Newsletter n°3458

Santé

BioMérieux avec OpenBox pour une extension tri-température

Le spécialiste du diagnostic in vitro BioMérieux réalise une extension de son centre de distribution international de Saint-Vulbas, au sein du Parc industriel de la Plaine de l’Ain (Pipa).
Un bâtiment logistique tri-température de 4 700 m² est réalisé en étroite collaboration avec OpenBox, dont la méthodologie Co Design&Build associe le futur exploitant à toutes les phases de son projet, de la conception à la construction, en toute transparence.
BioMérieux est ainsi informé régulièrement des prix d’achat et de la rémunération d’OpenBox, et les deux parties se sont accordées sur la répartition de potentielles économies sur la phase de réalisation.
Signé du cabinet lyonnais TJ Archi, expert du secteur santé, le futur bâtiment comportera une zone pour les produits congelés (-31/-19°C), une pour les produits froids (2/8°C) et une tempérée (15/25°C). « L’expérience et la compétitivité d’OpenBox sur ce type de bâtiment haute technicité, le planning proposé ainsi que l’accompagnement à l’obtention du certificat d’économie d’énergie ont convaincu BioMérieux de nous faire confiance pour la phase de construction, dans le cadre d’un Contrat de Promotion Immobilière (CPI) », indique David Fitoussi, directeur d’OpenBox.
Les travaux de terrassement avaient été lancés en mai 2021, sachant que cette réalisation menée sur un site en exploitation exige une organisation du chantier très précise, et l’achèvement du clos couvert a permis d’organiser fin novembre un traditionnel gigot-bitume réunissant l’ensemble des parties.
La livraison est prévue pour le printemps 2022, mais cette extension n’est que la première phase du plan « IDC 2040 » de modernisation de ce centre de distribution internationale.
Une refonte du système d’information suivra, puis la mise à niveau des process automatisés et l’ajout de nouveaux systèmes, avec un volet robotisé pour une préparation en goods-to-man. MR

Analyse de données

Oracle lance une solution packagée pour la Supply

L’éditeur américain Oracle lance sur le marché une solution dénommée Oracle Fusion SCM Analytics qui vient compléter son offre Fusion Cloud Supply Chain & Manufacturing (SCM) avec un outil cloud d’analyse de données basée sur l’IA. « Les  entreprises n’ont jamais eu autant besoin de disposer d’informations en temps réel sur chaque élément de leur supply chain pour prendre les bonnes décisions et anticiper les perturbations et l’évolution des  attentes de leurs clients.
Les utilisateurs d’Oracle Fusion SCM Analytics peuvent rapidement repérer
des informations sur les performances, déceler les problèmes, gagner en efficacité et  limiter les perturbations dans la supply chain» a déclaré T.K.
Anand, le vice-président d’Oracle Analytics.
En s’appuyant sur un modèle de données « désiloté » (finances, RH, supply chain)  qui intègre aussi des données externes, cette solution propose notamment des tableaux de bord de KPI préconfigurés sur la gestion et l’exécution des commandes, les stocks et les achats, mais fournit également des analyses prédictives pour identifier les économies possibles, mettre en évidence les goulots d’étranglement opérationnels et prévoir les résultats futurs, en termes de service clients et d’objectifs commerciaux.
JLR

Gestion de cour

Peripass ajoute de l’IA à sa plateforme SaaS

L’éditeur Peripass s’est associé à la scale-up Robovision avec l’objectif de permettre aux responsables de plateformes logistiques de localiser en temps réel toutes les remorques présentes sur leurs sites à partir d’un jumeau numérique.
Grâce à ce partenariat, matérialisé par une offre de services baptisée Realtime Trailer Location Services, l’éditeur donne la possibilité à ses clients d’utiliser sa plateforme SaaS de gestion de cours Peripass Yard Management en y intégrant l’expertise de la jeune pousse belge, spécialisée en vision learning et IA. « Des caméras intelligentes et le vision learning permettent de déterminer la localisation exacte des remorques et de gérer plus efficacement tous les véhicules présents sur un site, précise Peripass. Notre nouvelle solution est ainsi capable de détecter immédiatement tout incident, qu’il s’agisse d’un camion stationné au mauvais quai de chargement ou qui enlève la mauvaise remorque.
Il est donc possible d’intervenir immédiatement et d’éviter qu’un camion ne parte avec la mauvaise remorque, en maintenant par exemple la barrière de sortie fermée.
Elle permet en outre de retrouver immédiatement les remorques stationnées et même de suivre le nombre de remorques louées sur un site pour éviter des frais de location inutiles.
Tout cela en temps réel. »
Realtime Trailer Location Services fait actuellement l’objet d’un POC sur un site du prestataire logistique belge H.Essers. AD

Dernier km

Shopopop lève 20 M€ pour se développer en France et en Europe

Compter 21 000 nouveaux magasins partenaires en France dans les trois ans et en totaliser 50 000 d’ici à la fin 2025 dans 7 pays en Europe (France, Belgique, Luxembourg, Italie, Portugal, Espagne et Pays-Bas).
Voilà les objectifs que s’est fixé la plateforme de livraison collaborative entre particuliers Shopopop avec sa levée de fonds de 20 M€, la quatrième depuis la création de la société en 2016.
L’opération a été réalisée auprès de trois de ses partenaires financiers historiques (Go Capital, Epopée Gestion, Pierre Voillet) et d’un nouvel investisseur (le fonds Meridiam). « Notre histoire a débuté avec la grande distribution alimentaire, qui nous a permis de valider notre modèle, et nous sommes prêts aujourd’hui à nous diversifier à grande échelle pour rapprocher les enseignes partenaires de leurs clients », souligne Antoine Cheul, co-fondateur de Shopopop.
Sur le seul territoire français, où elle dispose d’une communauté de 300 000 particuliers-livreurs, la plateforme compte parmi ses enseignes partenaires aussi bien des distributeurs alimentaires que non alimentaires et des commerçants de proximité (Auchan, Carrefour,  Casino, E.
Leclerc, Intermarché, Système U, (Eram, Bureau Vallée, Biocoop, L’eau Vive, Jeff de Bruges, Cavavin, etc.).
Des discussions seraient actuellement en cours avec d’autres enseignes comme Electro Dépôt, Monsieur Bricolage, Castorama et Leroy Merlin.
Depuis le début de l’année, Shopopop ainsi organisé plus d’un million de livraisons pour 495 000 clients finaux à partir de 1 700 points de vente, pour l’essentiel basés en France car la plateforme n’a commencé à se déployer en dehors du territoire qu’au cours de l’année 2020 (voir NL n°3282 et 3055). « Nous avons connu une hausse de 300 % du nombre de livraisons entre 2019 et 2020, note Johan Ricaut, l’autre co-fondateur de Shopopop. Et avec plus d’un million de livraisons réalisées entre janvier et novembre 2021, nous avons réussi à fidéliser nos utilisateurs réguliers et à séduire de nouveaux clients. » Rappelons que la plateforme est commercialisée auprès des enseignes via un abonnement et qu’une commission est ensuite ajoutée au montant de la livraison payée par le client final, les particuliers-livreurs étant rémunérés entre 5 et 8 euros par course selon le panier, le lieu et l’heure de livraison. AD

 

Equipement de la maison

Conforama bascule en Saas sur Generix Supply Chain Hub

Conforama était l’un des derniers clients de Generix à utiliser le WMS Infolog en environnement Unix (depuis 2006).
Accompagnée par les équipes de Generix, l’enseigne de distribution d’équipements de la maison a désormais franchi le pas en adoptant la plate-forme en mode Saas Supply Chain Hub de l’éditeur, à la fois pour le WMS et le TMS, ainsi que pour les services déjà existants de facturation électronique et services EDI.
La première migration du WMS, qui a fait l’objet d’un « core model », a eu lieu en juin et la dernière en octobre, en ce qui concerne les trois entrepôts de Conforama, à savoir deux sites en France, Tournan-en-Brie (177 000 m²) et Saint Georges d’Espéranche en Isère (66 000 m²) et un en Pologne. « Nous n’avions pas effectué les montées de versions précédentes, et nous sommes actuellement en train de tester certaines nouvelles fonctionnalités ou de nouveaux processus, notamment sur la gestion de produits multi-composants » nous a confié François-Xavier Forestier, le directeur Supply Chain de Conforama.
Quant à la solution TMS (qui est aussi une montée de version), elle couvre l’ensemble des opérations de transport du groupe. « Notre plateforme Generix Supply Chain Hub en SaaS a permis à Conforama d’accélérer la transformation de ses opérations entrepôts et transport, tout en minimisant les risques.
Dès le mois de juin, nous avons mis en production un entrepôt, avec un équilibre de présentiel sur site ainsi qu’à distance, comme nous l’avons fait pour de nombreux  clients cette dernière année
» a déclaré Philippe Seguin, le DG de Generix Group en France. JLR

Infos internationales
Royaume-Uni

Des livraisons en véhicule autonome à London Gateway

Un véhicule autonome est actuellement testé par Ford et DP World London Gateway (port britannique situé à 40 km à l’est du centre de Londres).
Cet essai s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherche sur la conduite autonome mené par le constructeur américain dont l’objectif est d’aider les entreprises à identifier les bénéfices des véhicules autonomes pour leurs activités.
Pour DP World, cette initiative est l’occasion de tester les réactions des destinataires des livraisons assurées par ces véhicules.
La camionnette a été spécialement aménagée avec des casiers sécurisés à l’arrière dans lesquels les colis peuvent être déposés puis collectés par le personnel. « Le fait d’avoir ce qui semblait être un véhicule autonome sur le site a créé un véritable buzz.
Tout le monde voulait l’utiliser.
Prendre la voiture pour aller chercher un colis ailleurs sur le site ne semble pas très long, mais si l’on considère les multiples trajets effectués sur des semaines, des mois et des années, cela peut représenter beaucoup de temps et d’argent
», a déclaré Ernst Schulze, directeur général de DP World au Royaume-Uni.
En partenariat avec Argo AI, Ford a déjà testé la technologie de conduite autonome dans les principales villes des États-Unis et prévoit d’investir 7 Md$ (6,2 Md€) dans les véhicules autonomes au cours des dix prochaines années. JF