Newsletter n°4101

Agroalimentaire

La SC du Groupe Bel bientôt orchestrée par Kinaxis

L’éditeur Kinaxis vient d’annoncer la signature d’un contrat avec le Groupe Bel pour l’orchestration de la supply chain de bout-en-bout de toutes ses entités dans le monde, sauf Materne.
Le kick-off est prévu en novembre prochain.
Pour l’industriel agroalimentaire, dont les marques emblématiques sont La Vache qui Rit, Kiri, Babybel, Boursin, Nurishh, ou encore GoGo squeeZ, il s’agit de remplacer les outils utilisés jusqu’à présent (Blue Yonder et SAP IBP) par la plateforme Kinaxis Maestro sur le demand planning, le supply planning, la gestion des stocks, la planification industrielle au niveau tactique (qui sera reliée à la solution de planification et d’ordonnancement de PlaniSense déployée dans les usines au niveau mondial) et l’optimisation du chargement.
La diversification de son offre produits et le développement de nouvelles gammes intégrant des matières premières végétales ont été l’un des éléments déclencheurs de ce projet qui vise à améliorer la performance opérationnelle, renforcer la collaboration et consolider le développement durable. « Kinaxis jouit d’une solide réputation et sa capacité à nous permettre de mieux répondre aux besoins de nos clients, à améliorer l’efficacité de bout en bout et à rester le choix de confiance de nos clients a renforcé notre partenariat » a déclaré Xavier François, le directeur Supply Chain du Groupe Bel.
De son côté, Kinaxis met en avant les capacités de sa plateforme Maestro à planifier des scénarios, à prendre en compte la gestion de la durée de conservation à court terme, la distribution multi-niveaux et l’optimisation du transport pour les produits frais.
Il est à noter d’ailleurs que dans le workflow S&OP sera également intégré une solution partenaire de l’éditeur, Kinaxis TLO by 4flow (TLO pour Transportation Load Optimizer), qui permet d’optimiser les chargements en fonction des tarifs transport, du coût des stocks, et des objectifs de réduction des émissions CO2. JLR

Grande distribution

Intermarché déploie le DMS Klareo dans tous ses magasins en France

Dans le cadre d’un projet de développement et d’optimisation de ses livraisons à domicile sur l’ensemble du territoire, Intermarché a choisi l’éditeur Klareo et sa plateforme Saas de Delivery Management System (DMS). « Avant que cette solution ne soit sélectionnée et ne commence à être déployée dans les points de vente du groupement, le process de livraison à domicile chez les adhérents était quelque peu artisanal, explique Olivier Bel, adhérent du groupement propriétaire de l’Intermarché de Libourne, dans le département de la Gironde.
Ce process était effectué très majoritairement de façon manuelle ».
Désormais, il est automatisé chez la plupart des adhérents.
Sur les quelques 2.200 points de vente que compte l’enseigne Intermarché en France, Klareo a déjà été mis en œuvre dans 1.320 magasins, ceux-ci utilisant les modules de l’éditeur dédiés à la planification/optimisation de tournées (K.Planning), à la traçabilité (K.Trace), à l’analyse de performances (K.Analytics) et à la gestion de notifications clients (K.Notification).
Les points de vente non encore équipés le seront d’ici la fin du 1er semestre 2025. « Les points de vente connectés à la solution ont gagné en moyenne une heure par jour dans l’organisation de leur livraison à domicile, précise Olivier Bel. Ils ont en outre enregistré une amélioration de leur expérience clients et une diminution de leurs délais de livraison, évolutions rendues possibles grâce aux modules de traçabilité et de suivi de performances de Klareo ». Autre atout de la solution pour le responsable, elle a permis à des adhérents de professionnaliser davantage leurs opérations en sollicitant davantage de sociétés de transport, nombre d’entre eux s’étant contentés jusqu’ici de s’appuyer sur des plateformes collaboratives de livraison entre particuliers. « L’approche tarifaire de la solution choisie est aussi un élément auxquels sont sensibles les adhérents, conclut Olivier Bel. La tarification ne repose pas sur un forfait mais sur le volume de commandes passées ». AD

Décarbonation

Groupe Blondel mixe GNV et électrique pour verdir sa flotte

Dans le cadre de sa stratégie-maison de décarbonation et sous l’impulsion de ses clients, le transporteur et logisticien Blondel poursuit avec volontarisme le verdissement de sa flotte pour réduire les émissions CO2 de son activité transport.
Dans ses acquisitions, le transporteur et logisticien d’origine picarde mise sur un mix énergétique, avec désormais un accent BioGaz et électrique : sur 2024, 14 camions Scania au GNV ont rejoint son parc (qui en comptait déjà autant du même constructeur), et des véhicules électriques sont annoncés pour le début 2025. « La décarbonation fait partie de notre stratégie de développement, aujourd’hui 100% de nos achats sont des véhicules à faibles émissions BioGaz, HVO et B100.
La technologie BioGaz, largement éprouvée, nous assure une fiabilité, un coût maîtrisé au km et une réduction significative de notre impact environnemental.
En 2024, ce sont plus de 8.000 tonnes de CO2 économisées grâce cette stratégie, selon le référentiel objectif CO2 de l’Ademe
, souligne Jérôme Juteau, directeur général du Groupe Blondel. Cependant, nous sommes persuadés que le verdissement du transport passera par un mix énergétique, donc par une diversification des solutions selon les usages.
À ce titre, nous allons enrichir notre flotte de 10 véhicules électriques en 2025 afin d’appréhender et maîtriser les enjeux de l’électrification
».
Cette trajectoire bas carbone constitue un axe clé de l’offre de SC responsable développée par le groupe sous la bannière GO Green 2030, et s’inscrit dans son objectif de diviser par deux à cet horizon les émissions de GES liées à l’ensemble de ses activités, en conjuguant ce levier des carburants verts à ceux de l’efficience des flux ou de la performance énergétique sur ses 45 sites à l’échelle hexagonale.
On notera que déjà plus de 15% de son parc moteur recourt au GNV, soit quelque 200 véhicules, dans une démarche misant sur différents partenaires, dont le constructeur Scania et son représentant Scannord pour la personnalisation de la configuration des véhicules et leur entretien, mais aussi VTE Formation pour former aux spécificités du GNL les techniciens des propres ateliers du Groupe Blondel à Saint-Quentin ou Courcelle. MR

Livraison B-to-B

XPO reprend la route pour le grossiste Supergroup

Le grossiste Supergroup spécialisé dans les produits alimentaires, boissons et emballages pour professionnels, a renouvelé sa confiance à XPO Logistics pour livrer ses 16.000 clients en France (superettes, boulangeries, épiceries, stations-service, cantines scolaires, hôpitaux, GMS, etc.).
Initié en 2012, ce partenariat répond à des exigences précises de Supergroup, notamment en matière de respect de l’environnement et de réactivité.
XPO Logistics s’appuie ainsi sur la cyclo-logistique en livraison dernier kilomètre à Paris et une dizaine de ses collaborateurs travaillent aujourd’hui au sein de deux des quatre entrepôts de Supergroup, à Lisses (91) et Bourgoin-Jallieu (38).
Par ailleurs, toujours dans l’objectif de limiter l’impact environnemental des livraisons, des palettes échangeables et réutilisables sont utilisées pour réduire les déchets. « La force de notre entreprise réside dans notre capacité à offrir à chaque client une solution de transport sur mesure, quel que soit leur type de commerce, rappelle Hervé Demaison, directeur général de Supergroup. Qu’il soit boulangerie en hyper centre-ville, supermarché en périphérie ou station-service sur l’autoroute, nous nous adaptons à leur profil avec une offre de produits dédiée, un conditionnement adapté et une livraison en 48h jusqu’au dernier kilomètre, service proposé de façon uniforme sur toute la France.
Pour satisfaire à ce niveau d’exigence, nous nous devons d’avoir un partenaire agile et flexible, ce que nous avons trouvé avec XPO Logistics ».
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Fret aérien

Rhenus fait le plein de SAF

Pour réduire son empreinte carbone et aider ses clients à atteindre leurs propres objectifs en matière de développement durable, Rhenus a rejoint le programme SAF de son partenaire transport Air France-KLM-Martinair Cargo.
Lancé en 2020, ce programme permet à des expéditeurs et transitaires d’opérer des vols incluant un pourcentage de carburant durable d’aviation, dit SAF (Sustainable Aviation Fuel).
Produit à partir de sources d´énergie non fossiles (huiles usagées et déchets agricoles, notamment), celui-ci permet une réduction des émissions de CO2 d’au moins 65% sur l’ensemble de son cycle de vie.
Les clients qui investissent dans cette énergie bénéficient par ailleurs d’un rapport d’audit indiquant une estimation de la réduction des émissions de carbone obtenue. «Ce partenariat montre comment les entreprises des secteurs de la logistique et du transport aérien peuvent coopérer pour lutter contre le changement climatique en proposant à leurs clients des solutions pour réduire leurs émissions et en progressant vers des supply chain plus durables » a déclaré Jan Harnisch, CEO de Rhenus Air & Ocean.
A noter par ailleurs que depuis 2019, dans le cadre de son programme Rhegreen de réduction des émissions de CO2 pour le fret aérien, le prestataire permet à ses clients d’identifier les liaisons aériennes les moins émettrices pour leurs expéditions grâce à un calculateurs d’émissions de CO2. AD

Infos internationales
Emirats arabes unis

CMA CGM inaugure son terminal à conteneurs d’Abu Dhabi

Le Moyen-Orient est un axe de développement prioritaire pour CMA CGM.
Quelques semaines seulement après la finalisation par sa filiale Ceva Logistics de la création d’une co-entreprise avec Almajdouie Logistics en Arabie Saoudite (voir NL 4069), l’armateur vient d’inaugurer son terminal à conteneurs CMA Terminals au port d’Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.
Troisième terminal du port émirati (Port Khalifa), il est géré dans le cadre d’un contrat de concession d’une durée de 35 ans accordé à une co-entreprise réunissant la filiale CMA Terminals de CMA CGM (70%) et le développeur-régulateur local Abu Dhabi Ports (30%).
Sa réalisation représente un investissement de 845 M$.
Fort d’une capacité annuelle de 1,8 million d’EVP, le terminal permet d’augmenter la capacité en conteneurs de Port Khalifa de 23%, à près de 10 millions d’EVP/an.
Selon CMA CGM, il va contribuer à faire de Port Khalifa un hub mondial, pouvant desservir le commerce croissant entre l’Asie, l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée, ainsi que le Moyen-Orient et le sous-continent indien. AD