Newsletter n°3404
Virobotic automatise le picking au bras et à l’oeil
En début de semaine, les visiteurs du parcours immersif « Entrepôt du futur » de la SITL ont pu notamment y découvrir la start-up amiénoise Virobotic, créée en 2020 par un ancien de l’INRIA de Rennes, Nicolas Cazy, associé à un ingénieur industriel, Richard Albert-Roulhac.
Sa raison d’être ? Automatiser les tâches fastidieuses et répétitives dans les process de picking de détail en entrepôt.
La solution ViTake, qui démarre tout juste sa phase de commercialisation, comprend une partie logicielle avec des algorithmes de vision par ordinateur et d’IA et une partie matérielle, un préhenseur polyvalent et multiadaptatif doté d’une caméra et qui peut être monté sur n’importe quel bras robotisé industriel.
Le système fonctionne sur le principe de l’asservissement visuel : le robot effectue la tâche qui lui est assignée en se basant en temps réel sur les informations fournies par la caméra.
Sur le salon, le cas d’usage présenté par Virobotic concernait la préparation automatisée de commandes dans le monde de l’édition.
Le système robotisé détecte lui-même les dimensions du livre posé sur une pile d’autres ouvrage et adapte en conséquence le mouvement du préhenseur.
D’autres cas d’usage ont été testés par Virobotic, notamment dans les PGC, le textile et en e-commerce alimentaire. JLR
La « Macronie » qui dit non à la Tascom sur les entrepôts
Bonne nouvelle ! La majorité parlementaire n’entend pas entraver le développement de nouveaux entrepôts sur le territoire.
Marie Lebec, députée LREM de la 4ème circonscription des Yvelines, a clairement tenu à le faire savoir lors d’une conférence sur la SITL.
Dans le cadre des prochaines discussions autour du projet de loi de finances 2022, elle a ainsi affirmé que la majorité parlementaire ne voterait pas les dépôts d’amendements assujettissant les entrepôts à la Tascom (taxe sur les surfaces commerciales).
L’an dernier, certains députés avaient proposé un moratoire sur les entrepôts e-commerce et d’autres déposés des amendements pour les assujettir à la Tascom. « Je ne peux vous garantir qu’aucun membre de la majorité ne soutiendra pas ce type d’amendement, mais la position de la majorité n’est pas d’aller dans le sens d’un assujettissement des entrepôts à la Tascom, a indiqué la députée. Nous comptons d’autant moins le faire que nous avons fait des efforts en matière de fiscalité pour les entreprises afin que celles-ci retrouvent de la compétitivité, et qu’il n’est pas question de revenir en arrière.
De plus, les entrepôts sont un maillon essentiel de notre production industrielle.
Que ce soit en amont ou en aval, l’installation d’entrepôts peut préfigurer celle d’industries, et inversement l’installation d’industries nécessite que l’on soit en capacité de développer des entrepôts. » Selon le promoteur-investisseur Panhard, nous ne serions d’ailleurs qu’au début du développement des entrepôts e-commerce en Europe.
La vente en ligne y connaît une forte croissance et cette activité nécessite de disposer d’espaces pour proposer une vaste offre produits accessibles dans des délais très courts. « Aux Etats-Unis, Amazon a pris à bail l’an dernier pas moins de 8 millions de m², soit la somme des 15 plus gros preneurs suivants, a souligné Christophe Bouthors, le directeur général du groupe Panhard. En Europe, sur les 23 millions de m² placés, il y en a eu 2,1 millions pour Amazon, l’e-commerçant ayant contribué à lui seul à hauteur de 20 % aux 5 millions de m² placés au Royaume-Uni. » AD
L’AETL inaugure son antenne régionale à Nantes le 23 septembre
L’association des Acteurs, Élèves et Étudiants du Transport et de la Logistique (AETL) fête le jeudi 23 septembre à partir de 18h30 l’inauguration de son antenne régionale en Pays de la Loire.
Celle-ci sera basée dans les locaux de la Fab’Academy du Pôle formation – UIMM Pays-de-la-Loire à Bouguenais, en périphérie nantaise.
Créée en 1962, l’AETL a pour mission de favoriser sur le plan national et régional l’insertion professionnelle pour les métiers du transport, de la logistique et de la supply chain.
Rappelons qu’elle est partie prenante dans l’initiative L’Echo des Jeunes Pros lancée l’année dernière avec Supply Chain Magazine et L’Officiel des Transporteurs, deux publications du Groupe 6TM.
En tant qu’expert de la formation dans l’industrie 4.0, il est également à noter que la Fab’Academy s’est associé en juillet dernier à l’AETL pour œuvrer conjointement au développement de la supply chain dans le tissu industriel des Pays-de-Loire, avec l’objectif de promouvoir ces métiers auprès des jeunes et de fédérer les acteurs de la région.
Cette inauguration sera ainsi l’occasion de préciser les actions en cours et à venir.
Les participants auront la possibilité de suivre un parcours immersif dans les univers de la chaudronnerie, de l’usinage, de la maintenance et de la logistique industrielle, et pourront également découvrir la Jules Vernes Manufacturing Academy, l’usine-école 4.0 qui jouxte la Fab’ Academy. JLR
Contact : Charlotte Weitig, responsable de l’antenne AETL en Pays-de-la-Loire : nantes@aetl.fr
La Ratp étoffe son offre de surfaces avec 4 nouveaux sites
Quatre nouveaux sites sont proposés par RATP Capital Innovation aux acteurs franciliens de la logistique urbaine souhaitant tirer parti de ses surfaces pour optimiser leur schéma opérationnel de livraison du dernier km.
Et le calendrier est serré : pour entamer le processus de sélection, il faut s’inscrire d’ici le 22 ou le 24 septembre sur la plateforme ad hoc, avec signature d’un accord de confidentialité pour accéder aux pièces, afin de s’enregistrer pour visiter les sites concernés entre le 27 et le 30 septembre (les dossiers étant in fine à retourner d’ici le 2 novembre).
La formule reprend le canevas d’un premier Avis d’Appel Public à la Concurrence lancé au début de l’été 2020, qui avait proposé une dizaine de surfaces au sein de centres-bus dans Paris intramuros ou en petit couronne pour assurer des opérations de cross-docking, en disposant sur chaque site de quelques centaines de m² en journée, entre 7h et 20h (voir NL 3169).
Et deux opérateurs, Amazon et Chronopost, avaient finalement été retenus pour opérer sur 4 de ces sites, dans le cadre d’accords sur 4 ans.
En cette rentrée, la deuxième salve de sites proposés compte 4 sites pour un total de 4 800 m².
En l’occurrence 3 centres bus déjà concernés la fois précédente (Corentin dans le 14ème, Lagny dans le 20ème et Charlebourg à La Garenne-Colombes, pour 200 à 300 m² sur chaque), ainsi qu’une « zone logistique » de 4 000 m² au sud du périphérique à Châtillon (2 500 m² de bâtiment couvert et 1 500 m² de parking).
Ce site de Châtillon-Bagneux ouvre « l’opportunité de créer une plateforme logistique stratégique, aux portes de Paris », note la RATP, d’autant qu’il pourra être occupé H24, 7j/7.
Toutes les entreprises opérant des activités de logistique urbaine en Ile-de-France peuvent candidater, sur la base d’un cahier des charges où le volet RSE a été renforcé, sachant que les conventions d’occupation débuteront en janvier 2022, ou dans le courant du 1er trimestre pour la zone de Châtillon-Bagneux. MR
Blue Yonder fait officiellement partie du groupe Panasonic
C’est acté.
Le groupe japonais Panasonic Corporation est officiellement propriétaire de 100% des actions de l’éditeur américain de solutions de Supply Chain de bout-en-bout Blue Yonder (anciennement JDA Software).
L’opération, qui avait été annoncée en avril dernier (voir NL 3335), valorise Blue Yonder à 8,5 Md$.
La vision sous-jacente de Panasonic est de proposer au marché une offre unique de bout en bout en intégrant les technologies de détection et les périphériques de Panasonic (qui est également propriétaire de l’intégrateur belge Zetes) avec les solutions de planification, d’exécution, de visibilité et de prévisions de ventes alimentées par l’IA/ML de Blue Yonder, pour accompagner les entreprises dans leurs projets stratégiques.
Sous sa marque et avec la même équipe de direction (y compris son actuel CEO Girish Rishi), Blue Yonder fait désormais partie de la Panasonic Connected Solutions Company.
Le groupe Panasonic a par ailleurs annoncé qu’il deviendra une holding à compter du 1er avril 2022, et qu’il se concentrera sur des activités stratégiques dans des domaines clés tels que l’innovation et l’automatisation de la supply chain. JLR
Witron étend massivement ses capacités de production en Bavière
Le spécialiste allemand des entrepôts automatisés Witron a inauguré ce mois-ci le bâtiment “Werk II Nord”, qui est une extension de 120 000 m² de son site de production principal situé à Parkstein, au nord-est de la Bavière.
La société familiale, dirigée par son fondateur Walter Winkler, avait lancé ce projet début 2019, pour un investissement d’environ 200 M€.
Près de 1 800 nouveaux emplois qualifiés (spécialistes IT et automatismes, chefs de projet, ingénieurs, techniciens, électroniciens, etc.) devraient ainsi être créés sur Parkstein, où les infrastructures de Witron s’étendent désormais sur un total de 220 000 m².
Le nouveau bâtiment est notamment dédié à la production d’éléments de convoyeurs dynamiques et des armoires de contrôle.
Witron emploie actuellement 4 800 personnes dans le monde, dont plus de 2 000 à Parkstein.
Son CA devrait dépasser le seuil du milliard d’euros de CA en 2021, avec son effectif mondial prévu de 7 000 collaborateurs d’ici à deux ans. JLR