Newsletter n°3943
LivingPackets franchit le palier du million de km sur 2023
L’an dernier, la start-up LivingPackets a non seulement rejoint le programme d’accélération du groupe LVMH (voir NL 3823) ou étoffé son portefeuille clients (notamment avec le fabricant de lunettes Victorie Family Eyes (NL 3775), mais elle a surtout vu ses emballages réutilisables, sécurisés et connectés, parcourir plus d’un million de kilomètres.
De fait, ses solutions de livraison The Box, The Box Pro et The Tablet ont été utilisées pour des envois d’une distance moyenne un peu supérieure à 500 km, que ce soit en Europe ou sur les autres continents. « Nos colis ont accompagné les expéditions de près d’une trentaine d’entreprises sur 2023 », souligne Denis Mourrain, directeur général de LivingPackets.
Sur ce nombre, une quinzaine les utilisent de façon récurrente, parmi lesquels les sociétés Kern (microscopes et instruments de mesure), E-Ink (modules d’affichages électroniques) ou Mail Boxes Etc. (franchise californienne de services spécialisés d’expédition).
Rappelons que grâce à leurs technologies embarquées, les solutions de la jeune pousse fournissent de nombreuses informations comme la température, la pression, les chocs subis ou les itinéraires empruntés.
LivingPakets sera sur le SITL, stand D155. AD
Le Groupe SPI réalise son 14ème site de 37.000 m² sur le PIPA
Vu le dynamisme de son activité logistique, opérant depuis 2016 sous la bannière SPI Logistic, le groupe lyonnais a entrepris un nouvel entrepôt –son 14ème en date– sur un foncier de 10 hectares encore disponible sur le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA).
La construction de cette plateforme de 37.000 m² a été lancée, sachant que 4 de ses 5 cellules d’environ 7.000 m² chacune sont depuis l’origine du projet destinées à un acteur d’envergure mondiale des PGC dans l’agroalimentaire, client du 3PL sur le volet conditionnement depuis une dizaine d’années (son nom n’est pas divulgué, mais il ne s’agirait pas de Ferrero, pour lequel SPI opère un autre site à Saint-Quentin-Fallavier).
Et des discussions sont en cours pour la commercialisation de la dernière cellule.
Pour SPI, ce projet représente un investissement de 44 M€ compte tenu de son envergure, des systèmes automatisés qui seront déployés sur l’essentiel des cellules, ou du niveau d’exigence sur le volet environnemental.
Côté process, une cellule sera consacrée au volet préparation, palettisation et co-packing, avec des solutions ad hoc, tandis que plusieurs de celles dédiées au stockage tireront parti de la douzaine de mètre sous poutre pour du stockage dense de palettes, opérés par des AGV tri-dimensionnels.
La conception du bâtiment comme la modélisation de ses flux ont été mené par les équipes de SPI, dans une collaboration étroite entre sa propre cellule Engineering et ses différents services supports (le groupe dispose de trois décennies d’expérience en matière de conception et d’automatisation). « Nous avons à cœur de proposer à nos clients des solutions toujours plus compétitives et plus innovantes, comme début 2023 avec L’Oréal.
Notre savoir-faire multi-expertises, notre dynamique en matière de RSE et l’engagement des collaborateurs nous permettent de faire la différence.
Nous concevons des sites industriels performants avec un impact environnemental faible, qui préservent également la biodiversité », fait valoir Victor Emmanuel Vieilly, président du Groupe SPI.
Ce 14ème site vise ainsi une certification Breeam Excellent, sachant que plus des 2/3 des besoins énergétiques y seront assurés par des panneaux photovoltaïques couplés à des batteries de stockage, avec la perspective d’alimenter aussi l’usine SPI de Blyes, ou les bureaux R&D du groupe situés à proximité.
La livraison du bâtiment est prévue pour octobre prochain, et le démarrage officiel de l’activité en février 2025, avec près d’une soixantaine de postes à pourvoir. MR
Notez que le Groupe SPI sera sur le SITL, stand M096.
La croissance de Geopost temporise vu la décrue du e-commerce
En valeur sur 2023, le e-commerce a reculé de -12% en Allemagne, -3% outre-Manche et -1,8% en France (et encore plus en volume), alors qu’en ajoutant l’Italie, ces 4 pays pèsent pour 55% du CA de Geopost, qui présentait son bilan annuel la semaine dernière.
Ce 1er recul significatif du e-commerce depuis 20 ans a enrayé la croissance du CA de la branche livraison de colis du Groupe La Poste : +0,7% sur 2023, à 15,7 Md€, contre +6% l’année précédente et ses +14,8% post-confinements.
Son prisme encore très B2B et un CA hors Europe en croissance de 8% l’ont toutefois protégée d’un vrai décrochage, avec 2,1 Md de colis livrés dans le monde (-0,6%, soit plus de 8 M/j). « Des résultats robustes et résilients dans des conditions de marché difficiles », a fait valoir Yves Delmas.
Le DG de Geopost souligne que ce fléchissement des volumes s’est accompagné d’une hausse des coûts via la traduction de l’inflation côté main d’œuvre, difficile à répercuter vu le contexte concurrentiel axé sur la course aux volumes et la tendance de certains consommateurs à préférer des services low-cost.
Mais certains voyants sont restés au vert pour Geopost, qui a accéléré sur le créneau porteur de la livraison hors domicile (+25% en volume) avec ses plus de 100.000 points Pickup en Europe, soit le réseau le plus dense, ou l’accent sur les consignes automatiques (+6.000, pour un total approchant les 19.000).
La livraison alimentaire progresse de +14,4% avec 8,5 M de livraisons sous température contrôlée, et un déploiement pour les produits frais et surgelés sur de nouveaux marchés (Portugal, Italie et Lituanie).
La livraison de produits de santé est une autre priorité, d’où les 20 M€ investis sur le sujet en France, l’acquisition d’experts tels que BK et Cool Runnings aux Pays-Bas, ou l’implantation réussie de Biocair aux États-Unis.
À la différence des années précédentes, ce versant extra-européen n’a cependant pas fait l’objet d’opérations majeures, sinon la création en JV de DPD Argentina (voir NL 3780).
En ajoutant le renforcement de sa qualité de services ou de nouvelles initiatives sur la livraison same-day (malgré la vente de Stuart, voir NL 3882), Geopost a ainsi poursuivi la mise en œuvre de son plan stratégique Together & Beyond, présenté il y a 3 ans (voir NL 3298).
Notamment sur le volet décarbonation, avec des objectifs désormais validés par l’initiative Science Based Targets (SBTi), le verdissement continu de ses moyens, ou le lancement de son calculateur carbone (voir NL 3790). MR
Savoye recrute un directeur commercial Advanced Software EMEA
César Gonzalez Lozada vient d’intégrer Savoye en tant que directeur commercial de son activité logicielle Advanced Software pour la zone EMEA.
Il aura pour mission d’assurer la montée en compétence de ses équipes afin de favoriser la construction de solutions globales au service de la supply chain à partir de l’ensemble des offres de l’éditeur / intégrateur.
Basé à Lyon, il pourra compter sur une dizaine de commerciaux et tout autant de collaborateurs en avant-vente.
Titulaire d’un bachelor Qualité, Logistique Industrielle et Organisation de l’université de Nice-Sophia Antipolis, ainsi que du master Global Supply Chain Management de l’Isli-Kedge Business School, César Gonzalez Lozada rejoint Savoye après avoir exercé pendant neuf ans chez Hardis Group, d’abord comme consultant en implémentation WMS, puis sur l’avant-vente logiciels, et depuis mi-2020 comme directeur commercial Espagne.
Avant cela, il a officié au sein de Schneider Electric en tant qu’ingénieur logistique, en usine puis en entrepôt.
Notez que Savoye sera présent sur le SITL, stand J140. AD
Trans.eu annonce l’implantation de Trans For Forwarders en France
Spécialiste des solutions technologiques et financières pour le transport, le polonais Trans.eu Group profitera de sa présente au SITL (19-21 mars à Paris Nord Villepinte) pour mettre en avant sa plateforme digitale de gestion de transport routier destinée aux chargeurs CargoON, mais aussi sa solution d’affrètement Trans For Forwarders.
Permettant de gérer toutes les étapes d’une offre d’affrètement, de la proposition de fret jusqu’à l’édition d’un ordre de transport, en passant par la négociation entre tiers, cette autre plateforme numérique est proposée par sa filiale éponyme, qui vient justement de s’implanter dans l’Hexagone avec l’ouverture d’un bureau à Marne-la-Vallée (77).
Créé en 2004, Trans For Forwarders couvre aujourd’hui 45 pays grâce à son réseau de 12 agences en Europe (et en Turquie), cette plateforme étant notamment utilisée par des prestataires comme Ceva Logistics, FM Logistic, DB Schenker, DSV ou DHL. « Elle propose un chat équipé d’un système de traduction automatique pour faciliter les échanges internationaux et d’un système de tracking relié aux outils télématiques embarqués des camions », souligne Trans For Forwarders.
Une multitude d’informations y sont mises à disposition des affréteurs (affrètements réalisés sur une période, coûts, routes les plus pratiquées, etc.).
Le bureau français de Trans For Forwarders sera dirigé par Stéphane Eliasu, country manager France.
Il exerçait auparavant occupait auparavant comme directeur commercial du spécialiste du transport de produits volumineux / pondéreux à la demande Supervan.
À voir sur le stand G186
UPS Healthcare automatise son nouveau site romain avec Exotec
La division santé du groupe de messagerie américain a le vent en poupe en Italie.
Fin 2023, UPS Healthcare a ouvert un nouvel entrepôt de 40.000 m² à Passo Corese, près de Rome, et d’ici janvier 2025, c’est une extension de 20.000 à 60.000 m² qui est au programme sur son site de Somaglia, à une cinquantaine de km au sud de Milan.
Proche de l’aéroport de Fiumicino, son récent site romain dispose de capacités de stockage tri-températures (-20°C, 2-8°C, et de 15-25°C) et répond aux nouveaux cadres concernant la fabrication et la distribution des produits de santé (respectivement Good Manufacturing Practices/GMP et Good Distribution Practice/GDP).
Doté de panneaux photovoltaïques lui assurant une totale autonomie énergétique, il est équipé d’un système robotisé de stockage / préparation Skypod d’Exotec.
La solution compte 25.000 emplacements et quelque 80 robots, pour un investissement de l’ordre de 15 M€.
Quant son entrepôt lombard, proche de l’aéroport de Bergame, il répondra également aux normes GDP et GMP et sera aussi doté d’une centrale photovoltaïque.
Implanté en Italie depuis 2011, UPS Healthcare ne cesse de s’y développer, y compris en croissance externe, à l’image de son acquisition courant 2022 du prestataire italien spécialisé santé Bomi Group (voir NL 3658). AD