Newsletter n°3917

Economie sociale et solidaire

TGTG Platform industrialise l’anti-gaspi alimentaire en grande surface

La société Too Good To Go (voir NL 2902), qui fête ses 8 ans en 2024, peut être fière de son bilan : l’appli qu’elle a développée a été utilisée par 15 M de Français (85 M au niveau international, dans 17 pays) et a permis de « sauver » quelque 68 M de paniers de produits alimentaires invendus dans les magasins de l’Hexagone, y compris les grandes surfaces.
Sur ce segment de la grande distribution, TGTG passe désormais à la vitesse supérieure en proposant aux enseignes une solution tout-en-un, Too Good To Go Platform, composée de 5 modules pouvant être mis en œuvre séparément, et qui s’intègrent facilement avec les terminaux en magasin et les progiciels ERP.
Le premier est un module de gestion et de digitalisation des produits avec date de péremption, qui permet de réduire les contrôles manuels en rayon et d’afficher chaque jour la liste des produits pour lesquels une action est requise pour éviter le gaspillage.
Le deuxième recommande le canal de revalorisation à privilégier sur la base de règles et de préférences prédéfinies et personnalisables (au niveau du siège ou du magasin, par catégorie ou par typologie de produit), ou bien en faisant appel à des algorithmes d’IA en l’absence d’une charte enseigne.
Le troisième module peut également s’appuyer sur des règles prédéfinies en magasin ou au niveau de l’enseigne, ainsi que sur l’IA, pour fixer la remise à appliquer sur les produits la veille ou le jour même de leur date d’expiration (en tenant compte également d’informations sur le stock, la catégorie de produits ou la saison).
L’impression de l’étiquette promotionnelle peut également être gérée à partir de l’application.
Quant aux deux derniers modules, ils concernent la gestion des dons aux associations (avec traçabilité des produits) et la constitution de paniers surprises et leur mise en ligne sur l’application TGTG. « L’approche modulaire de la plateforme Too Good To Go permet une personnalisation facile, adaptée aux besoins du partenaire, afin de mettre en place une stratégie de réduction du gaspillage alimentaire qui permette d’éviter de jeter tout en générant des revenus et en optimisant le temps de travail » résume Méleyne Rabot, la DG de Too Good To Go France.
La plateforme serait déjà utilisée en France dans près de 1000 magasins, dont plus de 250 relevant l’enseigne Monoprix, qui a été l’une des premières à tester la solution. JLR

Transport multimodal

Haropa amorce un port dédié aux matériaux à l’ouest de Paris

Les travaux viennent d’être lancés par Haropa Port à la confluence de la Seine et de l’Oise, où débute l’aménagement du futur Port Seine Métropole Ouest (PSMO) qui sera le cœur d’une future plateforme multimodale –fleuve, rail, route– dédiée aux matériaux pour les secteurs de la construction et du BTP.
Initié dès 2014 et développé sur 100 hectares de la plaine d’Achères (et sur les franges des communes d’Andrésy et Conflans-Sainte-Honorine), ce projet d’envergure sera de longue haleine : cinq phases de construction s’enchaineront jusqu’en 2040, notamment au fil de la libération des fonciers actuellement exploités par le carrier GSM, mais une partie du port sera opérationnelle dès 2027.
Les premiers travaux reviennent à défricher les berges et déplacer les bateaux-logements qui les bordent, et vont aussi créer une zone de découplage pour les convois fluviaux.
Une large darse est ensuite au programme, en bassin intérieur, ainsi que l’aménagement de différents quais (dont un public), des voies d’accès routier ou de la connexion ferroviaire. 50 hectares seront dévolus à l’accueil de différentes entreprises, tandis que 19 ha seront aménagés en espaces verts et sentiers ouverts aux riverains. « L’aménagement du Port Seine Métropole Ouest est un projet majeur pour le développement du transport fluvial et ferroviaire sur l’axe Seine.
Cette plateforme multimodale destinée à accueillir des activités du secteur de la construction et des travaux publics présente un fort potentiel économique et vient renforcer notre maillage territorial pour l’approvisionnement des chantiers du Grand Paris et d’Ile-de-France
», souligne Antoine Berbain, directeur général délégué en charge de la multimodalité chez Haropa Port / Paris.
Ce projet, qui entend « contribuer massivement à l’essor d’une logistique ‘propre’ dans la vallée de la Seine », devrait représenter un investissement de 122 M€ pour l’établissement public. MR

Cabinet de conseil

Un quart de siècle de missions SC pour Newton.Vauréal

Le 18 janvier dernier dans l’hôtel particulier de la fondation Dosne-Thiers dans le 9èmearrondissement de Paris, Newton.Vauréal Consulting a réuni une centaine de personnes, actuels et anciens consultants, ainsi que clients du cabinet de conseil pour fêter ses 25 ans.
Le thème choisi pour la soirée, « L’innovation Supply Chain ne cesse de s’accélérer depuis 25 ans, vers où allons-nous ? », a été l’occasion de se livrer à un exercice à la fois rétrospectif sur l’évolution des schémas directeurs ces 25 dernières années et prospectif, en se projetant sur les 25 prochaines.
En matière de schémas directeurs, l’expertise du cabinet est très bien identifiée : elle représente 23% des plus de 50 missions réalisées en 2023, devant l’Excellence Opérationnelle (19%) ou le S&OP (17%).
A cela s’ajoute notamment une nouvelle expertise autour de la Supply Chain Durable, lancée l’année dernière.
Le cabinet cofondé en 1998 et toujours présidé par Philippe-Pierre Dornier accompagne depuis 25 ans (plus de 900 missions et 400 clients) une clientèle issue de divers secteur, de l’Aéro/Défense (16%) à la Grande Distribution (22%) en passant par les Services (8%), l’Agroalimentaire (21%), et l’Industrie au sens large (33%).
A noter la présence à cette soirée de Gilles Bonnenfant le président d’Eurogroup Consulting et de Jean-Philippe Brousse, l’un de ses associés qui est aussi membre du conseil d’administration de Newton.Vauréal Consulting.
Ce cabinet de conseil européen spécialiste en stratégie, management et organisation, est en effet depuis 2018 partenaire de Newton.Vauréal (avec une prise de participation minoritaire) pour des projets de transformation de la SC. JLR

Décarbonation

Castorama dépasse ses engagements de baisse d’émissions de CO2

En intégrant le programme Fret 21 en juin 2022, Castorama s’était engagé à réduire ses émissions CO2 d’au moins 5% à horizon 2024.
L’enseigne de bricolage a largement dépassé cet objectif puisqu’elle a comptabilisé une baisse de 16,1% à la fin du 1er semestre 2023.
Pour y parvenir, Castorama a notamment développé le transport combiné rail-route pour livrer ses magasins et le transport fluvial pour approvisionner ses entrepôts de Châtres, Brie-Comte-Robert et Moissy-Cramayel (77) depuis les ports du Havre (76) et de Gennevilliers (92).
En contribuant à l’approvisionnement de 82% des volumes livrés dans ses trois entrepôts franciliens, le seul transport fluvial lui permet d’économiser l’utilisation de plus de 1.400 camions et d’éviter le rejet de plus de 300 tonnes de CO2/an.
Le combiné rail-route contribue aussi de façon significative à la réduction de l’empreinte carbone de Castorama.
Les 18% de marchandises que l’enseigne achemine aujourd’hui par ce mode vers ses magasins lui permettent d’éviter le rejet de quelque 5 000 tonnes de CO2/an.
Avec la plateforme collaborative d’échange de palettes MagicPallet, adoptée et généralisée à l’ensemble de son réseau de magasins fin 2021 (voir NL 3451), ce sont 500.000 kg de CO2 qui n’ont pas été émis dans l’atmosphère.
Autres axes travaillés par l’enseigne pour réduire son empreinte carbone ces dernières années, l’optimisation du taux de chargement des camions et le recours aux énergies alternatives.
Dans le premier domaine, le distributeur compte prochainement franchir un nouveau palier, prévoyant de mutualiser dans les prochains mois certains flux de marchandises avec Brico Dépôt, une autre enseigne du groupe Kingfisher.
Côté nouvelles énergies, Castorama prévoit de tester des biocarburants fabriqués à base de déchets, assurant déjà en Ile-de-France des livraisons avec de camions roulant au bioGNV. « Nous sommes convaincus qu’il n’existe pas une solution unique de transport durable, mais une multitude d’initiatives qui, combinées les unes aux autres, nous permettent de renforcer nos engagements responsables sur l’ensemble de la supply chain », souligne Olivier Brize, coordinateur RSE supply chain chez Kingfisher France. AD

Infos internationales
Belgique

Stef promeut Bastien Dreano au poste de DG

Le logisticien du froid Stef a nommé Bastien Dreano au poste de directeur général de Stef Belgique.
Jusqu’ici directeur de plateformes Stef à Athis-Mons (91) et Orly (94), celui-ci succède à Patrick Marquart, qui reste dans le groupe pour mener des missions en lien avec la Belgique.
Agé de 38 ans et titulaire d’un Master 2 de l’ESLI (Ecole Supérieure de Logistique Industrielle), Bastien Dreano a rejoint le groupe Stef en 2008 dans le cadre de son programme de recrutement dédié aux futurs managers Graduate Program.
D’abord responsable opérationnel d’un entrepôt à Rennes, il a ensuite été contrôleur de gestion au Royaume-Uni, responsable exploitation d’un site à Lille et directeur de plateforme à Plessis-Belleville (60).
En prenant la direction générale de Stef Belgique, il va chapeauter une entité regroupant 500 collaborateurs, 150 véhicules et une demi-douzaine d’entrepôts.
Rappelons aussi que le logisticien a pris récemment une nouvelle dimension dans le pays, en faisant l’acquisition du 3PL local TransWest (voir NL 3845). AD