Supply Chain Magazine de mai est en ligne à partir d'aujourd'hui. Ce numéro spécial est très largement consacré à l'entrepôt, « cet humble serviteur de l'entreprise ». Cette chronique, qui commence aux années 50, montre comment le bâtiment s'est adapté aux besoins et s'est transformé avec l'émergence d'un nouveau métier : celui de logisticien. Ce dossier exclusif comprend également de nombreux témoignages : Marie-Françoise Courtin, Présidente de la Fédimag, Jean Damiens, Directeur de l'EST, Michel Martin, Consultant, Jean-Pierre Gautier, Directeur des métiers chez Acsep, Luc Marcus, Pionnier dans le domaine du WMS, Claude Samson, Président d'Afilog, Laurent Horbette, DG de Gicram, Marc Riot, Responsable projets chez Jungheinrich, Pierre Marol, PDG d'Alstef, etc. Dans cette grande rétrospective où l'on assiste à la montée en puissance de la mécanisation, de l'informatique jusqu'à la révolution du e-commerce et du digital, on découvre également que l'entrepôt n'a pas dit son dernier mot : véritable régulateur de flux il continuera à jouer un rôle essentiel dans les Supply Chains de demain pour répondre aux exigences de performance de l'industrie et de la distribution. Pour accéder directement à la version électronique du magazine. Pour s'abonner à la version papier du magazine
L'assureur mutualiste américain FM Global a rendu public ce matin son indice de résilience 2017, un outil interactif permettant de classer 130 pays et territoires en fonction des capacités de leurs entreprises à maintenir leur activité face aux grands risques que sont les cyber-attaques, les catastrophes naturelles et la rupture des chaînes d'approvisionnement. La grande nouveauté par rapport à l'indice de l'année dernière concerne l'ajout aux neuf critères existants (productivité, risque politique, intensité pétrolière, exposition aux risques naturels, qualité de la gestion des risques naturels et du risque d'incendie, lutte contre la corruption, qualité des infrastructures et fiabilité des fournisseurs locaux) de trois nouveaux critères dont un qui nous intéresse plus particulièrement, celui de « Supply Chain Visibility ». A savoir l'aptitude à suivre et localiser les flux au sein de la chaîne d'approvisionnement d'un pays (pour en augmenter l'agilité). Dans le nouveau classement des pays, la France se classe 11e contre 19e l'année dernière (en fait, elle aurait été 13e en 2016 en tenant compte aussi des nouveaux critères). « En dépit d'un risque politique encore élevé et d'incertitudes économiques, la France se maintient à un bon niveau grâce notamment à une excellente qualité du risque » a déclaré Thierry Masurel, Directeur Général des Opérations de Paris de FM Global. Et dans un classement qui ne tiendrait compte que des critères Supply Chain (lutte contre la corruption, qualité des infrastructures, fiabilité des fournisseurs locaux et visibilité SC), la France pointe à la 16e place, le podium étant occupé par la Suisse (n°1 aussi au classement global devant le Luxembourg), l'Autriche et le Japon ! L'Allemagne figure à la 5ème place, qu'elle occupe également dans le classement global. Conçu pour aider les entreprises à choisir l'implantation de nouveaux sites, sélectionner des fournisseurs, évaluer les chaînes d'approvisionnement existantes et identifier des clients potentiellement vulnérables, l'outil en ligne permet de consulter pays par pays tous les critères et de consulter les classements selon les facteurs économiques, de qualité de risque ou de Supply Chain. JLR Photo : Thierry Masurel, Directeur Général des Opérations de Paris de FM Global Pour utiliser l'outil en ligne, cliquez sur ce lien
Classement de l’indice résilience FM Global des 15 principaux partenaires de la France En brun, le rang qu’occupe le pays concerné au regard de ses échanges commerciaux avec la France. En violet, son classement dans l’indice de résilience 2017 de FM Global. A noter que les Etats-Unis et la Chine sont subdivisés en trois régions distinctes pour prendre en compte plus finement les risques naturels sur ces très vastes territoires. Source : INSEE/DGDDI 2016 et FM Global Indice de Résilience 2017
Aux abords de certaines plates-formes logistiques, les délais d'attente peuvent être fastidieux pour les chauffeurs routiers. Il leur arrive de patienter plusieurs heures avant d'être dirigé vers un quai de chargement/déchargement, sans information sur le temps d'attente ou leur positionnement dans la file. Quitte à parfois devoir tourner aux alentours en attendant un signal de convocation. L'application JeFile Pro se propose de donner de la visibilité aux chauffeurs sur ce délai de prise en charge, pour leur permettre de s'occuper moins passivement. Par exemple pour aller faire le plein, ou se consacrer à des opérations de maintenance de leur véhicule. Développée par l'entreprise de services numériques FWA, l'application adapte au secteur transport/logistique sa version grand public JeFile, lancée au printemps 2016 pour donner aux consommateurs de la visibilité sur leur temps d'attente aux caisses de la GMS (Grandes et Moyennes Surfaces). Une formule adoptée par quelques magasins Carrefour l'été dernier, et qui se répand au sein de l'enseigne, et que testent Auchan ou Géant. Même logique pour sa version pro : l'enjeu est de convaincre de s'équiper des opérateurs de plates-formes logistiques, des terminaux portuaires ou des usines. A charge pour le chauffeur de télécharger l'application sur son smartphone, éventuellement d'y indiquer le volume de son chargement ou la file dans laquelle il souhaite s'insérer en fonction du contrat conclut avec la plate-forme. A l'approche du site, il se voit communiquer le temps d'attente le concernant. Dans son communiqué, FWA prend acte de l'existence de solutions de planning efficaces pour la gestion des créneaux de rendez-vous, mais moins axées sur l'attente des chauffeurs. Et fait valoir sa traduction en plusieurs langues… dont le corse !? MR
Bénédicte Krebs, précédemment Senior Manager Supply Chain/Excellence opérationnelle chez Segeco, rejoint Aloer Consultants, cabinet Conseil en Supply Chain. Durant 21 années d'une carrière industrielle au sein du groupe Porcher Industries, cette ingénieure passionnée par les relations humaines et la pédagogie s'est spécialisée en Supply Chain. En 2010 elle se lance dans le métier de consultant. C'est en tant que Responsable de missions de conseils en Supply Chain et de direction de projet d'intégration ERP (Infor M3) qu'elle intègre Axsolu Conseil. « J'ai grandi professionnellement dans un groupe industriel qui m'a fait découvrir la valeur du travail, plus importante encore quand celui-ci est mené en équipe. J'ai pu constater à de nombreuses reprises, combien l'équipe est forte pour relever les défis, réussir des exploits de productivité, accepter des changements, que ceux-ci soient novateurs ou structurels, même s'ils sont imposés par une conjoncture économique difficile », a-t-elle déclaré. JPG
Acteos annonce avoir remporté un contrat avec Scapartois pour la mise en place d'un TMS. Une évolution qui s'inscrirait dans le cadre du projet de modernisation globale de l'ensemble du site de Tilloy-lès-Mofflaines (Pas-de-Calais). En effet, la centrale d'approvisionnement avait entrepris en 2015, une extension de 23.000 m² (17.000 m2 d'entrepôts et 6.000 m2 de quais d'expédition) pour porter sa capacité de stockage globale à 86.000 m². Aujourd'hui, elle met en place ce TMS visant à optimiser le transport de ses 250 à 350 camions quotidiens qui livrent depuis la plate-forme, les magasins E.Leclerc des Hauts-de-France, soit 37 hypermarchés, 4 Leclerc Express et 41 drive. Le distributeur voulait un TMS capable de s'interfacer simplement à son système mécanisé tiré par la demande. Le choix de Scapartois en faveur d'Acteos a également été conditionné par son antériorité au sein du groupe de distribution : l'éditeur équipe déjà 5 centrales d'achat E.Leclerc, à travers le territoire. JPG
Pour améliorer la performance en termes d'approvisionnements, tant pour ses clients que pour ses filiales et usines de fabrication en Europe, le constructeur automobile PSA a repensé en 2016 la gestion des flux logistiques de notices et guides d'utilisation à bord des véhicules, en s'appuyant sur le réseau européen de Staci. Grâce aux implantations du prestataire en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni, PSA a ainsi décentralisé la gestion des stocks et la distribution de la documentation à ses concessionnaires et à ses usines soit près de 8 millions de documents imprimés par an. Le processus de commande a été simplifié avec un déploiement européen d'E-cats (l'application de commandes en ligne B2B de Staci) et les délais de traitement des commandes et de livraison ont été divisés par 2. Les usines en Espagne (30% de la production européenne du Groupe PSA) sont par exemple approvisionnées directement par un site Staci à Barcelone. « Cette nouvelle organisation nous a permis de réduire les coûts logistiques, d'uniformiser les processus à l'échelle européenne, d'optimiser le service rendu à nos clients, d'être plus réactifs en termes de réapprovisionnement et enfin d'éliminer toutes les tâches sans valeur ajoutée », estime Rodolphe Roch, Responsable Documentation de Bord chez PSA. JPG
Rodolphe Roch et Nicolas Brasset, Staci Sales Director
C'est le 4 mai à Lyon que SC Trace a fini son Tour de France après être passé par Rennes, Dijon, Amiens, Toulouse puis Poitiers le 23 Mars dernier. Lors de cette dernière présentation, organisations professionnelles du secteur (Coop De France, FNA, UFS, UIPP) ont évoqué les fondamentaux et dressé un état des lieux sur la mise en oeuvre de la traçabilité dans leurs secteurs d'activités respectifs. Des professionnels de la Supply agricole (Bayer, Syngenta, Basf, Dow Agrosciences, Interralog et La Dauphinoise) ont ensuite apporté leurs témoignages sur la mise en oeuvre de la traçabilité avec SC Trace dans leurs structures. Ce périple de plusieurs semaines a été l'occasion pour Agro EDI Europe et de nombreux professionnels du secteur agricole d'expliquer la mise en oeuvre d'un projet de traçabilité des produits de protection des plantes. Plus de 360 personnes ont pu assister à ces conférences. JPG
Le fabricant de piles Duracell a signé le 1er mars dernier un contrat d'externalisation avec ID Logistics à l'échelle de la péninsule ibérique. Les flux de Duracell, environ 1.800 palettes, seront centralisés sur le site de Cabanillas del Campo (Guadalajara), où ID Logistics possède déjà une plateforme multi-client de 40.000 m². Le prestataire prendra en main les opérations de préparation des commandes et de distribution des produits de la marque en Espagne et au Portugal. « Nous avons fait le choix d'ID Logistics en toute confiance, convaincus par son excellence opérationnelle, l'expertise de ses équipes, la qualité de ses installations et sa vision à long terme. La signature de cet accord de collaboration est pour nous l'assurance de travailler avec le partenaire idéal pour la gestion de la logistique, pilier essentiel de notre activité » commente Luis Estrada, DG de Duracell Iberia. ID Logistics compte quelque 18.500 collaborateurs gère un total de 275 sites implantés dans 16 pays, soit près de 5 M m² opérés en Europe, en Amérique Latine, en Asie et en Afrique. PM
Le prestataire suisse Panalpina annonce le rachat de Carelog, un commissionnaire en transport danois créé en 2008. Cette acquisition vise à renforcer à la fois sa couverture géographique, sa position concurrentielle au Danemark et son offre, Carelog étant particulièrement présent sur le Freight Forwarding maritime et Panalpina sur la partie aérienne. « Nous voulons augmenter notre part de marché au Danemark » explique Stefan Karlen, CEO de Panalpina, « le pays compte de nombreux exportateurs et ses principaux secteurs d'activité sont l'industrie manufacturière, les CPG, le retail, la mode et la santé, des secteurs sur lesquels nous sommes focalisés et que nous servons à l'échelle mondiale ». Panalpina Danemark compte désormais 70 collaborateurs et propose des services logistiques et de Freight Forwarding à travers six implantations dont Copenhague, Aarhus et Odense. La nouvelle structure sera dirigée par Lars Engbo, actuel dirigeant de Carelog. « Ensemble, Panalpina et Carelog forment un acteur respectable de taille moyenne et constituent une base solide pour notre croissance future » ajoute Volker Boehringer, CEO de Panalpina Europe, « Dans un marché dominé par quelques entreprises, nous avons maintenant une emprunte géographique plus large et une offre produit plus forte et mieux équilibrée. Notre ambition est de devenir un acteur majeur au Danemark ». PM