Newsletter n°3604

Automatisation

Un palettiseur Qimarox qui accélère le déchargement de conteneurs

(Rétro de l’été) Le fabricant néerlandais Qimarox a spécialement conçu son nouveau palettiseur Highrunner HR9 pour des missions de déchargement de conteneurs, avec constitution de palettes les plus homogènes possibles à partir de colis chargés en vrac.
Basé sur le modèle basé sur le Highrunner HR7, le Qimarox Highrunner HR9 est équipé d’un scanner 3D intégré qui capture automatiquement les contours et les dimensions des cartons, ce qui permet au système de générer plusieurs plans de palettisation possibles.
Leur choix peut être effectué par un opérateur, à partir de la console de commande, ou de manière automatique.
Ensuite, la palettisation, qui s’effectue par couches, est très rapide : 1 000 cartons à l’heure sur une base de 4 cartons par couche.
L’équipement est actuellement utilisé chez OMS International, un prestataire logistique néerlandais qui décharge une centaine de containeurs de produits non-alimentaires par jour pour un client de la grande distribution. JLR

Transport à la voile

Le Groupe Idec devient actionnaire de TOWT

Tout à la fois promoteur, aménageur, investisseur et constructeur dans l’immobilier (notamment logistique), le Groupe Idec a annoncé son entrée au capital de l’entreprise de voiliers-cargos TOWT (TransOceanic Wind Transport).
Fondée en 2011 à Douarnenez mais désormais basée au Havre, cette dernière exploite aujourd’hui plusieurs voiliers existants vers plusieurs destinations (New-York, Mexique, Québec, Colombie, Brésil, Côte d’Ivoire, l’Ethiopie et Shanghai).
Elle a lancé la construction de deux nouveaux navires véliques de 80 mètres, pour le transport décarboné de plus de 1 100 tonnes de marchandises (soit plus de 100 conteneurs).
Leurs livraisons respectives sont prévues pour fin 2023 et le printemps 2024.
A noter que cet été,
l’Association des chargeurs pour un transport maritime décarboné créée en début d’année à l’initiative de France Supply Chain et de l’AUTF a retenu une société concurrente, Zéphyr & Borée, pour entamer des discussions en vue de la construction de cargos véliques (entre 10 et 12) dont le premier devrait voir le jour fin 2024 (voir NL 3598).
Rappelons par ailleurs que le Groupe Idec, via sa filiale Groupe Idec Invest Innovation, n’en est pas à sa première participation dans une entreprise de transport décarboné puisqu’il est aussez présent au capital de Fludis,
une société qui exploite une péniche-entrepôt sur la Seine pour la logistique urbaine (voir NL 2985). JLR

Prestataire T&L

Transports Picq & Charbonnier entre dans le giron du Groupe Hautier

(Rétro de l’été) Prestataire transport et logistique basé à La Rochelle, le Groupe Hautier a racheté à la fin juillet les Transports Picq & Charbonnier.
Avec la prise de contrôle de cette autre entreprise familiale de transport et de logistique (le montant de l’opération n’a pas été communiqué), le Groupe Hautier porte à dix le nombre de ses filiales et enregistre quasiment un doublement de sa surface de stockage.
Celle-ci passe en effet de 40 000 m² à 70 000 m² grâce aux 4 entrepôts dont disposent les Transports Picq & Charbonnier à Monéteau, Chablis, Saint-Florentin et Avallon (89).
Les deux entreprises totalisent en outre 1 400 collaborateurs, 900 moteurs et 150 M€ de CA. « Cette reprise permet non seulement à notre groupe de poursuivre sa croissance externe et de proposer le meilleur accompagnement à ses clients, mais aussi d’apporter une maîtrise des énergies alternatives, souligne Pierre-Marie Hautier, président du groupe éponyme. Christophe Charbonnier, le président des Transports Picq & Charbonnier a amené les Transports Picq & Charbonnier à devenir précurseurs, en basant le développement de son parc sur le GNV et le bio-GNV ». AD

Prestataire logistique

Cubyn automatise lui-même son nouvel entrepôt francilien

Lors de sa dernière levée de fonds en 2021 (voir NL 3309), le spécialiste de la logistique e-commerce Cubyn avait déjà annoncé son projet d’ouverture d’un entrepôt automatisé en région parisienne : c’est chose faite, depuis cet été.
La startup française a quitté son entrepôt de Gennevilliers (8 500 m² en développé) pour un bâtiment de quelque 20 000 m² qu’elle exploite depuis un an dans le Val d’Oise, à Herblay.
C’est dans l’une des trois cellules de cet entrepôt qu’un système automatisé totalement intégré (stockage, préparation de type bin-to-person et tri) est en production depuis quelques semaines.
Il ne s’agit pas d’une solution clés-en-main mais d’un co-développement avec deux partenaires, le roboticien chinois Quicktron et le fabricant britannique de bacs plastiques Loadhog.
De son côté, Cubyn, fidèle à son ADN de société technologique, a développé la partie logicielle (qui fera l’objet d’un brevet) afin de pouvoir maximiser la productivité et la vitesse du système en fonction du profil du portefeuille de commandes de ses clients.
Dans une zone sécurisée, des robots équipés d’un mât et d’une pince vont prélever bacs dans les racks, et d’autres AMR les acheminent vers des stations opérateurs, proches des quais d’expédition, où sont effectuées les opérations de picking, de packing, voire de mise sur palette.
Aucun convoyeur ni trieur n’est nécessaire, ce qui permet, selon Cubyn, de diviser par trois la consommation d’énergie de l’entrepôt.
A terme, 80% des commandes expédiées seront traitées par ce système automatisé dont la montée en charge progressive vise les 5 000 commandes par jour en fin d’année et 20 000 l’année prochaine. JLR

Forum d’Eté en vidéo (3/10)

Franprix, un pionnier du fluvial en ville

En cette rentrée, Supply Chain Magazine vous invite à revivre en vidéo les interventions de notre 16ème Forum d’été, organisé le mardi 5 juillet 2022 à la Cité Internationale Universitaire Montsouris sur le thème Logistique urbaine, la supply chain s’invite en ville.

L’extrait du jour est consacré à l’exposé de Grégory Bouchard, directeur d’exploitation logistique de Franprix, qui a dressé un bilan détaillé des 10 ans d’exploitation d’une barge fluviale sur la Seine pour approvisionner 400 des 900 magasins parisiens de l’enseigne.

Pour voir cette vidéo via notre site, cliquez ici

Immobilier logistique

Un 1er semestre quasi stable grâce au segment XXL, note JLL

La demande placée de m² logistiques s’est avérée plutôt stable en volume sur le 1er semestre (-2,5% comparé à 2021), avec 1,56 M de m² commercialisés sur les entrepôts de plus de 10 000 m², selon le décompte de JLL dans son dernier point marché.
Ce total dépasse de 20% la moyenne décennale, mais la dynamique a surtout concerné le 1er trimestre, qui a concentré près des 2/3 des volumes.
La « bonne forme du marché locatif » s’illustre notamment par le nombre de transactions, relève JLL, qui en a répertorié pas moins de 59.
Ce total est moindre que sur le 1er semestre 2021, mais une dizaine ont porté sur le segment XXL (entrepôts dépassant 40 000 m²), qui a ainsi compté pour 43% du volume placé.
Le segment 10-20 000 m² s’est également avéré très actif, avec 35 transactions et 1/3 du volume placé, tandis que le créneau intermédiaire 20-40 000 m² affichait un retrait, avec 14 transactions.
Et sur ce début d’année, ce sont les chargeurs qui se sont montré les plus actifs, concentrant plus de 56 % des signatures et 59 % des surfaces commercialisées. « Les géants de la grande distribution et du e-commerce participent toujours activement et de manière croissante au niveau élevé des commercialisations d’entrepôts en France, note Olivier Durif, directeur Transaction SCLS chez JLL pour l’Hexagone.
Ainsi sur 12 mois glissants, la demande placée atteint un niveau encore élevé en s’approchant du seuil des 4 millions de m² placés, avec 3 829 200 m² commercialisés
».
Sur le marché de l’investissement, aux fondamentaux différents de celui des utilisateurs, ce sont même des records qui ont été battus, avec près de 2,1 Md€ investis en France sur le 1er semestre 2022, soit le meilleur total jamais atteint et une hausse de +35% par rapport à 2021.
Il faut dire que la logistique a concentré 18% de l’ensemble des investissements immobiliers, là où elle peinait à dépasser les 10% il y a quelques années. « Toutefois, au regard des derniers indicateurs, la dynamique d’investissement en logistique sur le marché français devrait ralentir en fin d’année compte tenu des incertitudes grandissantes liées à la crise ukrainienne, aux problèmes d’approvisionnements et au ralentissement économique mondial », anticipe Simon-Pierre Richard, directeur Investissement Logistique & Industriel France chez JLL, en envisageant un bilan annuel 2022 en ligne avec celui de 2021. MR

Infos internationales
Japon

Les ruptures obligent Honda à freiner sa production

Honda Motor a annoncé la semaine dernière une réduction de son activité en raison de problèmes supply chain.
Concrètement, son usine d’assemblage située dans la préfecture de Saitama (au nord de Tokyo) ralentira sa production d’environ 40% dès le mois prochain.
En outre, les niveaux de production de deux lignes de son usine de Suzuka (dans l’Ouest du Japon) baisseront également de 30% à compter de début septembre.
Le constructeur automobile pointe du doigt les retards d’approvisionnement occasionnés par la crise du Covid-19 ainsi que les pénuries de semi-conducteurs.
A l’inverse, son rival Toyota affiche un optimise sans faille en maintenant son objectif record de produire 9,7 millions de véhicules au niveau mondial pour l’exercice en cours (qui se terminera en mars 2023). JF