du spécialiste du convoyeur modulaire, entre autres.
C’est en 2012 qu’il a cofondé l’entreprise avec Chantal Ledoux, laquelle a longtemps assuré la direction générale et partage ce rôle depuis fin 2019 avec Patrice Henrion, tous deux avec le titre de directeur général délégué (voir NL 3077).
L’année 2019 avait d’ailleurs vu Boa Concept friser les 10 M€ de chiffre d’affaires, alors que ce dernier a reculé pour la première fois en 2020, à 5,6 M€, compte tenu de la crise sanitaire et du « frein brutal à l’activité commerciale entre mars et octobre, sans prise de commande significative ».
La reprise a depuis été forte, assure Boa, avec un carnet de commandes signées de plus de 8 M€.
On notera que son parc installé se répartit à date sur plus de 115 sites, pour une centaine de clients : des logisticiens tels que Geodis, Logsytech ou Vingeanne, des acteurs du e-commerce parmi lesquels Oscaro, Ekosport, Motoblouz, Aroma zone, Bricoprivé ou Zoomalia, des retailers comme Gemo, Obut ou King Jouet, et même des industriels tels que Raja, Orexad, Mersen ou Hamelin.
Et l’emballement du e-commerce et de l’omnicanal chez la plupart de ces profils ouvre de significatives perspectives de croissance pour les années qui viennent, d’où la nécessité pour Boa Concept d’étoffer ses moyens.
L’opération lancée ce jour repose sur l’émission de 213 386 nouvelles actions proposées à 20,62 € pièce, pour montant total de 4,4 M€ (avec une possibilité d’extension du nombre de ces nouvelles actions permettant de dépasser les 5 M€).
Un autre mécanisme de l’offre porte sur la cession d’actions existantes par d’actuels actionnaires (en l’occurrence Rhône Dauphiné Développement et Rhône Alpes Création II, qui cèderaient ainsi une partie de leur participation actuelle de 41% au capital de l’entreprise).
La période de souscription au prix ferme proposé s’ouvre ce jour jusqu’au 23 juin, en vue d’une cotation sur Euronext Growth le 29 juin. MR

Nominations

CBRE mobilise son pôle Activité IDF pour la logistique du dernier km

Les enjeux de logistique urbaine et les problématiques immobilières associées ont le vent en poupe, compte tenu de l’emballement du e-commerce.
Et les locaux relevant jusque-là du créneau Activité peuvent être mis à profit pour implanter de petites plateformes de distribution au cœur des bassins de consommation, afin d’assurer des livraisons très rapides.
Dans cette logique, CBRE a réorganisé son pôle Activité Ile-de-France, placé en début d’année sous la direction d’Elvire Remars, qui officiait depuis près de 10 ans au sein du groupe de conseil immobilier en tant que directrice du département Industriel et Logistique pour le sud Ile-de-France, avec un rôle déjà très axé sur les petites et moyennes surfaces.
Et son équipe s’est vue réorganisée, avec la promotion de quatre directeurs pour couvrir l’ensemble de cette vaste zone : Cédric Zerbib, directeur Activité Ouest, Nicolas Coudert (Nord), Frédérique Guillaumot (Est) et Olivier Lambin (Sud).
Tous officient chez CBRE depuis 10 à 20 ans. « L’ouverture récente de notre bureau à Noisy-Le Grand, la mise en œuvre d’une équipe spécialisée sur la logistique urbaine sous la responsabilité de Stéphane Arnoux, attestent de notre adaptation à un marché francilien « bousculé » caractérisé par la rareté foncière et la modification des schémas de distribution du dernier kilomètre », relève Elvire Remars, la directrice de cette équipe Activité IDF. MR

Gestion du transport

Transporeon s’offre TNX Logistics

La plateforme collaborative Transporeon vient de racheter la société d’origine néo-zélandaise TNX Logistics.
Créée en 2016 et aujourd’hui basée à Berlin (Allemagne), cette jeune pousse édite une plateforme permettant aux chargeurs et transitaires d’obtenir de meilleures offres tarifaires en transport routier via une analyse des stratégies, positionnements et tactiques de leurs différents partenaires transporteurs.
S’appuyant sur l’IA et exploitable en marque blanche, elle donne aussi accès à des outils de prévision et de simulation.
Elle permettrait à ses utilisateurs d’adopter une stratégie d’achat au comptant pour jusqu’à 90 % de leurs volumes.
Transporeon entend ainsi renforcer sa plateforme d’achat par appel d’offres (Ticontract) et son outil d’attribution de transport pour chargeurs (Best Carrier), en plus de lui assurer un point d’entrée supplémentaire pour la connexion à sa plateforme. « La combinaison des services d’achats autonomes de TNX avec notre plateforme apportera une valeur ajoutée significative à nos clients, souligne Stephan Sieber, Pdg de Transporeon. TNX a construit un produit solide qui donne de très bons résultats, prouvés par les améliorations significatives des stratégies d’achats au comptant dont ont pu bénéficier plusieurs transitaires internationaux et chargeurs industriels ».
La solution est déjà utilisée sur les cinq continents, par exemple par le prestataire logistique belge H.Essers. AD

Automatisation

La maintenance, créneau porteur pour les intégrateurs et équipementiers

Une des dernière études d’Interact Analysis estime que le marché des contrats de services de solutions d’automatisation en entrepôt va passer de 4,3 Md$ en 2020 à 8,7 Md$ en 2025. « À l’heure actuelle, un nombre important d’utilisateurs finaux assurent encore leur maintenance en interne ou font appel à un tiers, souligne le cabinet d’études spécialisé. De plus, certains clients considèrent qu’il est rentable de laisser leurs machines sans entretien ». Ces situations ne devraient pas perdurer.
Face à la complexité croissante des équipements et à la hausse de la valeur cumulée des projets d’automatisation (voir graphique), Interact Analysis prévoit que davantage de clients vont se tourner vers les intégrateurs et les équipementiers en matière de maintenance dans les cinq prochaines années, avec à la clé d’importants revenus complémentaires : un contrat de maintenance illimité dans le temps peut, selon le cabinet, générer autant de recettes que le coût initial d’un projet d’automatisation.
On notera qu’à l’échelle mondiale, 80% des revenus générés l’an dernier par les contrats de maintenance d’équipements d’automatisation l’ont été dans les seules zones Amériques et EMEA, et que c’est en Asie-Pacifique que leur croissance devrait le plus s’emballer. AD

Infos internationales
Etats-Unis

La Maison Blanche s’attaque aux goulots d’étranglement Supply Chain

Le gouvernement de Joe Biden a planché sur les faiblesses des Etats-Unis en matière de Supply Chain, et une équipe s’est mise en place pour s’attaquer aux goulots d’étranglements dans 4 secteurs : semi-conducteurs, batteries électriques, principes actifs des médicaments et minéraux de terres rares.
Dans ce dernier domaine, le constat est clair : le pays est trop dépendant des importations de lithium venant de Chine, d’Australie, du Chili ou de l’Argentine.
Des recherches vont donc être lancées dans le Nevada et le Dakota du Nord pour tâcher d’en trouver sur le sol national.
Et le ministère de l’énergie va par ailleurs offrir des prêts aux entreprises capables de recycler les minéraux rares.
Du côté de l’industrie pharmaceutique, le ministère de la santé annonce 60 M$ d’investissements pour la relance d’une fabrication nationale de principes actifs. CCT