Newsletter n°3924
Les 2 champs d’action de l’activité Conseil de Generix Group
Depuis deux ans, en parallèle de son business traditionnel d’éditeur de solutions de Supply Chain collaborative, Generix Group a développé une activité de conseil.
Initiée fin 2021 sous la responsabilité de Nicolas Picquerey (voir NL 3444), cette entité Generix Conseil est depuis connue sous l’appellation activité « Conseil & Métier ».
Suite à la nomination de celui-ci en tant qu’EVP de l’activité Services & Solutions, cette structure est depuis septembre dernier dirigée par Sarah Azria.
Titulaire d’un double master en finance et commerce international, elle connaît parfaitement le métier du conseil pour avoir exercé pendant 10 ans au sein du groupe Square Management, d’abord sur des missions de mise en conformité et de transformation (dont une pour Gefco dans le cadre d’un projet 4PL pour General Motors), puis sur des aspects de développement commercial (pilotage et structuration des équipes issues de Flow&Co, entre 2019 et 2023). « Au-delà du conseil et de l’approche métier, l’objectif de la BU est de construire une relation de partenariat très forte avec nos clients, avec une compréhension très précise de leurs besoins et en mettant en place des solutions sur mesure, au sens global du terme, en fonction de leur maturité, de leur stratégie d’entreprise, de leur capex », nous a-t-elle confié.
Son positionnement est double, avec un volet conseil Supply Chain –de la stratégie jusqu’au niveau opérationnel– et un autre accompagnement des entreprises dans le cadre de la réforme fiscale pour l’organisation et l’optimisation de leurs flux de facturation électronique.
Sur les 6 derniers mois, cette nouvelle BU de Generix Group a travaillé pour une douzaine de clients, avec un effectif d’une dizaine de personnes (dont deux experts indépendants).
Sur la partie supply, ses missions ont par exemple porté sur la définition d’un core model sur les processus dans plusieurs sites logistiques, ou sur la réalisation d’une étude poussée en matière de mécanisation / robotisation d’entrepôt. JLR
Renault Trucks investit 132 M€ dans une future plateforme XXL à Saint-Priest
Le constructeur de poids lourds et d’utilitaires Renault Trucks, filiale du groupe Volvo, entreprend la construction d’un nouveau centre mondial de distribution de ses pièces de rechange à Saint-Priest, au sud de Lyon.
Ce futur entrepôt de 46.000 m² prendra le relais d’un site devenu obsolète sur la commune voisine de Vénissieux, et occupera l’emplacement actuel de son usine de fabrication de ponts et d’essieux, dont l’activité sera transférée l’an prochain près de son usine de moteurs…. à Vénissieux.
Il s’agira alors de démanteler l’ancien bâtiment et de dépolluer les sols, puis de lancer en 2026 la construction de cette nouvelle plateforme qui s’inscrit ainsi dans l’objectif ZAN (zéro artificialisation nette).
La mise en exploitation du futur centre de distribution est prévue pour mi-2028, et devrait mobiliser près de 500 collaborateurs. « D’importants efforts seront déployés pour améliorer l’ergonomie et le confort de travail des opérateurs, incluant la robotisation de certaines opérations et l’optimisation des racks de stockage », note le constructeur, en mentionnant un magasin automatisé dédié aux petites pièces ou une zone réservée au stockage de batteries.
Le bâtiment en question verra sa toiture recouverte de panneaux photovoltaïques permettant non seulement de couvrir tous les besoins électriques du site (chauffage, chariots, recharge de véhicules électriques, etc.), mais aussi d’alimenter d’autres entreprises de la zone via de la revente du surplus de production.
Le constructeur s’engage par ailleurs à végétaliser le foncier en plantant quelque 400 arbres. « Avec un investissement global de 132 M€ dans la réalisation de cette nouvelle plateforme logistique à la pointe de l’innovation, nous démontrons notre engagement en faveur de la durabilité des moyens de production et réaffirmons notre fort ancrage territorial dans la métropole de Lyon », conclut Renault Trucks. AD
Pourdebon.com fait valoir son modèle de juste rémunération
La récente mobilisation des agriculteurs a révélé l’efficacité assez relative des lois Egalim.
La place de marché Pourdebon.com saisit la balle au bond pour mettre en lumière son modèle économique, dans lequel c’est le producteur qui fixe le prix qui lui semble juste.
Sur son site, la plateforme de produits frais et d’épicerie fine français livrés à domicile (plus de 25.000 produits du terroir provenant de 700 agriculteurs et artisans) indique clairement la répartition des différents coûts dans le prix de vente final : 70% au producteur, 15% pour le transport, le reste en frais techniques et marketing, sans oublier la rémunération de l’équipe Pourdebon (5%).
Fondée en 2016 par Nicolas Machard et Cyril Schwartz, cette marketplace a été rachetée en septembre 2022 par Geopost, la filiale du Groupe La Poste dédiée à la livraison de colis (voir NL 3727).
Côté transport, la livraison est gratuite au-delà de 50€ d’achat chez un même producteur (Chronofresh se chargeant de la collecte pour les produits frais et surgelés).
Et un algorithme développé par Pourdebon permet de choisir le jour de livraison en fonction des critères d’expédition des producteurs, et de grouper les commandes d’un même client dans l’agence Chronopost de distribution, avant la livraison du dernier km. JLR
Hardis Group vise près de 400 recrutements sur 2024
Afin de poursuivre son développement en France et à l’international, Hardis Group prévoit quelque 380 recrutements cette année, dont 120 pour sa BU Reflex et 40 pour sa filiale Cloudity (intégration de solutions Salesforce).
Le groupe grenoblois de conseil et de services informatiques entend notamment étoffer ses équipes d’ingénieurs développement, de techniciens support ou de spécialistes de l’IA, et on notera que 11% de l’ensemble de ses embauches 2024 devraient concerner ses filiales aux Pays-Bas, en Espagne et en Pologne. « Nous poursuivons notre développement suivant un double axe : ancrage très fort en Rhône-Alpes-Auvergne où nous sommes implantés de manière historique, et renforcement de nos positions en Europe avec notamment notre activité d’édition logicielle Reflex », souligne Nicolas Odet, le président d’Hardis Group.
L’entreprise devrait ainsi voir son effectif franchir le cap des 2000 collaborateurs, tout en tablant sur une croissance organique de 10% sur 2024.
L’an dernier, grâce entre autres à l’acquisition de l’éditeur espagnol Sislog (voir NL 3724), son activité avait bondi de 22% (à 190 M€).
On notera que l’éditeur-intégrateur va aussi accueillir cette année une cinquantaine de stagiaires et d’alternants, et continuer à favoriser la promotion interne via son programme Hardis Group Academy. « L’an dernier, nous avons formé 300 personnes aux bonnes pratiques d’éco-conception et d’accessibilité numérique, indique Yvan Coutaz, le directeur général du groupe. Sur 2024, nous allons compléter nos programmes avec des sessions dédiées aux tendances technologiques type IA générative, automatisation et sécurité ». AD
Le parc andalou XXL d’Idec amorce un 1er programme de 42.000 m²
Très ambitieux avec ses 300 hectares de foncier et son approche à énergie positive, le parc logistique et industriel Puerto Seco de Antequera entrepris par Idec Group Iberica en Andalousie avance bon train.
Lancés mi-2021, les travaux d’aménagement de sa 1ère phase de 37 hectares ont été achevés fin décembre, avec la réalisation de plusieurs accès, d’un échangeur ou de plusieurs ouvrages d’art pour franchir voies ferrées et voies d’eau, l’atout clé de ce port sec tenant à sa connexion avec les ports maritimes de Malaga, Algésiras et Cadix, sans compter les aéroports.
L’heure est donc au développement –sous la bannière Dry Logistic 40– d’une première plateforme logistique de 42.000 m² conçue pour éventuellement accueillir deux exploitants, avec ses 44 quais.
Sa commercialisation est lancée, en location ou à la vente, sachant qu’un premier logisticien espagnol avait par ailleurs confirmé courant 2022 son intérêt pour implanter sur ce parc une plateforme en froid négatif (voir NL 3570).
La certification Breeam Excellent visée par la future plateforme fait écho à l’accent durable de l’ensemble de ce vaste parc développé par la filiale d’Idec Internationale en JV avec son partenaire local Compañía Logística Acotral, et en lien avec le gouvernement d’Andalousie.
Au-delà des infrastructures et équipements prévus, tel qu’un terminal ferroviaire, une station d’épuration, une déchetterie ou une sous-station électrique, le parc se veut très en pointe sur le volet énergétique, avec le développement d’un mix de moyens mutualisés de production d’énergies renouvelables, dont le surplus pourra être réinjecté sur le réseau national. MR