Newsletter n°3403
BK Systèmes lève le voile sur la V8 de Speed WMS
Sur son stand de la SITL, l’éditeur BK Systèmes nous a laissé entrevoir quelques-unes des évolutions que nous réserve la future version 8 de son progiciel de gestion d’entrepôt Speed WMS, dont la disponibilité est programmée pour janvier prochain. « La v8 sera une version majeure.
Depuis les années 2000, Speed a surfé sur son ergonomie avant-gardiste, à la fois sur le look et l’utilisabilité et il était nécessaire de l’adapter aux années 2020 » nous a confié François Biesbrouck, le Pdg de BK Systèmes.
Un gros travail a ainsi été réalisé autour des menus dynamiques, du gestionnaire d’exécution (qui permet de superviser toutes les tâches sur un même écran) et de la partie «reporting», avec la mise en place de datamarts standards et personnalisables, de graphiques 3D, et même la possibilité de se « promener dans l’entrepôt » en utilisant des techniques empruntés à l’univers des jeux vidéo.
Côté fonctionnalités, la v8 disposera d’un véritable module Labour Management, déjà en service chez un client de BK Systèmes. « Notre philosophie dans ce domaine, ce n’est pas de proposer un système hyper compliqué de gestion au centime près en décalage avec la réalité de l’entrepôt, mais de répondre à un besoin d’évaluation de la charge dans chaque atelier, puis de répartition dynamique des ressources » explique François Biesbrouck.
En s’appuyant sur une mesure précise des temps standards et en tenant compte de la nature des produits et des différentes zones de l’entrepôt, ce module est donc conçu pour permettre d’anticiper les besoins en ressources et de répartir la charge par atelier (réception, préparation, caristes, réappro, etc.), aux niveaux opérationnel et tactique.
L’assignation dynamique des tâche s’effectuera via un système de messagerie sur les terminaux RF des opérateurs ou embarqués sur les chariots. JLR
SBM Life Science soigne ses prévisions avec QAD DynaSys
Afin d’optimiser ses prévisions de ventes et niveaux de stocks, SBM Life Science a décidé d’adopter les solutions Demand Planning et Advanced Analytics de l’éditeur QAD DynaSys.
Utilisées en mode Cloud, celles-ci seront mises en œuvre dès cette année en France par la filiale jardin et maison du fabricant français de produits phytosanitaires SBM Company.
Suivront ensuite d’autres pays européens ainsi que les Etats-Unis.
L’entreprise, qui évolue à la fois sur les marchés agricoles et grand public, dispose d’une vingtaine de sites dans le monde et chapeaute de très nombreuses marques (Protect Garden, Solabiol, Caussade, BioAdvanced…). « Notre supply chain est en place, il faut juste booster son efficacité avec des solutions pour la prévision des ventes, afin de gérer au mieux notre variabilité due à une forte saisonnalité et optimiser la gestion des stocks, explique Guillaume de Rekeneire, directeur supply chain Europe de SBM Life Science. Les solutions adoptées vont ainsi nous permettre d’améliorer encore notre service client.
Elles feront de la supply chain la pierre angulaire de notre métier. » AD
Le créneau des messageries en mal d’offre, relève CBRE
Concentrée sur l’Ile-de-France, la dernière étude de CBRE souligne la dynamique du marché des messageries, portée par l’emballement du e-commerce et de la livraison de colis, mais pointe la tension entre une forte demande et la faiblesse de l’offre disponible sur ce créneau reposant sur des bâtiments spécifiques, dédiés au transbordement et à la gestion rapide des flux de petits envois (< 3 tonnes, selon la nomenclature Insee).
Le 1er semestre 2021 s’est avéré morose côté demande placée, avec 31 200 m² commercialisés en 10 transactions, contre 142 100m² sur l’ensemble de 2020 (et plus de 150 000 m² chacune des trois années précédentes).
Ce n’est pas le recul de la demande qui est en cause mais le manque de capacités disponibles, note CBRE, qui relève un taux de vacance de seulement 1,9 %, avec un stock disponible de 35 000 m² à comparer aux 1,8 M de m² répartis entre plus de 160 messageries existantes à l’échelle de la région.
Et le problème est aussi bien quantitatif que qualitatif car ces capacités disponibles ne sont guère en phase avec les besoins des exploitants, dont certains prisent désormais des bâtiments monofaces aménagés pour permettre l’accès interne de petits porteurs, ou des capacités en frais pour répondre aux différents segments de l’alimentaire.
Mi-2021, CBRE recensait bien 144 200 m² de projets en cours ou à développer, mais ce volume est insuffisant. « Ce déséquilibre entre offre et demande entraine une pression forte sur les valeurs locatives.
La localisation constitue le premier critère de hiérarchie des loyers allant de 85 à 170 €/m²/an pour des bâtiments neufs ou restructurés, ou bien, moins qualitatifs mais plus proche de Paris, et à plus de 170 € pour les produits plus techniques de type frigorifique par exemple, précise Pierre-Louis Dumont, directeur exécutif Industriel et Logistique chez CBRE.
Et pour pallier le manque de disponibilité, les utilisateurs se tournent vers des locaux d’activité, même s’ils ne répondent pas totalement aux critères souhaités en messagerie, note-t-il.
Certes, ce créneau pourrait mobiliser les investisseurs, mais les projets sont difficiles à faire émerger vu la saturation du tissu urbain francilien. MR
Période délicate pour le lyonnais BCube France
AASI (Altéad Argol Solutions Industrielles)/BCube France est placée depuis fin août sous redressement judiciaire, par une décision du tribunal de commerce de Lyon.
Présidée par Enrico Francardi, qui a pris la suite de Nicolas Manuel il y a quelques mois, la société basée à Meyzieu est un spécialiste de l’emballage industriel en bois pour des gros volumes, mais s’est développée, depuis 2 ans, dans le stockage et la préparation de commandes pour l’industrie, avec une vingtaine de sites dans l’Hexagone, entre ses plates-formes propres et les usines de ses clients (200 000m2 de stockage annoncés), à Aoste, Aix-Les-Bains, Grenoble, Sandouville (Le Havre), Nantes, Meyzieu (Lyon) ou Le Creusot.
Son dernier chiffre d’affaires déposé au greffe se montait à 20 M€ mais sa direction revendiquait 45 M€ en 2019.
Renommée récemment MVM Logistique France, la société est la filiale en France du groupe italien BCube, dont le chiffre d’affaires dépasse les 500 M€ dans la prestation logistique.
Ce groupe est l’actionnaire unique d’AASI/BCube France depuis fin 2020, après la sortie de l’autre co-actionnaire, le Nantais Altéad, dont les activités de levage/manutention ont été éclatées entre Mediaco et Capelle, à la suite de son redressement judiciaire en mai 2019. VL
Une levée de 600 M€ pour booster le déploiement européen de Picnic
D’origine néerlandaise, le supermarché 100% en ligne Picnic vient d’annoncer une levée de fonds de quelque 600 M€ en série D dans le cadre d’un tour de table mené par la fondation Bill-et-Melinda-Gates, aux côtés de ses actionnaires existants.
Cette opération est destinée à accélérer l’expansion internationale de son service européen de courses alimentaires en ligne avec livraison gratuite à domicile, notamment en Allemagne et en France.
Rappelons que dans l’Hexagone, un pilote a été lancé depuis la fin avril sur Valenciennes (voir NL 3347).
Picnic prévoit ainsi d’investir fortement dans des centres de préparation des commandes automatisés, des voiturettes électriques, et de développer des équipes techniques hautement qualifiées. « Rendre le système alimentaire mondial plus durable est l’un des plus grands et des plus importants défis de notre génération.
Nous nous sommes donnés pour mission de construire un système de distribution alimentaire entièrement nouveau qui révolutionne la façon dont les gens achètent leurs produits de supermarché » a déclaré Joris Beckers, le cofondateur de Picnic. JLR
Geodis investit pour un futur campus de 130 000 m² à Venlo
Le géant français du transport et de la logistique Geodis vient d’acquérir un foncier de 21,5 hectares à Venlo, au sud-est des Pays-Bas, afin d’y construire pas moins de 130 000 m² d’entrepôts destinés à son activité de logistique contractuelle.
Les contours du projet immobilier restent à définir, pour un lancement des travaux en 2022, sachant que ce futur « campus logistique durable » entend répondre aux besoins de différents secteurs d’activité, avec un fort enjeu sur le versant e-commerce dont la croissance des volumes s’est emballée.
Geodis est déjà présent sur ce territoire jouxtant la frontière allemande et très prisé des acteurs de la logistique, et ces futures capacités seront implantées sur la zone Trade Port Noord du Greenport Venlo. « Cette zone dispose d’excellentes connexions avec l’infrastructure multimodale européenne via les routes, les rivières, le rail, la mer et l’air.
Cela en fait l’emplacement idéal pour exploiter les flux de marchandises des clients internationaux de Geodis, pour gérer leurs besoins d’entreposage et de logistique en utilisant notre réseau de distribution européen, et étendre notre corridor Benelux-Allemagne-Pologne par la même occasion », commente Marie-Christine Lombard, présidente du directoire de Geodis.
Le 3PL met aussi en avant les ambitions durables du projet, qui vise une certification Breeam sur le volet environnemental, et la labellisation Well « Silver » pour le développement d’espaces améliorant le bien-être et la santé au travail.
Geodis fait appel à CBRE sur ce volet certification, le groupe de conseil immobilier en acquisition et en gestion de projet soulignant l’objectif de la meilleure notation Breeam possible en veillant à la conception, l’utilisation des matériaux ou à l’innovation en matière d’économies d’énergie. MR