Newsletter n°3415
Quand l’éco-conception s’étend aux services logistiques
Tout le monde connaît le principe de l’éco-conception, une démarche méthodologique apparue dans les années 90 qui s’attache à améliorer un produit ou un service d’un point de vue environnemental en prenant en compte toutes les étapes de son cycle de vie.
Mais saviez-vous que seul un cinquième des entreprises dans le monde le met en application, encore très majoritairement sur le volet des produits ? C’est ce qui rend d’autant plus inédite la démarche que lance aujourd’hui Geodis pour son activité de services de logistique contractuelle, et qui fait l’objet de notre podcast de la semaine.
Le 3PL fait partie des premiers logisticiens au monde à avoir été audité sur ce sujet.
Il détaille désormais pour ses clients et prospects, dès la phase d’appel d’offres, toutes les émissions de CO2 liées au cycle de vie complet du service proposé (bâtiment, énergie, déchets, équipements) jusqu’à l’achèvement du projet, y compris la phase de fermeture du site.
C’est finalement une sorte de décarbonation anticipée que propose Geodis à ses clients, complétée par un processus d’amélioration continue englobant le volet environnemental durant toute la durée du contrat.
Dans notre podcast de la semaine, la directrice Business Excellence WEMEA chez Geodis, Céline Chatelain, en résume bien les avantages avec cette punchline d’une efficacité redoutable : « Le meilleur oxyde de carbone, c’est celui que l’on n’a pas produit ». Jean-Luc Rognon
Pour écouter le podcast avec Céline Chatelain, directrice Business Excellence WEMEA chez Geodis, cliquez ici
Datalogic ‘booste’ les capacités de son imageur Matrix 320
Le spécialiste de l’acquisition automatique de données Datalogic propose deux nouveaux modèles de son imageur industriel Matrix 320.
Ce lecteur code-barres 2D est accessible désormais dans une version avec lentille à technologie dite liquide de 6 mm (Matrix 320 Liquid Lens 6 mm) et une version modulaire (C-Mount).
La première vient compléter l’offre existante qui comprend des modèles avec lentilles liquides de 9 et de 16 mm. « Ces objectifs offrent une capacité de mise au point à distance et procurent une flexibilité extrême lorsque des réglages sont nécessaires en cours de production, avec un impact minimal sur les cadences », souligne Datalogic.
La seconde version propose un ensemble complet d’objectifs interchangeables de la marque ainsi que de fournisseurs tiers, les utilisateurs disposant ainsi de multiples options pour s’adapter aux applications les plus complexes.
Doté d’un capteur de deux millions de pixels, le Matrix 320 est utilisable dans de nombreux univers (logistique, distribution, site de production, etc.). AD
Orano a repris les activités nucléaires de Daher outre-Rhin et outre-Atlantique
Le groupe Orano a confirmé vendredi dernier l’acquisition par Orano Nuclear Packages and Services (Orano NPS) des activités nucléaires du groupe Daher en Allemagne (Daher Nuclear Technologies – DNT) et de sa filiale en Amérique du Nord (TLI).
Ce projet d’acquisition, qui avait fait l’objet d’un accord en mars dernier (voir NL 3301), restait soumis aux autorisations usuelles (en matière d’investissements étrangers, de contrôle des concentrations…).
DNT et TLI seront renommées respectivement Orano NCS et TLI Orano.
Grâce à cette opération, Orano bénéficiera de savoir-faire, en particulier dans les domaines du transport de matières nucléaires et de l’ingénierie des emballages, et d’implantations géographiques complémentaires.
La centaine de salariés de DNT et TLI (localisés en en Allemagne et aux Etats-Unis) renforcera l’équipe d’Orano NPS qui compte déjà 1 000 collaborateurs au niveau mondial. « Grâce à la mobilisation conjointe de nos équipes dotées d’un haut niveau d’expertise et de savoir-faire en matière d’ingénierie et de transport, nous apporterons toujours plus de valeur à nos clients européens et américains en élargissant notre offre de produits et de services », a déclaré Frédéric de Agostini, Président d’Orano NPS. JF
Un AGV inter-bâtiments développé pour Idea
Dans le cadre de sa démarche stratégique d’innovation, le 3PL spécialisé en supply chain industrielle Idea dispose désormais d’un AGV électrique, utilisable aussi bien à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur, grâce à l’expertise et au savoir-faire du groupe toulonnais ECA Group.
Ce dernier conçoit, fabrique et commercialise tous types de systèmes robotisés opérant en milieu hostile (y compris pour le déminage sous-marin), notamment pour la défense (9 des 10 premières armées mondiales sont équipées de ses solutions), mais c’est la première fois qu’il travaillait sur un cas d’usage en logistique.
Le développement technique a démarré en 2019 et le premier modèle de série a été livré moins de deux ans plus tard : l’AGV est désormais opérationnel depuis juin 2021 sur le site industriel nantais d’Airbus, un client d’Idea.
Cet engin autonome de 2,2 m de largeur sur 3,4 m de longueur peut prendre en charge automatiquement les flux inter-bâtiements des rolls ou des palettes jusqu’à 1 t.
Il respecte même le code de la route et s’arrête aux panneaux Stop ! La collaboration entre Idea et Eca Group devrait se poursuivre sur d’autres solutions logistiques allant du magasin robotisé à l’AGV lourd (jusqu’à 15/20 tonnes de capacité). JLR
MyTower lève 7M€ pour asseoir son indépendance
Éditeur de la plateforme collaborative transport éponyme, MyTower annonce avoir levé 7 M€ auprès de Réflexion Capital, un fonds français spécialisé dans les « small cap » technologiques, aux côtés de ses trois fondateurs et de leurs associés historiques.
Créé en 2015 sous les auspices du commissionnaire de transport Crystal Group via sa branche services et conseil Alis, MyTower a gagné en indépendance en mode spin-off, et n’a d’ailleurs pas été concerné cet été par la prise de contrôle de Crystal Group par Dimotrans (voir NL 3387).
Ce tour de table lui donne les moyens de poursuivre son développement sur ce créneau très en vue de la digitalisation transport, avec son optique propre qui associe le prisme d’un TMS en matière d’organisation de suivi et d’optimisation des opérations et dépenses transport, et celui du Global Trade Management (GTM) sur le volet commerce international et optimisation/ sécurisation des opérations douanières.
Collaborative, la plateforme MyTower « facilite et simplifie les échanges entre les chargeurs, leurs clients et leurs prestataires de transport et douane, améliore la visibilité sur les commandes et expéditions, et permet de réaliser des gains de productivité administratifs grâce à ses puissantes fonctionnalités d’automatisation des processus », fait valoir son communiqué.
Et pour sa cible d’industriels et de distributeurs, l’enjeu se pose à la fois en termes de réduction des coûts de transport et de navigation avisée dans les règles du commerce internationale mais aussi sous l’angle environnemental, avec l’impératif de mesurer et réduire l’empreinte carbone de leurs opérations. « En combinant au sein d’une plateforme unique les fonctionnalités d’un TMS et d’une solution GTM, MyTower affirme son positionnement unique sur le marché français et rentre dans le cercle très restreint des éditeurs à proposer cette combinaison pertinente au niveau européen, indique Jean-Christophe Cuvelier, cofondateur & CEO de MyTower.
Modulaire et hautement configurable, sa plateforme s’adresse aussi bien aux PME et ETI qu’aux grands groupes, en alternative aux « big players » et acteurs historiques du marché.
Également présent en Suisse et aux Maroc, l’entreprise compte plus de 80 collaborateurs, dont une bonne moitié en R&D, et compte en recruter une vingtaine sur 2022 pour étayer ses ambitions de croissance sur les marchés français et européens. MR
Alibaba livre un million de colis sans conducteur
Les livraisons avec des robots autonomes ne relèvent plus de la science-fiction pour Alibaba qui souffle cette semaine une bougie emblématique : le premier million de colis livrés en Chine avec ces véhicules futuristes, et ce seulement un an après leur lancement (voir NL n°3314 et n°3197).
Damo Academy, le laboratoire de recherche d’Alibaba, a précisé dans un communiqué que 200 robots ont transporté ces colis à plus de 200 000 consommateurs dans 52 villes chinoises.
Rappelons que ces robots de livraison autonomes, dénommés « Xiaomanlv » (qui signifie « petit âne compétent »), peuvent transporter environ 50 colis et parcourir une centaine de kilomètres.
Le géant chinois prévoit, à horizon trois ans, d’étendre sa flotte à 10 000 robots pour être en mesure de traiter un million de colis par jour.
Apparemment, les coûts globaux (de production et d’exploitation) représentent un tiers de ce que propose habituellement l’industrie en raison du recours à des matériaux bon marché (pour le hardware) contrebalancés par l’utilisation d’algorithmes ultra sophistiqués permettant de s’affranchir de capteurs haute définition utilisés normalement sur les véhicules autonomes. JF