Newsletter n°4039
L’italien ShippyPro s’implante dans l’Hexagone
Fort d’une récente levée de fonds de 15 M$ réalisée auprès du fonds d’investissement américain Five Elms Capital, la start-up italienne ShippyPro ouvre un bureau à Paris pour accélérer son développement dans l’Hexagone.
Créée par Francesco Borghi et Lorenzo Rogai en 2016, ShippyPro propose une plateforme web de gestion d’expéditions de commandes e-commerce qui compte déjà plus de 1.500 clients (dont Diesel, La Fourche, Calzedonia et Beebs by Kiabi).
Adressant tous les secteurs d’activité en B-to-C comme en B-to-B et disponible en cinq langues (français, anglais, italien, espagnol et allemand), elle comprend une gamme étendue de fonctionnalités qui va de la centralisation de commandes d’expédition à la gestion des retours, en passant par l’édition d’étiquettes, la comparaison de tarifs transporteurs, la gestion de documents de dédouanement, le suivi de bout en bout des opérations et la communication avec les clients finaux via l’envoi de notifications emails, WhatsApp et SMS.
Grâce à une suite d’API, l’écosystème de la plateforme réunit actuellement plus de 180 transporteurs, locaux comme internationaux (UPS, Fedex, DHL, TNT, Chronopost, Colissimo, DPD, Mondial Relay, etc.) ainsi que 85 canaux de vente et marketplaces (Amazon, Shopify, Ebay, Decathlon, Leroy Merlin, etc.). « Cela permet aux marques d’accéder rapidement à de nouveaux services d’expédition et constitue un accélérateur d’expansion mondiale et d’orchestration omnicanal », souligne ShippyPro.
Depuis sa création, la start-up a contribué à l’expédition de plus d’un milliard de dollars de marchandises. AD
Le belge Montea renforce son équipe développement en France
L’investisseur-développeur d’origine belge Montea illustre ses ambitions sur le marché hexagonal de l’immobilier logistique en renforçant son équipe France sur le volet développement, avec la nomination d’Emile Furia en tant que responsable de programmes.
Présent d’assez longue date dans notre paysage logistique, notamment via des acquisitions de sites, Montea avait amorcé une nouvelle phase courant 2022, notamment en nommant un ‘country manager’ expérimenté, Luc Mérigneux (voir NL 3576), puis en recrutant Nicolas Tamarelle –en provenance de Concerto– en tant que Developement Manager.
C’est l’équipe de ce dernier que rejoint Emile Furia afin de coordonner et gérer les projets en développement de Montea dans l’Hexagone.
Son portefeuille y dépasse désormais les 200.000 m², avec 18 sites sur la dorsale, et l’objectif est de le doubler à court terme, notamment grâce à plus de 80 hectares pour mener ses futurs projets (pour l’essentiel sur des friches et d’anciens sites industriels).
Ingénieur en génie mécanique / électrique et efficacité énergétique tout juste diplômé de l’ESTP, Emile Furia a en fait déjà exercé chez Montea pendant les phases de stage de sa formation, en tant qu’assistant responsable de programmes immobiliers.
Rappelons que si Montea fait plutôt office de challenger sur le marché français, le groupe compte près d’une centaine de sites logistiques pour près de 2 millions de m² répartis entre la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et la France. MR
Lited fait rayonner son offre de services avec Staci
Spécialiste de l’éclairage LED, le français Lited a récemment lancé sa toute première plateforme de services en s’appuyant sur l’expertise du logisticien Staci, son partenaire de longue date.
Cette plateforme digitale vise à simplifier la gestion par les clients de leurs projets en leur permettant d’accéder au catalogue, de générer un devis et de passer commande avec une vision des stocks et un choix de formules de livraison.
Lited avait externalisé sa logistique auprès de Staci en 2016 pour accompagner sa forte croissance, alors sur un site provençal du spécialiste de la logistique de détail (voir NL 2645).
La logique de services à valeur ajoutée qui sous-tend la plateforme de Lited et la prestation de Staci repose désormais sur un site de ce dernier à Saint-Ouen l’Aumône, dans le Val-d’Oise.
Y sont assurées la réception, le stockage, la préparation et l’expédition d’un référentiel de plus de 1.500 produits, qui varie fréquemment, pour une capacité de 3.500 palettes (et une valeur de stock de l’ordre de 5 M€).
Facteur clé de la satisfaction des clients de Lited, l’offre de transport conçue sur mesure par Staci propose à la fois du J+1 (à 12h ou 18h), des livraisons sur RDV, hors gabarit, via la mise à disposition sur site, et un mode de livraison en mode course qui sera lancé sous peu sur toute l’Île- de-France.
Interfacé à la plateforme de Lited, Staci peut en outre informer son client en temps réel des expéditions, avec un tracking des commandes qui peut être partagé avec le destinataire final. « Cette nouvelle offre logistique et transport nous permet de renforcer notre compétitivité et de développer notre positionnement sur le marché français.
Nous devons garantir à nos clients installateurs et distributeurs des livraisons partout en France en 24/48h à des conditions négociées avec les différents transporteurs, et c’est ce qu’est parvenu à nous offrir Staci », souligne Maxime Hébert, directeur marketing & SI de Lited. MR
Rhenus investit sur une variante centre-asiatique du corridor eurasien
Tobias Bartz faisait partie de la délégation accompagnant le chancelier Olaf Scholz lors de son récent voyage en Asie centrale.
A cette occasion, le CEO du groupe allemand Rhenus a signé une déclaration d’intention avec la société kazakhe NC Aktau Sea Commercial Port JSC pour le développement d’un terminal intermodal dans le port d’Aktau, sur la mer Caspienne.
Cet investissement s’inscrit dans le développement d’un corridor eurasien de transport entre la Chine et l’Europe via l’Asie centrale présentée comme un itinéraire alternatif à la nouvelle route de la soie.
Aktau fait ainsi figure de hub de transbordement pour les marchandises acheminées par voie ferroviaire depuis la Chine, qui traversent la mer Caspienne en bateau jusqu’à Bakou en Azerbaïdjan, avant de reprendre le train vers la Turquie ou le port géorgien de Poti, sur la mer Noire. « Le corridor eurasien n’est pas seulement une route commerciale d’importance internationale qui contribue à la stratégie de diversification de l’UE, mais aussi un levier stratégique pour l’économie mondiale.
Grâce à nos investissements au Kazakhstan et en Ouzbékistan, qui sont soutenus par les gouvernements de ces deux États ainsi que par l’Allemagne, nous stimulons l’infrastructure régionale et renforçons la position de l’industrie allemande et les exportations de la région sur le marché mondial » a déclaré Tobias Bartz. JLR
Boa Concept élargit sa palette en automatisation disruptive
Tout un symbole.
Après avoir déployé il y a quelques années sur un site du Groupe Alainé à Mâcon ses désormais célèbres convoyeurs modulaires intelligents Plug-and-Carry, Boa Concept a présenté hier ses nouvelles solutions d’automatisation Plug-and-Store et Plug-and-Pick au sein de la nouvelle plateforme du prestataire logistique (60.000 m²), à Sury-le-Comtal, près de Saint-Etienne. « Si nous avons débuté sur le marché des convoyeurs, nous avons aujourd’hui la conviction que la robotisation va fortement se développer dans les prochaines années » souligne Patrice Henrion, DG de Boa Concept.
L’entreprise stéphanoise spécialiste de l’intralogistique entend attaquer ce marché avec une approche disruptive.
A l’instar de sa solution Plug-and-Carry, son système de stockage à navettes Plug-and-Store se veut modulaire et évolutif.
Les robots navettes sont interchangeables, et il est possible selon les besoins d’ajouter des robots navettes et des allées, mais aussi de rallonger les racks.
Plusieurs modes de préparation sont envisageables (picking manuel, buffer, pick/put-to-light et picking robotisé, notamment). « Notre solution se positionne entre les transstockeurs et les systèmes robotisés de stockage/préparation de commandes haute densité et haute cadence, poursuit Patrice Henrion. Avec une capacité de l’ordre de 250 entrées et 250 sorties par heure, elle vise essentiellement les entreprises qui doivent traiter de 3.000 à 10.000 commandes par jour ». Le délai de mise en œuvre n’est que de quelques mois pour un coût présenté comme abordable par rapport à d’autres systèmes (environ 400.000 € pour une allée avec 4 robots-navettes).
Plug-and-Pick bénéficie pour sa part de l’expertise de la société Roboptic, PME stéphanoise spécialisée dans les solutions de robotique et de contrôle qualité par vision reprise par Boa Concept en 2022 (voir NL 3629).
Il s’agit d’un robot de picking automatisé pouvant manipuler des charges homogènes comme hétérogènes grâce à l’IA.
Utilisable en injection de trieurs, sortie de système de stockage ou entrée de machine d’emballage 3D, il a une capacité de 600 picks/heure.
La montée en puissance de ces nouvelles solutions devrait aider Boa Concept à rebondir sur la fin 2024, après un repli de son CA d’un peu plus de 50% au 1er semestre (4,2 M€).
A noter que l’entreprise, après avoir fait l’acquisition de la société belge Easy Systems en début d’année (voir NL 3929), prévoit d’ouvrir une filiale au Canada en 2025. AD