L'originalité de l'accord signé entre Casino et Ocado tient non seulement au profil des deux parties, incarnant deux générations différentes du commerce alimentaire, mais surtout à son contenu très technologique. L'entrepôt CFC (Customer Fulfilment Center) dont la construction est programmée accueillera les technologies propriétaires développées par Ocado, qui mettra en place sa formule-maison d'alvéoles de stockage et ses robots. Mais Ocado fournira aussi une solution logicielle intégrée, incluant un site internet et toutes ses fonctionnalités, ainsi qu'un volet destiné à l'optimisation du dernier km et à la gestion en temps réel des données clients. Ocado Solutions livrera le fruit de 17 années de R&D, sachant que pour ses opérations outre-Manche, lui s'appuie sur trois entrepôts, dont le dernier entré en fonction il y a un an à Andover, dans le Hampshire, a poussé très loin l''automatisation. Des myriades de robots y assurent jusqu'au picking des produits frais (voir NL n°2425). Si le britannique prend à sa charge une partie des investissements, le groupe Casino lui versera « des commissions à la signature du contrat, durant la phase d'installation et d'exploiration de la plate-forme, en fonction de la capacité effectivement utilisée et des niveaux de services atteints », indique le communiqué. La facture pourrait être salée, y compris à l'usage, mais c'est pour le français un moyen de lancer d'ici 2 ans un service sans guère d'équivalent, même dans les projets annoncés à ce stade par Amazon en France. Et Casino aurait l'exclusivité de la formule en France, avec la possibilité de développer à terme d'autres plates-formes OSP, pour livrer d'autres centres urbains sous la marque Monoprix, ou développer l'offre e-commerce d'autres de ses enseignes. MR
Le bras robotisé RBO Hand 2 assure un picking tout en finesse. ©Ocado Solutions
Le bras robotisé RBO Hand 2 assure un picking tout en finesse. ©Ocado Solutions