Newsletter n°4064
Be Modal et MGE Intermodal bougent les lignes du transport combiné
Depuis ce mois d’octobre, les opérateurs de transport combiné Be Modal et MGE Intermodal ont démarré conjointement l’exploitation d’un nouveau service ferroviaire entre Rennes et Blainville-sur-l’Eau (Meurthe-et-Moselle), le terminal de MGE situé à une trentaine de km de Nancy.
Cette connexion entre l’Ouest et l’Est de la France s’appuie sur une innovation offrant une flexibilité inédite pour les flux de marchandises : l’insertion au sein d’un train « conventionnel » d’une série de wagons spécialisés pour les caisses UTI (unité de transport intermodal).
A noter également que la production du transport ferroviaire est assurée par Fret SNCF, dans la lignée de l’alliance 2RC annoncée l’année dernière (voir NL 3708).
Pour le moment, il s’agit d’une rotation hebdomadaire pour le transport des caisses mobiles (de dimensions comprises entre 20’ et 45’), avec un départ de Rennes chaque vendredi à 9h et une arrivée prévue le lundi (ou mardi) à Blainville-sur-l’Eau et dans l’autre sens un départ le mardi, pour une arrivée à Rennes Terminal le vendredi.
Lancé en avril 2023 par le groupe breton Lahaye Global Logistics, Be Modal opère déjà depuis juin une ligne de transport combiné entre Rennes et Lille.
Quant à MGE Intermodal, filiale du transporteur et logisticien d’origine vosgienne MGE, il a lancé récemment deux autres services, l’un depuis l’automne 2023, entre la Haute-Garonne et Blainville (un train hebdomadaire de 500 à 700 t) et l’autre cet été entre le Pays basque et la Lorraine a vu le jour, avec deux rotations hebdomadaires, en collaboration avec le Groupe Mendy.
Son terminal rail-route de Blainville est d’ailleurs en cours de transformation pour faire face à cette montée en puissance des flux. JLR
Veka se dote d’une plateforme de 11.000 m² en Saône-et-Loire
Filiale du groupe allemand Veka fabricant de profilés de PVC pour la menuiserie (fenêtres, portes, volets), Veka France se fait actuellement construire une plateforme logistique de 11.000 m² dans la zone Actisud située sur la commune de Saint-Loup-de-Varennes, en Saône-et-Loire.
Développée par l’aménageur-promoteur JMG Partners, cette installation sera opérationnelle à la rentrée 2025 et inclura une zone de stockage de 3.000 m² et des espaces de bureaux de 400 m².
Fort de son nouvel actif dans lequel elle va investir 16,5 M€, Veka France pourra répondre au besoin croissant du marché tout en gagnant de la place sur son site de production de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). « Cette nouvelle plateforme permettra d’accueillir l’ensemble du stock actuellement géré sur notre site de Thonon-les-Bains, explique Emmanuel Demesmay, directeur général Veka France. Les espaces libérés en Haute-Savoie seront ainsi destinés à renforcer le bien-être des salariés et à accueillir de nouvelles lignes d’extrusion pour une capacité de production accrue.
La menuiserie PVC est LA solution en termes de performance, de design et de recyclabilité répondant à une demande croissante d’isolation, de baisse de l’empreinte carbone et d’économie d’énergie. » Et son nouveau site donnera l’exemple.
Outre un éclairage LED, Le bâtiment sera équipé d’une centrale photovoltaïque qui permettra une autoconsommation énergétique et une injection de l’énergie produite dans le réseau. AD
Aréfim bénéficie de 120 M€ investis par Goldman Sachs
Aréfim s’est assuré un soutien de poids –le géant de l’investissement Goldman Sachs –pour accentuer son développement axé sur des « campus d’activités » qualitatifs, à l’image de son emblématique Cosmetic Park finalisé dans l’Orléanais avec des locataires de premier ordre sur chacun des entrepôts (voir NL 3890).
Le pôle immobilier de Goldman Sachs Alternatives a en effet annoncé début octobre un investissement de 120 M€ dans la foncière française pour soutenir son ambition de devenir un acteur clé du marché logistique français dans les prochaines années (basée à Strasbourg, l’entreprise gère déjà 390.000 m² d’actifs immobiliers, avec ses propres parcs proches d’Orléans ou Beauvais, et compte pas moins de 700.000 m² de développements en cours et projets à l’échelle hexagonale, notamment dans l’est de la France). « La participation de Goldman Sachs dans notre entreprise nous permet de planifier notre croissance en toute confiance.
Elle nous apporte le soutien à long terme nécessaire pour développer nos activités et favoriser l’innovation », fait valoir Valéry Fenès, le président d’Aréfim.
Devenue entreprise à mission en 2023, puis certifiée B Corp cette année, l’entreprise veille dans chacun de ses programmes à relayer ses engagements forts en matière d’environnement, de biodiversité ou de bien-être au travail, et cette dimension a visiblement participé de l’intérêt porté par Goldman Sachs Alternatives, déjà présent en immobilier logistique en Espagne, en Italie et en France avec des réalisations d’entrepôts qualitatifs et économes en énergie, dont six cumulant les plus hauts niveaux de certifications Breeam et Leed.
On notera que pour veiller à l’alignement des projets et visions des deux partenaires, le montage de cet investissement a été accompagné par JLL et ses départements Capital Markets, AMO et Ingénierie, au volet transactionnel s’étant ajouté une mission de deux mois d’audits ESG et techniques qui ont passé à la loupe 7 actifs, soit près de 286.000 m². MR
Chronopost voit plus grand près de Rouen
Pour accroître ses capacités de traitement de colis dans la région, Chronopost a ouvert une nouvelle agence de 7.280 m² à Petit-Couronne, en périphérie de Rouen (76).
Moyennant un investissement de 3 M€, le site remplace l’ancienne agence que le spécialiste de la livraison express de colis exploitait jusqu’ici à Criquebeuf (14), ainsi que son site supplétif de Petit-Quevilly (76).
Ces deux installations totalisaient 3.100 m².
A Petit-Couronne, Chronopost aura une capacité de traitement de 21.000 colis par jour, dont des colis sous température dirigée puisque le site dispose de deux chambres froides totalisant 650 m² (410 m² sont dédiés à Chronofresh et 240 m² à Chronopost Healthcare).
L’installation est par ailleurs équipée d’un système de récupération d’eau de pluie et de panneaux photovoltaïques, éléments qui lui ont permis de décrocher une certification Breeam Very Good. « Cette installation est emblématique du nouveau modèle d’agences que nous déployons désormais sur l’ensemble du territoire, souligne Nasser Benaissa, directeur des opérations nationales et internationales de Chronopost. Nous recherchons de la performance technique et de la performance environnementale ». AD
Zetes devient actionnaire à 50% du fabricant d’AMR Robotize
La robotique vient de prendre une nouvelle dimension chez Zetes.
Jusqu’ici partenaire de fabricants de robots mobiles autonomes, (AMR), le spécialiste belge des solutions technologiques d’identification et d’optimisation de process supply chain est entré au capital de la société danoise Robotize à hauteur de 50%.
Créé en 2016 et basé à Kongens Lyngby, à la périphérie de Copenhague, ce fabricant propose une demi-douzaine de modèles d’AMR dans une gamme baptisée GoPal, déployée à ce jour auprès de nombreuses entreprises des secteurs de l’automobile, de la pharmacie, de l’alimentation ou encore de l’industrie (Claas, Schaeffler, Marquardt et Kärcher, par exemple).
Depuis un an, l’entreprise est en outre présente aux Etats-Unis, Robotize ayant ouvert fin 2023 un bureau dans la région de Detroit.
En devenant son actionnaire, Zetes souhaite concevoir et développer en commun des solutions innovantes combinant applications de mobilité, de sécurité et de supply chain execution. « Les offres de nos deux entreprises permettent à nos clients de gagner en autonomie et en efficacité opérationnelle, souligne Pierre Lambert, CEO de Zetes. Nous développerons ainsi des solutions complètes d’amélioration des opérations intralogistiques ». AD
Intercos renforce son agilité SC avec Kinaxis
L’italien Intercos Group, spécialisé dans la sous-traitance de produits de maquillage pour les principaux acteurs de l’industrie cosmétique, a fait appel à Kinaxis pour optimiser ses processus de planification de ses ventes et de ses opérations.
La plateforme de l’éditeur canadien doit notamment lui fournir une visibilité complète et de bout-en-bout pour aligner avec la demande ses capacités de production et de R&D (16 sites de production et 11 centres de recherche ), et ainsi de mieux anticiper les fluctuations du marché. « Avec ses fonctionnalités de simulation à l’aide de scénarios et notre connaissance des spécificités réglementaires des différentes régions du monde, notre Supply Chain sera prête, que ce soit pour notre prochain grand développement ou pour faire face à la prochaine grande perturbation » a indiqué Massimo Gerli, le directeur technique d’Intercos. JLR