Newsletter n°3461

Logistique textile

C-Log équipé par Transitic sur son site d’E-Valley

Au premier semestre 2021, le prestataire C-Log est entré dans les murs de son dernier site en date, ouvert au sein d’un des premiers bâtiments de l’ambitieux programme E-Valley, près de Cambrai.
La filiale logistique du Groupe Beaumanoir y dispose de quelque 38 000 m² en développé, destinés à assurer la logistique B2B et la distribution internationale de marques du groupe de luxe Richemont, et à accueillir des opérations transférées depuis un site tout proche de ce 3PL retail et e-commerce au service de nombreuses marques de mode (voir NL 3191).
Une partie des opérations bénéficient d’une installation sur trois niveaux conçue et déployée par le spécialiste de l’intralogistique Transitic, pour répondre à une problématique mêlant stockage à plat et suspendu.
Les deux premiers niveaux, dont un en mezzanine, sont dédiés au stockage de cartons, tandis que le 3ème est consacré au stockage sur cintres, pour un total de de 12 000 m².
Le déroulé du process commence sur une zone de quai disposant d’un buffer de réception d’une capacité de 5 000 pièces, avec une phase d’identification, de contrôle et de tri, avant leur convoyage sur cintres vers la mezzanine supérieure, où elles sont stockées sur deux niveaux de penderie.
La préparation est ensuite effectuée par les opérateurs équipés de trolleys, avec une étape sur une zone de contrôle avant l’acheminement via un convoyeur aérien descendant vers la zone de colisage et d’expédition. « Dans un contexte d’approvisionnement compliqué des matières premières et dans un délai très court, Transitic a pu nous accompagner dans la réussite de ce projet stratégique pour l’entreprise.
L’installation nous a permis de démarrer sereinement un nouveau partenariat logistique et répond aux enjeux de performance qui étaient fixés
», note-t-on chez C-Log.
Pour Transitic, cette nouvelle réalisation s’ajoute au plus de 350 installations signées depuis sa création il y a 30 ans, et constitue une nouvelle référence dans le domaine textile, comme celle livrée il y a quelques mois à Louvres pour la marque Ba&sh (voir NL 3413). MR

Livraison de colis

Cocolis boucle sa première levée de fonds

Plateforme collaborative de livraison de colis en mode C-to-C et B-to-C, Cocolis a bouclé un tour de table de 2,8 M€ mené par le fonds UI Investissement avec la participation de business angels et des sociétés de capital investissement Carvest (Crédit Agricole Régions Investissement) et BDR IT (Caisse d’épargne de Bourgogne-Franche-Comté / Natixis Private Equity).
L’opération doit permettre à la start-up créée en 2015 par Eliette Vincent et Julien Lardé non seulement de se développer en France, mais aussi de partir à la conquête de l’Europe, notamment via le développement de son réseau de partenaires transporteurs particuliers et professionnels, et de multiplier ses partenariats avec des commerçants et des marketplaces.
La plateforme, avec laquelle particuliers, commerçants et plateformes e-commerce peuvent faire livrer leurs colis par des conducteurs particuliers et des professionnels se rendant vers la même destination que les lieux de livraison, compte déjà parmi ses partenaires plus de 3 000 sociétés de transport et 6 500 commerçants (Izidore, Vide Déo, Bibelot & Co, Label Emmaüs, etc.).
Depuis sa création, Cocolis a séduit de grands acteurs du e-commerce et du marché de la revente de produits de seconde main.
Sur 2021, la plateforme a ainsi noué des partenariats avec La Redoute, Orchestra, Pic Wic Toys et Selency qui ont intégré la solution à leurs sites de revente de produits d’occasion (La Reboucle, Orches’Troc, Pic’Occaz, etc.).
La jeune pousse entend recruter une trentaine de nouveaux collaborateurs sur 2022, les prochains mois devant aussi donner lieu au développement d’une nouvelle application iPhone et Android. « Ce financement va aussi nous permettre d’augmenter l’efficacité de notre service, souligne Eliette Vincent, cofondatrice et présidente de Cocolis. Nous allons nous concentrer sur le perfectionnement technologique de notre solution pour raccourcir les délais de livraisons et apporter une meilleure qualité de service. » AD

Douane

Gare au début d’année du Brexit, An 2

Dans l’édito de la newsletter d’Union TLF, Olivier Thouard, le président de la Commission Affaires européennes et internationales de TLF Overseas, met en garde ceux qui pourraient croire que le gros des difficultés et des retards de livraison liés au Brexit est derrière nous. « Bien au contraire, nous n’en sommes qu’aux prémices ! » lance celui qui est également directeur Douane et Représentation fiscale chez Gefco.
Il ne s’agit pas seulement des nouvelles pré-déclarations pour certaines marchandises sanitaires et phytosanitaires, qui entrent en vigueur en début d’année prochaine.
Olivier Thouard rappelle surtout que la Grande-Bretagne a rendu obligatoire à partir du 1er janvier 2022 l’utilisation du GVMS (Goods Vehicle Movement Service), un système informatique de contrôle des frontières qui coordonne le mouvement des véhicules dans les deux sens.
Pour être autorisé à traverser, les entreprises de transport doivent donc être enregistrées auprès du GVMS et avoir obtenu un code GMR actif (Goods Movement Reference), à scanner avant l’embarquement.
Et selon lui, elles sont encore peu nombreuses à avoir fait cette démarche. « Il est indispensable que l’ensemble de notre filière se mobilise dès aujourd’hui pour être au rendez-vous et en mesure d’assurer la continuité des chaînes logistiques » conclut-il son édito. JLR

Visibilité transport

Wakeo connecté nativement à Akanea TMS Freight Forwarding

Deux semaines seulement après avoir signé un accord avec DDS Logistics sur Supply Chain Event (voir NL n°3455), la plateforme Saas de visibilité de flux de transport internationaux temps réel a scellé un partenariat avec l’éditeur Akanea.
Il s’agit de permettre aux commissionnaires de transport utilisateurs de la solution Akanea TMS Freight Forwarding de disposer de données de tracking supplémentaires tels que des alertes et des ETA basées sur les algorithmes et capacités d’analyse de Wakeo, via une connexion native au TMS. « Notre solution permet déjà aux commissionnaires d’anticiper  leurs flux, mais avec notre partenaire, nous ajoutons une brique fonctionnelle supplémentaire et complétons ainsi notre solution pour le transport multimodal de marchandises à l’international, souligne Dans l’optique de faire gagner un temps crucial à nos clients, ce service va leur permettre d’accéder aux données de manière très simple et en temps réel, directement depuis Akanea TMS Freight Forwarding, sans avoir à aller les chercher sur une multitude de sites web. » AD

Supports de manutention

LPR intègre le programme Fret 21

Dans la perspective de franchir un nouveau palier dans sa stratégie RSE, LPR a rejoint la démarche Fret 21 lancée courant 2015 par l’Ademe et l’AUTF (Association des utilisateurs de transport de fret).
Celle-ci vise à inciter les chargeurs à prendre des initiatives et engagements de réduction de leur impact carbone en transport et SC.
Le loueur et gestionnaire de palettes s’engage dans ce cadre à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 5,5 % en trois ans, objectif qu’il compte réaliser en prenant plusieurs mesures s’articulant autour des quatre grands axes d’actions proposés par Fret 21 (réduction des distances parcourues, diversification des modes de transport, achats responsables, optimisation des taux de chargement).
LPR prévoit notamment de développer le transport multimodal en effectuant un report de 760 camions vers le rail sur ses flux de reverse logistic, de faire basculer vers des énergies plus propres telles que le biocarburant ou le gaz naturel 9 000 de ses trajets routiers, et de recourir plus massivement à des partenaires transporteurs chartés ou labellisées Objectif CO2.
A terme, les flux de l’entreprise doivent être pris en charge par cette catégorie de partenaires à hauteur de 94 %.
Autre mesure au programme de LPR, l’optimisation de sa logistique. « Le rééquilibrage des flux, la maitrise des itinéraires parcourus et l’ouverture de nouveaux dépôts permettront de réduire les kilomètres parcourus de 10 % sur l’ensemble de ses flux », indique le loueur / gestionnaires de palettes. AD

Infos internationales
Canada

Une chaire franco-canadienne sur la cybersécurité en supply chain

L’Institut de Recherche Technologique français SystemX (basé notamment sur le plateau de Saclay) s’est associé à Polytechnique Montréal pour lancer les activités de la chaire CRITiCAL : Cyber-Résilience  des  Infrastructures  des  systèmes  de  Transport  et  des  ChAînes  Logistiques.
Ce  partenariat scientifique d’une durée de 5 ans vise à élaborer des solutions innovantes de cyber-résilience pour les infrastructures de transport, notamment en utilisant l’IA.
Le premier cas d’étude concernera les infrastructures de transport maritime, et notamment portuaires.
Six doctorants, deux post-doctorants et deux étudiants en maîtrise seront co-encadrés dans ces travaux par les deux organismes sur la base d’une localisation partagée entre Montréal au Canada et Saclay, en France. « La création de cette chaire démontre une fois de plus comment la concentration de plusieurs expertises en cybersécurité et en cyber-résilience à Polytechnique Montréal fait de Montréal un endroit idéal pour y mener des collaborations tant nationales qu’internationales » a déclaré Nora Boulahia Cuppens, professeure au département de génie informatique et génie logiciel de l’université francophone. JLR

Etats-Unis

Amazon moins touché par les congestions de la Supply Chain

Comment Amazon évite-t-il les longues files d’attente aux ports de Los Angeles et de Long Beach ? En gérant directement ses propres expéditions.
Le géant de l’e-commerce a en effet investi lourdement dans le transport de ses marchandises : 38 milliards de $ en 2019, 61 milliards de $ en 2020.
Cela lui a permis d’affréter ses propres bateaux et d’y mettre ses propres containeurs.
Amazon peut ainsi décider de faire arriver ses cargos dans un port de l’Etat de Washington et d’acheminer ses produits en Californie via la route.
Le groupe gèrerait aujourd’hui 72% de son transport, selon SJ Consulting.  CCT