GNTC : des inquiétudes sur la réforme ferroviaire

Même si le transport combiné rail-route (TCRR) en France est loin d’être à l’agonie, avec un nombre d’acteurs non négligeable (T3M, Naviland Cargo, Froid Combi, Transfesa, Novatrans, Greenmodal, Combiwest) et une augmentation du trafic de 12% ces trois dernières années malgré la crise, le GNTC ne cache pas ses inquiétudes pour l’avenir. « Le ralentissement des affaires ne favorise pas les modes alternatifs à la route » affirme Gérard Perrin, tout en soulignant qu’en 2012 le trafic du TCRR, en hausse de 16% en kilométrique, avait représenté l’équivalent de 500.000 semi-remorques en moins sur les routes

Dans ce contexte, le projet de réforme ferroviaire, trop centrée sur le service voyageur selon le GNTC, est accueilli avec prudence, voire circonspection

Notamment sur la gouvernance du futur gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU), mais surtout sur la possibilité, considérée comme « suicidaire », que les opérateurs ferroviaires privés soient contraints d’adopter le cadre social des cheminots (RH0077).
« Cette réforme ferroviaire pose un certain nombre de problème en termes de compétitivité et de fiabilité

Le projet de loi est trop général et laisse la porte ouverte à de nombreuses interprétations »
considère notamment Alexandre Gallo

Pour conclure cette matinée, Daniel Bursaux, le Directeur Général de la DGTIM (Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer) a tenu tout de même à préciser que « le fret ferroviaire devait être l’un des premiers bénéficiaires de cette réforme ». JLR
Photo : Daniel Bursaux, Directeur Général
de la DGTIM ©JLRognon