Newsletter n°4048
Deux nominations clés au sein de la BU Opérations de KPMG
Dédiée aux métiers de la production, des achats et de la Supply Chain, la BU Opérations Performance et Stratégie (plus couramment appelée Opérations) de KMPG Advisory vient d’annoncer deux nominations « stratégiques » en France, effectives en ce 1er octobre.
Marie Bréavoine, qui était directrice Advisory Services au sein de la BU, devient Head of Supply Chain.
C’est elle qui animera désormais la communauté de pratiques, qui compte une trentaine de consultants dédiés à la Supply Chain chez KPMG France, autour de 4 offres majeures : schéma directeur, planification (S&OP), performance de l’entrepôt et des transports.
Quant à Éric Léger, qui avait jusque-là le titre de directeur Supply Chain, il est promu associé au sein de KPMG Advisory.
Il continuera bien sûr à superviser l’activité de la practice Supply Chain sur le plan stratégique. « Ces nominations stratégiques nous permettent de poursuivre la consolidation de notre expertise et de continuer à offrir à nos clients des solutions toujours plus innovantes et adaptées aux enjeux complexes de leur Supply Chain.
Nous nous réjouissons de voir nos talents grandir et être fidélisés au sein de KPMG, qui continue d’investir de manière volontariste dans les ressources consulting et des axes métiers forts » a déclaré Didier Krick en charge de la BU Opérations Performance et Stratégie, qui compte environ 130 consultants en France.
Diplômée de l’EDHEC, Marie Bréavoine possède une expérience d’une quinzaine d’année dans le domaine de la Supply Chain, dont 7 chez KPMG et auparavant 4 chez Atford Consulting, racheté par KMPG en 2017.
Durant ses plus de 20 ans de parcours professionnel dans l’industrie automobile et le conseil opérationnel, Eric Léger a également travaillé chez Atford Consulting entre 2015 et 2021 avant d’être nommé senior manager, puis directeur Supply Chain de la division Strategy, Customer & Operations de KPMG France.
Il a commencé sa carrière au sein du groupe PSA, qu’il a quitté en 2007 en tant que responsable Logistique Moyen et Long Terme pour intégrer le cabinet Proconseil, jusqu’en 2015.
Depuis 2011, il est par ailleurs formateur conférencier à Kedge BS (programme ISLI) sur deux thématiques : « Enjeux de la Supply Chain globale » et « Supply Chain Distribution – Entreposage ». JLR
Still associé à la recherche pour un jumeau numérique d’entrepôt
Le fabricant de chariots Still est partie prenante d’un projet de recherche novateur visant à développer un jumeau numérique temps réel de l’entrepôt aux usages multiples.
Baptisé ARIBIC (Artificial Intelligence-Based Indoor Cartography), celui-ci a été mené du printemps 2021 à fin 2023 en mobilisant de part et d’autre de l’Atlantique : d’une part l’Université de Toronto et son compatriote canadien LeddarTech, fabricant de capteurs, et en Allemagne l’Institut de technologie de Karlsruhe et l’entreprise Still.
La filiale du groupe Kion a notamment fourni pour la collecte de données des chariots déjà bien équipés en capteurs et technologie de caméra (son préparateur de commandes autonome OPX iGo).
Le jumeau numérique 3D en question repose en effet sur une numérisation de tout l’environnement d’un entrepôt pour créer un modèle virtuel (Google a été impliqué sur le volet cartographie) qui est ensuite mis à jour en temps réel par les informations collectées au fil des circulations de chariots.
Leurs capteurs permettent de visualiser les équipements, objets, marchandises et emplacements, notamment ceux qui s’avèrent disponibles, permettant ainsi de recouper les données figurant a priori dans le WMS, non exempt d’erreurs.
L’atout est de pouvoir de localiser instantanément et sans se déplacer des palettes ou articles, de visualiser l’occupation des zones, avec un atout pour la gestion opérationnelle au quotidien mais aussi pour dégager des axes d’optimisation des processus, de l’organisation du stockage ou des itinéraires.
Sans compter un volet sécurité, avec la possibilité de détecter une infrastructure défectueuse, l’éventuelle obstruction d’une issue de secours.
Still prévoit de mettre en œuvre cette innovation sur des sites pilotes dès l’année prochaine.
On notera que le projet a été co-financé par le ministère fédéral allemand des affaires économiques et de l’énergie (BMWI) et le programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national canadien de recherche (NRC IRAP). MR
L’opérateur ferroviaire Europorte lance sa solution Track Value
À la sempiternelle question du suivi des flux de fret, une nouvelle réponse technologique est lancée par l’opérateur ferroviaire français Europorte, avec sa solution Track Value.
Issu d’un partenariat entre cette filiale de Getlink (l’ex groupe Eurotunnel) et le fournisseur de solutions IoT Kerlink, ce service de tracking se distingue notamment par sa couverture mondiale, en s’appuyant sur la connectivité satellitaire proposée par un troisième acteur tricolore, Kinéis, qui a mis sur orbite courant septembre un 2ème contingent de 5 nanosatellites (sur les 25 prévus).
Côté fonctionnalités, Track Value entend répondre aux enjeux de traçabilité et de monitoring auxquels sont confrontés au quotidien les acteurs et utilisateurs du fret, ferroviaire bien sûr, mais aussi potentiellement sur les volets routier, aérien ou maritime.
En l’occurrence en matière de localisation temps réels (des wagons, note Europorte), de maintenance prédictive des équipements, de détection des variations de température, ou de contrôle de la sécurisation des conteneurs ou chargements. « Avec une palette d’usages couvrant la majorité des besoins actuels des acteurs du fret et de la logistique, Track Value est une solution opérationnelle s’appuyant sur des technologies et des expertises éprouvées et répondant aux besoins du marché.
Sa valeur ajoutée est renforcée par le partenariat avec Kinéis qui permet de bénéficier d’une couverture mondiale en temps réel », fait valoir Raphael Doutrebente, le président d’Europorte. MR
Un nouveau radar anticollision signé FenwickLinde
Plus de la moitié des accidents impliquant des chariots de manutention se produisent lors d’une marche arrière, selon l’assurance sociale allemande des accidents du travail et maladies professionnelles dans les secteurs du commerce et de la logistique (BGHW).
C’est sans doute ce qui a conduit le constructeur FenwickLinde à développer un nouveau radar anticollision.
En cas de détection d’obstacle mobile ou stationnaire situé derrière le chariot, le système d’assistance agit immédiatement en ralentissant progressivement le véhicule jusqu’à son arrêt total, avec une force de freinage calculée en fonction de la hauteur de levée, de la vitesse de déplacement, du rayon de braquage et de la distance avec l’obstacle.
Le cariste est averti par un signal sonore (et visuel via l’écran 7 » en option).
A noter que ce dispositif radar anticollision est disponible sur les chariots frontaux Fenwick, en neuf mais aussi en seconde monte. JLR
Mondial Relay, roi des lockers dans l’Hexagone
Filiale du polonais InPost depuis juillet 2021, Mondial Relay, qui compte plus de 11.000 Points Relais, est désormais bien connu également pour son réseau de lockers.
Sur l’ensemble du territoire français, il compte désormais plus de 6.000 de ces consignes automatiques accessibles 24H/24 en libre-service, soit une augmentation de 50% en un an.
La dernière en date a été installée sur le parking d’un supermarché Carrefour à Ajaccio.
Il s’agit d’ailleurs du tout premier locker installée en Corse par Mondial Relay.
Le service est aujourd’hui proposé par plus de 50.000 e-commerçants partenaires. « Mondial Relay s’affirme comme le leader incontestable du marché des Lockers en France, nous sommes fiers d’être à la pointe de ce secteur à travers une offre de proximité, à la fois accessible et innovante », commente Laurent Bendavid, le président de Mondial Relay. JLR
La grève de dockers sur la Côte Est démarre aujourd’hui
Ce n’est plus une menace (voir NL 4044), mais bien une réalité.
Plusieurs dizaines de milliers de membres de l’ILA (International Longshoremen’s Association) se sont mis en grève aujourd’hui, paralysant ainsi pour une période indéfinie l’activité de nombreux ports états-uniens de la façade Atlantique, de la côté Est jusqu’au Golfe du Mexique.
Leurs revendications : une augmentation de salaire de 77% étalée sur une période de 6 ans et des garanties face à un mouvement d’automatisation des terminaux portuaires.
Après 4 mois sans discussions officielles, l’ U.S.
Maritime Alliance (USMX) a soumis hier à l’ILA une proposition d’augmentation de salaires de plus de 50% sur 6 ans mais l’offre aurait apparemment été rejetée par le syndicat.
Hier, la chambre de commerce des Etats-Unis (qui représente les plus grosses multinationales du pays) avait demandé expressément au président Joe Biden d’intervenir dans les négociations en invoquant la loi Taft-Hartley (qui limite le droit de grève). JLR