Newsletter n°3438
Stokomani bascule dans l’ère de l’omnicanal
En l’espace d’un an, la chaîne de magasins de déstockage dédiés à l’équipement de la personne et de la maison Stokomani a réalisé sa transformation vers l’omnicanal, en s’accompagnant de Zento et de l’éditeur Proximis, expert du commerce unifié.
Pour accélérer la diffusion de son catalogue produit sur ses canaux de vente digitaux, un premier virage est pris fin 2020 avec l’unification de l’ensemble de ses données produits au sein d’un référentiel unique de type PIM (Product Information Management), mis en place par l’agence digitale Zento à partir de la solution PIM DAM de l’éditeur Quable.
L’outil permet à Stokomani de déployer très rapidement, en 15 jours, un site e-commerce provisoire aux lendemains de l’annonce du confinement en fin d’année dernière.
En juillet 2021, le nouveau site e-commerce est lancé, en s’appuyant sur la technologie Proximis qui ouvre la possibilité de proposer du Click & Collect (en plus de la livraison à domicile) et d’utiliser l’intégralité des stocks disponibles dans le réseau, dans les magasins comme dans les dépôts.
C’est chose faite depuis octobre : le Click & Collect est désormais disponible sur l’ensemble du réseau Stokomani, soit 124 magasins (tous intégrés, aucun franchisé).
Actuellement, cette option compte pour 35% des commandes en lignes sur le site Stokomani (contre 65% pour la livraison à domicile).
A noter par ailleurs que la logistique de ses flux e-commerce a été confiée à la filiale C-Logistics de Cdiscount, à Réau, au sud de Paris. JLR
21 projets en lice pour les Rois 2022
Vos flux sont peut être perturbés depuis des mois, vos stocks un peu limite pour assurer la production, ou bien à plein pour préparer le pic de fin d’année ? Mais au sein de la communauté Supply Chain, le flux d’initiatives ne s’est visiblement pas tari au fil de 18 mois de crise sanitaire, et le stock de bonnes idées se renouvèle sans cesse, comme vous le découvrirez à travers les 21 dossiers déposés et validés pour les ROIS de la Supply Chain 2022.
Pour cette 16ème édition, nous sommes restés fidèles à l’ADN de cet évènement devenu emblématique, qui met en lumière des projets tous portés par un collectif : une « entreprise utilisatrice » et son (ou ses) partenaire(s).
Au total, plus d’une soixantaine de dossiers avaient été retirés depuis l’été, et les 21 projets qui ont franchi ce premier cap de la candidature ont mis en mots et en chiffres leur initiative, son contexte et ses objectifs, sa pertinence ou sa dimension innovante.
Et comme il s’agit de projets ayant dépassé le stade de la feuille de route pour prendre une dimension opérationnelle, chacun peut commencer à faire valoir des résultats, et des perspectives concrètes de performance, d’efficacité, de ROI, ou de vertu sous l’angle RSE. (voir suite) Maxime Rabiller
Une grande variété de problématiques
Les 21 dossiers en question ? Nous en réservons la primeur aux membres du Jury des ROIS, professionnels aguerris de la Supply Chain (voir NL 3426), qui les auront d’ici ce soir en main et pourront les étudier avant de se réunir le 19 novembre pour échanger, délibérer et désigner les 8 finalistes qui présenteront sur scène et en public leurs projets lors du Forum des Rois, le 13 janvier prochain aux Salons de l’Aveyron (12ème), avant la soirée de remise des prix organisée le soir même au pavillon Cambon Capucines (voir NL 3417).
En attendant le détail des projets en lice, que nous vous livrerons mardi prochain à travers cette newsletter, nous pouvons souligner la qualité et la variété des problématiques.
L’automatisation est une tendance de fond qui concerne aussi bien les pure-players du e-commerce que le monde du retail plus traditionnel, et qui ne se cantonne plus forcément aux murs de l’entrepôt.
Certains poussent très loin le curseur, d’autres se veulent plus progressifs ou s’accommodent de moyens plus limités.
Comme chaque fois en effet, les grands groupes voisinent avec des ETI ou PME, voire des initiatives portées par d’autres profils, associatif ou institutionnel.
La période chahutée se traduit aussi par nombre de projets relevant de la prévision / planification, pour gagner en visibilité sur la demande, le flux de production ou la gestion des approvisionnements.
Et ce aussi bien dans l’univers de la distribution que dans l’industrie au sens large, ou dans des secteurs bien spécifiques d’activité.
Cet enjeu de visibilité se traduit aussi sur le volet transport et gestion des flux, ou sur l’exigence de traçabilité de la phase de production jusqu’aux consommateurs, on line ou pas.
Ces derniers sont évidemment en ligne de mire de l’essentiel des initiatives, dans une perspective d’optimisation des niveaux de services ou de la livraison du dernier km, mais aussi sous l’angle de la vertu sociétale ou environnementale.
On notera que bien des cases avaient été cochées par le Grand Prix des Rois 2021, le projet e-commerce associant Casino O’Logistique, Etyo et un large aéropage de partenaires, et qui défendra les couleurs de la France mardi prochain en finale des European Logistics Awards. MR
Stanley Robotics fait son entrée dans la logistique outdoor
Créée en 2015 par Clément Boussard, Aurélien Cord et Stéphane Evanno, la startup parisienne Stanley Robotics est en passe de prendre une nouvelle dimension.
Sa solution d’AMR voituriers (robots autonomes Stan), à même de soulever et de déplacer des véhicules et orchestrés par une solution logicielle de gestion intelligente de stockage haute densité, a suffisamment impressionné le géant japonais Mitsubishi Heavy Industries pour qu’il décide d’investir dans la jeune pousse et de signer avec elle un accord de partenariat.
Leur ambition commune : réaliser des projets commerciaux au Japon et dans toute la région Asie-Pacifique dans plusieurs secteurs, dont la logistique des véhicules finis.
Rappelons que la solution Stanley Robotics s’est construite sur un premier projet fin 2015 avec Aéroport de Paris, concrétisé un an plus tard par l’installation d’un Stan v2 dans le parking PEF de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.
En 2018, la solution est déployée à grande échelle sur le parking P5 de l’aéroport de Lyon : 500 places, 4 robots autonomes, 12 cabines pour l’accueil et le retour des véhicules.
En 2019, c’est l’aéroport de Gatwick qui signe un contrat avec la startup.
Parallèlement, l’ambition est aussi de s’implanter sur le marché de la logistique outdoor, à l’image de ce que font les spécialistes des AMR (Autonomous Mobile Robots) en intralogistique.
Stanley Robotics a déjà travaillé avec Gefco sur le sujet, avec notamment des tests en 2018 sur le site havrais du logisticien.
Plus récemment, elle a signé cet été un partenariat avec Tramosa, la filiale française du groupe espagnol Tradisa spécialisé dans le transport et la logistique des véhicules (notamment Ford, Mercedes-Benz, Porsche et Smart) pour l’utilisation de ses AMR Stan sur son hub de Creutzwald, en Moselle, où transitent plus de 200 000 véhicules par an. JLR
DHL Express s’associe à la plateforme collaborative Pickme
Confronté à une hausse importante de ses livraisons de colis à particuliers en raison de l’essor du e-commerce (38 % en 2019, 45 % aujourd’hui et au moins 45 % anticipé d’ici 2025), DHL Express France a scellé un partenariat avec la start-up Pickme.
Il s’agit d’une plateforme collaborative de livraisons de colis entre voisins qui peut s’appuyer aujourd’hui sur un réseau de plus de 55 000 voisins-relais formés, équipés et prêts à réceptionner des colis à la place des destinataires finaux, couvrant depuis quelques mois douze agglomérations en France (voir NL n°3423). « Nous mettons en place de nombreuses solutions pour livrer les colis dans les plus brefs délais et les meilleures conditions de sécurité et de traçabilité, explique Philippe Prétat, le Pdg de DHL Express France. C’est essentiel car l’e-commerce connaît un essor sans précédent depuis la crise et nous devons trouver des solutions flexibles pour répondre aux besoins spécifiques des particuliers, qui ne sont bien évidemment pas toujours présents chez eux pour recevoir les colis qu’ils commandent sur internet.
L’initiative de Pickme est donc très intéressante pour affiner notre maillage du territoire.
Ces points de réception alternatifs complètent efficacement nos solutions de livraison à domicile. » L’expressiste, qui permet déjà aux consommateurs de se faire livrer dans 5 200 points Relais Colis partenaires et 70 consignes magasins, a commencé à tester la solution Pickme en Ile-de-France, et prévoit de la déployer d’ici début 2021 sur Lyon, Bordeaux et Toulouse. AD
Avec Driv’Her, Lidl et Bert&You lancent un appel aux conductrices
Le distributeur Lidl et son partenaire transport Bert&You s’associent pour lancer Driv’Her, un programme de formation destiné à recruter des femmes conductrices de camion, dans un secteur encore à très grande majorité masculin.
L’intérêt est double : il s’agit de favoriser la féminisation du métier en suscitant de nouvelles vocations ou reconversions, mais aussi de trouver une solution à la pénurie actuelle de conducteurs routiers.
Réalisée par le groupe Partnaire (expert en recrutement) et dirigée par Bert&You, une campagne de communication autour de Driv’her a été lancée mi-octobre.
Elle s’adresse aux femmes titulaires du permis B en formation initiale ou en reconversion.
Dans un premier temps, l’objectif est de sélectionner 10 profils qui suivront une formation pratique et théorique de 6 mois sur la plateforme de Saint-Quentin-Fallavier, entre janvier et juin 2022.
Elle sera complétée par une immersion chez Lidl pour apprendre le modèle logistique de l’enseigne, avant une intégration en CDI dans les équipes Bert&You prévue à la rentrée 2022. « Driv’Her a pour volonté de rendre accessible et attractive une profession qui souffre d’un déficit d’image alors même qu’il s’agit d’un métier porteur.
Ce premier pas, nous en sommes convaincus, ouvrira la voie à de nouvelles vocations », a déclaré Emmanuel Solofrizzo, directeur exécutif Opérationnel et Logistique chez Lidl. JLR
Scallog booste la productivité du e-commerçant Farmy
Il n’aura pas fallu longtemps à Farmy pour constater l’efficacité de la solution goods-to-man Flexypick de Scallog.
Déployée au printemps sur une surface de 495 m² dans l’entrepôt zurichois du e-commerçant suisse spécialisé dans la vente de produits alimentaires locaux et biologiques (voir NL n°3273), elle a permis à ce dernier de tripler la productivité de ses opérations de picking ainsi que de diviser par trois le taux d’erreur moyen de celles-ci (0,25 %).
Le tout en densifiant sa surface de stockage de 25 %.
Mise en œuvre en quelques semaines sur la préparation de commandes de produits secs et longue conservation (3 000 références), la solution comprend 115 étagères mobiles, 12 robots Boby et 3 stations goods-to-person dotées de deux ruchers permettant de réaliser chacune 64 commandes simultanément.
A noter que grâce à un système original de rucher logistique modulable, les stations de préparation deviennent en début de journée des stations de réapprovisionnement. « Fort du succès de ce projet, nous souhaitons capitaliser sur la solution Flexypick et la dupliquer pour accélérer notre logistique et croître dans toute la Suisse, se projette Roman Hartmann, co-dirigeant et co-fondateur de Farmy. Outre de se doter d’un entrepôt plus important à Zurich, nous envisageons de reproduire notre concept de logistique centralisée dans les principales villes suisses, en particulier dans la zone francophone qui représente déjà 35 % de notre activité, et de développer des darkstores dans les centres-villes pour des livraisons le jour même des commandes. » Start-up créée en 2014 et proposant aujourd’hui plus de 14 500 références, Farmy revendique au moins 5 % du marché de l’alimentation en Suisse. AD
La start-up Ninja Van ouvre son plus grand hub automatisé
Ninja Van, logisticien singapourien implanté en Asie du Sud-Est et spécialiste du dernier kilomètre, vient d’ouvrir à Yio Chu Kang (au nord-est de l’île) son plus grand hub logistique automatisé, d’une surface de 7 400 m².
Équipé de nouvelles machines de tri, le site prêtera main forte à l’entreprise de livraison pour gérer les pics de volume de fin d’année.
Les trieurs occuperont les deux tiers de la longueur de l’entrepôt pour permettre de traiter trois fois plus de colis par heure que sur le site existant. « La main d’œuvre est un élément critique de toute organisation logistique (…).
Nous estimons que nos investissements dans l’automatisation contribueront à réduire la main d’œuvre de plus de 55% d’ici 2025.
En outre, l’automatisation minimise également les risques d’endommagement des colis », a déclaré Ray Chou, responsable pays de Ninja Van Singapore.
Rappelons que GeoPost/DPDgroup détient désormais 40% du capital de Ninja Van (voir NL 3410). JF