De ce côté-ci du Rhin, Acteos est actuellement bien mieux connu pour ses activités d'éditeur de solutions progicielles et digitales de SCM (appros, TMS, WMS, Bi & Analytics) que pour celles, pourtant historiques dès les années 80, d'intégrateur de matériels. La société cherche désormais à réaffirmer ce double positionnement en France, en renforçant notamment son rôle d'intégrateur de systèmes de Mobile Device Management (MDM), via sa division ATEC (Acteos Technology Center). Depuis des années, cette activité de gestion et de sécurisation du parc matériel mobile pour le transport et la logistique (personnalisation des environnements, installation des applications, maintenance) s'avère très dynamique pour Acteos outre Rhin (en Allemagne, mais aussi en Autriche et en Suisse), au travers de son partenariat historique avec un éditeur d'outils de MDM, le canadien Soti, dont elle est le plus gros partenaire en Europe (contrats notamment avec Siemens, Coop, ou encore Mercedes). C'est cette offre qu'elle souhaite désormais développer de manière plus large en France (où il y a déjà des mise en oeuvre notamment chez Mondial Relay, Groupe E.Leclerc et Otis), en surfant sur l'expansion des technologies sans fil et de l'IoT. « Les sociétés du transport et de la logistique de l'Hexagone ont besoin plus que jamais de solutions applicatives fiables, pour le suivi et la gestion d'importants volumes de matériels mobiles » explique Thomas Felfeli, Directeur marketing d'Acteos, qui rappelle que ce double positionnement éditeur intégrateur traduit depuis longtemps la volonté d'Acteos de garantir à ses clients un service et un point d'entrée unique dans le SCM, avec des compétences en logiciels mais aussi sur l'ensemble des technologies de l'Auto ID, IoT et de la mobilité. JLR Photo : Thomas Felfeli, Directeur marketing d'Acteos
Le spécialiste de l'ingénierie pétrolière et gazière issu de la fusion du français Technip et de l'américain FMC Technologies, bouclée début 2017, a retenu Idea pour gérer une partie de la logistique amont de son usine du Trait, en Seine-Maritime. Celle-ci assure la fabrication des flexibles destinés à pomper le pétrole au fond des océans et assure leur expédition par voie maritime vers les plates-formes offshores, entre autres. TechnipFMC a confié différentes opérations à valeur ajoutée à Idea-ECN (Emballage et Conditionnement Normand), situé à une douzaine de km au Grand-Quevilly. Ce dernier assure désormais le stockage et la réception des matières premières acier sous forme de barres ou de tubes, certains pouvant atteindre 8 t, puis leur découpe à la demande sur des équipements pour lesquels le prestataire a réalisé d'importants investissements. Ces composants semi-finis sont ensuite conditionnés et expédiés aux sous-traitants de TechnipFMC pour usinage. « Le groupe Idea réalise déjà pour le compte de ses clients (aéronautique, défense, énergie et naval) des prestations industrielles en parallèle des flux logistiques. Cela limite les ruptures de charge et de responsabilité et permet des supply chain plus LEAN et efficientes. Il s'agit ici d'une diversification du site de Grand-Quevilly en s'appuyant sur l'expérience et sur les compétences transversalisées au sein du groupe », indique Jérôme Lobjois, Responsable du site Idea-ECN. MR
De toute évidence la période est difficile pour les distributeurs traditionnels qui font face à des changements majeurs dans leurs métiers : fermetures de magasins, accentuation de la domination d'Amazon sur le marché en ligne, influence des grossistes sur les habitudes d'achat des consommateurs... Comme dans tout changement structurel, il y aura des gagnants et des perdants, mais in fine il y aura une Renaissance pour ceux qui sauront s'adapter à cette nouvelle donne. Des tendances structurantes semblent émerger afin de pouvoir prospérer dans le futur : Thinking Retail Forum sera le lieu idéal pour échanger sur ces sujets avec des experts de la distribution, et assister au retour d'expérience de GiFi, client TXT Retail, sur la Planification marchandises sur le thème : Les piliers de la distribution omnicanale. Intervenant : Richard Willis, VP Solutions Management EMEA, Aptos Retail/session en anglais. Programme complet et inscription en ligne.
Pour accompagner son développement, Infflux poursuit sa politique de renforcement de ses effectifs. Ainsi, sur le dernier trimestre 2017 et le premier trimestre 2018, l'éditeur informatique recherche une dizaine de nouveaux collaborateurs. « Outre d'accompagner et amplifier notre croissance dans les secteurs du retail, de l'industrie et de la prestation logistique, ces recrutements s'inscrivent dans notre stratégie d'accompagner toujours plus étroitement nos clients actuels et futurs, dans toutes leurs évolutions, en particulier la digitalisation de leur Supply Chain » nous confie Jean-Christophe Henry, Directeur Général de l'entreprise. JPG Photo : Jean-Christophe Henry, Infflux
La plate-forme technologique Chronicled et le cabinet de consulting spécialisé dans la santé The LinkLab ont formé aux Etats-Unis la Joint-Venture MediLedger. Son objectif : explorer et développer des solutions basées sur la blockchain pour lutter contre la contrefaçon et assurer une traçabilité totale des échanges dans le secteur pharmaceutique. « Les bases de données traditionnelles sont comme des châteaux avec des fossés. Vous pouvez les renforcer tant que vous voulez, un hackeur malin trouvera toujours un moyen de pénétrer dans le château » commente Ryan Orr, CEO de Chronicled. « La blockchain est un réseau distribué, les données sont cryptographiées, une brèche sur un nœud n'a pas d'effet sur le reste et le mécanisme consensuel empêche un acteur malicieux de falsifier le système ». MediLedger devra en outre satisfaire les nouvelles exigences du Drug Supply Chain Security Act (DSCSA) qui requiert la mise en place d'un système interopérable permettant le suivi des transferts de propriété des médicaments faisant l'objet d'une prescription médicale aux Etats-Unis. « Dans l'immédiat, le but pour nous est de démontrer que la blockchain est la meilleure réponse à ce besoin » explique Susanne Somerville, co-Fondatrice du LinkLab. Un groupe de travail comprenant Genentech (Groupe Roche), Pfizer, AmerisourceBergen et McKesson s'est déjà formé afin de définir le cadre d'un projet pilote qui pourrait préfigurer le mode de fonctionnement du secteur tout entier à un horizon relativement court, quelques années seulement. PM
Des chaises supplémentaires pour pouvoir accueillir un public plus nombreux que prévu mercredi 27 septembre à la présentation de Shippeo. Il faut dire que le sujet traité dans cette étude (Tracking et traçabilité dans le transport) mobilise très largement les industriels, les distributeurs et les transporteurs. Après une courte introduction de Xavier Hua, directeur général de l'Institut du commerce, pour évoquer les travaux réalisé par l'institut dans ce domaine (notamment avec Shippeo), Lucien Besse, associé de Shippeo, s'est attaché à présenter les résultats et les enseignements de cette étude réalisée sur un panel d'une centaine d'entreprises (industriels et distributeurs). « L'objectif de ce livre blanc est de comprendre les attentes des industriels et des distributeurs, d'évaluer l'impact du manque de visibilité sur le transport et d'objectiver les gains réalisables », résume-t-il avant de définir 5 enjeux classés par ordre d'importance par les sociétés interrogées : 1. donner plus de visibilité au transport, avec pour objectif la nécessité de se différencier et de faire du transport un axe de création de valeur 2. mesurer et améliorer la performance transport. Il s'agit par exemple de répondre à un réel besoin d'objectiver le taux de service 3. gérer pro-activement le traitement des litiges transport 4. gagner en productivité grâce à une gestion plus efficace du transport. On notera qu'ici, la productivité s'entend aussi bien dans l'organisation des points de vente, qu'au niveau de l'entrepôt 5. sécuriser la disponibilité produit sur le point de vente. Pour conclure, Lucien Besse souligne que pour 88% des répondants, dans les trois ans qui viennent, le tracking sera intégré dans les appels d'offres Suite à cette présentation, une table ronde a permis un échange entre industriels, distributeurs, prestataire logistique et éditeurs informatiques. Etaient présents à ce débat : Alexandre Starck (Nestlé), Samy Kchok (Carrefour), Alban de Villeneuve (ID Logistics), Jérôme Thivend (Henkel) Alain Courroyan, Logistics & Customer Service Manager et Benoît Thiebaud d'Interlog Logistic. Après un échange entre les participants mais aussi avec la salle, Pierre Fouéré d'Oracle et Maël Barraud de Fluid-e ont terminé cette matinée en expliquant comment un TMS et un outil de type « tour de contrôle » peuvent compléter (selon les besoins) le dispositif d'une plateforme de tracking telle que celle de Shippeo. JPG Photos de haut en bas :Xavier Hua - Lucien Besse
Le ministère britannique du transport, en collaboration avec Innovate UK, a mis à disposition du secteur privé une enveloppe de 15 M£ pour financer des projets de recherche susceptibles de faire baisser les émissions polluantes du transport routier. Les projets pourront concerner des technologies améliorant la consommation des moteurs, l'efficacité des batteries ou encore des matériaux réduisant le poids des camions. « Nous avons réalisé d'importants progrès dans la réduction des émissions et cherchons sans cesse de nouveaux moyens d'améliorer la qualité de l'air » commente Jesse Norman, Sous-Secrétaire d'Etat au Transport, « Les camions sont responsables d'un tiers des émissions de CO2 au Royaume Uni et de nouvelles technologies peuvent avoir un impact significatif sur la réduction de la pollution due au fret. Ces fonds offrent aux entreprises britanniques la possibilité d'être des pionniers dans le développement d'innovations à même d'améliorer la qualité de l'air dans le pays ». Cette initiative reflète la volonté du gouvernement de faire du pays un leader dans le domaine des technologies de véhicules électriques et de parvenir à 100% de nouvelles immatriculations zéro émission d'ici à 2040. PM Photo : Jesse Norman, Sous-Secrétaire d'Etat au Transport
Bahri, acteur international du transport et de la logistique et le Groupe Bolloré, spécialiste du freight forwarding et de la logistique, ont célébré hier le lancement officiel d'une société commune dénommé Bahri Bolloré Logistics. Bahri détient 60% du capital de la joint-venture, contre 40% pour le Groupe Bolloré. Basée à Riyad, la société proposera des solutions de bout-en-bout pour le compte de clients basés en Arabie Saoudite, et plus largement dans la région. Pour marquer l'évènement, Bahri Bolloré Logistics a organisé une cérémonie exceptionnelle au Ritz Carlton de Riyad, en présence de Abdulrahman Mohammed Al-Mofadhi, Président de Bahri, les membres du conseil de direction de Bahri, ainsi que Cyrille Bolloré, Président de Bolloré Transports & Logistics. JPG
La ville de Madrid vient de dévoiler un vaste plan d'amélioration de la qualité de l'air et de lutte contre le changement climatique appelé tout simplement Plan A. La ville détaille dans un document de 197 pages une série de mesures (21 en tout) qui seront mises en place au court des prochaines années pour parvenir, entre autres, à réduire d'ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre de 40%. Certaines impacteront le transport de marchandises de manière plus ou moins significative. Ainsi, dès 2018, Madrid créera une zone centrale à 0 émission ainsi qu'une d'une zone à 30 km/h, et réduira la vitesse de circulation à 70 km/h sur les routes M-30 et M-40 qui entourent la capitale. En ce qui concerne la livraison urbaine, les véhicules de plus de 3,5t classés « zéro émissions » et « éco » bénéficieront d'horaires de livraison étendus, les plus polluants auront des horaires restreints dès 2020 ou 2022 selon leur classification environnementale. Il en sera de même pour les véhicules de 12 t et plus en 2023 et 2025. Cela se traduira selon nos confrères de Cuadernos de Logistica par l'obligation pour les expressistes de renouveler 40% de leur flotte (immatriculations antérieures à 2006) dès 2020 et 85% (véhicules de 2014 et plus) dès 2022, ce qui a priori ne permet pas d'amortir le coût des dits véhicules. En contrepartie, la capitale espagnole annonce une « optimisation des places de livraison de leurs horaires » ainsi que la création d'espaces logistiques urbains. En parallèle, Madrid entend multiplier les places de parking équipées de station de recharge électrique. Tous les détails sont sur madrid.es. PM