Newsletter n°3412
TGW clôt son exercice avec plus d’un 1 Md€ en commande
Le spécialiste autrichien de l’automatisation TGW Logistics Group a bouclé fin juin un exercice 2020-2021 placé sous le signe de la crise sanitaire, avec un CA de 813 M€ en léger recul d’une vingtaine de millions par rapport au record de l’année précédente.
Mais la dynamique est bien à une croissance organique de l’ordre de 10% si l’on tient compte de la cession en mars dernier de sa division américaine de systèmes de convoyage (environ 80 M€ de CA).
Autres points positifs : le bénéfice avant intérêts et impôts dépasse les 50 M€, et le carnet de commandes a franchi pour la première fois l’an dernier la barre du milliard d’euros (parmi les projets phare dévoilés depuis le début de l’année, on relèvera ceux pour Levi’s en Allemagne, voir NL 3354, ou pour Gap au Texas, voir NL 3299).
Acteur florissant de la vague d’automatisation qui déferle dans les entrepôts, TGW a distribué sur cet exercice 7M€ dans le cadre de son programme de participation des employés, et a augmenté de plus de 17% son budget R&D (32,8 M€), avec un accent sur l’IA, la robotique et les logiciels.
Et dans les mois à venir, quelque 850 créations d’emplois sont annoncées, dont une bonne moitié en Haute-Autriche (rappelons que le groupe en compte à ce jour 3 800 dans le monde).
TGW compte également investir 200 M€ dans ses sites d’ici 2026, en Autriche sur le volet tertiaire, industriel, et dans la construction d’un entrepôt automatisé de 20 000 m² pour ses propres besoins, sans compter l’établissement d’un centre d’apprentissage et de formation continue.
Et en Allemagne, sa branche TGW Robotics a acquis du foncier en Bavière pour s’agrandir. MR
Deux nouveaux directeurs trentenaires chez Bils Deroo
Pour l’aider à mener à bien sa stratégie de développement Cap 2025, le logisticien et transporteur Bils-Deroo a intégré dans son équipe cet été deux nouveaux directeurs trentenaires, Mickaël Lesire et Thomas Blot, aux postes respectifs de directeur du développement commercial et des relations clients et de directeur des opérations Transports.
La société familiale, qui a réalisé un CA de 157 M€ en 2020, poursuit l’objectif à moyen terme d’atteindre les 200 M€ en 2025. Agé de 36 ans et titulaire d’un Master II logistique et transport de l’Université Lille I, Mickaël Lesire était auparavant responsable développement en Logistique contractuelle chez Dachser France depuis 2018, après un début de carrière chez Capgemini en tant que consultant fonctionnel Supply Chain & Retail, puis ingénieur Business Solutions chez Kuehne+Nagel, puis responsable de projets opérationnels chez Log’S (entre 2016 et 2018).
Diplômé en Master II Transport (Promotrans – Villeneuve d’Ascq, 2015-2016) Thomas Blot a 30 ans, et occupait jusqu’à cet été le poste de directeur des Opérations Transports Multi-Agences pour des activités en matières dangereuses et en conteneurs maritimes au sein du groupe Mertz.
Rappelons que depuis 2010, la logistique est l’activité n°1 de Bils-Deroo devant le transport, avec une surface totale de 880 000 m² sur près de 35 sites dans les Hauts-de-France, mais aussi au Mans, à Bourges, à Viry-Châtillon, à Lyon, et à Avignon. JLR
La Redoute optimise ses stocks d’emballage grâce à Flowlity
Avec désormais un an de recul sur l’utilisation de son logiciel de planification en mode Saas, la startup Flowlity revient sur le projet qu’elle a mis en place avec son client La Redoute, et qui avait d’ailleurs fait l’objet d’un dossier de candidature aux derniers Rois de la Supply Chain 2021.
Avec l’augmentation des références et des volumes, La Redoute était confrontée à la nécessité d’agrandir son espace de stockage en utilisant sur Watrelos un entrepôt de débord pour stocker ses emballages, non loin de son site logistique Quai30 (42 000 m²), où ont lieu les opérations de conditionnement et d’expédition.
Ce mode de fonctionnement impliquant des coûts opérationnels supérieurs, l’entreprise a fait appel à Flowlity afin de minimiser les niveaux de stock de consommables utilisés pour emballer les produits avant expédition comme les boîtes, sachets, étiquettes, etc.
Après un POC concluant à la mi-2019, la solution basée sur l’IA est utilisée depuis août 2020 pour prévoir la demande, le niveau de stock des consommations et les surfaces de stockage sur une vingtaine de références de sachets et de boîtes.
Jouant un rôle de tiers de confiance, elle permet également de se synchroniser avec les fournisseurs, sur les prévisions des ventes futures et des commandes.
Les résultats sont assez spectaculaires puisque selon Flowlity, les stocks moyens ont été réduits de près de 50%. JLR
Un duo Zebra/Kbrw pour le picking en magasins chez Monoprix
Lancé dans le développement de son ecommerce, Monoprix (groupe Casino) a revu sa façon de préparer les commandes des paniers en ligne dans ses magasins. « Quand nous sommes passés sur les smartphones de Zebra, plus ergonomiques pour nos préparateurs que notre outil précédent, nous en avons profité pour remplacer notre logiciel propre par une solution de picking personnalisée de Kbrw », explique Amélie Dupuis, responsable de projet ecommerce alimentaire chez Monoprix.
Les points de vente de l’enseigne ne sont pas tous identiques et Kbrw a pris en compte leur taille, configuration (étages ou pas), rotation des produits et organisation des équipes pour proposer des parcours adaptés et plus fluides aux « piqueurs » munis des étiquettes de bacs.
Monoprix en a profité pour faire disparaître complètement la feuille de papier et le crayon. « En plus de ce front office, nous avons également travaillé le back office, en permettant de mieux gérer les créneaux de livraison affichés sur le site internet, les délais de cut off, en donnant la main au directeur du magasin », détaille Carolina Perez, customer success manager chez Kbrw, qui a présenté ce partenariat hier sur le salon Paris Retail Week.
Chacun a accès à ses données propres, qu’il soit piqueur, chef d’équipe, directeur du magasin, ou moniteur ecommerce.
Selon Monoprix, la productivité s’est accrue de 20% (100 produits collectés par heure contre 80 avant).
Les erreurs sont réduites, compte tenu du nombre d’informations/photos proposées sur les terminaux Zebra. « Pour le vin, la préparation est plus difficile du fait du nombre de références.
Mais maintenant, nous pouvons prendre en compte le produit manquant et proposer un produit équivalent ».
Et le picking peut continuer en hors ligne, en cas de défaut de connexion.
Kbrw assure que la formation à sa solution de préparation s’effectue en 1h.
Monoprix a déployé ce système dans près de 200 de ses 800 magasins, en Ile de France. VL
Malteries Soufflet trace son orge jusqu’à la bière
Après une phase d’expérimentation et de pilotes, Malteries Soufflet propose désormais à ses clients brasseurs une offre de traçabilité de ses produits, du champ d’orge jusqu’à la bière.
Fruit d’un partenariat avec la société Chrystalchain, la solution Transparency est conçue pour rendre accessible au consommateur final toutes les caractéristiques de traçabilité et de qualité concernant la bière qu’il achète, en scannant un QR Code avec son smartphone : année de la moisson de l’orge, région de culture, silo de collecte, témoignages d’agriculteurs, visite virtuelle de la malterie, description des grandes étapes du brassage, etc.
Sur la plate-forme de Chrystalchain, les informations de traçabilité sont alimentées en temps réel par tous les acteurs de la filière, dans le respect de la confidentialité.
Premier collecteur privé de céréales en Europe, Malteries Soufflet dispose de 27 malteries en Europe, en Amérique latine et en Asie, pour une capacité annuelle de production de malt de près de 2,3 M de tonnes.
Rappelons qu’une autre entité du groupe Soufflet, Moulins Soufflet, a déployé la technologie blockchain sur sa filière farine en partenariat avec une autre start-up, Connecting Food. JLR
Geodis intègre la logistique des retours à son offre e-Logistics
Afin de soulager retailers et e-commerçants dans la gestion opérationnelle de leurs retours produits, Geodis a intégré cette prestation à son offre e-Logistics.
Associée au réseau de transport et de logistique du prestataire, elle est accessible sur l’ensemble de l’Europe et comprend la déclaration de retour consommateur, la reprise et identification du produit ou encore sa livraison de remise en stock. Sur le volet digital, Geodis s’appuie sur la plateforme de gestion des retours de la start-up ShopRunBack. A partir de cette solution exploitable en marque blanche par les retailers et e-commerçants, les consommateurs peuvent indiquer les produits à retourner, préciser le motif de leur retour et sélectionner un mode de prise en charge (reprise à domicile ou dépôt en point relais).
Geodis prend ensuite le relais en assurant le retrait des colis, leur acheminement en entrepôt et les différents process de contrôle, tri, réemballage ou encore recyclage.
Toute cette logistique est retranscrite dans un back-office en application de la politique de retour prédéfinie en amont, et commerçants comme consommateurs peuvent suivre en temps réel l’évolution des demandes de retours et l’état des remboursements. « Nous offrons désormais une solution technologique et e-logistique intégrée de bout en bout qui n’existe pas sur le marché, se félicite Ashwani Nath, vice-pésident e-commerce de Geodis. Suite au succès de notre offre eLogistics dédiée à l’expérience client de la gestion des commandes à la livraison, nous avons souhaité travailler sur l’expérience après-vente, élément primordial de la satisfaction client. » AD
AutoStore cherche à lever 315 M$ via une introdution en Bourse
Six mois après l’entrée de SoftBank dans son capital à hauteur de 40 % (voir NL n°3321), AutoStore vient d’annoncer son intention de s’introduire à la Bourse d’Oslo le mois prochain pour une levée de 315 M$.
Avec cette opération, le spécialiste norvégien du système de stockage robotisé souhaite notamment renforcer son offre sur le marché du micro-fulfilment, étoffer le nombre de ses partenaires intégrateurs, procéder à des opérations de croissance externe et accélérer son développement en Amérique du Nord ainsi qu’en Asie-Pacifique.
A la fin juin, l’entreprise totalisait 667 installations dans plus de 35 pays et comptait en portefeuille 2 000 projets d’une valeur totale de 3,4 Md$.
AutoStore anticipe un chiffre d’affaires de 300 M$ en 2021 et de 500 M$ en 2022 (182,1 M$ en 2020). AD
Amazon ouvre un centre de R&D à Helsinki
C’est pour perfectionner les techniques de livraison du dernier km de son robot de livraison Scout, déjà testé dans 4 villes aux États-Unis, que le géant Amazon implante un centre de développement à Helsinki, en Finlande.
Il est prévu de recruter une vingtaine d’ingénieurs pour créer des logiciels 3D capables de « simuler les complexités de la vraie vie », afin de permettre au robot Scout d’éviter tous les obstacles pour assurer ses livraisons. La direction d’Amazon a jeté son dévolu sur Helsinki après avoir, semble-t-il, racheté la startup locale Umbra, spécialiste de la 3D.
Le centre d’Helsinki va travailler en étroite collaboration avec le laboratoire Scout de Seattle, les ingénieurs de Tübingen en Allemagne et les chercheurs de Cambridge en Angleterre. CCT