Newsletter n°3426
Locus Robotics implante son siège européen à Amsterdam
Afin de développer sa présence sur le Vieux Continent, le fabricant américain de robots mobiles autonomes Locus Robotics a ouvert sa filiale européenne à Amsterdam.
Celle-ci assurera à la fois le développement de son activité commerciale en Europe, l’assistance technique de ses clients et le montage / entretien de ses AMR. « Notre agence d’Amsterdam nous offrira la souplesse nécessaire pour assister nos clients européens en temps réel au fur et à mesure de la croissance des commandes, note Denis Niezgoda, vice-président Europe de Locus Robotics. Nous sommes idéalement placés pour évoluer en parallèle avec l’augmentation de leurs besoins commerciaux et opérationnels ». L’entreprise dispose de moyens pour étoffer sa présence à l’international : elle a levé 150 M$ en début d’année (voir NL n°3291). AD
Le modèle Direct-to-Consumer à l’épreuve de la livraison
Un mini-sondage récent réalisé par ParcelLab montre que les entreprises ayant adopté un modèle D2C (Direct-to-Consumers, sans recourir à un intermédiaire de distribution) ont encore des progrès à faire en matière d’expédition et de livraison.
Éditrice d’une solution Saas permettant aux e-commerçants de suivre leurs envois et d’automatiser leur communication client durant les process de livraison, la startup a ainsi évalué en avril dernier les pratiques dans ce domaine de 11 marques D2C (Cheerz, Envie de Fraise, Jimmy Fairly, Kazidomi, Le Slip Français, Miliboo, Polette, Sézane, Tediber, Tikamoon, et Typology).
Il en ressort notamment que l’approche client basée sur l’ultra-personnalisation lors de la phase préachat ne prévaut plus lors de la phase opérationnelle, avec une forte tendance à déléguer partiellement la communication à un tiers, notamment au transporteur.
Cela entraîne un risque de messages en doublon, et peut générer de la confusion chez le consommateur.
Par ailleurs, près de la moitié des marques sondées ne demandent pas d’évaluation produit ou de retour d’expérience sur la livraison.
Côté environnemental, si 100 % des emballages primaires étaient adaptés à la taille du produit, plus d’un tiers des marques utilisent encore du plastique pour leurs emballages ou leur calage, et aucune ne propose une livraison neutre en carbone via vélos cargo ou véhicules électriques, au-delà des options à domicile et en point relais.
Quant à la gestion des retours, seulement 20% du panel offre la possibilité de déposer le colis en magasin et une seule marque fournit une étiquette de retour dans le colis.
ParcelLab s’étonne en outre qu’aucune ne propose d’option digitale de retour (QR Code, e-Label).
Il y aurait également des progrès à faire en matière de communication : 60 % des marques DTC interrogées ne notifient même pas au client la bonne réception du colis retourné. JLR
Alain Ferrand à la tête des solutions d’entreposage chez Jungheinrich France
Dans le cadre d’une réorganisation destinée à lui permettre de s’adapter à la forte croissance du marché de l’intralogistique automatisée, Jungheinrich France a promu Alain Ferrand au poste de directeur solutions d’entreposage.
Celui-ci succède à Franck Verween, qui a été nommé directeur automatisation Europe du nord et de l’ouest chez Jungheinrich.
En poste depuis le 1er octobre, Alain Ferrand pilotera les activités chariots système, rayonnage et AGV du spécialiste des équipements et solutions intralogistiques en France avec pour mission la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route du groupe baptisée Strategy 2025+ (voir NL n°3266).
Agé de 49 ans et titulaire d’un doctorat en sciences, métallurgie et matériaux obtenu à l’université Paris-Sud (Paris XI), Alain Ferrand a rejoint Jungheinrich France en 2017 où il était jusqu’ici responsable de l’activité chariots systèmes.
Et il a pour le moins une forte expérience dans le secteur de l’intralogistique, avec un début de carrière chez Mecalux, où il a été successivement ingénieur d’affaires et responsable du département systèmes automatisés, avant de rejoindre le groupe Fenwick-Linde, où il a été en charge du support technique et commercial pour la vente de chariots ‘systèmes’ sur la France et à l’international, en tant qu’ingénieur projets logistiques.
Pendant cinq ans, il a ensuite travaillé chez France Boissons comme responsable moyens logistiques.
A ce titre, il y était en charge d’un parc de 80 sites, 950 véhicules, 1 000 poids lourds et 1 200 engins de manutention, renforçant à cette occasion les relations de partenariat de la société avec Jungheinrich.
A noter que dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Alain Ferrand intègre le comité de direction de Jungheinrich France. AD
11 directeurs SC pour sélectionner les équipes finalistes
Alors qu’il reste deux semaines aux équipes candidates pour renvoyer leur questionnaire et faire officiellement partie de l’aventure des Rois de la Supply Chain 2022, il est temps de vous annoncer la composition du jury de cette 16ème édition.
Ces six hommes et ces cinq femmes, tous grands professionnels de la supply chain dans divers secteurs d’activité, se réuniront sous l’égide de Supply Chain Magazine à la mi-novembre pour choisir collégialement les huit dossiers finalistes, sur la base de nombreux critères d’évaluation (enjeux opérationnels et stratégiques, caractère innovant, résultats obtenus, management de projet, dimension RSE) ainsi que sur la clarté et la pertinence de la présentation de la problématique métier.
Une fois passée cette étape de sélection, les huit équipes présenteront leur projet sur scène le 13 janvier, lors de la journée du Forum des Rois, aux Salons de l’Aveyron à Paris et c’est le public présent qui désignera par ses votes les trois Rois de la Supply Chain 2022 (Grand Prix, Prix de l’Innovation et Coup de Cœur).
La cérémonie du couronnement aura lieu le soir-même au Pavillon Cambon Capucines.
Voici donc la liste des onze membres de notre jury des Rois de la Supply Chain 2022 (par ordre alphabétique) :
Grégory Debuchy, directeur Supply Chain de Ferrero France
Alain Doudard, directeur Supply Chain Monde de Moët Hennessy
François-Xavier Forestier, directeur Supply Chain de Conforama
Véronique Fugier-Garrel, responsable de la chaîne logistique des Jeux (Paris 2024)
Hervé Le Gall, directeur Supply Chain de Krys Group
Clémentine Mermet des Granges, directeur Distribution / Supply Chain Europe de Warner Music et vice-présidente du comité de pilotage de l’Agora du SCM
François Peignès, vice-président Supply Chain Operations d’Orano
Léna Quéau, SC transformation leader chez Air Liquide
Valentine de Saintignon, directrice des Opérations & Projets Supply-Chain E-commerce chez Auchan
Florent Tronquit, directeur Supply Chain de Pierre Fabre
Anne Vallet, directrice Achats et Supply Chain de Haribo France
Wakeo lève 11 M$ pour gagner en visibilité
Fondé à l’automne 2016 et partie prenante de la digitalisation transport, Wakeo annonce une levée de fonds de 11 M$ (près de 9,5 M€) auprès de deux acteurs du capital-risque, le français 360 Capital et l’américain Promus Ventures (via son fonds Orbitale Ventures).
L’opération est présentée comme « série A » mais la start-up avait déjà réuni environ 2 M$ en phase d’amorçage auprès d’investisseurs et autres business angels (dont l’ancien PDG de Bolloré Logistics), afin de développer sa plateforme dopée à l’IA.
On rappellera sa collaboration structurante avec Air Liquide sur ses flux d’hélium au départ du Golfe persique, qui avait valu au tandem de décrocher notre Prix de l’Innovation des Rois de la Supply Chain en janvier 2019 (voir NL 2848).
D’autres grands noms ont depuis opté pour ses services et sa solution, tels que Faurecia, B.
Braun, Uniqlo ou le commissionnaire Clasquin, et le communiqué du jour annonce une augmentation de quelque 300% de son revenu annuel récurrent en 2020, sans plus de précision.
La trajectoire de Wakeo souligne l’évolution à l’œuvre en matière de pilotage transport, où la notion de traçabilité des flux cède la place à la visibilité transport, créneau de plus en plus disputé à l’échelle européenne.
Wakeo a notamment creusé l’angle technologique de l’analyse de données afin de répondre à ces enjeux de visibilité temps réels sur les flux intercontinentaux par essence multimodaux (dans une optique de bout-en-bout), avec une expertise pointue sur les volets maritime et aérien, et leurs modes complémentaires routier, ferroviaire ou fluvial.
Et avec son nouvel apport en capital, Wakeo entend investir dans les modèles de calcul d’ETA, dans le développement de fonctionnalités à forte valeur ajoutée et dans son expansion internationale (avec pour nouvel atout la présence mondiale de Promus Ventures).
Le contexte de fortes perturbations des flux mondiaux découlant de la crise sanitaire plaide évidemment pour ce profil de solutions, vu l’envolée des prix, les problèmes de capacités disponibles ou de congestion de certains ports.
La plateforme et les algorithmes de Wakeo permettent en effet aux entreprises de gagner en anticipation et en fiabilité dans la gestion de leurs flux jusqu’aux clients.
Mais c’est aussi sous l’angle environnemental que s’étoffe son offre de services, à l’image de son calculateur d’émissions de GES présenté au printemps dernier (voir NL 3328). MR
Weber ouvre près de Katowice son 1er site de production-distribution hors US
Début octobre, le spécialiste américain du barbecue Weber a inauguré sa nouvelle usine et plateforme logistique de Zabzre, en Pologne, dont les 50 000 m² lui permettront de mieux accompagner sa croissance sur les différents marchés européens.
Pour son premier site de production et de distribution hors des États-Unis, Weber a ainsi choisi de s’implanter sur la « zone économique spéciale » de Katowice, compte tenu de ses bonnes dessertes routière et aéroportuaire, et de la richesse de son bassin de main d’œuvre.
Développé clé-en-main par le spécialiste de l’immobilier industriel et logistique Panattoni (dont le siège européen est aussi en Pologne, voir NL 3398), et construit selon le calendrier prévu malgré le contexte sanitaire, ce site qualitatif certifié Breeam va produire des équipements et accessoires de « cuisine en extérieur » et en assurera la distribution en Europe, sans compter 800 m² destinés à sa Grill Academy Weber pour assurer des formations ou accueillir des événements. « Notre croissance s’appuie en partie sur notre stratégie de “Make-Where-we-sell” (“Fabriquer où nous vendons”), le but étant de produire des barbecues de grande qualité au plus près de nos clients et consommateurs, améliorant ainsi nos délais de livraison et de service.
Nous gagnons également en efficacité opérationnelle, avec une flexibilité accrue pour répondre et réagir aux dynamiques et besoins du marché local », a commenté Chris Scherzinger, CEO de cette entreprise née dans les années 50, dont les produits ont commencé à traverser l’Atlantique dès 1972 (mais la marque est arrivée en 2000 en France). MR