Newsletter n°3939
Idea perce en B2C pour Golfbidder, spécialiste du club d’occasion
Son client est anglais, mais c’est à Calais que le logisticien Idea Group va mettre en œuvre sa première prestation axée sur un marché B2C.
Fin 2023, le spécialiste du club de golf d’occasion Golfbidder a en effet retenu le 3PL pour héberger et opérer son nouvel ancrage logistique sur le continent : une « plateforme de vérification et de distribution européenne » au service des flux et des clients de ses sites internet sur l’Union Européenne.
Fondé en 1997, Golfbidder repose sur un modèle circulaire passant par le rachat de clubs auprès de particulier et de professionnels, leur reconditionnement et leur remise en vente en ligne.
Idea va mettre en œuvre une prestation minutieuse en plusieurs étapes : la réception des clubs de golf, leur inspection et éventuelle remise en état par les opérateurs du 3PL avec le soutien de l’équipe londonienne de Golfbidder, la prise des photos destinées au site web, et enfin le classique volet de stockage, préparation de commandes et expédition. « Pour répondre à leur appel d’offre, nous avons pris le temps de visiter l’entrepôt de Golfbidder proche de Londres et décomposé l’intégralité des tâches et moyens à mettre en œuvre pour un service logistique opérationnel optimal, note Rémi Leullieux, responsable du site Idea de Calais. L’équipe se réjouit d’accueillir cette première prestation s’adressant au marché B2C, pour une offre de seconde main qui s’inscrit parfaitement dans l’ADN du groupe en matière de RSE ».
De son côté, le Pdg de Golfbidder Pierre-Luc Laparé se félicite de ce partenariat avec Idea : « Avec ce nouveau centre de vérification et de traitement des commandes dans l’Union Européenne, nous allons proposer une sélection élargie à de meilleurs prix et une livraison plus rapide, offrant ainsi une expérience supérieure à nos clients et partenaires sur ce marché vaste et en croissance ». MR
L’Alliance ferroviaire 4F dit non aux mégatrucks
Un texte jugé funeste pour la sécurité, l’environnement, les finances publiques et le développement du combiné rail-route : c’est en substance l’avis de l’Alliance 4F sur la révision de la directive européenne sur les poids et dimensions des camions en Europe, en discussion puis vote la semaine prochaine au Parlement européen.
Le texte prévoit d’autoriser les flux transfrontaliers de marchandises avec des camions de 44 tonnes ainsi que des ‘megatrucks’ pouvant dépasser les 25 m pour atteindre 60 tonnes.
Aujourd’hui, ces flux transfrontaliers relèvent de camions de 40 tonnes maximum, seul le transport combiné rail-route pouvant recourir à des véhicules de 42 et 44 tonnes.
Pour l’Alliance 4F, qui regroupe des acteurs du fret ferroviaire français, la nouvelle directive va à la fois poser des problèmes de sécurité sur les routes, entraîner une hausse des émissions de GES, et compromettre le développement du fret ferroviaire et du transport combiné rail-route. « Les gabarits autorisés par la directive sont incompatibles avec le transport combiné rail-route, et les camions passés du 40 au 44 tonnes pourront continuer de fonctionner au diesel jusqu’en 2035, souligne l’Alliance 4F. Et à plus long terme, ces megatrucks ne seront pas utilisables pour le ferroviaire.
Si l’UE les autorisait, elle renoncerait purement et simplement à ses objectifs de décarbonation et ferait le choix d’un report modal inversé ». L’alliance considère ainsi la directive en contradiction avec le programme européen de lutte contre le réchauffement climatique (Green Deal). « Cette directive a été influencée par des pays champions du dumping social qui trouvent un intérêt évident à mettre sur la route des camions nettement plus lourds et plus longs, demandant moins de chauffeurs routiers, conclut l’alliance. Aujourd’hui, la moitié du TRM est international ou en transit en France.
Le pavillon étranger ne fait que passer par notre territoire, sans payer ses infrastructures et externalités négatives ». AD
Forx, nouveau venu dans l’univers des AGV
Du 19 au 21 mars au parc des expositions Paris Nord Villepinte, le SITL sera le cadre de la première sortie de l’AGV Forx, gerbeur autonome issu de la collaboration de deux entreprises françaises : le fabricant d’appareils de chauffage / ventilation Yahtec et la start-up éditrice de logiciels pour la robotique Easymov Robotics.
Ciblant les industriels et PME faisant face à des problématiques et enjeux de gestion de flux logistiques, l’AGV en question se déplace en toute autonomie et sécurité grâce à 7 lidars ; et ne nécessitant aucune infrastructure, il peut être mis en œuvre rapidement.
Doté de batteries lithium-ion, le Forx bénéficie d’une autonomie de 8 heures et dispose d’une capacité de charge de 1,2 tonne pour une levée maximum de 2,7 m.
Particularité de cette solution, elle est exclusivement proposée en location, la formule incluant l’entretien, la garantie et les vérifications biannuelles obligatoires, pour une durée de 3 à 48 mois et un tarif démarrant à 1.400 €/mois.
À voir sur le stand K78
Laurent Brèche promu DG de Rhenus Logistics France
Suite au départ de Laurent Schuster, Laurent Brèche a été nommé directeur général de Rhenus Logistics France.
Il avait rejoint le prestataire en 2020 en tant que directeur des opérations France sur le versant Logistique contractuelle (une trentaine de sites), avant d’être nommé DG délégué à la rentrée 2023.
Désormais à la tête de Rhenus Logistics dans l’Hexagone, il suivra de près le développement commercial et les évolutions technologiques susceptibles de contribuer à l’optimisation des process.
Ingénieur de formation, Laurent Brèche dispose d’une grande expérience dans le secteur.
Au début des années 2000, il a exercé pendant quasi 5 ans chez FM Logistic, notamment comme ingénieur méthodes puis directeur de production.
Il a ensuite rejoint Arvato, où il a entre autres officié comme directeur d’un centre de profit et DG adjoint d’une de ses BU pour la France.
De 2014 à 2016, il a travaillé chez Manuloc comme directeur des activités logistiques intégrées, avant d’intégrer la compagnie aérienne luxembourgeoise LuxairGroup, d’abord comme directeur opérations import, avant d’en devenir VP en charge de l’activité fret. AD
Argan réalise le futur site de 4Murs près de Metz
Il y a un an, le distributeur 4Murs décidait de regrouper sa logistique sur un nouvel entrepôt proche de son siège de Marly-en-Moselle (voir NL 3709), et c’est la foncière Argan qui développe ce nouveau site de 9.500 m² sur la commune voisine d’Augny, au sud de Metz .
Un bail en l’état futur d’achèvement (Befa) a été signé pour une durée de 12 ans (dont 9 fermes), et la construction a été confiée à GSE, pour une livraison sur cette fin d’année.
Ces capacités permettront à 4Murs de rationaliser ses opérations pour le traitement de ses plus de 7.000 références dans l’univers de la maison, destinées à ses 106 magasins en France et en Belgique ainsi qu’à son activité e-commerce.
Mais l’enjeu est aussi d’accompagner l’élargissement de sa gamme à des lignes de produits Lifestyle ou Enfants, notamment.
Pour densifier ses stocks et gagner en efficacité de préparation, l’enseigne a de longue date opté pour l’automatisation en s’appuyant sur un AutoStore, qui sera déménagé vers le nouvel entrepôt.
Pour Argan, ce projet marque un retour sur Augny et la friche de l’ancienne base aérienne du plateau de Frescaty, où la foncière avait réalisé son plus important site à date : les 185.000 m² du ‘Fulfillment Center’ à étages d’Amazon (co-réalisé avec Virtuo et livré courant 2021, voir NL 3411).
La taille est plus modeste pour le projet destiné à 4Murs (même si la réserve foncière permettra une extension de 8.000 m²), mais l’innovation est aussi de mise : le bâtiment relève de son concept-maison Aut0nom, qui associe la production d’électricité via une centrale photovoltaïque en toiture et la capacité de la stocker via des batteries pour l’autoconsommer au fil des besoins (le chauffage relevant aussi de pompes à chaleur électriques).
Argan fait valoir des émissions de CO2 ainsi divisées par 10 par rapport à un entrepôt classique.
Et sur ce projet, le résiduel d’émissions sera compensé par un plan de reboisement mené en France, permettant au site un bilan carbone neutre en phase d’exploitation. MR
Sonepar inaugure sa plateforme automatisée de Padoue
Après une bonne année de travaux (voir NL 3725), le distributeur français de matériel électrique Sonepar a inauguré le nouvel entrepôt automatisé venu agrandir sa plateforme logistique italienne de Padoue, à une quarantaine de kilomètres de Venise.
Le site a doublé en surface, de 20.000 à 40.000 m², et qui atteint même les 90.000 m² en incluant ses zones non couvertes.
Destiné à approvisionner en J+1 plus de 4.000 clients du nord et du centre de l’Italie, la nouvelle installation comprend notamment un système AutoStore déployé par Swisslog et trois machines d’emballages 3D de la gamme Jivaro de Savoye.
Alimentant 16 postes de préparation de commandes, le système robotisé de stockage / préparation compte 70.000 bacs manutentionnés par quelque 124 robots.
Et le site est irrigué par un réseau d’1,4 km de convoyeurs QuickMove de Swisslog. « Ce nouveau hub illustre notre stratégie, qui considère l’optimisation logistique comme un levier de consolidation de notre leadership et de réduction de notre empreinte carbone », souligne Sergio Novello, président de Sonepar Italie.
Un autre projet similaire est ainsi au programme du côté de Pomezia, près de Rome, pour servir le sud de la botte. AD