Newsletter n°3453
PicWicToys en tandem avec DHL SC pour le pic de Noël
Née en 2019 suite à la reprise d’une quarantaine de magasins de Toys’R Us France par Picwic (détenu par Luderix International, entité fondée par la famille Mulliez), l’enseigne PicWicToys s’appuie depuis juin 2020 sur deux entrepôts logistiques quasiment voisins et basés à Houplines, dans le département du Nord, mis à contribution pour affronter le pic des fêtes de fin d’année.
L’un est historiquement exploité en propre par les équipes de PicWicToys (20 000 m²) et l’autre (22 000 m²) a été ouvert en juin 2020 dans le cadre d’un partenariat de trois ans renouvelables avec DHL Supply Chain.
Le 3PL y est en charge de la logistique d’une partie des articles du catalogue PicWicToys (environ 6 000 références sur un total de 15 000) pour les 45 magasins et les commandes e-commerce, le reste du référentiel étant géré sur le site historique.
Cette configuration en entrepôts jumeaux résulte de la refonte du schéma logistique après le rapprochement entre Toys’R Us France et Picwic, sachant que le premier s’appuyait sur un entrepôt de 48 000 m² à Saint-Fargeau-Ponthierry, dans le sud de l’Ile-de-France, dont le bail arrivait à échéance à l’été 2020.
PicWicToys était à la recherche d’un entrepôt de 40 000 m² en région lilloise pour consolider toutes les activités sur un seul site, mais n’a pas trouvé ce qu’elle cherchait dans les délais impartis.
Elle a finalement opté pour cette solution en tandem avec DHL Supply Chain, notamment choisi pour « sa flexibilité et sa faculté à gérer la saisonnalité et les pics d’activité ». JLR
La blockchain au service de la douane et de la traçabilité chez Daher
Si les applications de blockchain commencent à faire parler d’elles dans les domaines de l’agroalimentaire ou des PGC, les exemples dans l’aéronautique sont plus rares. « Nous avons constaté que nous continuions de payer des droits de douane significatifs malgré un contexte réglementaire qui offrait aux entreprises la possibilité de les réduire, voire de les suspendre totalement dans certaines situations », expliquait Charlotte Turrel, responsable douanes au sein du groupe Daher, à l’occasion d’une conférence sur Supply Chain Event.
À cet enjeu de performance économique s’ajoutait aussi une évolution et une complexification à moyen terme du dispositif réglementaire à l’échelle internationale et européenne. « La blockchain offrant des promesses de transparence, une visibilité, une historisation et une sécurité, elle permet d’avoir une traçabilité à postériori sur tout ce qui peut se passer dans la supply chain.
D’où notre volonté de l’expérimenter », a indiqué Gabriel Raffour, ʻHeadʼ du Daher Lab.
Le sujet a émergé en 2017 puis a été présenté en interne, trouvant immédiatement un écho auprès des représentants de la fonction « douane ».
Dans la foulée du top départ donné en 2019, la discussion s’est nouée avec la société Tilkal. « Le projet a concerné une matière première, des rouleaux d’isolation, l’objectif étant de démontrer leur utilisation sur tel avion à tel endroit et à une date donnée.
L’enjeu était de réussir à collecter toutes les données auprès des différents acteurs (transporteur, prestataire de dédouanement, au sein de l’usine…), d’arriver à les faire parler au sens réglementaire-douanier, et bien sûr de restituer l’information comme souhaité par la réglementation afin d’être éligible à une suspension de droits de douane », a détaillé Charlotte Turrel.
Auparavant, ce travail de collecte de données (sans parler de leur traitement), indispensable pour obtenir la suspension de droits de douane, était une tâche extrêmement chronophage. « Nous apportons une garantie technique que les données ne sont pas modifiées.
Cela donne une base solide pour constituer un dossier qui peut être remis aux douanes sur l’ensemble des mouvements », a commenté Matthieu Hug, co-fondateur & CEO de Tilkal.
Au-delà des bienfaits en matière de traçabilité, les bénéfices financiers sont manifestes. « Nous sommes passés de 6-7% de droits de douane sur la valeur de la marchandise de ces matières premières à 0, de façon immédiate », a illustré Charlotte Turrel.
Daher ne compte pas s’arrêter en si bonne route et réfléchit déjà à d’autres cas d’application de la blockchain (calcul de l’impact carbone, assurance du respect éthique dans la filière de certaines matières premières).
Affaire à suivre… JF
Kinaxis se met en ordre de marche dans l’Hexagone
Présent sur Supply Chain Event, l’éditeur Kinaxis compte renforcer ses ressources sur le marché hexagonal.
Constituée aujourd’hui de trois personnes au niveau commercial et de plusieurs business consultants, l’équipe française a vocation à s’étoffer significativement dans les prochains mois. « La demande est de plus en plus importante.
Les entreprises sont en quête de plus de visibilité pour faire face à la volatilité accrue du marché », relève Particulièrement présent dans les secteurs de l’automobile, des PGC, l’industrie pharmaceutique ou l’aérospatial, l’éditeur cherche aussi à étoffer son réseau de partenaires (une soixantaine actuellement au niveau mondial) pour l’implémentation et le paramétrage de sa plateforme Saas RapidResponse. « Nous sommes capables de nous intégrer à n’importe quelle solution pour capter toute donnée nécessaire à la planification, RapidResponse couvrant l’ensemble de ses fonctionnalités dans une démarche de concurrent planning », note-t-elle.
Le « concurrent planning », quésaco ? « Il s’agit d’une approche consistant à faire de la planification simultanée sur différentes strates.
Nous réalisons la planification de bout en bout de l’exécution jusqu’au niveau stratégique.
Ainsi, tout le monde partage la même vision.
Nous sommes aussi capables de faire des simulations en temps réel et de créer des scénarii de type « what if » afin d’aider aux prises de décision », explique Valérie Le Gloannec.
Par ailleurs, Kinaxis est en train de lancer une nouvelle offre packagée dénommée « Planning One », spécialement conçue pour aider les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs à passer d’Excel à une planification avancée en 12 semaines seulement. « Avec Kinaxis Planning One nous combinons les fonctionnalités essentielles d’une tour de contrôle, notamment la visibilité de bout en bout, l’analyse des causes profondes et les tableaux de bord basés sur les indicateurs clés de performance, avec la synchronisation instantanée et continue de la planification simultanée de la demande, de l’approvisionnement, des stocks et de la planification opérationnelle », conclut-elle. JF
L’OMS, nouvelle baguette magique de La Fée Maraboutée
L’enseigne française de prêt-à-porter féminin La Fée Maraboutée a décidé de se lancer dans l’omnicanal en adoptant la solution d’Order Management System (OMS) de l’éditeur OneStock.
Son déploiement concernera l’intégralité de son réseau de 110 boutiques en France et en Europe, début 2022, et devrait lui permettre d’unifier virtuellement ses stocks, répartis entre un entrepôt e-commerce et ses points de vente.
L’enjeu est de mettre en œuvre de nouveaux processus de livraison et de commandes (click-and-collect, ship-from-store, order-in-store).
Dans un contexte de digitalisation croissante des comportements d’achats des consommateurs lié à la crise sanitaire, il s’agit d’offrir une expérience client optimale en unifiant le parcours d’achat de la prise de commandes à la gestion des retours, quel que soit le canal choisi (physique ou digital). « Nous sommes persuadés que l’omnicanal est la pierre angulaire d’une stratégie retail efficace, indique Gaëlle Lelong, directrice générale marque et offre de La Fée Maraboutée. L’implémentation de l’OMS et de ses solutions associées vont nous permettre une réelle complémentarité entre notre e-commerce et notre réseau de boutiques pour satisfaire, encore et toujours, un maximum de clientes ». AD
Sofrilog conforte ses positions chez Picard
Sofrilog et son client Picard ont inauguré jeudi dernier la nouvelle configuration de l’entrepôt du 3PL situé à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne).
Cette plateforme a récemment fait l’objet d’une extension de 16 000 m3 pour porter sa surface de stockage totale à 41 000 m3, un agrandissement effectué afin de soutenir la croissance du distributeur spécialisé et livrer davantage de ses magasins (124 aujourd’hui). « Cette extension va permettre d’accompagner le surplus d’activité de nos magasins à Noël ainsi que notre plan de croissance Proxima, confirme Pascal Neveu, directeur de la transformation supply chain de Picard. Cet entrepôt va notamment soutenir notre expansion territoriale.
Depuis ce site, nous avons pour ambition d’augmenter de 20 % le nombre de magasins desservis par Sofrilog. » Le distributeur fait déjà partie des trois principaux clients du 3PL avec les groupes Auchan et Casino, s’appuyant aujourd’hui non seulement sur la plateforme de Villeneuve-sur-Lot de Sofrilog, mais aussi celles de Trappes (78) et de Bedée (35).
Ce dernier site a aussi récemment été agrandi (voir NL n°3381).
Le prestataire dispose ainsi de 40 entrepôts d’une capacité totale de 1,4 million de m3 en froid négatif en France, un nouveau site étant programmé l’an prochain à Casablanca, au Maroc (voir NL n°2846). « Nous n’avons pas prévu de nouvelles constructions dans les prochains mois, indique Sébastien Bossard, directeur commercial de Sofrilog. Nous allons toutefois continuer à répondre à des appels d’offres.
Sur la fin de l’exercice et l’an prochain, nous comptons pour l’essentiel ouvrir de nouvelles agences transport. » Le prestataire en compte à ce jour 9 sur ses 40 sites. AD
FM Logistic développe son activité avec le distributeur Bauhaus
Prestataire depuis 2018 du retailer allemand Bauhaus, FM Logistic a signé un nouveau contrat avec ce spécialiste du bricolage et des articles maison et jardin, et a doublé pour lui la surface de son site dédié de Lovosice, en République Tchèque (de 30 à 60 000 m²).
Un agrandissement mené avec le développeur et gestionnaire d’immobilier logistique P3 Logistic Parks.
Le site, qui traite les commandes e-commerce et la distribution de Bauhaus vers les marchés allemand et autrichien, va ainsi pouvoir tripler le référentiel stocké sur place d’ici à 2030 (de 30 000 à 100 000 SKU). « En 2020, nous avons traité 66 % de commandes en plus par rapport à 2019, et sur 2021, nous prévoyons une augmentation du volume de 34 %, indique Guilhem Vicaire, directeur business solutions pour l’Europe centrale chez FM Logistic. Nous atteindrons ainsi plus d’un million de commandes par an, et pour soutenir cette croissance, nous avons coopéré étroitement avec notre client pour co-concevoir et automatiser les processus de l’entrepôt ».
La plateforme compte notamment des trieurs automatisés, une solution de préparation de commandes goods-to-man et une machine de production d’emballages sur-mesure pour articles non convoyables. « Nous considérons FM Logistic comme un partenaire stratégique, note Jérôme Biencourt, responsable de la logistique e-commerce chez Bauhaus. C’est pourquoi nous avons décidé d’étendre notre partenariat avec notre partenaire en investissant massivement dans ce centre de distribution ». AD