L‘élite de la nation va-t-elle découvrir et intégrer dans son vocabulaire cet anglicisme méconnu et encore banni de certaines universités : la Supply Chain ? Possible
C’est du moins ce qu’espère un groupe de polytechniciens en créant le groupement professionnel x-Supply Chain. « D’anciens élèves de polytechnique se retrouvent à des postes de dirigeants et sont confrontés à des problématiques Supply Chain, sans en comprendre véritablement les enjeux », estime Paul Sanséau, le Président de l’association. « Pire : lorsque j’évoque la Supply Chain à certains camarades de promotion, ils pensent que je parle de camions
Il est clair que dans cette population de chefs d’entreprises, le degré de maturité est insuffisant
C’est d’autant plus regrettable que les polytechniciens sont parfaitement armés pour s’inscrire dans une approche systémique et bien appréhender la complexité des flux »
Alors pour que ça change, le groupement professionnel s’est fixé plusieurs objectifs : intégrer dans le cursus de Polytechnique des formations « Supply Chain » voire à terme, créer un Master
Et puis agir comme un cénacle de réflexion pour bousculer certains principes : « Il existe dans la littérature Supply Chain ainsi que dans la pratique, un certain nombre de dogmes qui ne correspondent pas à la réalité », martèle Hervé Hillion, co-Fondateur du groupement. « Le meilleur moyen de maintenir l’outil industriel sur le territoire national, c’est de mener des actions sur la performance
Toyota continue de produire en France, et ça marche très bien ! » Déjà une cinquantaine de personnes aurait rejoint x-Supply Chain, l’ambition étant de réunir dans quelques temps plus de 150 adhérents. « Notre challenge est de promouvoir la Supply Chain jusqu’au plus haut sommet de l’Etat », nous confie encore Paul Sanséau
Un certain nombre de rendez-vous sont déjà programmés, dont une manifestation prochainement à la Maison des Polytechniciens
Nous en reparlerons bientôt. JPG
Pour prendre contact : paul.sanseau@m4x.org
ou Herve.hillion@polytechnique.org
Photo : (de gauche à droite) Paul Sanseau
et Hervé Hillion
