Newsletter n°4013
Marceau signe pour Sopil un stock tampon à navette
Fives Cinetic, spécialiste de l’automatisation pour des flux de production complexes, a réalisé un projet global pour l’ETI familiale Sopil, société d’outillage et de découpe de métaux et alliages du Doubs.
Pour y intégrer un volet automatisé de stockage tampon de palettes lourdes, Fives Cinetic s’est tourné vers le spécialiste de l’intralogistique Marceau, concepteur et fabricant de système de manutention pour charges palettisées.
Au-delà de sa gamme standard, ce dernier dispose en effet de deux bureaux d’études intégrés pour répondre à des besoins spécifiques, comme celui d’un stock tampon automatisé de palettes chez Sopil.
Le système à navette double étage fourni par Marceau permet d’héberger et de gérer en automatique 48 palettes pleines chargées de pièces embouties, en attente de dépalettisation pour leur dégraissage.
La robustesse a été un élément décisif pour manutentionner ces palettes d’environ 1,2 t, de même format 1200×800 mais de deux types différents (euro et à rebord métallique), avec pour chacun un process automatisé dédié vu qu’elles passent ensuite par deux robots dépalettiseurs différents, déployés par l’intégrateur.
En entrée, le système de contrôle Masterpal de Marceau vérifie que la charge de déborde pas des palettes, et à l’issue de la dépalettisation figurent des systèmes d’empilage et de gerbage de palettes vides.
Fruit de l’étroite collaboration entre les équipes de Marceau et Fives Cinetic, le tout se devait en outre d’être compact pour s’intégrer dans l’environnement et l’installation de Sopil. MR
Prewave lève 63 M€ pour accélérer son internationalisation
Un peu plus d’un an après avoir levé 18 M€ en série A+ (voir NL 3771), la start-up autrichienne Prewave vient de boucler un tour de table de 63 M€ en série B.
Avec cette opération, menée par le fonds d’investissement Hedosophia en partenariat avec plusieurs de ses investisseurs historiques (Creandum, Ventech, Kompas, Speedinvest, Working Capital Fund), la jeune pousse éditrice d’une plateforme de gestion des risques et de conformité de la supply chain de bout en bout basée sur l’IA cherche à muscler sa R&D et accélérer son expansion à l’international, notamment aux Etats-Unis. « De grandes sociétés nous font déjà confiance pour les aider à protéger leur réputation, à améliorer leurs performances et à accroître leur rentabilité », souligne Harald Nitschinger, co-fondateur et directeur général de Prewave.
Plus de 200 sociétés, parmi lesquelles Lufthansa, Toyota, Ferrari et Dr Oetker, s’appuient aujourd’hui sur la plateforme pour optimiser la résilience et la conformité de leurs SC.
Grâce à l’analyse de millions de données publiques issues d’entreprises, de réseaux sociaux, d’organisations non gouvernementales ou de sites d’information, la plateforme permet d’identifier plus de 140 risques sur toute la supply (industriels, financiers, cybernétiques, opérationnels, RSE, liés aux produits, aux consommateurs, à la réputation, aux grèves, à la gouvernance, aux catastrophes naturelles, etc.). « Les perturbations supply liées aux catastrophes naturelles ou aux problèmes de main d’œuvre posent depuis longtemps d’importants défis opérationnels aux entreprises, souligne Prewave. Ces dernières années, les risques se sont en outre considérablement accrus avec l’instabilité géopolitique, la pression inflationniste et la pénurie de main d’œuvre, les perturbations coûtant ainsi aux sociétés entre 6 et 10 % de leur chiffre d’affaires annuel ». De plus, elles doivent tenir compte de nouvelles règlementations, notamment en Europe avec la directive dite CS3D (Corporate Sustainability Due Diligence Directive) et le règlement européen dit EU DR (EU Deforestation Regulation), qui entrera en vigueur en 2025 et qui interdit la mise sur le marché ou l’exportation depuis le marché européen de produits ayant contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts après le 31 décembre 2020. AD
Trois lauréats pour l’appel à idées Logistique Seine Normandie
Pour son premier appel à idées de projets innovants lancé en janvier dernier (voir NL 3901), le réseau Logistique Seine Normandie a reçu 22 dossiers de candidature d’entreprises de toute la France.
A l’issue d’une audition en présence du cabinet de conseil havrais en innovation logistique Circoe (anciennement CRITT T&L) et de plusieurs logisticiens normands, trois projets lauréats ont été retenus pour entrer en phase d’accompagnement et initier des expérimentations avec des acteurs locaux.
Il s’agit d’Hycargo, un écosystème de production d’hydrogène renouvelable sur les sites logistiques pour alimenter en énergie les chariots élévateurs (Normandie Manutention a déjà manifesté son intérêt pour participer à une expérimentation), d’Opack, une solution innovante de colis réutilisables jusqu’à 100 fois pour réduire les déchets d’emballage et l’empreinte carbone, avec un système de calage gonflable, et de Ricoh Digital Eyes, un système combinant IA et Computer Vision pour détecter les anomalies, les risques et les dangers au sein des entrepôts et des usines (Sénalia est fortement intéressé pour expérimenter la solution). JLR
Le Printemps décarbone son site logistique avec GreenYellow
Dans le cadre de sa stratégie de développement durable, le groupe Printemps s’est lancé dans un Contrat de Performance Energétique (CPE) de 10 ans en partenariat stratégique avec la société GreenYellow, afin de réduire durablement les consommations énergétiques de son site logistique de La Houssaye en Brie (25.000 m²) en seine-et-Marne, qui a fêté ses 30 ans l’année dernière.
Les travaux ont débuté en mars dernier et portent principalement sur l’installation d’un système de chauffage au sol électrique couplé à une pompe à chaleur.
D’autres actions concernent notamment le remplacement de l’ensemble des sources lumineuses par des éclairages LEDs moins énergivores, et la sensibilisation des collaborateurs aux bonnes pratiques. « Ce projet de transformation de notre système de chauffage s’inscrit totalement dans la démarche RSE du groupe Printemps lancée il y a presque 10 ans.
Il illustre notre volonté de réduire l’impact direct de nos activités sur l’environnement, tout en assurant des conditions de travail optimales pour nos collaborateurs » a déclaré Alexandre Bonnier, le directeur Logistique du groupe Printemps.
Le projet devrait permettre au groupe Printemps de réaliser quelque 1 GWh d’économie d’énergie, soit une réduction de 60 % de la consommation de chauffage de l’entrepôt.
Les travaux sont couplés à un monitoring et une exploitation efficaces, dans le cadre de l’offre #SHIFTEfficiency de GreenYellow, acteur majeur de la transition énergétique spécialisé dans la production solaire photovoltaïque décentralisée et les projets d’efficacité énergétique (né dans le giron du Groupe Casino et contrôlé désormais par le spécialiste du capital-investissement Ardian). JLR
Une étude Manhattan souligne le défi de la fidélisation en entrepôt
Selon les résultats d’une étude commandée à Vanson Bourne par l’éditeur américain Manhattan Associates (sur 2.000 pro de la supply en Australie, Belgique, Brésil, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Mexique, Espagne, Suède et Royaume-Uni), 84% des répondants se disent préoccupés par le challenge de la fidélisation des employés dans leurs entrepôts.
C’est le deuxième sujet le plus important, après la modernisation de leurs infrastructures IT en intralogistique.
Dans 4 entreprises sur 10, ces difficultés de fidélisation du personnel sont jugées significatives, et 23% reconnaissent par ailleurs qu’il est très difficile de recruter et de former les opérateurs.
Parmi les pays interrogés, il apparaît que ce problème de fidélisation du personnel semble le plus aigu aux Pays-Bas, en Belgique et en Australie.
Au niveau sectoriel, cette problématique touche près de la moitié des organisations industrielles interrogées.
Par ailleurs, la planification du personnel apparaît également comme un gros challenge pour 58% du panel.
Manhattan Associates souligne ici que ceux qui bénéficient déjà d’un module de Labour Management dans leur WMS n’ont pas ce sujet en tête à 48% (contre 38% pour ceux qui n’en possèdent pas encore). JLR
Le Groupe Idec s’attaque au marché transalpin en créant une JV
Déjà présent en Espagne, en Suisse et en Suède, le Groupe Idec l’est désormais aussi en Italie.
Le groupe immobilier français vient de co-créer la société Idec Group Italia en partenariat avec Xori Group, groupe transalpin composé de plusieurs sociétés spécialisées notamment dans l’architecture, l’ingénierie et la gestion énergétique.
Basé à Turin, Idec Group Italia se positionne comme un acteur global de l’immobilier intégrant les enjeux de neutralité carbone avec une approche à 360°. « De l’aménagement à la promotion, en passant par l’ingénierie clé en main, l’investissement, l’énergie et l’international, nous avons toujours souhaité répondre à l’ensemble des enjeux de nos clients, souligne Patrice Lafargue, fondateur et président du Groupe Idec. Nous comptons évidemment adopter la même approche en Italie en capitalisant sur le savoir-faire de Xori Group ». Le partenaire du promoteur, investisseur et constructeur français a une connaissance fine de son marché, emploie plus de 200 personnes et intervient dans différentes secteurs (résidentiel, industrie, logistique, etc.).
Ses équipes travaillent déjà sur plusieurs opérations avec le Groupe Idec, parmi lesquelles un projet de construction d’une plateforme logistique de 60.000 m² en Vénétie destinée à répondre aux besoins d’entreprises milanaises et romaines. AD