Inscrire la douane dans une démarche de compliance globale

Pour terminer la matinée François Mion, directeur adjoint, prévention et protection du Groupe Renault est revenu sur le statut d’OEA « qui oblige à formaliser des processus et à apporter des réponses adaptées ». Mais être certifié ne suffit pas estime-t-il

Encore faut-il faire vivre et pérennisé la certification

C’est le cas de MANIOC, un projet de collaboration entre la douane, le groupe Renault et Alis International pour préserver le statut OEA dans la durée, bénéficier des avantages du futur code des douanes et utiliser l’OEA comme levier de performance face aux compétiteurs internationaux

Des initiatives de ce type sont encore peu répandues

Comme le remarque Jean-Philippe Lacroix, Compliance Advisor, « la douane n’est pas dans le core business de l’entreprise »

Non seulement elle n’est pas considérée comme une priorité mais elle peut également être ignorée : « Nos designers, la douane ils s’en moquent ! » renchérit même Denis Serot. « Et pourtant, ajoute-t-il, les ventes sont de plus en plus délicates à prévoir, les cycles de vie s’accélèrent, les flux se complexifient, les règlementations se durcissent et les tentations de protectionnisme de certains pays se renforcent »

Dans ce contexte, une Supply Chain optimisée passe nécessairement par une maitrise des contraintes douanières. « La fonction douane c’est une sécurité

Mais au-delà, c’est aussi de l’intelligence économique »
, souligne pour sa part François Mion qui conclut : « Dès lors il convient d’accorder à cette fonction une importance particulière et de l’inscrire dans une démarche de compliance globale, en lien avec les autres métiers de l’entreprise ». JPG