Pour contourner les difficultés liées aux autorisations administratives, un grand acteur du marché de l’immobilier nous confiait récemment : « Je ne parle plus d’entrepôt, mais de bâtiment pour l’industrie logistique
Ce n’est qu’une question de sémantique, mais l’écoute est différente »
En effet, dans un pays qui accorde une valeur particulière aux emplois productifs, il est vivement conseillé d’adapter le discours en conséquence
Ainsi, si vous êtes une société de transport ne dites plus « je transporte des produits d’un point A à un point B », mais « je participe à l’effort de production en livrant des matières indispensables à la fabrication des automobiles (ou des paquets de biscuits selon les cas)
Si vous êtes dans la logistique, gardez-vous de dire « je gère un entrepôt », mais clamez haut et fort : « j’effectue des opérations de pré (ou post) manufacturing à forte valeur ajoutée pour accompagner la consommation et la croissance »
De même, bannissez de votre vocabulaire des mots trop connotés comme « caristes » ou « manutentionnaires » et remplacez-les par des termes plus actuels comme techniciens hautement spécialisés ou opérateurs sur chaîne automatisée de préparation de commandes
Même si la logistique demeure l’un des rares secteurs créateurs d’emplois, il faudra encore beaucoup de pédagogie (et d’efforts linguistiques) pour convaincre les plus réfractaires. JPG