Newsletter n°3338

Auto ID

TSC dote ses imprimantes d’un système de vérification en temps réel

Imprimer des étiquettes, c’est bien, mais avoir la certitude que les codes-à-barres sont effectivement lisibles, non seulement par des machines mais par l’homme, c’est mieux.
Surtout quand on travaille dans des secteurs  très réglementés comme l’automobile, la pharma, ou encore l’agroalimentaire où la moindre erreur peut entraîner des frais de refacturation en cas de non-conformité, de retraitement ou des refus de livraison.
C’est la raison pour laquelle TSC Printronix Auto ID a noué un partenariat avec InterVision Global, un spécialiste des solutions d’inspection et de vision optique complexes.
Premier fruit de leur collaboration : l’imprimante T8000 / ODV-2D de TSC Printronix (avec vérificateur de codes-barres) peut être associée à un système d’inspection centralisé basé sur le cloud et développé par InterVision Global, qui détecte les imperfections lisibles par l’homme et vérifie que le contenu des données et les modèles correspondent, à partir d’une base de données centralisée contenant les lots et les numéros de série.
Dénommée Perceptor PTXL, la solution de bout en bout permet de surveiller, vérifier et contrôler le processus d’impression sur plusieurs systèmes d’impression connectés en réseau, où qu’ils se trouvent sur la planète. JLR

Immobilier logistique

Un trimestre tiré par les chargeurs hors dorsale, selon C&W

Après une année de « stop and go » sanitaires et un 4ème trimestre record fin 2020 (1,2 M de m² placés, soit le 2ème de la décennie), le début de cette année est plutôt positif, selon Cushman & Wakefield qui a recensé 530 000 m² de transactions en immobilier logistique.
Son bilan du premier trimestre souligne « une géographie transactionnelle rarement observée » car plus de 70% de cette demande placée relève des marchés hors dorsale, au premier rang desquels le Centre-Val-de-Loire, la Normandie et l’Occitanie (alors que sur 2020, 57% des volumes s’étaient concentrés sur le corridor logistique).
Autre point saillant : les chargeurs ont été à l’origine de 70% de la demande placée ce premier trimestre, avec un rôle significatif de la grande distribution, du commerce spécialisé ou de l’industrie, ainsi que quelques opérations purement e-commerce.
De fait en 2020, l’adaptation des chaines d’approvisionnement aux turbulences avait surtout reposé sur les logisticiens, avec un véritable rush sur les m² disponible au 2ème semestre, mais les chargeurs semblent depuis avoir repris l’initiative.  « …jusqu’à la prochaine accélération ? », s’interroge C&W.
Les cartes sont rebattues mais les auspices prometteurs pour 2021, note Alexis Bouteiller, directeur de son département Logistique Utilisateurs : « La logistique et son immobilier s’affirment comme des leviers majeur de transformation d’un commerce certes « empêché », mais d’un commerce « malgré tout », et la demande exprimée reste forte ».
En pratique, les prises à bail ont représenté 80% des volumes sur le début d’année, la formule permettant « d’accompagner des phases de montée en charge de l’activité, de mobiliser moins de capital, tout en apportant une certaine flexibilité décisionnelle à moyen terme ».
Et près de la moitié de la demande s’est concentrée sur des formats compris entre 10 000 et 30 000 m² (47%), la tranche allant jusqu’à 60 000 m² ayant toutefois vu 4 opérations, contre 2 sur le 1er trimestre 2020.
Et une seule opération XXL est répertoriée par C&W, en l’occurrence le développement pour Maisons du Monde d’une plateforme de 69 000 m² au sud de Rouen, qui fera l’objet d’une automatisation hors norme par Viastore (voir NL 3289). MR

Nomination

Un nouveau responsable EMEA chez AR Racking

Pour ses solutions de stockage conventionnelles (racks à palettes), AR Racking a promu José Manuel Lucio au poste de directeur commercial zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique).
Il était jusqu’ici directeur commercial en charge des marchés espagnol, portugais et italien chez le fournisseur de solutions de stockage industrielles, filiale du groupe Arania.
Titulaire d’une licence en administration d’entreprises et d’un Master en ingénierie industrielle, José Manuel Lucio connaît très bien le secteur de l’intralogistique.
Avant de rejoindre AR Racking en 2015, il avait en effet travaillé pendant près de 10 ans chez Ulma Handling Systems, d’abord comme responsable grands comptes puis comme directeur de sa filiale française. AD

Bases de graphes

Neo4j motivé par les enjeux supply chain

Fondée en 2007 et avec un effectif mondial qui devrait passer d’ici la fin de l’année de 450 à 650 personnes, la société américano-suédoise Neo4j n’est plus une jeune pousse.
Sa spécialité : les bases de données de graphes (associées à des fonctions analytiques basées sur l’IA), qui trouvent des applications dans de très nombreux domaines, la finance, l’édition de logiciels, l’e-commerce , la détection de fraudes, mais aussi le Supply Chain Management. « Notre credo, c’est que les connexions entre les données ont autant de valeur que les données elles-mêmes.
Cette approche par relation, par interdépendance entre les personnes, les processus, les produits, les lieux ou les systèmes peut s’appliquer à des problématiques d’optimisation d’itinéraires, de flux, et de processus, de détection de vulnérabilités sur la chaîne d’approvisionnement, de continuité opérationnelle, de calcul de coûts, de conformité aux exigences réglementaires, de gestion des stocks, de planification, de prévisions, etc. 
» nous confie L’entreprise, qui s’appuie sur une vingtaine de personnes sur le marché français, fait ainsi valoir plusieurs cas d’usage en supply chain, avec des références à l’international telles que Volvo, Caterpillar ou Lockheed Martin.
Elle a travaillé également pour la centrale d’achats d’une « grande entreprise dans le retail » sur la mise au point d’un modèle de calcul de coûts du transport international (incoterms notamment) et des assurances en temps réel, rapporté à chaque produit.
A noter également que la plate-forme de traçabilité SGS Transparency-One s’appuie sur une base de graphes développée par Neo4j. JLR

SC Execution

Savoye intègre Shippeo dans l’écosystème numérique d’Odatio

L’un des objectifs de la plateforme Odatio, lancée par Savoye en début d’année (voir NL 3279), est bien de proposer une solution WMS+TMS de Supply Chain Execution conçue comme un bouquet modulaire et évolutif de nombreuses fonctionnalités, s’appuyant notamment sur des API et un socle technologique ouvert.
Afin de fournir à ses utilisateurs une visibilité totale de la vie d’une commande, de sa création jusqu’à sa livraison chez le client final, Savoye vient d’intégrer à l’écosystème numérique d’Odatio le service de suivi multimodal en temps réel des transports développé par Shippeo (RTTV, pour Real Time Transportation Visibility). « L’intégration des données de suivi multimodal de Shippeo permettra à nos clients d’améliorer leurs capacités de prise de décision en profitant à la fois des capacités prédictives de Shippeo pour être alertés et informés, et des puissances des flux opérationnels d’Odatio pour réagir » a indiqué Abdessalam Khobizza, directeur Edition Software chez Savoye. JLR

Prestataire logistique

DSV Panalpina s’offre Global Integrated Logistics

DSV Panalpina vient de racheter au groupe koweïtien Agility sa filiale de transport et de logistique Global Integrated Logistics (GIL).
Avec cette acquisition, d’un montant de 4,2 Md$ et réalisée deux ans après la prise de contrôle de Panalpina (voir NL n°2899), le prestataire danois va intégrer le Top 3 mondial du secteur avec un ensemble représentant un chiffre d’affaires d’environ 22 Md$ et un effectif de plus de 70 000 collaborateurs (4 Md$ de CA et 17 000 salariés pour GIL).
Il renforce notamment ses activités en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient où le réseau de GIL est particulièrement bien implanté. « La division Air & Sea, la plus grande division du groupe, sera considérablement renforcée par l’acquisition de GIL et consolidera son rang parmi les plus grands prestataires mondiaux avec le traitement chaque année de plus de 1,6 million de tonnes de fret aérien et près de 2,8 millions de conteneurs maritimes équivalent vingt-pieds (EVP) », souligne dans un communiqué DSV Panalpina.
Sa division de logistique contractuelle (Solutions) pourra quant à elle bénéficier d’une capacité d’entreposage supplémentaire de 1,4 million de m², principalement en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient.
Enfin, GIL ajoutera aussi des activités de fret routier au réseau de DSV Panalpina en Europe et au Moyen-Orient. « La combinaison de nos deux réseaux mondiaux nous donnera l’occasion d’offrir à nos clients un niveau de service encore plus élevé », se réjouit Jens Bjørn Andersen, le Pdg de DSV Panalpina.
L’opération de rachat devrait être finalisée au troisième trimestre après le feu vert des autorités réglementaires compétentes. AD

Infos internationales
Belgique

JD Sports adapte sa logistique au Brexit et à l’e-commerce

Le distributeur britannique de mode sportive, présent en France et en Europe continentale, a ouvert fin 2020 un entrepôt de 80 000 m² en Belgique. « Cela nous permet de réduire notre exposition aux conséquences néfastes du Brexit », indique son Pdg, Peter Cowgill, « car nous subissons maintenant des droits et des perturbations liés aux contrôles douaniers lors du transfert de marchandises du Royaume-Uni vers les pays de l’UE ».
Opérationnel, mais seulement pour une partie de sa gamme de basiques et de produits aux rotations les plus rapides pour les magasins du continent, ce nouveau site ne traite ni les commandes en ligne, ni les produits destinés à la République d’Irlande. « Nous aménageons donc actuellement un entrepôt de 65 000 m² près de Dublin, qui sera opérationnel au 2ème semestre 2021.
Et nous cherchons comment faire plus grand en Europe, pour traiter la quasi-totalité du volume requis pour les magasins et les commandes en ligne en Europe continentale.
Sans doute pas avant l’automne 2022
 ».
Pour faire face au boom de ses ventes en ligne au Royaume-Uni, qui expliquent en partie que le groupe a réussi à maintenir son CA en 2020 (6,16 Mds de £, +1%), malgré la crise sanitaire et la fermeture temporaire des magasins, JD Sports vient de signer un contrat avec Clipper Logistics pour augmenter sa capacité de stockage/livraison en 2021, tout en recentrant son entrepôt actuel de Kingsway, en cours d’automatisation, sur la logistique magasins. VL