Newsletter n°4164

Grande distribution

Carrefour a officiellement inauguré son nouvel entrepôt XXL caennais

A cheval entre les communes de Cormelles-le-Royal et de Mondeville, une nouvelle plateforme logistique de 82.000 m² a été officiellement inaugurée par Carrefour la semaine dernière en présence de Mourad Bensadik, le directeur exécutif Supply Chain de l’enseigne.
Situé au bord du périphérique de Caen, ce bâtiment XXL été livré en septembre dernier au terme de 15 mois de travaux (voir NL 4062), dans le cadre d’un développement menée par Cargan-Log, la co-entreprise entre Carrefour Supply Chain et la foncière Argan.
Opérationnel depuis plusieurs mois, le site multi-température (frais, sec, fruits & légumes) vient remplacer la plateforme de Carpiquet (64.000 m²), à 17 km de là, qui était en exploitation depuis 1967.
Avec un effectif de près de 500 collaborateurs permanents (et 100 intérimaires en moyenne, avec un pic à 200 en juillet et août), le nouvel entrepôt est composé de huit cellules et gère 9.000 références frais en flux tendu, 9.000 références en flux stocké (sec) et 400 références en flux stocké côté fruits et légumes pour l’approvisionnement de 93 supermarchés (Carrefour Market) et 253 magasins de proximité dans la région.
La préparation de commandes des produits frais est automatisée grâce à un trieur crossbelt haute cadence GENI-Belt de Fives Syleps comme celui installé l’année dernière sur la plateforme Carrefour de Bourges (voir NL 3989).
A noter que l’entrepôt, en cours de certification Breeam Very Good et de labellisation Biodivercity, est bâti sur une ancienne friche industrielle de Stellantis et que le terrain alentour (41% du site) est planté de 11.000 arbres. JLR

Immobilier logistique

GLP / Ares compte lancer en blanc un parc de 48.000 m² dans le 95

Les développements d’entrepôts de bonne taille se faisant rares en Ile-de-France, les 48.000 m² du parc annoncé par GLP Europe comme un « lancement en blanc » à Saint-Witz dans le Val-d’Oise pourraient bien trouver preneur d’ici le lancement des travaux au 4ème trimestre, en vue d’une livraison sur la fin 2026.
C’est en décembre dernier que GLP avait acquis le foncier de 12,3 hectares en question auprès d’un autre spécialiste de l’immobilier notamment logistique, JMG Partners, développeur et aménageur sur les 22 ha d’une ancienne friche du parc d’activités de la Terre de Guépelle sur cette commune à moins de 10 km de Roissy-CDG et traversée par l’A1.
Deux bâtiments de 37.000 et 11.200 m² bénéficiant de chauffage sans gaz et d’installations photovoltaïque sont au programme de GLP, qui vise leur certification Breeam Excellent et la labellisation BiodiverCity, et compte réaliser les travaux selon la Charte Chantier Vert.
Et ils seront environnés de près de deux hectares sanctuarisés pour la faune et la flore, l’ensemble du parc ambitionnant la certification HQE Aménagement. « Ce parc illustre notre engagement en faveur d’une logistique durable et performante, implanté dans un emplacement stratégique où la demande de surfaces logistiques est élevée », commente Philippe Graziani, le dirigeant de GLP pour la France, désormais cité sous son nouveau titre de managing director d’Ares Real Estate.
Depuis début mars, GPL Europe fait en effet partie d’Ares Management Real Estate, compte tenu de la finalisation de la revente par le géant singapourien de l’investissement GLP à son homologue américain Ares Management Corporation d’une structure qui regroupait ses intérêts en immobilier surtout logistique sur d’autres marchés que la Chine, en l’occurrence en Europe, aux États-Unis, au Brésil ou au Japon.
Le tout pour un montant de 3,7 Md$ auxquels s’ajoute un complément provisionné d’1,5 Md$ lié à l’atteinte d’objectifs de performance.
En Europe, le portefeuille d’entrepôts de GLP regroupait à fin 2024 plus de 10 millions de m², sans compter la maitrise de fonciers pour en développer 1,3 M supplémentaires. MR

Logistique urbaine

Premier bilan d’étape pour InTerLUD+

Le Programme InTerLUD+ (Innovations Territoriales et Logistique Urbaine Durable), qui a pris le relais d’InTerLUD à l’été 2023 (voir NL 3815), poursuit sa mission de facilitateur et d’accélérateur d’une logistique urbaine plus durable jusqu’à fin 2026.
A presque mi-parcours, le bilan d’étape est globalement positif : vingt nouvelles collectivités se sont engagées dans le dispositif (portant leur nombre total à 60), 31 chartes de logistique urbaine durable ont été signées (dont 5 durant les 4 ans d’InTerLUD), et 114 actions stratégiques ont été finalisées ou sont en cours d’achèvement.
Co-porté par le Cerema, Logistic Low Carbon et ROZO, et soutenu par les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), InTerLUD+ précise que 40 % de ces actions locales « concernent l’optimisation des aires de livraison, tandis que d’autres initiatives portent sur la transition énergétique (l’avitaillement, transition des carburants, accompagnement du verdissement des véhicules), l’harmonisation des règlementations de circulation, la gestion du foncier et de l’aménagement urbain, l’intermodalité (cyclologistique, fluvial), ainsi que les circuits courts et la gestion des déchets ».
Par ailleurs, les outils numériques Itinériz (calcul d’itinéraire qui intègre les arrêtés de circulation en s’appuyant sur la base nationale DiaLog de la DGITM), CirQliz (contrôle simplifiée via QR codes pour gérer des zones à contraintes) et Numériz (qui facilite la disponibilité des aires de livraison et facilitant leur planification) sont actuellement en phase de déploiement dans dix territoires pilotes, dont Paris, la métropole lyonnaise, Annemasse-Les Voirons Agglomération, Toulouse Métropole, Bordeaux Métropole, Grand Angoulême, et Nantes Métropole.
A noter également que le portail RoulerOvert (voir NL 4092), qui recense les aides financières et propose un catalogue de véhicules propres pour accompagner les professionnels dans la transition énergétique, ainsi que Digilog, qui permet aux collectivités de recenser les aires de livraison et leurs caractéristiques et de simplifier la création d’arrêtés de circulation et de stationnement, vont bientôt faire l’objet de pilotes dans 16 EPCI (établissements publics de coopération intercommunale).
Pour en savoir plus, une conférence sur les services numériques développés par InTerLUD+ se tiendra sur le prochain SITL, le 2 avril à 10h40 dans l’Espace Conversations 2. JLR

Avant-première SITL

Scallog présente ses offres goods-to-person sous racks et RaaS

La semaine prochaine sur le SITL (1-3 avril, Pavillon 1 de Paris Expo Porte de Versailles), Scallog présentera à la fois sa nouvelle solution goods-to-person sous racks et sa nouvelle offre de financement en mode RaaS (Robot as a Service).
Synonyme de densification d’espace de stockage, la première consiste à mettre en œuvre la solution goods-to-person de l’entreprise au bord d’un système de stockage standard par racks et d’utiliser les deux premiers niveaux pour ranger les étagères mobiles. « La zone combine ainsi un stock de réserve sur des racks et des étagères transportées vers des stations par des robots pour accélérer les cadences de préparation de commandes, souligne Scallog. L’offre s’adresse à deux profils d’entrepôts, ceux qui disposent uniquement de racks et veulent une zone de picking automatisée, et ceux qui ont un fort volume de picking de détail et veulent accélérer les cadences de préparation de commandes ». Quant à l’offre RaaS, qui a été conçue en partenariat avec la société Realease Capital, elle permet d’accéder à quatre formules packagées de location qui démarrent avec une redevance mensuelle de 1.490 € HT. « Cela comprend les stations de picking, les robots, les étagères, ainsi que le software et les services d’installation et de maintenance » précise Scallog.
À noter aussi que sur le SITL (le 1er avril à 10h40 dans l’espace Conversations 1), la centrale d’achat vétérinaire Alcyon témoignera sur les atouts de la solution goods-to-person de Scallog qu’elle utilise depuis un an dans sa nouvelle plateforme logistique de Civrieux, dans le département de l’Ain (
voir NL 3919). AD

À voir sur le stand L11

Logistique urbaine

Flexis planifie des infrastructures de recharge avec Prologis Mobility

Pour faciliter l’adoption de ses futurs VUL 100% électrique pour la logistique urbaine, Flexis a signé un protocole d’accord avec Prologis Mobility, la filiale du géant américain de l’immobilier logistique spécialisée dans les services tout-en-un de recharge pour véhicules électriques par abonnement, sans frais initiaux (conception, construction, approvisionnement en énergie, matériel, logiciels et maintenance).
L’objectif de cette collaboration est de planifier, d’installer et de déployer des solutions intégrées associant les véhicules et services embarqués de la co-entreprise entre les groupes Renault, Volvo et CMA CGM (
voir NL 4130) aux sites logistiques et aux infrastructures de recharge de Prologis Mobility. « La vision de Flexis pour l’avenir de l’industrie va au-delà de nos propres véhicules.
Elle consiste à envisager une offre complète de services et de solutions pour accompagner nos clients dans l’électrification de leurs flottes.
Cela inclut des conseils sur les besoins en infrastructure et en énergie
», indique Philippe Divry, le Pdg de Flexis. JLR

Infos internationales
Belgique

215.000 m² développés pour Skechers par une JV Weerts-Montea

Présenté comme le plus grand projet de plateforme logistique mono-locataire entrepris en Belgique, le futur centre de distribution européen de la marque californienne de chaussures Skechers dépassera les 215.000 m² en développé sur ses différents bâtiments, pour certains multiniveaux.
Deux développeurs-investisseurs belges, Weerts et Montea, sont associés en JV à 60/40 pour ce projet proche de l’aéroport de Liège, où Skechers déménagera sa logistique EMEA jusque-là assurée sur plusieurs bâtiments situés à Milmort, à quelques km.
Les premiers travaux structurels ont été lancés, avec l’objectif que plus de 70% de la surface locative soit disponible dès la fin 2027.
Si des vues du projet ont été dévoilées, il reste difficile de saisir toutes les caractéristiques de la future plateforme, même si l’on devine des rampes d’accès poids lourd en étages, des accès sur différents niveaux selon les façades, ou des parkings collaborateurs en toiture.
L’investissement total dépassera les 300 M€, compte tenu des 140 M€ annoncés par Montea et de sa quote-part dans la JV, tandis que Weerts sera en première ligne de ce développement.
Skechers s’est d’ailleurs engagé sur un bail de 20 ans et disposera du double de ses capacités actuelles pour soutenir un rythme de croissance de l’ordre de 30% de ses ventes à l’échelle de l’Europe via le réseau de plus de 500 magasins à son enseigne, ceux des détaillants tiers, ou divers canaux e-commerce.
Pour cet acteur fondé en 1992 sur la côte ouest, qui se revendique comme la 3ème marque de chaussures au monde, ce projet européen s’inscrit dans une vaste reconfiguration de sa distribution globale, déjà avancée avec des centres en Amérique du Nord, du Sud, en Chine, au Japon et en Inde, ainsi qu’un site régional au Royaume-Uni. MR