Newsletter n°4005

Visibilité transport

Wakeo s’ouvre le « Veroo » des marchés germanophones

Le français Wakeo a finalisé l’acquisition de Veroo, une plateforme logicielle de visibilité temps réel sur le transport routier développée par le transporteur autrichien LKW Walter.
Cet outil, d’abord développé pour une utilisation en interne (1,7 M de trajets de camions complets par an), était commercialisé depuis 2019 auprès d’autres transporteurs et chargeurs.
Pour Wakeo, ce rachat lui permet d’abord de renforcer la capacité d’intégration de sa propre plateforme de visibilité temps réel sur les flux de transport multimodaux, en augmentant notamment la liste de systèmes de télématique embarquée et de progiciels avec lesquels elle pourra se connecter sans développement supplémentaire.
Cela s’inscrit par ailleurs dans la stratégie d’expansion de Wakeo à l’international annoncée fin 2023 lors de sa dernière levée de fonds de 18 M€ (
voir NL 3882), en lui ouvrant le marché DACH (Allemagne, Autriche et Suisse) des territoires germanophones.
Wakeo dispose déjà d’un bureau à l’international, à Rotterdam, il projette d’en ouvrir un autre dans les mois prochains en Allemagne (où il compte déjà 9 clients). « Cette étape représente un
tournant majeur dans notre mission visant à fournir les solutions les plus complètes et avancées en matière de visibilité supply chain.
En combinant nos technologies, nous ouvrons de nouvelles perspectives pour nos clients, améliorant ainsi l’efficacité et l’innovation dans leurs opérations logistiques
» a déclaré Julien Cote, le Pdg de Wakeo.
Cet ancien Rois de la Supply Chain 2019 (Prix de l’Innovation,
voir NL 2848) compte désormais plus d’une centaine de collaborateurs.
À noter que le rachat de Veroo porte uniquement sur l’outil, l’équipe commerciale et de R&D de la plateforme (une quarantaine de collaborateurs) revenant dans le giron de
LKW Walter. JLR

Transport routier

Leroy Merlin décarbone en masse grâce au Groupe Blondel

Parmi les partenaires transport contribuant fortement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de Leroy Merlin (scope 3), le Groupe Blondel est en pointe.
Pour l’enseigne de bricolage, le prestataire est parvenu l’an dernier à diminuer de plus de 27% ses émissions carbone par kilomètre parcouru, en mobilisant une flotte composée à plus de 77% de véhicules à énergies alternatives.
Réduction des distances parcourues, optimisation des chargements et recours à davantage de véhicules électriques ou fonctionnant au biogaz ou aux biocarburants expliquent ces performances. « La décarbonation est ancrée profondément dans notre ADN », souligne Jérôme Juteau, directeur général du Groupe Blondel.
Signataire de la charte Objectif CO2 de l’Ademe, le prestataire s’est engagé à limiter l’impact de ses activités logistiques sur l’environnement dès 2014 avec le lancement d’un programme interne baptisé GoGreen.
Un engagement salué par Nicolas Davril, le directeur transport de Leroy Merlin : « Avec ce partenaire, notre empreinte carbone transport est aujourd’hui de moins de 360 grammes de CO2 par km parcouru, contre 500 à 550 auparavant. Il est en avance de phase pour nous accompagner dans la décarbonation de nos transports ». Dans le cadre de la démarche Fret 21, l’enseigne a déjà réduit ses émissions de CO2 de 57% depuis 2017 et vise les -72% à horizon 2025 avec le recours à 100% d’énergies alternatives sur l’ensemble de ses flux au départ des entrepôts. AD

Logistique du froid

Stef pousse les murs pour l’agroalimentaire à Carvin

Le Groupe Stef a inauguré mi-juin en présence de son Pdg Stanislas Lemor l’extension de son site de Carvin, dans le Pas-de-Calais (à 20 minutes de la métropole lilloise).
Cet agrandissement d’environ 3.000 m² répond aux besoins de développement de ses clients expéditeurs / destinataires de l’industrie agroalimentaire, de la distribution, du commerce de détail et de la restauration hors domicile.
Ouvert il y a 24 ans, ce site qui emploie 270 collaborateurs propose des activités de transport, stockage, préparation de commandes pour tous types de produits alimentaires industriels transformés (carnés, laitiers, fruits et légumes, traiteur), dans trois gammes de températures : frais (+2/+4°C), surgelés (-18/-25°C) et tempéré / ambiant (+14/+18°C).
Les quais en frais ont été étendus de 1.000 m², ce qui en porte la surface à 6.750 m² et les quais en surgelés de 1.900 m² (pour une surface totale de 2.625 m²).
Positionné au carrefour de trois capitales –Paris, Bruxelles et Londres–, l’entrepôt expédie chaque jour via le réseau Stef quelque 700 tonnes de marchandises vers la France mais aussi vers d’autres pays européens.
On peut relever les efforts du prestataire en matière environnementale : 40% de la flotte de camions utilisés sur le site roule au B100 (soit 17 tracteurs / porteurs) et la conception de l’extension du site a tenu compte d’une future installation de panneaux photovoltaïques en toiture. JLR

Nomination

Körber SC recrute un ex de Blue Yonder à la tête de ses logiciels

Le groupe technologique allemand Körber a annoncé l’arrivée d’Edward Auriemma à la tête de la division software de sa BU Körber Supply Chain (division co-créée il y a quelques années en partenariat avec le fonds d’investissement KKR.
Auparavant COO de l’éditeur américain de solutions supply chain Blue Yonder, Edward Auriemma prendra ses nouvelles fonctions le 8 juillet en prenant le relais de Chad Collins, désormais CEO de la plateforme de services cloud SPS Commerce. « Grâce à sa connaissance du marché et des besoins clients, Edward Auriemma nous permettra d’aller de l’avant afin de devenir un leader mondial des logiciels Supply Chain », considère Stephan Seifert, CEO du groupe Körber.
Avant de diriger Blue Yonder de juillet 2022 à juin 2024, Edward Auriemma avait été directeur des opérations chez les éditeurs Alight Solutions et Infor, spécialistes respectifs des solutions de gestion de ressources humaines et des solutions ERP et SCM.
Titulaire d’un MBA, il a débuté sa carrière comme directeur financier chez JDA Software, rebaptisé Blue Yonder en 2020. AD

Supply Chain Execution

Generix Group met le cap sur l’IA avec un budget de 100 M€

« Cet investissement historique est destiné à réinventer complètement la façon dont nous concevons les logiciels et créons de la valeur pour nos clients ». Pour Raphaël Sanchez, son président et CEO, tel est l’enjeu du plan de 100 M€ sur quatre ans que vient d’annoncer Generix Group.
Sa vocation est de réinventer le portefeuille d’applications et de technologies de l’éditeur expert de la supply chain collaborative en les faisant toutes basculer dans l’ère de l’IA.
Dans le cadre de cette stratégie d’innovation, il s’appuiera sur plusieurs nouvelles structures internes, un AI Innovation Lab et une Digitale Factory.
Chapeautée par Si-Mohamed Saïd, directeur marketing et chef produits de Generix, le premier est destiné à mener des projets de co-innovation avec les clients sur des cas d’usage à forte valeur ajoutée comme le décisionnel, l’automatisation des process, les interactions hommes-robots et le développement durable.
Avec à sa tête Jonathan Cyr, jusque récemment vice-président R&D Amérique du Nord de Generix, la seconde structure vise à accélérer la conception de nouvelles applications digitales via une plateforme technologique cloud de dernière génération.
À cela s’ajoute une nouvelle équipe baptisée Modern Applications, qui se consacrera à la modernisation des applications existantes et à la conception de solutions SaaS modulaires alimentées par l’IA pour maximiser la valeur apportée aux clients dans le cloud.
Elle sera dirigée par Franck Lizzi-Chardon, auparavant directeur de la technologie chez DDS, éditeur repris par Generix fin 2023 (
voir NL 3868).
À noter par ailleurs que l’éditeur a annoncé le départ du groupe de Karim Hyatt, recruté l’an dernier comme Chief Product & Innovation Officer. AD

Infos internationales
Belgique

Lego inaugure avec K+N son second centre de distribution européen

Début juin, c’est en tandem que Lego Group et Kuehne+Nagel ont inauguré le nouveau centre de distribution européen du géant danois du jouet.
Implanté à Tessenderlo au nord de la Belgique, ce site flambant neuf de près de 30.000 m² va desservir ses clients B2B du Benelux, du Royaume-Uni, d’Irlande et du nord de la France, ainsi que ses propres magasins Lego, qui bénéficieront de délais de livraison raccourcis de deux jours en moyenne.
Environ 70 M€ ont été investis dans ce second centre de distribution européen, qui s’ajoute à celui de Jirny, en République Tchèque.
C’est d’ailleurs en provenance des deux usines que compte Lego en Europe centrale –l’une également proche de Prague, l’autre au nord-est de la Hongrie– que sera approvisionné la nouvelle plateforme belge, dont la localisation a été choisie pour la possibilité de basculer ces flux vers du routier vers le ferroviaire, via le réseau
European Cargo Rail (avec à la clé une réduction de 2.000 tonnes de CO2 émis/an).
K+N s’est vu confier l’exploitation du nouveau site d’une capacité de 44.000 palettes, avec une équipe de 70 collaborateurs pour traiter environ 32.000 commandes B2B par an (sur la base d’un référentiel de 2.000 produits).
Cette collaboration prolonge un partenariat tissé il y a 12 ans, le 3PL exploitant non loin de là (à Geel) la plateforme en charge ventes e-commerce de Lego.com.
Plus globalement, ce nouvel investissement s’inscrit dans la stratégie de Lego Group destinée à préparer sa croissance future tout en gagnant en flexibilité et en souplesse dans ses opérations à l’échelle mondiale.
Plus d’un milliard de dollars sont ainsi consacrés à la construction de deux nouvelles usines, au Vietnam et aux États-Unis (ouvertures en 2025 et 2027), et à l’agrandissement de quatre existantes, sur son siège de Billund au Danemark, en Hongrie, en Chine et au Mexique.
Toujours familiale, l’entreprise distribue ses briques emblématiques dans plus de 120 pays. MR