Spécial SITL (suite)

Les représentants des candidats se lâchent sur la logistique

NewsLetter | Les représentants des candidats se lâchent sur la logistique | publié le : 06.04.2022

Lors de l’inauguration de la SITL hier (voir Une), sous la houlette de la président de Farnce Logistique Anne-Marie Idrac, les représentants de 5 candidats à la présidentielle ont donné un bref aperçu des propositions et des points de vue de leurs programmes respectifs en faveur du transport et de la logistique au service d’une France performante. En voici quelques morceaux choisis :

Représentant de Marine Le Pen : pour Franck Briffaut, le nombre d’échangeurs autoroutiers est trop restreint, il faut restaurer la compétitivité du rail dont il dénonce l’ouverture à la concurrence non maîtrisée, cesser d’abandonner les petits lignes et mettre fin aux lourdeurs dans l’attribution des sillons. Farouchement opposé à la politique des ZFE qu’il considère d’un « dirigisme inadmissible », il prône plus généralement une méthode au cas par cas pour l’aménagement du territoire en logistique. « Dans certains endroits il sera nécessaire de massifier les flux, de faire des hubs, dans d’autres endroits ce n’est ni possible ni même souhaitable. On ne peut pas répondre aux mêmes problématiques d’aménagement partout, le rôle du politique c’est d’articuler, sur un pays qui n’est pas homogène contrairement aux pays références en la matière comme la Suisse l’Autriche et les Pays-Bas ».

Représentant de Jean-Luc Mélenchon : également favorable à la fin des ZFE qui engendrent du « séparatisme social », Bérenger Cernon, a commencé son discours sur le « manque criant de personnel, notamment des caristes, des logisticiens des manutentionnistes », sur le vieillissement de cette population (30% ont plus de 50 ans) et sur les besoins de formation initiale et post diplômante, de reconnaissance des critères de pénibilité, ainsi sur la remontée du SMIC à 1 400 € et. L’une des priorités de son candidat : remettre les moyens dans le fret ferroviaire : 6 Mds € par an pour rénover le réseau existant. « Nous mettrons fin à l’ouverture de la concurrence, nous renationaliserons la SNCF » a-t-il lancé en ajoutant qu’à l’avenir les nouvelles plates-formes logistiques devraient systématiquement être embranchées fer.

Représentant d’Anne Hidalgo : Olivier Jacquin, a choisi l’offensive, en estimant que le pacte ferroviaire et la loi d’orientation mobilité ne sont « pas du tout à la hauteur » sur le volet marchandises et que le quinquennat actuel « se termine très mal » avec le contrat de performance de la SNCF Réseau, qu’il considère comme une récession inacceptable avec le réseau ferroviaire qui se dégrade qui nécessite au moins 1 Md€ par an pour l’améliorer. Favorable au principe pollueur payeur, il s’est entre autres prononcé en faveur d’une écotaxe poids lourds qui permettrait réellement d’accompagner la filière pour sa transition (peut-être via une contribution carbone des donneurs d’ordre). « Il faut également envoyer un signal aux consommateurs sur la fausse idée du transport gratuit dans les livraisons e-commerce » a-t-il déclaré.

Représentant d’Eric Zemmour : pour Sébastien Pilar, l’une des priorités est le portuaire (ça tombe bien, il a travaillé 7 ans chez l'armateur maritime CMA-CGM, à Marseille, et 4 à la tête du Terminal du Grand Ouest, à Montoir-de-Bretagne), avec un plan d’investissements massifs sur le Havre et Marseille et une politique d’encouragement du cabotage maritime. Favorable à une très forte réduction de la fiscalité sur la production, il a insisté par ailleurs sur la volonté politique de faire appliquer des décisions déjà prises, faisant par exemple référence au référendum citoyen bafoué sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. « Scandalisé » par le concept de ZFE, qui pénalise les citoyens les plus modestes, il invite l’UE à faire pression sur la Chine et les Etats-Unis, « à l’origine de 41% des émissions mondiales de CO2, contre 1% pour la France ».

Représentant du candidat Emmanuel Macron : Jean-Marie Zulesi a tout d’abord salué l’action du président « pour relancer cette logistique qui a été longtemps oubliée, notamment par le quinquennat précédent de François Hollande », puis a développé trois points importants pour l’avenir de la filière : décarbonation, attractivité, gouvernance. Rappelant l’obligation d’installer des panneaux photovoltaïques sur les entrepôts dans la loi Climat et Résilience, il a déclaré que l’avenir était au « mixte énergétique », en citant en exemple le très récent « rajout du B100 dans les Crit’air 1 », et l’accompagnement des innovations dans l’électrique et l’hydrogène par le plan France 2030. Convaincu de la nécessité d’un portage politique de la logistique à tous les niveaux (national, régional, local), il a par ailleurs évoqué un futur groupe d’étude dédié à la logistique à l’Assemblée nationale et au Sénat. JLR

Anne-Marie Idrac, la présidente de France Logistique, a participé en amont à l’organisation de cette table ronde de représentants de candidats à la présidentielle.
© J.-L. Rognon

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