Grâce à la hausse de son trafic conteneurs au 1er trimestre, la part de marché du port d’Anvers-Bruuges dans l'axe Hambourg-Le Havre est passée à 30,5% et, au niveau mondial, le port est passé de la 15ème à la 14ème place dans le classement des plus grands ports à conteneurs. ©Port d'Anvers-Bruges
Grâce à un trafic conteneurs en hausse de 4,6% en tonnage (38,4 Mt) et 4,5% en volume (4,4 M d’EVP), la baisse du volume total des transbordements de marchandises au port d’Anvers-Bruges a été limitée à 4% au 1er trimestre, à 67,7 Mt
Quasiment tous les autres grands segments de marché du port belge ont reculé
Le repli le plus important a été enregistré dans le secteur du vrac liquide (-19,1%, à 18,5 Mt) et s’explique principalement par les fortes diminutions de volumétries comptabilisées au niveau de l’essence (-45,7 %), de l’huile combustible (-32,1 %) et du naphte (-34,7 %)
Côté marchandises générales et vracs secs, le port a vu ses trafics se contracter de 5,4% (2,2 Mt) et 0,8% (3,5 Mt) respectivement
Le trafic roulier Ro-Ro a progressé pour sa part de 1,1% (5,1 Mt). « Nous vivons une période particulièrement incertaine, il est donc difficile de prévoir ce que nous réserve 2025 », se projette Jacques Vandermeiren, CEO du port d’Anvers-Bruges
Le responsable fait référence aux annonces de hausses des droits de douanes américains, qui ont eu pour l’instant un impact limité au port d’Anvers-Bruges. « Bien que certaines entreprises fassent preuve d’anticipation, aucune accélération claire des exportations vers les États-Unis n’est perceptible à ce jour, souligne dans son communiqué l’autorité portuaire belge. Les exportations de conteneurs ont augmenté de 3,2 %, l’acier a connu un pic temporaire en janvier et le transport de voitures est resté stable grâce à une augmentation de la part des camions et voitures d’occasion
Parallèlement, des facteurs structurels tels que la perturbation des schémas de navigation dans le transport maritime conteneurisé, l’évolution des modèles de marché automobile et les suspensions temporaires de la production exercent une pression accrue sur les terminaux
Ainsi, même si l’impact direct reste limité pour l’instant, il est clair que de nouveaux développements en matière de droits de douane pourraient avoir des répercussions sur la chaîne logistique dans les mois à venir ». AD
Auteur :
Armindo Dias