Newsletter n°3285

Freight forwarding

ThePackengers digitalise l’e-logistique des œuvres d’art

Start-up créée au sein du groupe de transport et de logistique spécialisé ESI, ThePackengers propose une offre digitale qui donne en un clic une cotation d’emballage et de transport d’un objet fragile ou d’une œuvre d’art à livrer partout dans le monde, incluant les formalités douanières et autres assurances.
Cette solution s’appuie notamment sur un algorithme breveté, alimenté par les données physiques d’emballage et de transport récoltées depuis des décennies par le groupe ESI. « Aucune solution ne permettait jusqu’ici aux marketplaces du marché de l’art et du luxe, maisons de vente aux enchères et galeristes de prendre le tournant technologique et digital nécessaire pour répondre à l’explosion des ventes en ligne, souligne Amaury Chaumet, Pdg de ThePackengers et du groupe ESI.
Un acheteur potentiel devait sortir du site de e-commerce pour demander un devis et attendre de 24 à 48 heures pour l’obtenir. » ThePackengers propose une digitalisation de l’ensemble du processus avec un suivi temps réel des produits pris en charge et expédiés.
La start-up a aussi développé un TMS ainsi qu’une application de tracking via QR code.
Côté opérationnel, elle peut s’appuyer sur sa propre flotte de véhicules et jusqu’à présent sur un entrepôt de
3 776 m² situé à Saint-Denis (93), récemment cédé en sale & lease back à un investisseur, avec l’aide JLL.
Ce dernier a d’ailleurs accompagné l’entreprise dans le lancement de la construction  de deux nouveaux bâtiments proches de Roissy CDG, de 10 000 m² et 4 500 m² respectivement.
L’internationalisation du groupe ESI doit se concrétiser dès cette année avec l’ouverture de 3 entrepôts sur Londres, New-York et Los Angeles (un quatrième à l’étude sur Hong-Kong).
L’objectif est de s’implanter dans les pays où le marché de l’art est particulièrement développé, même si la startup peut déjà s’appuyer sur l’expertise de sa maison-mère
pour faciliter le transfert de colis de ses clients à travers le monde.
Agréé en douane, entrepositaire et commissionnaire de transport, le groupe ESI emploie 350 collaborateurs et dispose aujourd’hui d’une surface totale de stockage de 35 000 m² répartis sur 9 entrepôts implantés en France (5), en Russie (2), en Espagne (1) et aux Etats-Unis (1). Créée il y a deux ans, avec première levée de fonds en 2019 (2,4 M€),  ThePackengers a emballé et expédié plus de 12 000 objets sur 2020. « Sur le territoire, notre solution est déjà exploitée chez une cinquantaine de maisons de vente aux enchères ainsi que par la marketplace Drouot Digital » nous indique Amaury Chaumet.
Outre-Atlantique, l’entreprise équipe à ce jour six maisons de vente aux enchères et serait en train de négocier avec deux marketplaces importantes. AD

Automobile

Un système innovant Panasonic pour booster les réceptions chez Continental

La branche pièces automobiles de l’équipementier allemand Continental AG a fait appel à Panasonic Business & Industry Solutions pour le déploiement d’un process innovant de réception des marchandises dans plusieurs de ses sites de production au niveau mondial.
Ce contrat, remporté en mai 2020 à l’issue d’un appel d’offres international, fait suite à une première mise en œuvre réussie de la technologie dans l’une des usines pilotes de l’industrie 4.0 de Continental, à Ratisbonne, en Bavière.
Il s’agissait d’accélérer et de fluidifier le processus de réception des marchandises (800 colis par jour, sur des palettes mixte contenant les produits d’une dizaine de fournisseurs différents), jusqu’à leur enregistrement dans le WMS, afin que les pièces « urgentes » puissent partir en production le plus rapidement possible.
Visual Sort Assist, le système clé en main spécialement conçu par Panasonic, associe la technologie de reconnaissance d’image et d’objets (pour la lecture d’étiquettes à codes-à barres et la connexion à l’ERP) et le mapping vidéo, qui permet de projeter le nom du fournisseur et le degré de priorité sur les colis, en mouvement sur un convoyeur de 7 m de long.
Apparemment, le temps passé par les opérateurs à retrouver toutes les pièces provenant d’une même commande et à identifier les réceptions urgentes a été réduit de 40%, et pourrait même l’être de 90% lors d’une prochaine mise à jour du WMS SAP.
Le système permet de traiter quelque 300 colis en 20 minutes (soit 15 à la minute).
Sa conception, son installation et son intégration aux processus de l’usine a pris 14 semaines. JLR

Prestataire logistique

Première installation en propre dans le sud pour Idea

Idea a installé sa première base logistique en propre dans le sud du pays au sein du parc Saint-Charles développé par Barjane à Fuveau, près d’Aix-en-Provence (13).
Au sein de ce site qui a récemment accueilli la marque italienne Imperial Fashion (voir NL n° 3237), le prestataire spécialisé en supply chain industrielle assurera le stockage et la logistique de ses clients de la région PACA via une cellule de 6 400 m².
Celle-ci répond en tous points aux exigences du prestataire qui intervient dans les secteurs de l’aéronautique, de l’énergie, de la défense ou encore de la construction navale : l’entrepôt dispose d’une hauteur libre de 10 mètres, d’une cour camion de 35 mètres et de 8 portes à quai ainsi que d’une porte de plain-pied.
Sécurisé par une équipe dédiée de chez Barjane, le parc est situé à proximité des principaux axes routiers de la région et à seulement quelques km du port de Marseille/Fos et de l’Aéroport Marseille-Provence.
« Cette nouvelle et première implantation en propre dans le sud est clé pour le développement du groupe, souligne Freddy Lefort, directeur BU Défense du groupe Idea.  La plateforme logistique s’inscrit par ailleurs dans une démarche vertueuse qui répond en tous points à nos enjeux RSE. » Certifiés ISO 14001, les 30 hectares du parc sont aménagés selon les standards de qualité environnementale de Barjane (plantation d’espaces verts, gestion alternative des eaux pluviales, aménagement dans une démarche HQE…).
Depuis son lancement, il a généré plus de 500 emplois sur la zone et des réserves foncières sont encore disponibles pour accueillir de nouvelles entreprises. AD

 

Transport routier

La FNTR réagit à l’idée d’une écotaxe francilienne

Le sujet de l’écotaxe poids lourds, 7 ans après son abandon au niveau national, fait son grand retour au niveau régional.
Il est notamment évoqué dans un rapport sur l’avenir de la mobilité en grande couronne d’Île-de-France signé par François Durovray, président LR du conseil départemental de l’Essonne et sept parlementaires essonniens (dont Cédric Villani).
Sur le principe du pollueur-payeur, cette taxe servirait à aider au finanement des besoins structurels en transport de la région francilienne, hors hyper-centre parisien et petite couronne.
La FNTR n’a pas mis longtemps à réagir à ces résurgences régionales de l’idée d’une écotaxe poids lourds. « En France les 2/3 du transport routier de marchandises se fait sur moins de 150 km.
Mettre en place l’écotaxe revient à taxer en priorité les entreprises françaises de transport déjà largement en déficit de concurrence par rapport à leurs homologues européens.
Avec des marges très faibles de 1 à 2% les bonnes années, c’est la survie de ces entreprises qui est en jeu » rappelle le communiqué diffusé ce matin.
La fédération souligne par ailleurs l’incohérence d’appliquer le principe du pollueur payeur uniquement aux transporteurs, qui ne sont qu’un maillon logistique de la chaine de consommation, et le risque d’une hausse des prix pour le consommateur final. JLR

Transport multimodal

Haropa lance un appel à manifestation d’intérêt

Hier, lors de la deuxième édition de l’évènement business ‘Fret Ferroviaire Axe Seine’, l’ensemble portuaire Haropa a annoncé qu’il venait de s’engager financièrement dans le développement du transport multimodal avec le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt.
Visant à favoriser la création de nouvelles destinations ou de nouveaux services ferrés auprès des opérateurs de transport combiné, celui-ci se matérialisera par des aides financières non négligeables.
Tout opérateur qui créera une nouvelle desserte internationale pourra ainsi bénéficier d’un financement à hauteur de 1 250 € par circulation les douze premiers mois, puis 750 € les douze mois suivants.
Pour une nouvelle ligne nationale, le soutien financier s’élève à 750 € par circulation la première année, puis à 500 € la seconde.
Pour favoriser l’augmentation des fréquences des services existants sur l’axe Seine, Haropa a programmé une aide de 500 € pour chaque nouvelle circulation.
De plus, l’ensemble portuaire soutiendra les donneurs d’ordre, qu’il s’agisse de chargeurs, de logisticiens ou de commissionnaires de transport. « Nous allons aussi abonder la mise en place de ces nouveaux services via le versement de 15 € par unité de transport intermodal impliquée, souligne Laurent Foloppe, directeur commercial et marketing d’Haropa. Il s’agit de faire en sorte que l’amélioration de compétitivité se retrouve également dans la facture du donneur d’ordre. » Plusieurs M€ seront au final investis par l’ensemble portuaire dans son dispositif. « Ne nous leurrons pas, les donneurs d’ordre ne paieront pas plus chers pour mettre des ‘boîtes’ sur un train, relève Laurent Foloppe. Ce mode de transport doit rester compétitif, notre dispositif venant s’ajouter aux récentes mesures gouvernementales prises en faveur du fret ferroviaire tels que le doublement du montant de l’aide à la pince ou encore la diminution de moitié du coût des péages ferroviaires. » AD

Infos internationales
Brésil

Scallog s’associe à l’intégrateur Cubicc

Dans le cadre de sa stratégie de développement à l’international, Scallog a scellé un partenariat commercial avec l’intégrateur brésilien Cubicc.
Après un accord récent signé aux Etats-Unis avec la société Bastian Solutions (voir NL n°3259), le spécialiste français de la logistique robotisée souhaite se développer sur l’ensemble du continent sud-américain, à commencer par le Brésil, l’Argentine et le Chili.
Spécialisé dans les systèmes automatisés de packing et de picking, son nouveau partenaire intégrateur intervient sur ces trois marchés, où le développement du e-commerce provoqué par la crise sanitaire devrait entraîner une hausse des besoins d’automatisation des sites logistiques. « Face au boom sans précédent du e-commerce suite à la crise sanitaire, le Brésil constitue un formidable réservoir de croissance pour les années à venir, confirme Olivier Rochet, le Pdg de Scallog. Le caractère pionnier  de notre solution – des étagères mobiles transportées par des robots qui vont vers des opérateurs – couplée à l’expertise de notre nouveau partenaire devraient œuvrer à notre montée en puissance sur le marché de l’automatisation sud-américain, et plus particulièrement brésilien. » D’après Scallog,  des milliers de grandes entreprises brésiliennes ont migré vers l’e-commerce suite aux confinements et aux mesures de distanciation sociale instaurés dans le pays. AD