Newsletter n°3393
Stow s’invite dans les solutions « goods-to-person »
La création d’une nouvelle entité Stow Robotics, spécialisé dans l’automatisation en entrepôt, a été officialisée hier par le belge Stow Group, la bannière commerciale qui rassemble depuis 2020 les marques d’équipements de stockage rayonnage Feralco, Duwic et Storax détenues par la société holding Averys.
En outre, Stow Group a pris une participation majoritaire dans la startup allemande Raiser Robotics, qui s’apprête à lancer sur le marché au quatrième trimestre 2021 la solution e.scala, un système de stockage automatisé tridimensionnel pour des bacs et des boites basé sur le principe du « goods-to-person ».
A noter que l’opération a été financée grâce au soutien du fonds d’investissement The Blackstone Group, actionnaire majoritaire d’Averys depuis 2018.
Placée sous la direction du CTO de Stow, Detlef Ganz, Stow Robotics regroupe désormais l’activité de Raiser Robotics et les autres solutions d’automatisation signées Stow : en l’occurrence le système à navettes Atlas 2D (lancé en 2020) et sa version shuttle unidimensionnelle pour les structures de rayonnage palettes à accumulation, mais aussi les solutions de racks mobiles. « C’est le partenariat idéal pour accompagner le développement rapide de la solution e.scala en Europe et en Amérique du Nord » constate Rainer Buchmann, le cofondateur de Raiser Robotics, dont l’équipe constituera désormais le centre de compétences « box » de Stow Robotics en Allemagne (au sud de Francfort). « Avec Raiser Robotics, nous franchissons une étape dans la diversification de nos solutions en faisant notre entrée dans les systèmes goods-to-person et la préparation de commandes automatisée de détail basée sur des bacs » nous a par ailleurs confié Philipp Schmidt-Holzmann, le directeur des ventes de Stow Robotics, anciennement chez Balyo.
Le système breveté e.scala, qui doit être présenté en avant-première à la SITL (13-15 septembre, Paris Porte de Versailles), se démarque d’autres solutions goods-to-person du marché par sa compacité (avec un aspect multiprofondeur, et pas seulement double profondeur) et par sa simplicité de conception (à l’avant du système, des rampes d’accès aux étages ont été préférées à un système s’ascenseur, moins robuste et plus cher). JLR
Cdiscount opte pour la traçabilité blockchain d’Ownest
Quelque 18 mois d’étroite collaboration et à la clé un contrat de 3 ans pour déployer la solution à l’échelle de 2,5 millions de colis de +de 30 kg à tracer chaque année : le témoignage croisé de Cdiscount et d’Ownest a compté parmi les temps forts de notre Forum d’Été, mardi dernier à la Station F, livrant un parfait exemple de coopération fructueuse entre un grand groupe et une startup.
En intégrant le programme d’accélération de startup supply développé par C-Logistics, bras armé logistique de Cdiscount, la feuille de route d’Ownest était d’acclimater sa solution basée sur la blockchain pour assurer une traçabilité terrain et temps réel des produits qui fasse la différence avec les solutions du marché.
Pari réussi ! « Plutôt que de s’attacher au produit lui-même, il s’agit de se concentrer sur la chaine de responsabilité autour du produit, chacun se voyant associé un ʻtracker digitalʼ que vont se transférer les différents acteurs du réseau logistique », a résumé le fondateur & CEO d’Ownest, Clément Bergé-Lefranc, en prenant l’image de la « patate chaude » que chaque maillon s’efforce de transmettre en assurant ainsi la performance du réseau de livraison.
La phase d’expérimentation aura porté sur plus de 100 000 mouvements tracés et sécurisés via la blockchain, avec sur le terrain plus de 750 utilisateurs de l’application permettant d’acter les transferts, et même de générer en automatique l’e-CMR nécessaire aux opérations de transport.
Un dashboard permet en outre aux équipes en charge du pilotage des flux de visualiser l’intégralité des transferts, donc de contrôler la répartition des stocks sur chaque point du réseau et leur durée de rétention des produits, avec un système d’alerte quand elle devient problématique.
La formule permet d’identifier les problèmes, y compris de documenter par l’image des points litigieux, et de veiller à la performance de chacun des acteurs. « Nous étions au départ un peu perplexe quant à l’intérêt de la blockchain sur ce sujet de traçabilité traité par nombre d’autres solutions, et il était posé dès le départ avec Ownest qu’il faudrait faire la différence pour étayer notre travail de fond en termes de diminution du lead time et d’amélioration de la satisfaction clients », a précisé James Rebours, directeur du développement, de l’innovation et de la performance de C-Logistics.
Son témoignage aura par ailleurs livré nombre de pistes, et de noms de startup mobilisées par le e-commerçant et prestataire e-logistique dans sa quête de l’excellence opérationnelle. MR
Deux nouveaux AMR dans la ligne de MiR
Un robot mobile autonome d’une capacité de 1 350 kg et un robot de remorquage capable de déplacer tous types de chariots et de rolls d’un poids de 500 kg à une vitesse de 2 m/s.
Avec ses MiR 1 350 et MiR 250 Hook, voilà les deux solutions que prévoit de mettre en exergue le fabricant danois de robots mobiles autonomes MiR sur la SITL (13-15 septembre, Paris-Porte de Versailles).
Faisant partie des modèles les plus puissants de l’entreprise, le MiR 1 350 a été dévoilé en août dernier et répond à la norme anti-poussière et projection d’eau IP52.
Lancée en juin dernier, la solution MiR 250 Hook est pour sa part une version réactualisée et améliorée du MiR Hook sorti en 2016, et utilisable dans les secteurs de l’industrie comme de la logistique.
Il est doté d’un crochet qui permet de prendre en charge ces contenants, identifiés grâce à l’ajout d’un QR code ou d’un code-barres de type AprilTag.
Ses déplacements s’effectuent sur la base des cartographies de sites préalablement intégrées à la solution.
Des capteurs, des caméras 3D et une technologie de pointe de balayage laser assurent une vision à 360 degrés pour une navigation et des opérations précises et sûres.
Ces nouveaux AMR sont conçus pour être conformes aux dernières normes de sécurité de l’industrie, notamment l’ISO 3691-4.
A voir sur le stand F15
Idea en quête de 80 collaborateurs
(Rétro de l’été) Le prestataire spécialisé en supply chain industrielle Idea a annoncé mi-juillet un plan de recrutements de 80 collaborateurs en France, environ 70% de ces besoins se concentrant sur son pré carré historique de Nantes / Saint-Nazaire, les autres se répartissant notamment entre ses sites de Calais, Rouen, Cherbourg, Brest ou Angoulême.
L’enjeu est notamment de répondre à la croissance du groupe au service de secteurs dynamiques tels que les énergies renouvelables ou les télécoms, mais aussi de renouveler des postes à dimension managériale (responsable de site ou d’exploitation), et d’étoffer les équipes avec des profils d’animateur SQE (Sécurité Qualité Environnement), d’ingénieur supply-chain, de chargé de projets logistiques…
Au-delà, il s’agit aussi pour Idea de répondre à l’accélération de la digitalisation des métiers, d’où la recherche de nouveaux profils de testeur d’applications SI, de chargés de projets SI métier ou SIRH.
À très court terme, 30 postes sont à pourvoir, principalement en CDI, dans des fonctions d’encadrement ou de management de projets transverses, et 10 en tant qu’opérateurs logistiques.
Le logisticien entend également miser sur le renouvellement des générations pour amener un regard neuf sur le métier, avec une sensibilité aux enjeux RSE et un rapport plus intuitif aux nouvelles technologies.
Idea a ainsi ouvert plus de 40 postes en stage ou alternance aux étudiants, partout en France, sachant que beaucoup ont dû revoir leurs projets face aux difficultés liées à la crise sanitaire. MR
Geodis renouvelle son partenariat avec l’équipementier Delphi Technologies
Déjà partenaire de l’équipementier automobile depuis quatre ans en Pologne, Geodis a signé un nouveau contrat d’une durée de six ans avec Delphi Technologies dans ce pays pour gérer son centre de distribution de Wrocław.
La surface de celui-ci va passer à cette occasion de 15 000 à 20 000 m², l’équipementier ayant décidé de prendre en location 5 000 m² de surface supplémentaire au sein du parc logistique où il est implanté (Tristar Wrocław).
D’après le logisticien, cette extension permettra une augmentation de 50 % des volumes traités. « Nous continuerons aussi de fournir des prestations d’optimisation logistique, de services douaniers, de reverse logistique, de mises à jour de données techniques de pièces ainsi que d’étiquetage et d’emballage pour sa branche Delphi Technologies Aftermarket », souligne Geodis. AD