Newsletter n°3524

Nucléaire

Orano distingue Mainco à sa 1ère cérémonie des Supplier Awards

Aux premiers Orano Supplier Awards organisés hier à Paris sous la houlette de Matthieu Euvrard, senior VP Supply Chain d’Orano, 17 sociétés représentatives du panel fournisseurs du spécialiste français du cycle du combustible nucléaire ont été primées dans quatre catégories (Travail collaboratif, Innovation, RSE, Compétitivité).
En ouverture de cet évènement (qui a vocation à s’inscrire dans la durée), le DG d’Orano Philippe Knoche a notamment insisté sur les enjeux collectifs en matière de performances qualité coûts délais et d’engagements vis-à-vis de la promesse client dans le contexte récent où le nucléaire « revient partout dans une vague positive sur le long terme ».
Parmi les lauréats de la catégorie Travail collaboratif figure un acteur de la supply chain, la société Mainco, récompensée pour la flexibilité, la qualité et la proactivité de ses prestations logistiques, emballage et organisation transport pour différentes BU d’Orano.
Cette ancienne entité d’Areva devenue filiale du groupe Axiom en 2017 (aux côtés de sa société sœur ALT) assure notamment des prestations sur mesure de suivi des stocks et des approvisionnements (relances fournisseurs, plans d’action OTD, livraisons juste à temps sur différents projets) pour les sites Orano de Melox, Malvési, Marcoule et la Hague, généralement à partir de magasins déportés.
En 5 ans, son CA est passé de 38 à 56 M€, pour un effectif de 165 personnes. « Sur la Hague, nous avons mis en place des tournées multiPick avec un tracking digital sur une trentaine de fournisseurs de proximité, ce qui a amené des gains très significatifs en niveau de stock cible et en On Time Delivery » nous a par ailleurs expliqué Jacques-Alexandre Kühn, le président d’ALT-Mainco.
Un projet « multipack » est aussi en cours de déploiement pour La Hague, avec des emballages réutilisables qui feront la navette entre le site et les fournisseurs. « Sous mon pilotage direct, Mainco a pris en charge dès la fin mars 2020 la logistique des masques et autres produits « Covid » pour l’ensemble des sites, y compris les expéditions à l’étranger, avec le maintien d’un taux de service supérieur à 98% sur plus de 2 000 livraisons depuis le début de la crise sanitaire » nous a par ailleurs confié François Peignès, VP Supply Chain Operations chez Orano, qui n’a malheureusement pas pu assister à cette remise de trophée pour des raisons de…Covid ! JLR

Auto ID

Datalogic acquiert la start-up Pekat Vision pour 16 M€

Dans sa stratégie de développement de nouvelles offres basées sur le machine learning et l’IA, le spécialiste de l’acquisition automatique de données Datalogic a déboursé 16 M€ pour acquérir Pekat Vision.
Créée en 2016, cette jeune pousse tchèque basée à Brno développe une solution logicielle de reconnaissance et d’analyse d’images basées sur des algorithmes d’IA.
Compatible avec tous types d’appareils et de plateformes informatiques, elle permet diverses applications (détection d’anomalies et mesures d’un objet, par exemple) et est utilisable aussi bien dans le secteur de la production que ceux du transport et de la logistique. « Cette acquisition vise à consolider nos compétences en matière de machine learning et de deep learning et à enrichir notre gamme de produits hardware avec des solutions basées sur des algorithmes performants, explique Valentina Volta, Pdg Datalogic. Nous souhaitons continuer à élargir notre offre logicielle en développant des algorithmes supplémentaires car les clients mettent aujourd’hui en œuvre davantage de solutions automatisées pour permettre à leurs collaborateurs de se concentrer sur des tâches plus complexes et à plus forte valeur ajoutée.
Or, le machine learning et le deep learning sont des technologies clés pour les aider à atteindre cet objectif. »
Pour ce faire, Datalogic a aussi créé en début d’année une division dénommée Datasensing (voir NL 3457). AD

Automatisation

Kindred s’appuie sur l’IA pour robotiser l’injection des colis

Rachetée en novembre 2020 par le britannique Ocado, la société californienne Kindred met sur le marché sa solution Induct, une cellule robotisée de 2,7 m sur 1,4 m, piloté par l’IA, et conçue pour automatiser les process d’injection de colis dans les systèmes de tri pour les opérateurs postaux, les acteurs du dernier km ou les e-commerçants.
Induct s’appuie sur la plate-forme d’IA Core/AutoGrasp de Kindred, avec de nouveaux algorithmes permettant d’identifier individuellement chaque articles ou colis (jusqu’à 4kg) parmi un flot en mouvement, d’en mesurer l’orientation, les dimensions et les caractéristiques, et de déterminer très rapidement la meilleure manière de les « manipuler », à l’aide de deux bras robotisés qui les injectent délicatement et de manière optimisée en fonction du système de tri (à bandes, à plateaux, Bomb bay, etc).
Pour compléter le dispositif, un système de lecture de codes à barres 5 faces est capable de capturer les données alors que les bras robotiques sont en mouvement.
Selon Kindred, la capacité du système est de 1 600 à 2 000 injections de colis à l’heure. JLR

Avant-première SITL

Soget étoffe son offre avec de l’IA

Soget ne présentera pas seulement sa plateforme S)One, son module d’analyse de performances MyKPIs et sa solution de tracking S)One Tracks à la SITL (5-8 avril, Hall 6 du Parc des Expositions de Villepinte).
L’éditeur spécialiste des logiciels PCS/CCS (Port Community Systems/Cargo Community Systems) profitera aussi du salon pour faire un focus sur Okiduty, la nouvelle version de son portail de téléprocédures Soget Douane.
Fruit d’un partenariat scellé avec la start-up lilloise Customs Bridge, cette nouvelle solution facilite l’exécution, le suivi et la sécurisation des formalités douanières grâce aux nouvelles technologies et notamment l’IA.
L’enjeu est d’importance.
L’exécution des formalités douanières peut être source de nombreuses complications.
Chaque erreur commise au regard de ces formalités à effectuer peut entraîner amendes, retards et refus d’importation de produits. « Le calendrier douane devant s’accélérer dans les prochaines années, il était important pour nous de proposer une nouvelle version de notre application à nos clients, souligne Julien Prével, directeur de projets douane et directeur général adjoint de Soget. Ce partenariat nous permet de développer les téléprocédures douanières de nouvelle génération dont l’objectif est de servir la fluidité et la sécurisation du commerce international. » Okiduty permet en outre aux opérateurs de bénéficier d’une aide à la décision, autorisant la comparaison entre pays des taxes et procédures dites de renseignements tarifaires contraignants (RTC).
Dès le mois d’avril, les clients de Soget pourront commencer à bénéficier d’une nouvelle interface déclarative augmentée des services à valeur ajoutée de Customs Bridge, sans interruption de service.
De la même manière, les clients de Customs Bridge pourront effectuer leurs opérations douanières au sein même de l’outil sans avoir à recourir à un outil tiers. AD

A voir sur les stands G64 (stand partagé avec Haropa Port) et C113 (Customs Bridge)

Fulfillment e-commerce

Levée de fonds de 15 M$ pour la plate-forme Bigblue

La startup toulousaine Bigblue annonce aujourd’hui avoir conclu un financement de série A de 15 M$ (environ 13,6 M€) dans le cadre d’un tour de table mené par Runa Capital avec LPV comme investisseur principal secondaire, et une participation de l’investisseur existant Samaipata.
Cette opération doit permettre à la startup de poursuivre le développement de sa solution, d’intensifier ses recrutements en Europe (une centaine au cours des 12-18 prochains mois) et de se positionner comme acteur de référence auprès des marques DNVB (digital native vertical brands).
Rappelons que Bigblue, qui a vu le jour en 2018, propose historiquement une solution de Fulfillment (logistique et expédition) enrichie en 2021 sur le périmètre des expériences pré et post achat. « Nous avons lancé début 2022 un nouveau programme, baptisé les Fast Tags, qui permet de proposer une livraison en un jour aux acheteurs éligibles, sur la base de leurs codes postaux.
S’agissant du suivi des colis, nous nous substituons aux emails des transporteurs classiques avec des messages plus qualitatifs aux couleurs de la marque et intégrant des opérations marketing, des réductions, etc.
, nous confie Tim Dumain, CEO et cofondateur de Bigblue. Ce service est proposé dans les zones dans lesquelles nos partenaires-transporteurs sont capables de livrer en un jour.
De plus, la plupart de ces transporteurs sont dotés de véhicules électriques et bas carbone
».
Très soucieuse des questions écologiques, la startup mène d’ailleurs de nombreuses initiatives visant à réduire son empreinte carbone, comme le bannissement du plastique de ses emballages ou le développement d’un algorithme permettant d’optimiser la taille des packagings selon leur contenu.
Côté opérations, Bigblue s’appuie sur un réseau européen d’entrepôts et de transporteurs (Kuehne + Nagel, GXO Logistics, Log’S, La Poste, Colissimo, Chronopost, Mondial Relay, Colis Privé…). « Bien que recourant à des prestataires logistiques, nous détachons des warehouse managers de nos équipes dans les entrepôts afin de parfaitement maîtriser notre prestation.
Nous concevons nous-mêmes les espaces qui nous sont dédiés dans les entrepôts
», souligne Tim Dumain.
Une autre singularité de la startup est d’avoir développé en interne son propre TMS.
Pour mieux maîtriser ses opérations, Bigblue travaille par ailleurs à la création d’un WMS, nativement adapté au e-commerce.
La start-up française revendique à ce jour plus de 300 clients (dont Dermalogica, From Future, ou Unbottle).
A l’étranger, elle a très récemment ouvert un bureau en Espagne, où elle a déjà signé avec ses dix premiers clients, et s’implantera en Angleterre en juin prochain.
Bigblue prévoit d’expédier 4 millions de colis en 2022, soit le triple de 2021. JF

Transition écologique

Une convention de partenariat entre France Logistique et l’Ademe

France Logistique et l’Ademe ont signé une convention de partenariat destinée à accélérer la transition écologique dans le secteur transport et logistique.
Avec ce document couvrant la période 2022 / 2024, il s’agit pour les deux entités de renforcer leur collaboration autour d’actions concrètes telles que l’identification conjointe de domaines d’expérimentation, de recherche ou d’innovation qui pourraient faire l’objet d’accompagnement technique et financier de l’Ademe, ou le lancement de nouvelles études sur les implantations logistiques, les modes massifiés, les outils numériques, les énergies émergentes et les solutions urbaines de livraison (la cyclogistique, par exemple).
Des actions d’information et de communication sont aussi au programme pour favoriser la diffusion des bonnes pratiques, celles-ci pouvant notamment être mises en œuvre par le biais des certificats d’économie d’énergie (CEE) ou l’adoption du référentiel RSE en transport et logistique (voir NL 2780). « La filière est déjà engagée sur la transition écologique, notamment par le biais de dispositifs pilotés par l’Ademe comme les programmes CEE EVE (Ndlr : Engagements Volontaires pour l’Environnement) ou InTerLUD, souligne Anne-Marie Idrac, présidente de France Logistique. Avec la signature de cette convention, nous nous engageons à l’accompagner dans la diffusion de ces outils pour accélérer la transition écologique et à l’éclairer sur les besoins de la filière afin que les nouveaux outils correspondent au mieux aux ambitions et contraintes du secteur. » AD

Infos internationales
Portugal

Takargo en passe d’être racheté par Rail Logistics Europe

Filiale du groupe portugais Mota-Engil, l’opérateur de fret ferroviaire Takargo fait l’objet d’un projet d’acquisition de la part de Rail Logistics Europe (RLE), pôle du groupe SNCF dédié à la logistique et au transport ferroviaires de marchandises (voir NL n°3297).
Au terme de l’opération, qui reste encore soumise à la validation des autorités de la concurrence, Takargo viendra renforcer le réseau européen de fret ferroviaire de RLE (Captrain).
Créée en 2006 avec la libéralisation du marché du transport ferroviaire de marchandises en Europe, l’entreprise Takargo est rapidement devenue le premier opérateur privé du secteur au Portugal.
Trois ans après sa création, elle avait déjà étendu ses opérations aux trafics transfrontaliers avec l’Espagne avec la constitution d’Ibercargo, co-entreprise détenue avec Captrain España qui a développé une position forte sur le corridor Espagne-Portugal.
Takargo, qui devrait bénéficier d’opportunités de ventes croisées avec le réseau Captrain après sa reprise par RLE, emploie aujourd’hui plus de 100 collaborateurs et son CA s’est élevé à 16 M€ en 2021 « Avec Takargo, Captrain entend poursuivre le développement de son réseau et renforcer sa position dans la péninsule ibérique en capitalisant sur un partenariat fructueux de 13 ans entre la société portugaise et Captrain España, note Frédéric Delorme, le président de Rail Logistics Europe. Cette entreprise nous permettra aussi d’accompagner le besoin de solutions décarbonées sur le corridor Atlantique pour les trafics conventionnels et combinés de nos clients. » AD