Newsletter n°4098

Etude

L’industrie face aux défis de l’automatisation, selon Zebra

Les secteurs de l’automobile, de l’agroalimentaire, des métaux et des composants ont déjà fortement recours à des technologies telles que la vision industrielle, les scanners 3D et la robotique pour améliorer la détection des défauts, automatiser les processus d’inspection et garantir les flux de production pour leurs clients.
Et c’est pour mesurer comment ces solutions étaient perçues par l’ensemble du monde industriel que Zebra Technologies a commandé le l’étude « À la Recherche de l’Excellence » à partir d’une enquête en ligne menée auprès de quelque 1.200 cadres supérieurs, spécialistes de l’IT et opérationnels en Asie, Europe, Amérique latine et Amérique du Nord.
Premier enseignement, 86 % des personnes interrogées affirment avoir du mal à suivre le rythme de l’innovation technologique, et 89% perçoivent les projets de numérisation comme coûteux en temps, en argent et en main d’œuvre au départ, avec un ROI qui peut-être très long.
Ils sont pourtant près de la moitié (48 %) à souhaiter que l’automatisation de leurs usines permette d’augmenter la flexibilité face aux fluctuations de la demande, ainsi que l’efficacité et la productivité du personnel. « De nombreux manufacturiers croient à tort que la transformation numérique nécessite une approche « tout ou rien ».
Au lieu de procéder à une refonte complète, les entreprises avant-gardistes adoptent des mesures progressives, telles que l’automatisation de tâches spécifiques et répétitives, afin d’améliorer l’efficacité sans perturbation majeure
» souligne Zebra.
Son étude conduit d’ailleurs à une articulation des chantiers de l’automatisation selon trois axes (avec leurs principales technologies associées) : la prise de décision (IA, IoT, workflows prescriptifs, analyse Big Data), les processus (scanners fixes industriels, le dep learning) et l’automatisation « physique » (bras robotisés, AMR, robots collaboratifs). JLR

Distribution spécialisée

Manutan modernise son AutoStore XXL en tandem avec Dematic

Même récemment installé, un système robotisé peut être modernisé pour sensiblement gagner en performance, comme vient de le démontrer Dematic chez Manutan.
Début 2021, le distributeur / e-commerçant B2B d’équipements et fournitures avait déployé ce qui était alors le plus vaste système de stockage / préparation AutoStore de l’Hexagone –60.000 bacs et une soixantaine de robots– sur son entrepôt clé de Gonesse, dans le Val-d’Oise (voir NL 3372).
Le projet avait été mené avec Alstef Group, qui a depuis renoncé à sa casquette d’intégrateur AutoStore, et c’est avec Dematic que Manutan a entrepris cette année une refonte du système pour en booster la productivité et l’efficacité.
Ce changement d’intégrateur s’est fait en pleine production, sans arrêt d’exploitation, soit une première dans l’histoire d’AutoStore fait valoir le nouveau tandem. « Grâce à cette modernisation, nous avons doublé le nombre de commandes pouvant être traitées chaque jour », indique Alexis Royer, directeur Logistique du groupe Manutan.
En pratique, cette mise à niveau technologique « inédite » a impliqué la migration du serveur, des changements d’interface et de base de données, ainsi que le déploiement du WCS de Dematic pour piloter l’installation (point clé pour un AutoStore, pour lequel son fabricant norvégien s’appuie justement sur l’expertise de son réseau d’intégrateurs, Dematic figurant parmi les plus aguerris).
Un nouveau poste de travail AutoStore a également été ajouté, un CarouselPort disposant de trois bras rotatifs, ainsi qu’un nouveau circuit de convoyage qui dessert notamment une mezzanine de 300 m² aménagée en surplomb du système pour accueillir les nouveaux équipements. « Le défi était de transformer l’ensemble de l’installation pour la rendre plus efficace, mais sans arrêt de production, ce qui n’est jamais facile, le tout dans une équation financièrement réalisable », souligne Alain Bussod, le président de Dematic France.
Il s’agissait enfin d’inscrire cette modernisation dans la démarche RSE de Manutan, avec de nouveaux processus pour réduire l’espace inutilisé et l’emploi de matériaux superflus côté emballage, par exemple en termes de paramétrage des fermeuses de cartons ou d’utilisation d’enveloppes pour remplacer les colis, avec une réduction du volume global à expédier à la clé qui optimise aussi le volet transport. MR

Décarbonation

Ovrsea lance sa Fresque du Fret pour mobiliser ses clients

Décidément, la Fresque du Climat fait des émules.
Après la Fresque de la Logistique lancée l’an dernier au sein du Club Déméter, voilà que le commissionnaire de transport digital Ovrsea propose sa Fresque du Fret, un atelier pédagogique de 2h30 qu’il a conçu avec un groupe d’experts pour aider à mobilier l’ensemble des équipes des entreprises dans leur démarche de décarbonation du transport, tout en prenant en compte leurs contraintes opérationnelles.
Son objectif : accompagner une centaine de chargeurs en 2025 dans cet exercice ludique et collaboratif dont le message clé est le suivant : « la décarbonation du transport permet d’allier réduction de coût et réduction d’émission de CO2, à condition de repenser les contraintes opérationnelles ».
Autrement dit, le choix de consolider ses flux ou de recourir à de nouveaux modes de transport plus écologiques va sans doute avoir pour conséquence de transformer les processus internes, avec à la clé un rallongement des délais ou une réduction de la fréquence des envois par exemple.
D’où la nécessité que tous les services internes se sentent aussi concernés par cette transformation. « L’engagement des équipes est essentiel pour réussir la transition vers des transports plus durables.
Avec la Fresque du Fret, nous offrons un espace de collaboration permettant de concilier les impératifs opérationnels avec l’envie d’agir
» a déclaré Charles Dubouix, pilote de la Fresque et responsable Décarbonation chez Ovrsea.
Une trentaine d’entreprises se sont déjà prêtées au jeu avec leurs équipes supply chain mais aussi achats, production ou commerce.
A noter qu’Ovrsea envisage d’organiser dès janvier des ateliers « Grand Public » à Paris autour de sa Fresque du Fret. JLR

Prestataire logistique

GXO repart avec Guess en Europe jusqu’en 2032

Prestataire de l’enseigne de mode Guess depuis 2011 en Italie et depuis 2017 aux Pays-Bas, GXO Logistics a annoncé récemment le renouvellement de ces deux partenariats jusqu’en 2032.
En Italie, le 3PL assure des prestations de logistique multicanale pour les références sacs et chaussures de son client destinées au marché transalpin et à d’autres pays du sud-ouest de l’Europe.
Opérées à partir d’un entrepôt sous douane situé à Plaisance (Piacenza en italien), entre Milan et Bologne, elles incluent le contrôle qualité, l’étiquetage de prix et l’identification RFID.
Aux Pays-Bas, le prestataire traite les références textiles de son client en s’appuyant sur un entrepôt sous douane où sont effectuées la gestion d’opérations fiscales liées aux importations/exportations. « Depuis le début de notre partenariat en 2011, notre expertise nous a permis de déployer des solutions de pointe qui ont amélioré l’efficacité, la sécurité et la durabilité de nos opérations », souligne Paul Mohan, directeur général Europe continentale chez GXO Logistics.
Les sites du prestataire ont notamment été équipés de convoyeurs et de trieurs textile, ainsi que de gants connectés ProGlove.
Dans les prochains mois, ce sont des AGV qui seront déployés dans les sites néerlandais de GXO Logistics. AD

A nos lecteurs

L’équipe de Supply Chain Magazine change d’adresses mail

Attention, les anciennes adresses mail en info6tm et scmag de toute l’équipe de Supply Chain Magazine ne seront bientôt plus valides.
Pour nous contacter par voie électronique, veuillez désormais utiliser notre nom de domaine supplychainmagazine.fr.
Voici donc nos adresses courantes :

Jean-Luc Rognon (rédacteur en chef) : jl.rognon@supplychainmagazine.fr

Maxime Rabiller : m.rabiller@supplychainmagazine.fr

Armindo Dias : a.dias@supplychainmagazine.fr

Julia Fustier : j.fustier@supplychainmagazine.fr

Philippe Tesson (directeur commercial) : p.tesson@supplychainmagazine.fr

Notre kit média 2025 et son calendrier rédactionnel sont disponibles sur notre site supplychainmagazine.fr. Pour les consulter, il vous suffit de cliquer sur ce lien.
JLR

Infos internationales
Pologne

P3 livre un entrepôt de 50.000 m² au 3PL Rohlig Suus

Au sein de son parc P3 Warsaw I situé à une quinzaine de km de la capitale, le promoteur-investisseur et gestionnaire d’entrepôts P3 Logistic Parks a fait construire une plateforme de 50.000 m² louée au prestataire transport et logistique local Rohlig Suus Logistics.
Ce dernier l’utilisera pour le compte du fabricant d’électroménager et de téléviseurs Hisense (connu notamment via ses marques Gorenje and Asko).
Ce nouveau site rassemblera les activités logistiques jusque-là réalisées sur quatre entrepôts pour le stockage, la préparation de commandes et la distribution sur le marché polonais et les pays limitrophes (pays baltes, Moldavie et Ukraine).
Cette couverture géographique pourrait rapidement s’étendre à d’autres pays, le site ayant la capacité de gérer au quotidien une centaine de mouvements de véhicules. « En consolidant l’activité de plusieurs sites sur un seul, la distribution sera logiquement plus efficace et les coûts moindres » souligne Krzysztof Rzeźniczek, directeur de Rohlig Suus Logistics.
Certifiée Breeam Excellent, la plateforme est par ailleurs éco-responsable, avec notamment des panneaux photovoltaïques en toiture et un système de récupération d’eaux de pluie. AD