« C‘est une forme de meurtre économique ! » a lancé voici quelques jours Laurence Parisot stigmatisant le conflit des dockers
Les victimes ? D’abord les ports français qui, de par leur position géographique, devraient occuper une position majeure en Europe
Ensuite toutes les économies locales qui dépendent étroitement de l’activité maritime
Enfin l’économie nationale forcément impactée par ces blocages à répétition
Reste qu’en matière de criminalité, les meurtres sont en général commis par ceux qui en retirent un avantage direct
Alors à qui profite le crime ? En la circonstance les principaux bénéficiaires ne sont pas les coupables désignés, mais des compétiteurs internationaux ravis : Anvers, Rotterdam, Gênes, Barcelone et bientôt Tanger
Quant aux « présumés coupables », montrés du doigt comme des nantis profitant abusivement de leur pouvoir de nuisance, ils ne retirent aucune gloire de la situation
Dans ces circonstances, comme le rappelle Patrick Daher, président du conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Marseille, il est impératif de faire aboutir la réforme portuaire et urgent d’instaurer la paix sociale par le dialogue
Et pourquoi pas inventer de nouvelles règles pour dépasser le corporatisme et associer plus étroitement certaines catégories aux enjeux économiques ? JPG
