Newsletter n°3277

Cabinet de conseil

Adameo va renforcer ses équipes en 2021

Après deux « très bons » mois de novembre et décembre en termes d’activité, Adameo entend bien continuer sur sa lancée en annonçant une campagne de recrutement en France qui porterait sur 35 personnes en 2021.
En tenant compte de quelques possibles départs au sein de son effectif actuel de 85 personnes, le cabinet de conseil en Supply Chain table sur un total d’environ 110 ou 115 collaborateurs en fin d’année.
Les postes à pourvoir actuellement vont du consultant Supply Chain (école d’ingénieur, 1 à 3 ans d’expérience), consultant Junior et manager Data & IA, au consultant pour la mise en œuvre d’outils WMS, TMS, WCS (1 à 5 ans d’expérience, avec une approche métier et SI). « La particularité de nos consultants, c’est qu’ils ont tous individuellement un spectre de savoir-faire très large.
Ils savent allier imagination et pragmatisme pour répondre aux problématiques de nos clients : nous tenons absolument à conserver cet ADN
» souligne Bruno Coste, le fondateur et président d’Adameo.
Outre les missions traditionnelles, l’entreprise travaille aussi sur des projets centrés data et IA avec certains clients, via son « lab by adameo » et son écosystème de startups.
Elle accompagne actuellement une grande enseigne de jardinerie dans son plan de transformation digitale.
Par ailleurs, Adameo envisage de constituer dans un avenir proche une équipe de consultants autour d’un pôle logistique urbaine. JLR

Logistique du froid

Les confinements ont impacté le CA de Stef en 2020

L’activité de Stef s’est contractée l’an dernier de 8,6 %, avec un CA d’un peu plus de 3,1 Md€. Caractérisée par la mise en place de nouvelles mesures restrictives liées à la lutte contre le Covid-19, le dernier trimestre s’est terminé pour sa part avec un repli de 7,2 % (824,3 M€ de CA). « Dans un contexte économique toujours bouleversé par la crise sanitaire, le groupe continue de résister même si son chiffre d’affaires connaît un recul dans la plupart de ses pays d’implantation et sur ses principales activités au 4e trimestre », précise Stanislas Lemor, le Pdg de Stef.
Sur le périmètre France, où la période a été marquée par un deuxième confinement entrainant la fermeture des restaurants, les recettes du groupe se sont établies à
505,8 M€ au T4 2020, en baisse de 6,9 %. « Les activités de restauration, des produits de la mer et dans une moindre mesure, les flux frais sont directement impactés par ces restrictions et sont en repli, explique le logisticien dans son communiqué. En revanche, les activités de surgelé, GMS et e-commerce ont bénéficié du report de consommation, en particulier pendant la période des fêtes de fin d’année. » A l’international, le prestataire a enregistré des contractions dans la plupart des pays, seules la Suisse, grâce à la signature de nouveaux contrats, et l’Espagne, où la croissance de la GMS a permis de limiter le repli de l’activité, enregistrent des progressions de CA.
L’activité internationale de Stef a baissé sur le 4ème trimestre de 5,4 % (207,5 M€).
« Malgré les incertitudes persistantes sur l’évolution de la pandémie, le groupe garde confiance dans son business model diversifié, relève Stanislas Lemor. Durant la période, il a conforté ses positions en Europe de l’Ouest grâce à une importante opération de croissance externe et en accélérant sa transformation digitale partout en Europe. » Sur la période, il a annoncé l’acquisition de cinq sites du groupe allemand Nagel en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique (voir NL n°3232).
A noter également que l’activité de transport de passagers et de fret opérée par sa filiale La Méridionale a progressé de 53,5 %, avec un CA de 18,1 M€.
Elle s’explique par l’octroi de compensations financières accordées
par la collectivité de Corse ainsi que l’ouverture début décembre d’une nouvelle ligne Marseille-Tanger. AD

Services d’incendie et de secours

Les marins pompiers de Marseille affinent leurs appros et leurs stocks

En première ligne de la sécurité de la cité phocéenne, des ports et de l’aéroport, le Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille (BMPM) s’est mis en recherche en 2019 d’une solution centralisée de gestion de stocks et de parc pour harmoniser ses process en la matière, améliorer sa qualité opérationnelle via un portail de services, et mieux maîtriser ses coûts.
A l’issue d’un appel d’offres, l’organisation a choisi la solution modulaire Oslo FM (FM pour Facility Management) dès décembre 2019, mais en raison de la crise sanitaire, la mise en œuvre du projet ne démarre que cette année, après un audit réalisé au premier trimestre 2020.
L’objectif est d’optimiser l’intégralité de la chaîne logistique, de la gestion des approvisionnements à l’optimisation des stocks en passant par la gestion fine et la traçabilité des matériels, des uniformes aux grandes échelles, et des EPI (Equipements de Protection Individuelle).
Avec un effectif de 2 500 personnes, le BMPM compte 25 sites et un parc de 450 véhicules d’intervention.
Le déploiement de la brique gestion de stock & appro d’Oslo FM sur l’ensemble des magasins est programmé pour le premier trimestre 2021, puis ce sera au tour du module gestion de l’habillement et du parc de véhicules au 2ème trimestre, avant la brique gestion des interventions techniques au 3ème trimestre.
Il est à noter que l’éditeur français de cette solution Oslo FM s’appelait Kimoce, avant son rachat en janvier 2019 par son compatriote Oslo (anciennement groupe Emplio).
Oslo FM s’appuie ainsi sur une expérience d’une quinzaine d’années dans le monde des SDIS, avec des fonctionnalités telles que la gestion des EPI pompiers ou le suivi des armements des engins.
Rappelons d’ailleurs que Kimoce, aux côtés du SDIS du Tarn et de l’Ecole des Mines d’Albi Carmaux, avait été couronné Roi de la Supply Chain en 2015. JLR

APS

Un nouveau directeur général chez Azap

Une transition progressive s’annonce à la direction d’Azap, qui a recruté en début d’année Manuel Montalban en tant que CEO.
Il succède à Dominique Bourgoin, qui avait fondé en 2000 cet éditeur et intégrateur de référence en matière de Supply Chain Planning, et conserve sa place sa place au conseil d’administration de l’entreprise.
Manuel Montalban dispose d’une longue expérience dans des fonctions de direction au sein d’éditeurs de logiciels.
Dans la foulée de sa thèse en intelligence artificielle menée au sein de l’Inria à l’université de Sophia Antipolis, il avait cofondé à la fin des années 80 la société Ilog, par la suite introduite sur le Nasdaq puis acquise par IBM.
Ces 20 dernières années, il a successivement exercé chez les éditeurs Atempo, Virtualogix et depuis 2013 chez Opentext, jusque récemment, à la tête de l’activité Business Network pour l’Europe du sud.
En parallèle, il a également officié en tant qu’investisseur et administrateur de start-up IT, notamment dans le cadre de l’incubateur de Télécom SudParis puis aux côtés d’acteurs comme Lemon Way, Ubudu ou Mina Storm.
En prenant la direction d’Azap, il rejoint des équipes très pointues, dont de nombreux docteurs en IA, qui s’emploient à développer une offre innovante à forte valeur ajoutée, et à «  intégrer l’impact environnemental dans l’optimisation de la chaine d’approvisionnement de ses clients », souligne-t-il.
Si la transition à la tête de l’entreprise est présentée comme progressive, c’est que Dominique Bourgoin va accompagner sa prise de fonction dans un contexte de forte croissance, et piloter les spécifications de la nouvelle version de la solution-maison, tout en soutenant l’équipe pour certains projets clés. MR

Immobilier logistique

Le marché français très prisé des investisseurs, note Cushman & Wakefield

Non seulement la demande placée de m² logistique s’est emballée sur le 2ème semestre 2020 (voir la NL d’hier), mais l’intérêt des investisseurs ne s’est pas démenti, bien au contraire, note Cushman & Wakefield dans son bilan de l’année.
Au total, ils ont investi quelque 3,4 Md€ sur le marché français de l’immobilier logistique, bien qu’aucune opération n’ait été enregistrée au 2ème trimestre.
Certes, ce total est en retrait de -30% par rapport à 2019, mais ce niveau exceptionnel avait notamment tenu à la reprise par Argan du portefeuille Cargo d’entrepôts Carrefour, pour un montant approchant les 900 M€ (et quelque 1,1 M de m²). « 2020 a été une très bonne année sur le volet investissement, la 3ème meilleure de tous les temps en montant, et 2021 s’annonce encore en progression », notait la semaine dernière Romain Nicolle, codirigeant sur ce volet de l’activité Logistique France de C&W.
Pour preuve, l’équipe compte déjà plus de 400 M€ de transactions sous mandat ou en exclusivité en abordant cette nouvelle année.
L’étude note d’ailleurs un changement d’échelle du marché hexagonal depuis 2015, ce créneau logistique étant passé de 5 à 13% dans le total des investissements en matière d’immobilier d’entreprise.
Il faut dire que ses fondamentaux économiques sont favorables en termes de rémunération, de conditions de financement ou d’afflux de liquidités.
Les besoins des utilisateurs sont là, demande placée à l’appui, et l’année 2020 n’a guère vu d’incidents majeurs au niveau du recouvrement des loyers.
La situation est bien plus positive que celle qui prévaut sur le créneau de l’immobilier commercial ou tertiaire.
En France, la logistique constitue la classe d’actifs la plus internationalisée, souligne Cushman & Wakefield, avec notamment un retour en force des investisseurs allemands (entre autres, comme le soulignait une récente étude-maison sur le « Profilage des nouveaux entrants »).
En 2020 comme lors des trois années précédentes, les acquisitions de grande taille ont joué un rôle déterminant, l’acquisition de portefeuilles ayant représenté les deux tiers des montants investis.
Mais une particularité est à souligner : pour la première fois, 4 des 10 plus grosses opérations relevaient du principe de sale & lease-back, par lequel des utilisateurs cèdent la propriété de leurs entrepôts pour en devenir locataire, avec de considérables liquidités à la clé pour poursuivre leur développement.
On notera les opérations de ce type menée par Kuehne+Nagel, Jacky Perrenot ou Decathlon.
Et la dynamique de l’investissement permet aussi de tabler sur le maintien de lancements d’opérations en blanc pour développer de nouvelles capacités, note C&W, qui répertorie plus de 2 M€ de m² actuellement en cours de développement sur la dorsale, surtout dans les Hauts-de-France et en région parisienne. MR

Infos internationales
Argentine

Sinteplast se dote d’un entrepôt automatisé avec Ulma Handling Systems

Confronté à la saturation de son centre de distribution d’Ezeiza, le fabricant de peinture argentin Sinteplast a opté pour un agrandissement de celui-ci avec la construction d’un entrepôt automatisé mis en œuvre par Ulma Handling Systems.
L’entreprise disposait encore d’un foncier de 3 000 m² sur son site implanté près de Buenos Aires. « Un aménagement conventionnel nous permettait d’obtenir uniquement 4 000 emplacements supplémentaires, mais en misant sur une solution de stockage automatisé, l’espace obtenu nous permettrait d’entreposer 18 000 palettes sur 40 mètres de haut », explique Martin Müller, directeur planification et logistique chez Sinteplast.
Opérationnelle depuis 2019, la nouvelle infrastructure incluant un sous-système dédié aux palettes et un autre aux caisses en plastique comprend 10 allées dans lesquels opèrent 5 transstockeurs.
Les transferts de produits de la zone de production vers la zone de stockage ainsi que de cette dernière vers la zone de picking s’effectuent via le système de transport automatique Sorting Transfer Vehicle d’Ulma Handling Systems, le site étant doté de 5 postes de picking qui autorisent jusqu’à 25 préparations de commandes en simultanée.
Après avoir terminé la préparation dans la zone de palettes, les commandes sont consolidées dans la zone de caisses en plastiques gérée par un miniload, et dans ce sous-système, la palette est complétée avec les petits articles pour être finalement transportée dans la zone d’expéditions.
Avec son entrepôt automatisé, Sinteplast a ni plus ni moins doublé sa capacité de préparation de commandes, pouvant désormais livrer 500 000 litres de peinture par jour. « Grâce à cette solution, nous avons fortement diminué nos ajustements de stocks et erreurs de picking », indique aussi Martin Müller.
A noter enfin que ce projet a aussi impliqué le spécialiste des systèmes de stockage industriels AR Racking. AD